Signification du prénom Maryam en islam : origine, sens, histoire et interprétations
مريم
Le prénom Marie, dont la translittération arabe est مريم, est un prénom féminin d'une importance historique majeure utilisé dans diverses cultures telles que le grec biblique et l'arabe. Avec plus de 2,2 millions de naissances, il occupe le premier rang de popularité en France.
Origine du prénom Maryam
Origine linguistique
Signification du prénom Maryam
Sens littéral
Sens dans les cultures arabes et musulmanes
Le prénom Maryam dans l'islam : contexte et mentions
Variante: Marie · 347 citations Maryam · 33 citations Mari · 497 citations
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
33 versets mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 87
Certes, Nous avons donné le Livre à Moïse; Nous avons envoyé après lui des prophètes successifs. Et Nous avons donné des preuves à Jésus fils de Marie, et Nous l'avons renforcé du Saint-Esprit. Est-ce qu'à chaque fois, qu'un Messager vous apportait des vérités contraires à vos souhaits vous vous enfliez d'orgueil? Vous traitiez les uns d'imposteurs et vous tuiez les autres
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 253
Parmi ces messagers, Nous avons favorisé certains par rapport à d'autres. Il en est à qui Allah a parlé; et Il en a élevé d'autres en grade. A Jésus fils de Marie Nous avons apporté les preuves, et l'avons fortifié par le Saint-Esprit. Et si Allah avait voulu, les gens qui vinrent après eux ne se seraient pas entretués, après que les preuves leur furent venues; mais ils se sont opposés: les uns restèrent croyants, les autres furent infidèles. Si Allah avait voulu, ils ne se seraient pas entretués; mais Allah fait ce qu'Il veut
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 36
Puis, lorsqu'elle en eut accouché, elle dit: «Seigneur, voilà que j'ai accouché d'une fille» or Allah savait mieux ce dont elle avait accouché! Le garçon n'est pas comme la fille. «Je l'ai nommée Marie, et je la place, ainsi que sa descendance, sous Ta protection contre le Diable, le banni»
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 37
Son Seigneur l'agréa alors du bon agrément, la fit croître en belle croissance. Et Il en confia la garde à Zacharie. Chaque fois que celui-ci entrait auprès d'elle dans le Sanctuaire, il trouvait près d'elle de la nourriture. Il dit: «O Marie, d'où te vient cette nourriture?» - Elle dit: «Cela me vient d'Allah». Il donne certes la nourriture à qui Il veut sans compter
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 42
(Rappelle-toi) quand les Anges dirent: «O Marie, certes Allah t'a élue et purifiée; et Il t'a élue au-dessus des femmes des mondes
Voir 28 autres versets
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 43
«O Marie, obéis à Ton Seigneur, prosterne-toi, et incline-toi avec ceux qui s'inclinent»
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 44
Ce sont là des nouvelles de l'Inconnaissable que Nous te révélons. Car tu n'étais pas là lorsqu'ils jetaient leurs calames pour décider qui se chargerait de Marie! Tu n'étais pas là non plus lorsqu'ils se disputaient
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 45
(Rappelle-toi) quand les Anges dirent: «O Marie, voilà qu'Allah t'annonce une parole de Sa part: son nom sera «Al-Masîh», «'Issâ», fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés d'Allah»
- Sourate An-Nisa (4), verset 156
Et à cause de leur mécréance et de l'énorme calomnie qu'ils prononcent contre Marie
- Sourate An-Nisa (4), verset 157
et à cause de leur parole: «Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager d'Allah»... Or, ils ne l'ont ni tué ni crucifié; mais ce n'était qu'un faux semblant! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l'incertitude: ils n'en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l'ont certainement pas tué
- Sourate An-Nisa (4), verset 171
O gens du Livre (Chrétiens), n'exagérez pas dans votre religion, et ne dites d'Allah que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n'est qu'un Messager d'Allah, Sa parole qu'Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui. Croyez donc en Allah et en Ses messagers. Et ne dites pas «Trois». Cessez! Ce sera meilleur pour vous. Allah n'est qu'un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant. C'est à Lui qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre et Allah suffit comme protecteur
- Sourate Al-Ma'idah (5), verset 17
Certes sont mécréants ceux qui disent: «Allah, c'est le Messie, fils de Marie!» - Dis: «Qui donc détient quelque chose d'Allah (pour L'empêcher), s'Il voulait faire périr le Messie, fils de Marie, ainsi que sa mère et tous ceux qui sont sur la terre?... A Allah seul appartient la royauté des cieux et de la terre et de ce qui se trouve entre les deux». Il crée ce qu'Il veut. Et Allah est Omnipotent
- Sourate Al-Ma'idah (5), verset 46
Et Nous avons envoyé après eux Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qu'il y avait dans la Thora avant lui. Et Nous lui avons donné l'Evangile, où il y a guide et lumière, pour confirmer ce qu'il y avait dans la Thora avant lui, et un guide et une exhortation pour les pieux
- Sourate Al-Ma'idah (5), verset 72
Ce sont, certes, des mécréants ceux qui disent: «En vérité, Allah c'est le Messie, fils de Marie.» Alors que le Messie a dit: «O enfants d'Israël, adorez Allah, mon Seigneur et votre Seigneur». Quiconque associe à Allah (d'autres divinités,) Allah lui interdit le Paradis; et son refuge sera le Feu. Et pour les injustes, pas de secoureurs
- Sourate Al-Ma'idah (5), verset 75
Le Messie, fils de Marie, n'était qu'un Messager. Des messagers sont passés avant lui. Et sa mère était une véridique. Et tous deux consommaient de la nourriture. Vois comme Nous leur expliquons les preuves et puis vois comme ils se détournent
- Sourate Al-Ma'idah (5), verset 78
Ceux des Enfants d'Israël qui n'avaient pas cru ont été maudits par la bouche de David et de Jésus fils de Marie, parce qu'ils désobéissaient et transgressaient
- Sourate Al-Ma'idah (5), verset 110
Et quand Allah dira: «O Jésus, fils de Marie, rappelle-toi Mon bienfait sur toi et sur ta mère quand Je te fortifiais du Saint-Esprit. Au berceau tu parlais aux gens, tout comme en ton âge mûr. Je t'enseignais le Livre, la Sagesse, la Thora et l'Evangile! Tu fabriquais de l'argile comme une forme d'oiseau par Ma permission; puis tu soufflais dedans. Alors par Ma permission, elle devenait oiseau. Et tu guérissais par Ma permission, l'aveugle-né et le lépreux. Et par Ma permission, tu faisais revivre les morts. Je te protégeais contre les Enfants d'Israël pendant que tu leur apportais les preuves. Mais ceux d'entre eux qui ne croyaient pas dirent: «Ceci n'est que de la magie évidente»
- Sourate Al-Ma'idah (5), verset 112
(Rappelle-toi le moment) où les Apôtres dirent: «O Jésus, fils de Marie, se peut-il que ton Seigneur fasse descendre sur nous du ciel une table servie?» Il leur dit: «Craignez plutôt Allah, si vous êtes croyants»
- Sourate Al-Ma'idah (5), verset 114
«O Allah, notre Seigneur, dit Jésus, fils de Marie, fais descendre du ciel sur nous une table servie qui soit une fête pour nous, pour le premier d'entre nous, comme pour le dernier, ainsi qu'un signe de Ta part. Nourris-nous: Tu es le meilleur des nourrisseurs.»
- Sourate Al-Ma'idah (5), verset 116
(Rappelle-leur) le moment où Allah dira: «O Jésus, fils de Marie, est-ce toi qui as dit aux gens: «Prenez-moi, ainsi que ma mère, pour deux divinités en dehors d'Allah?» Il dira: «Gloire et pureté à Toi! Il ne m'appartient pas de déclarer ce que je n'ai pas le droit de dire! Si je l'avais dit, Tu l'aurais su, certes. Tu sais ce qu'il y a en moi, et je ne sais pas ce qu'il y a en Toi. Tu es, en vérité, le grand connaisseur de tout ce qui est inconnu
- Sourate At-Tawbah (9), verset 31
Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d'Allah, alors qu'on ne leur a commandé que d'adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui! Gloire à Lui! Il est au-dessus de ce qu'ils [Lui] associent
- Sourate Maryam — n°19
Kâf, Hâ', Yâ', 'Aîn, Sâd
- Sourate Maryam (19), verset 16
Mentionne, dans le Livre (le Coran), Marie, quand elle se retira de sa famille en un lieu vers l'Orient
- Sourate Maryam (19), verset 27
Puis elle vint auprès des siens en le portant [le bébé]. Ils dirent: «O Marie, tu as fait une chose monstrueuse
- Sourate Maryam (19), verset 34
Tel est Issa (Jésus), fils de Marie: parole de vérité, dont ils doutent
- Sourate Al-Anbya (21), verset 91
Et celle [la vierge Marie] qui avait préservé sa chasteté! Nous insufflâmes en elle un souffle (de vie) venant de Nous et fîmes d'elle ainsi que de son fils, un signe [miracle] pour l'univers
- Sourate Al-Mu'minun (23), verset 50
Et Nous fîmes du fils de Marie, ainsi que de sa mère, un prodige; et Nous donnâmes à tous deux asile sur une colline bien stable et dotée d'une source
- Sourate Al-Ahzab (33), verset 7
Lorsque Nous prîmes des prophètes leur engagement, de même que de toi, de Noé, d'Abraham, de Moïse, et de Jésus fils de Marie: et Nous avons pris d'eux un engagement solennel
- Sourate Az-Zukhruf (43), verset 57
Quand on cite l'exemple du fils de Marie, ton peuple s'en détourne
- Sourate Al-Hadid (57), verset 27
Ensuite, sur leurs traces, Nous avons fait suivre Nos [autres] messagers, et Nous les avons fait suivre de Jésus fils de Marie et lui avons apporté l'Evangile, et mis dans les cœurs de ceux qui le suivirent douceur et mansuétude. Le monachisme qu'ils inventèrent, Nous ne le leur avons nullement prescrit. [Ils devaient] seulement rechercher l'agrément d'Allah. Mais ils ne l'observèrent pas (ce monachisme) comme il se devait. Nous avons donné leur récompense à ceux d'entre eux qui crurent. Mais beaucoup d'entre eux furent des pervers
- Sourate As-Saf (61), verset 6
Et quand Jésus fils de Marie dit: «O Enfants d'Israël, je suis vraiment le Messager d'Allah [envoyé] à vous, confirmateur de ce qui, dans la Thora, est antérieur à moi, et annonciateur d'un Messager à venir après moi, dont le nom sera «Ahmad». Puis quand celui-ci vint à eux avec des preuves évidentes, ils dirent: «C'est là une magie manifeste»
- Sourate As-Saf (61), verset 14
O vous qui avez cru! Soyez les alliés d'Allah, à l'instar de ce que Jésus fils de Marie a dit aux apôtres: «Qui sont mes alliés (pour la cause) d'Allah?» - Les apôtres dirent: «Nous sommes les alliés d'Allah». Un groupe des Enfants d'Israël crut, tandis qu'un groupe nia. Nous aidâmes donc ceux qui crurent contre leur ennemi, et ils triomphèrent
- Sourate At-Tahrim (66), verset 12
De même, Marie, la fille d''Imran qui avait préservé sa virginité; Nous y insufflâmes alors de Notre Esprit. Elle avait déclaré véridiques les paroles de son Seigneur ainsi que Ses Livres: elle fut parmi les dévoués
Le prénom dans les hadiths
314 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°496
Cette tradition a été rapportée par Dawud ibn Sawar al-Muzani par une autre chaîne de transmetteurs, avec le même sens. Cette version ajoute : « Si l’un de vous marie sa servante à son esclave ou à son domestique, il ne doit pas regarder ses parties intimes entre le nombril et les genoux. » Abu Dawud a dit : Waki’ s’est trompé sur le nom de Dawud ibn Sawar. Abu Dawud al-Tayalisi a rapporté cette tradition de lui. Il a dit : Abu Hamzah Sawar al-Sairafi
- Sunan Abu Dawud, n°2048
Rapporté par Jabir bin ‘Abd Allah : Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « T’es-tu marié ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a demandé : « Avec une vierge ou une non-vierge ? » J’ai dit : « Une non-vierge. » Il a dit : « Pourquoi n’as-tu pas épousé une vierge avec qui tu aurais pu t’amuser et qui aurait pu s’amuser avec toi ? »
- Sunan Abu Dawud, n°2061
Aisha, épouse du Prophète ﷺ, et Umm Salamah رضي الله عنهما ont dit : « Abu Hudaifah ibn ‘Utbah a adopté Salim comme fils et l’a marié à sa nièce Hind, fille d’Al-Walid. Salim était un esclave affranchi d’une femme des Ansar, tout comme le Prophète ﷺ avait adopté Zayd comme fils. À l’époque préislamique, quand quelqu’un adoptait un homme, on l’appelait par le nom de son père adoptif et il héritait de lui. Allah, le Très-Haut, a révélé à ce sujet : “Appelez-les par le nom de leur père, c’est plus juste auprès d’Allah. Et si vous ne connaissez pas leur père, alors ce sont vos frères en religion et vos protégés.” Ils ont alors été appelés par le nom de leur vrai père. Si le père n’était pas connu, il restait sous la protection de quelqu’un et était considéré comme frère en religion. Sahlah, fille de Suhail, est venue voir le Prophète ﷺ et a dit : “Ô Messager d’Allah, nous considérions Salim comme notre fils. Il vivait avec moi et Abu Hudaifah dans la même maison, et il me voyait en habits légers. Mais Allah a révélé ce que tu sais à leur sujet. Quel est ton avis ?” Le Prophète ﷺ a dit : “Allaite-le.” Elle lui a donné cinq tétées. Il est alors devenu comme son fils de lait. Ainsi, Aisha رضي الله عنها demandait aux filles de ses sœurs et à celles de ses frères de donner cinq tétées à ceux qu’elle voulait voir ou qui voulaient lui rendre visite, même s’ils étaient adultes ; ils pouvaient alors lui rendre visite. Mais Umm Salamah et toutes les autres épouses du Prophète ﷺ refusaient de permettre à quelqu’un de les visiter sur la base de cet allaitement, sauf si cela avait eu lieu pendant la petite enfance. Elles ont dit à Aisha رضي الله عنها : « Par Allah, nous ne savons pas si cela était une exception accordée par le Prophète ﷺ à Salim uniquement. »
- Sunan Abu Dawud, n°2067
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a désapprouvé qu’on marie ensemble une tante paternelle et une tante maternelle, ou deux tantes maternelles, ou deux tantes paternelles
- Sunan Abu Dawud, n°2074
Rapporté par Ibn ‘Umar رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit le mariage shighar. Musaddad a ajouté dans sa version : « J’ai demandé à Nafi’ : “Qu’est-ce que le shighar ?” (Cela signifie qu’) un homme marie sa fille à un autre homme et lui donne sa propre fille en mariage sans fixer de dot ; ou un homme marie sa sœur à un autre et lui donne sa propre sœur en mariage sans fixer de dot. »
Voir 309 autres hadiths
- Sunan Abu Dawud, n°2075
Abdur Rahman ibn Hurmuz al-A’raj a dit : Al-Abbas ibn Abdullah ibn al-Abbas a marié sa fille à Abdur Rahman ibn al-Hakam, et Abdur Rahman a marié sa fille à Al-Abbas. Ils ont fait de cet échange leur dot. Mu’awiyah a écrit à Marwan pour lui ordonner de les séparer. Il a écrit dans sa lettre : « Ceci est le shighar que le Messager d’Allah ﷺ a interdit. »
- Sunan Abu Dawud, n°2078
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si un esclave se marie sans la permission de ses maîtres, il commet la fornication. »
- Sunan Abu Dawud, n°2079
Ibn ‘Umar رضي الله عنه a rapporté que le Prophète ﷺ a dit : « Si un esclave se marie sans la permission de son maître, son mariage est nul. » Abu Dawud a dit : « Ce récit est faible. Il est mauquf (il ne remonte pas au Prophète). C’est la parole de Ibn ‘Umar lui-même. »
- Sunan Abu Dawud, n°2083
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le mariage d’une femme qui se marie sans le consentement de ses tuteurs est nul. » (Il a répété ces mots trois fois.) « S’il y a eu rapport, elle reçoit sa dot pour la relation qu’elle a eue. En cas de désaccord, l’autorité (le dirigeant) est le tuteur de celle qui n’en a pas. »
- Sunan Abu Dawud, n°2109
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ remarqua une trace jaune sur ‘Abd al-Rahman ibn ‘Awf. Le Prophète ﷺ demanda : « Qu’est-ce que c’est ? » Il répondit : « Messager d’Allah, je me suis marié. » Il demanda : « Quelle dot lui as-tu donnée ? » Il répondit : « Un poids de nawat en or. » Il dit : « Organise un festin de mariage, même si ce n’est qu’avec un mouton. »
- Sunan Abu Dawud, n°2111
Rapporté par Sahl ibn Sa’d al-Sa’idi رضي الله عنه : Une femme vint voir le Messager d’Allah ﷺ et dit : « Ô Messager d’Allah, je me propose à toi. » Comme elle resta debout longtemps, un homme se leva et dit : « Ô Messager d’Allah, marie-la-moi si tu n’en veux pas. » Le Messager d’Allah ﷺ demanda : « As-tu quelque chose à lui donner comme dot ? » Il répondit : « Je n’ai rien d’autre que ce pagne. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Si tu donnes ton pagne, tu resteras assis sans vêtement. Cherche autre chose. » Il dit : « Je ne trouve rien. » Il dit : « Cherche, même si ce n’est qu’un anneau de fer. » L’homme chercha mais ne trouva rien. Le Messager d’Allah ﷺ demanda : « Connais-tu quelque chose du Coran ? » Il répondit : « Oui, je connais telle et telle sourate, » qu’il nomma. Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Je te la donne en mariage pour la partie du Coran que tu connais. »
- Sunan Abu Dawud, n°2117
Rapporté par Uqbah ibn Amir رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ dit à un homme : « Veux-tu que je te marie à telle femme ? » Il répondit : « Oui. » Il dit aussi à la femme : « Veux-tu que je te marie à untel ? » Elle répondit : « Oui. » Il les maria alors l’un à l’autre. L’homme eut des rapports avec elle, mais il n’avait pas fixé de dot ni rien donné. Il faisait partie de ceux qui participèrent à l’expédition d’al-Hudaybiyyah. Un groupe de cette expédition eut une part à Khaybar. Quand il fut sur le point de mourir, il dit : « Le Messager d’Allah ﷺ m’a marié à untelle, et je n’ai pas fixé de dot ni rien donné. Je vous prends à témoin que je donne ma part à Khaybar comme dot. » Elle prit cette part et la vendit pour cent mille dirhams. Abu Dawud a dit : La version de ‘Umar ibn al-Khattab ajoute au début de ce récit, et sa version est plus complète. Il rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le meilleur mariage est celui qui est le plus facile. » Le Messager d’Allah ﷺ dit à l’homme. Le rapporteur a ensuite transmis le reste du récit de la même façon. Abu Dawud a dit : Je crains que ce récit n’ait été ajouté plus tard, car la réalité est autre
- Sunan Abu Dawud, n°2124
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Quand un homme qui a déjà une épouse se marie avec une vierge, il doit rester avec elle sept nuits ; s’il épouse une femme qui a déjà été mariée, il doit rester avec elle trois nuits. (Le rapporteur dit :) Si je dis qu’Anas a rapporté ce récit du Prophète ﷺ, je dis la vérité. Mais il a dit : « La Sunna est ainsi. »
- Sunan Abu Dawud, n°2129
Amr ibn Shu’aib, d’après son père, qui le tient de son grand-père, a rapporté : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Une femme qui se marie avec une dot, une récompense ou une promesse avant la célébration du mariage y a droit ; et tout ce qui est fixé pour elle après la célébration appartient à celui à qui cela a été donné. Un homme a plus de droit de recevoir ce qui a été donné en cadeau à cause de sa fille ou de sa sœur (que pour d’autres types de cadeaux). »
- Sunan Abu Dawud, n°2275
Rapporté par Rabah رضي الله عنه : Mon peuple m’a marié à une esclave romaine qui leur appartenait. J’ai eu des rapports avec elle et elle a donné naissance à un garçon noir comme moi. Je l’ai appelé Abdullah. J’ai encore eu des rapports avec elle, et elle a donné naissance à un autre garçon noir comme moi. Je l’ai appelé Ubaydullah. Ensuite, un esclave romain de mon peuple, appelé Yuhannah, l’a incitée et lui a parlé dans sa langue incompréhensible. Elle a donné naissance à un fils rougeâtre, comme un caméléon. Je lui ai demandé : « Qu’est-ce que c’est que cela ? » Elle a répondu : « C’est de Yuhannah. » Nous avons alors porté l’affaire devant Uthman رضي الله عنه pour qu’il tranche. Je pense que Mahdi a dit ces mots. Il les a interrogés tous les deux, et ils ont reconnu les faits. Il leur a alors dit : « Êtes-vous d’accord pour que je juge selon la décision du Messager d’Allah ﷺ ? Le Messager d’Allah ﷺ a décidé que l’enfant appartient à celui sur le lit duquel il est né. » Et je pense qu’il a dit : Il l’a fouettée, ainsi que l’homme, car ils étaient esclaves
- Sunan Abu Dawud, n°2287
Fatimah, fille de Qais رضي الله عنها, a dit : « J’étais mariée à un homme des Banu Makhzum. Il m’a divorcée définitivement. » Le narrateur a ensuite transmis la suite du récit comme celle de Malik. Cette version précise : « Ne te marie pas sans ma permission. » Abu Dawud a dit : Al Sha’bi, Al Bahiyy, Ata, Abd Al Rahman ibn Asim et Abu Bakr ibn Abi Al Jahm ont tous rapporté d’après Fatimah, fille de Qais رضي الله عنها, que son mari l’avait divorcée trois fois
- Sunan Abu Dawud, n°2953
Rapporté par ‘Awf ibn Malik رضي الله عنه : Lorsque le butin (fay’) arrivait au Messager d’Allah ﷺ, il le partageait le jour même ; il donnait deux parts à un homme marié et une part à un célibataire. Le rapporteur Ibn al-Musaffa a ajouté : On nous appelait, et j’étais convoqué avant ‘Ammar. Donc, j’ai été appelé et il m’a donné deux parts, car j’avais une famille ; puis ‘Ammar ibn Yasir a été appelé après moi et il a reçu une part
- Sunan Abu Dawud, n°2985
Rapporté par AbdulMuttalib ibn Rabi’ah ibn al-Harith رضي الله عنه : Son père, Rabi’ah ibn al-Harith, et Abbas ibn al-Muttalib dirent à AbdulMuttalib ibn Rabi’ah et à al-Fadl ibn Abbas : « Allez voir le Messager d’Allah ﷺ et dites-lui : Ô Messager d’Allah, nous sommes désormais en âge de nous marier, comme tu le vois, et nous souhaitons nous marier. Ô Messager d’Allah, tu es le plus bienveillant des gens et le meilleur pour unir les couples. Nos pères n’ont rien pour payer notre dot. Désigne-nous comme collecteurs de la zakat, ô Messager d’Allah, nous te donnerons ce que les autres collecteurs te donnent, et nous profiterons du reste. » Ali رضي الله عنه vint à nous alors que nous étions dans cette situation. Il dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Non, par Allah, il ne nommera aucun de vous collecteur de la zakat.” » Rabi’ah lui dit : « C’est ta situation ; tu as obtenu ce lien avec le Messager d’Allah ﷺ par le mariage, mais nous ne t’en avons pas voulu. » Ali posa alors son manteau à terre, s’allongea dessus et dit : « Je suis le père de Hasan, le chef. Par Allah, je ne quitterai pas cet endroit avant que vos fils ne reviennent avec une réponse à la question pour laquelle vous les avez envoyés voir le Prophète ﷺ. » AbdulMuttalib dit : « Al-Fadl et moi sommes allés vers la porte de l’appartement du Prophète ﷺ. Nous avons constaté que la prière du midi en groupe avait déjà commencé. Nous avons donc prié avec les gens. Ensuite, nous nous sommes précipités vers la porte de l’appartement du Prophète ﷺ. Ce jour-là, il était chez Zaynab, fille de Jahsh. Nous sommes restés debout jusqu’à ce que le Messager d’Allah ﷺ arrive. Il a attrapé mon oreille et celle d’al-Fadl, puis a dit : “Dites ce que vous avez sur le cœur.” Il est ensuite entré et nous a permis d’entrer. Nous sommes entrés, et un moment, nous nous sommes demandé qui parlerait. Finalement, j’ai parlé, ou c’est al-Fadl qui a parlé (le narrateur, Abdullah, n’était pas sûr). Il lui a exposé la demande pour laquelle nos pères nous avaient envoyés. Le Messager d’Allah ﷺ est resté silencieux un instant et a levé les yeux vers le plafond de la pièce. Il a pris tellement de temps que nous avons cru qu’il ne nous répondrait pas. Pendant ce temps, nous avons vu Zaynab nous faire signe de la main derrière le voile pour nous demander de patienter, car le Messager d’Allah ﷺ réfléchissait à notre demande. Puis il a baissé la tête et nous a dit : “Cette zakat est une impureté des biens des gens. Elle n’est pas licite pour Muhammad ni pour la famille de Muhammad. Appelez Nawfal ibn al-Harith.” Nawfal ibn al-Harith fut donc appelé. Il dit : “Nawfal, marie AbdulMuttalib à ta fille.” Nawfal me maria donc à sa fille. Le Prophète ﷺ dit ensuite : “Appelez Mahmiyyah ibn Jaz’i.” C’était un homme des Banu Zubayd que le Messager d’Allah ﷺ avait nommé collecteur du cinquième. Le Messager d’Allah ﷺ lui dit : “Marie al-Fadl à ta fille.” Il le fit. Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : “Levez-vous et payez la dot de leur part à partir du cinquième, tant.” (Abdullah ibn al-Harith n’a pas précisé le montant de la dot)
- Sunan Abu Dawud, n°3205
Rapporté par Abu Burdah, d’après son père : Le Messager d’Allah ﷺ nous ordonna de partir vers la terre du Négus. En rapportant la suite du récit, il dit que le Négus déclara : « J’atteste qu’il est le Messager d’Allah ﷺ, et c’est de lui que le Christ, fils de Marie, a annoncé la bonne nouvelle. Si je n’étais pas dans le pays où je suis, j’irais vers lui et je porterais ses chaussures. »
- Sunan Abu Dawud, n°4113
Rapporté par ‘Amr b. Suh’aib رضي الله عنه, d’après son père, d’après son grand-père : Le Prophète ﷺ a dit : « Lorsque l’un d’entre vous marie son esclave à une esclave femme, il ne doit pas regarder ses parties intimes. »
- Sunan Abu Dawud, n°4114
Rapporté par ‘Amr b. Suh’aib رضي الله عنه, d’après son père, d’après son grand-père : Le Prophète ﷺ a dit : « Lorsque l’un d’entre vous marie sa servante à son esclave ou à son employé, il ne doit pas regarder ses parties intimes situées entre le nombril et les genoux. » Abu Dawud a dit : Le nom correct est Sawwad b. Dawud al-Muzani al-Sairafi (et non Dawud b. Sawwad comme mentionné dans la chaîne). Le narrateur Waki’ s’est trompé
- Sunan Abu Dawud, n°4311
Rapporté par Hudhaifah b. Asid al-Ansari رضي الله عنه : Nous étions assis à l’ombre de la chambre du Messager d’Allah ﷺ, en train de discuter, et quand nous avons évoqué l’Heure, nos voix se sont élevées. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’Heure ne viendra pas avant que dix signes ne se produisent : le lever du soleil à l’ouest, la sortie de la bête, la venue de Gog et Magog, le Dajjal (l’Antéchrist), la descente de Jésus fils de Marie, la fumée, et trois effondrements de la terre : un à l’ouest, un à l’est et un dans la péninsule arabique. Le dernier sera l’apparition d’un feu venant du Yémen, de la région la plus basse d’Aden, qui poussera les gens vers leur lieu de rassemblement. »
- Sunan Abu Dawud, n°4321
Rapporté par Al-Nawwas b. Sim’an al-Kilabi رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a parlé du Dajjal (l’Antéchrist) en disant : « S’il apparaît alors que je suis parmi vous, c’est moi qui discuterai avec lui à votre place. Mais s’il apparaît quand je ne suis plus là, chacun devra se défendre lui-même, et Allah prendra soin de chaque musulman à ma place. Ceux d’entre vous qui vivront à son époque devront réciter sur lui les premiers versets de la sourate al-Kahf, car ils vous protègeront de son épreuve. » Nous avons demandé : « Combien de temps restera-t-il sur terre ? » Il a répondu : « Quarante jours : un jour comme une année, un jour comme un mois, un jour comme une semaine, et le reste de ses jours comme les vôtres. » Nous avons demandé : « Ô Messager d’Allah, un seul jour de prière suffira-t-il pour ce jour qui sera comme une année ? » Il a répondu : « Non, vous devrez en estimer la durée. » Ensuite, Jésus fils de Marie descendra au minaret blanc à l’est de Damas. Il le rattrapera alors à la porte de Ludd et le tuera
- Sunan Abu Dawud, n°4336
Rapporté par Abdullah ibn Mas’ud رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le premier défaut qui a touché les enfants d’Israël, c’est qu’un homme rencontrait un autre et lui disait : “Ô untel, crains Allah et abandonne ce que tu fais, car ce n’est pas permis.” Puis il le retrouvait le lendemain, mais cela ne l’empêchait pas de manger, de boire et de s’asseoir avec lui. Quand ils ont agi ainsi, Allah a mélangé leurs cœurs les uns aux autres. » Il a ensuite récité le verset : « Des malédictions ont été prononcées contre ceux des enfants d’Israël qui ont rejeté la foi, par la bouche de David et de Jésus, fils de Marie… jusqu’à “les injustes”. » Puis il a dit : « Non, par Allah, vous devez ordonner le bien, interdire le mal, empêcher l’injuste, le ramener vers le droit chemin et le contraindre à la justice. »
- Sunan Abu Dawud, n°4353
Rapporté par Aishah (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’est permis de verser le sang d’un musulman qui atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, sauf dans trois cas : un homme qui a commis l’adultère après s’être marié, il doit alors être lapidé ; celui qui sort pour combattre Allah et Son Messager, il doit alors être tué, crucifié ou exilé du pays ; ou celui qui commet un meurtre, pour lequel il doit être tué. »
- Sunan Abu Dawud, n°4430
Jabir ibn Abd Allah رضي الله عنه a dit : Un homme de la tribu d’Aslam vint voir le Messager d’Allah ﷺ et avoua avoir commis la fornication. Le Prophète ﷺ se détourna de lui. Quand il témoigna contre lui-même à quatre reprises, le Prophète ﷺ demanda : « Es-tu fou ? » Il répondit : « Non. » Il demanda : « Es-tu marié ? » Il répondit : « Oui. » Le Prophète ﷺ ordonna alors qu’il soit lapidé sur la place de prière. Quand les pierres le blessèrent, il s’enfuit, mais il fut rattrapé et lapidé à mort. Le Prophète ﷺ parla alors en bien de lui et ne pria pas sur lui
- Sunan Abu Dawud, n°4435
Rapporté par Al-Lajlaj al-Amiri رضي الله عنه : Je travaillais au marché. Une femme passa en portant un enfant. Les gens se précipitèrent vers elle, et je fis de même. Je me rendis ensuite auprès du Prophète ﷺ alors qu’il demandait : « Qui est le père de cet enfant avec toi ? » Elle resta silencieuse. Un jeune homme à côté d’elle dit : « Je suis son père, Messager d’Allah ! » Il se tourna alors vers elle et demanda : « Qui est le père de cet enfant avec toi ? » Le jeune homme répondit : « Je suis son père, Messager d’Allah ! » Le Messager d’Allah ﷺ interrogea alors ceux qui étaient autour de lui à propos du jeune homme. Ils dirent : « Nous ne connaissons que du bien à son sujet. » Le Prophète ﷺ lui demanda : « Es-tu marié ? » Il répondit : « Oui. » Il donna alors l’ordre et il fut lapidé à mort. Le narrateur dit : Nous l’avons emmené, creusé une fosse pour lui et l’y avons placé. Nous lui avons ensuite lancé des pierres jusqu’à ce qu’il meure. Un homme vint alors demander des nouvelles de l’homme qui avait été lapidé. Nous l’avons amené auprès du Prophète ﷺ et avons dit : « Cet homme vient demander après l’homme mauvais. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Il est plus agréable qu’un parfum de musc aux yeux d’Allah. » Cet homme était son père. Nous l’avons ensuite aidé à le laver, à l’envelopper dans un linceul et à l’enterrer. (Le narrateur dit :) Je ne sais pas s’il a dit ou non « à prier sur lui ». Ceci est la version de Abdah, et elle est plus précise
- Sunan Abu Dawud, n°4438
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Un homme commit la fornication avec une femme. Le Messager d’Allah ﷺ ordonna alors qu’on lui inflige la peine légale de flagellation. On l’informa ensuite qu’il était marié. Il ordonna alors qu’il soit lapidé à mort. Abu Dawud a dit : Ce récit a été transmis par Muhammad b. Bakr al-Barsani d’après Ibn Juraij comme une parole de Jabir, et Abu ‘Asim l’a transmis d’Ibn Juraij de façon similaire à celle d’Ibn Wahb. Il n’a pas mentionné le Prophète ﷺ. Mais il a dit : Un homme commit la fornication, sans savoir qu’il était marié ; il fut donc flagellé. Puis on apprit qu’il était marié, alors il fut lapidé à mort
- Sunan Abu Dawud, n°4439
Jabir رضي الله عنه a dit : Un homme commit la fornication avec une femme. On ne savait pas qu’il était marié. Il fut donc flagellé. Puis on apprit qu’il était marié, alors il fut lapidé à mort
- Sunan Abu Dawud, n°4463
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Si un homme non marié est surpris en train de commettre la sodomie, il sera lapidé à mort. Abu Dawud a dit : La tradition de ‘Asim a montré que celle de ‘Amir b. Abi ‘Amr est faible
- Sunan Abu Dawud, n°4467
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Un homme de Bakr ibn Layth est venu voir le Prophète ﷺ et a avoué quatre fois avoir commis la fornication avec une femme. Il lui a donc fait administrer cent coups de fouet. Cet homme n’était pas marié. Ensuite, il lui a demandé d’apporter une preuve contre la femme, et elle a dit : « Je jure par Allah, Messager d’Allah, qu’il a menti. » Alors il a reçu la peine de quatre-vingts coups de fouet pour fausse accusation
- Sunan Abu Dawud, n°4641
Rapporté par ‘Awf : J’ai entendu al-Hajjaj s’adresser au peuple et dire : « La ressemblance de ‘Uthman auprès d’Allah est comme celle de Jésus, fils de Marie. » Il a ensuite récité ce verset et l’a expliqué : « Rappelle-toi ! Allah a dit : Ô Jésus ! Je vais te reprendre et t’élever vers Moi, et te purifier de ceux qui ont mécru. » Il faisait un geste de la main vers nous et vers les gens de Syrie
- Sunan Abu Dawud, n°4675
Rapporté par Abu Hurairah : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Je suis la personne la plus proche de (Jésus) fils de Marie parmi les gens. Les Prophètes sont frères, fils du même père mais de mères différentes. Il n’y a pas de Prophète entre lui et moi. »
- Sunan Abu Dawud, n°4778
Suwaid b. Wahb a rapporté d’un fils de Compagnon du Prophète ﷺ, qui a dit que son père a rapporté du Messager d’Allah ﷺ : Il a ensuite mentionné une tradition similaire à celle décrite plus haut. Cette version précise : « Allah remplira son cœur de sécurité et de foi. » Il n’a pas mentionné les mots « Allah l’appellera ». Cette version ajoute aussi : « Celui qui renonce à porter de beaux vêtements alors qu’il en a les moyens (par humilité, comme l’a précisé Bishr) sera vêtu par Allah de l’habit d’honneur, et celui qui se marie pour Allah sera couronné par Allah de la couronne de la royauté. »
- Sunan Abu Dawud, n°5147
Rapporté par Abu Sa’id al-Khudri رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un élève trois filles, les éduque, les marie et leur fait du bien, il entrera au Paradis. »
- Sahih al-Bukhari, n°371
Rapporté par `Abdul `Aziz : Anas a dit : « Lorsque le Messager d'Allah ﷺ a attaqué Khaybar, nous avons fait la prière du Fajr là-bas (tôt le matin) alors qu'il faisait encore sombre. Le Prophète ﷺ est monté à cheval, Abu Talha aussi, et j'étais derrière Abu Talha. Le Prophète ﷺ a traversé rapidement la ruelle de Khaybar et mon genou touchait la cuisse du Prophète ﷺ. Il a découvert sa cuisse et j'ai vu la blancheur de la cuisse du Prophète. Lorsqu'il est entré dans la ville, il a dit : “Allahu Akbar ! Khaybar est perdue. Chaque fois que nous approchons d'un peuple (hostile), alors mauvais sera le matin de ceux qui ont été avertis.” Il a répété cela trois fois. Les gens sont sortis pour leurs occupations et certains ont dit : “Muhammad (est venu).” (Certains de nos compagnons ont ajouté : “Avec son armée.”) Nous avons conquis Khaybar, pris des captifs, et le butin a été rassemblé. Dihya est venu et a dit : “Ô Prophète d'Allah ! Donne-moi une esclave parmi les captives.” Le Prophète a dit : “Va et prends n'importe quelle esclave.” Il a pris Safiya bint Huyai. Un homme est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : “Ô Messager d'Allah ﷺ ! Tu as donné Safiya bint Huyai à Dihya alors qu'elle est la chef des tribus de Quraidha et An-Nadir et qu'elle ne convient qu'à toi.” Alors le Prophète ﷺ a dit : “Amène-la avec lui.” Dihya est donc venu avec elle et quand le Prophète ﷺ l'a vue, il a dit à Dihya : “Prends une autre esclave parmi les captives à la place.” Anas a ajouté : Le Prophète ﷺ l'a ensuite affranchie et l'a épousée. » Thabit a demandé à Anas : « Ô Abu Hamza ! Qu'a donné le Prophète ﷺ comme dot ? » Il a répondu : « Elle-même était sa dot, car il l'a affranchie puis épousée. » Anas a ajouté : « En chemin, Um Sulaim l'a préparée pour le mariage et la nuit, elle l'a envoyée comme épouse au Prophète ﷺ. Le Prophète était donc le marié et il a dit : “Que celui qui a de la nourriture l'apporte.” Il a étendu une natte en cuir et certains ont apporté des dattes, d'autres du beurre fondu. (Je crois qu'Anas a mentionné As-Sawaq.) Ils ont préparé un plat de Hais (un type de plat). Et ce fut le banquet de mariage du Messager d'Allah ﷺ. »
- Sahih al-Bukhari, n°1422
Rapporté par Ma'n bin Yazid : Mon grand-père, mon père et moi avons prêté serment d'allégeance au Messager d'Allah (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) m'a fiancé puis marié. Un jour, je suis allé voir le Prophète (ﷺ) pour une plainte. Mon père Yazid avait pris des pièces d'or pour l'aumône et les avait confiées à un homme dans la mosquée (pour les donner aux pauvres). Mais je suis allé les prendre et je les ai rapportées à mon père. Mon père a dit : « Par Allah ! Je ne comptais pas te les donner. » J'ai porté l'affaire devant le Messager d'Allah (ﷺ). Alors le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Ô Yazid, tu seras récompensé pour ton intention. Ô Ma'n, ce que tu as pris est à toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°1905
Rapporté par 'Alqama : Pendant que je marchais avec `Abdullah, il a dit : « Nous étions avec le Prophète (ﷺ) et il a dit : ‘Celui qui peut se marier, qu’il se marie, car cela l’aide à détourner le regard et à préserver sa chasteté ; et celui qui ne peut pas se marier, il doit jeûner, car le jeûne diminue le désir sexuel.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2048
Rapporté par Ibrahim bin Sa`d, de la part de son père et de son grand-père : `Abdur Rahman bin `Auf a dit : « Quand nous sommes arrivés à Médine en tant qu’émigrés, le Messager d’Allah ﷺ a établi un lien de fraternité entre moi et Sa`d bin Ar-Rabi`. Sa`d bin Ar-Rabi` m’a dit : ‘Je suis le plus riche des Ansar, je vais te donner la moitié de mes biens et tu peux regarder mes deux femmes et choisir celle que tu veux, je la divorcerai, et quand elle aura terminé sa période d’attente, tu pourras l’épouser.’ `Abdur-Rahman a répondu : ‘Je n’ai pas besoin de tout cela. Y a-t-il un marché où l’on fait du commerce ?’ Il a répondu : ‘Le marché de Qaynuqa.’ `Abdur-Rahman s’y est rendu le lendemain et a rapporté du lait caillé et du beurre, puis il a continué à y aller régulièrement. Quelques jours plus tard, `Abdur-Rahman est revenu avec des traces de parfum jaune sur lui. Le Messager d’Allah ﷺ lui a demandé s’il s’était marié. Il a répondu oui. Le Prophète ﷺ a dit : ‘Avec qui t’es-tu marié ?’ Il a répondu : ‘Avec une femme des Ansar.’ Puis le Prophète ﷺ a demandé : ‘Combien lui as-tu donné ?’ Il a répondu : ‘Un morceau d’or équivalent au poids d’un noyau de datte (ou un noyau de datte en or) !’ Le Prophète ﷺ a dit : ‘Fais un banquet de mariage, même avec un seul mouton.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2049
Rapporté par Anas : Quand `Abdur-Rahman bin `Auf est arrivé à Médine, le Prophète ﷺ a établi un lien de fraternité entre lui et Sa`d bin Ar-Rabi al-Ansari. Sa`d était un homme riche, alors il a dit à `Abdur-Rahman : « Je vais te donner la moitié de mes biens et t’aider à te marier. » `Abdur-Rahman lui a répondu : « Qu’Allah te bénisse dans ta famille et tes biens. Montre-moi le marché. » `Abdur-Rahman n’est pas revenu du marché sans avoir gagné du lait caillé et du beurre (en faisant du commerce). Il a rapporté cela chez lui. Nous sommes restés ainsi quelque temps (ou aussi longtemps qu’Allah l’a voulu), puis `Abdur-Rahman est revenu parfumé avec une odeur jaune. Le Prophète ﷺ lui a dit : « Qu’est-ce que c’est ? » Il a répondu : « Je me suis marié avec une femme des Ansar. » Le Prophète ﷺ a demandé : « Qu’as-tu donné comme dot ? » Il a répondu : « Un morceau d’or ou un noyau de datte en or. » Le Prophète ﷺ lui a dit : « Fais un banquet de mariage, même avec un seul mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°2097
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : J'étais avec le Prophète (ﷺ) lors d'une expédition et mon chameau était lent et fatigué. Le Prophète est venu vers moi et a dit : « Ô Jabir. » J'ai répondu : « Oui ? » Il a demandé : « Qu'est-ce qui t'arrive ? » J'ai dit : « Mon chameau est lent et fatigué, alors je reste en arrière. » Il est alors descendu, a touché le chameau avec son bâton et m'a dit de monter. J'ai monté le chameau et il est devenu si rapide que j'ai dû le retenir pour qu'il ne dépasse pas le Messager d'Allah (ﷺ). Ensuite, il m'a demandé : « Es-tu marié ? » J'ai répondu oui. Il a demandé : « Avec une vierge ou une femme déjà mariée ? » J'ai répondu : « Avec une femme déjà mariée. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Pourquoi n'as-tu pas épousé une vierge, pour que tu puisses jouer avec elle et qu'elle joue avec toi ? » J'ai répondu : « J'ai des sœurs (jeunes) alors j'ai préféré épouser une femme déjà mariée qui pourrait les rassembler, peigner leurs cheveux et s'occuper d'elles. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tu vas arriver, alors quand tu seras chez toi, je te conseille d'être proche de ta femme (afin que tu aies un fils intelligent). » Puis il m'a demandé : « Veux-tu vendre ton chameau ? » J'ai répondu oui et le Prophète (ﷺ) l'a acheté pour une uqiya d'or. Le Messager d'Allah (ﷺ) est arrivé avant moi et moi je suis arrivé le matin. Quand je suis allé à la mosquée, je l'ai trouvé à la porte. Il m'a demandé : « Tu viens d'arriver ? » J'ai répondu oui. Il a dit : « Laisse ton chameau et entre dans la mosquée pour prier deux rak`at. » Je suis entré et j'ai prié. Il a dit à Bilal de me peser une uqiya d'or, ce que Bilal a fait justement, puis je suis parti. Le Prophète (ﷺ) m'a fait appeler et j'ai cru qu'il allait me rendre mon chameau, que je n'aimais pas du tout. Mais le Prophète (ﷺ) m'a dit : « Prends ton chameau ainsi que son prix. »
- Sahih al-Bukhari, n°2222
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, le fils de Marie (Jésus) descendra bientôt parmi vous (les musulmans) comme un dirigeant juste : il brisera la croix, tuera le porc et abolira la jizya (l’impôt prélevé sur les non-musulmans sous la protection du gouvernement musulman). Ensuite, il y aura tant d’argent que personne n’acceptera plus de dons. »
- Sahih al-Bukhari, n°2309
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : J'accompagnais le Prophète (ﷺ) lors d'un voyage et je montais un chameau lent qui traînait derrière les autres. Le Prophète (ﷺ) est passé près de moi et a demandé : « Qui est-ce ? » J'ai répondu : « Jabir bin `Abdullah. » Il a demandé : « Qu'y a-t-il, pourquoi es-tu en retard ? » J'ai répondu : « Je monte un chameau lent. » Il a demandé : « As-tu un bâton ? » J'ai répondu que oui. Il a dit : « Donne-le-moi. » Quand je le lui ai donné, il a frappé le chameau et l'a réprimandé. Ensuite, ce chameau a dépassé tous les autres. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Vends-le-moi. » J'ai répondu : « C'est (un cadeau) pour toi, ô Messager d'Allah (ﷺ). » Il a dit : « Vends-le-moi. Je l'ai acheté pour quatre dinars (pièces d'or) et tu peux continuer à le monter jusqu'à Médine. » Quand nous sommes arrivés près de Médine, j'ai commencé à rentrer chez moi. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Où vas-tu ? » J'ai dit : « Je me suis marié avec une veuve. » Il a dit : « Pourquoi n'as-tu pas épousé une jeune fille pour que vous puissiez vous amuser ensemble ? » J'ai dit : « Mon père est mort et a laissé des filles, alors j'ai décidé d'épouser une veuve (expérimentée) pour s'occuper d'elles. » Il a dit : « Tu as bien fait. » Quand nous sommes arrivés à Médine, le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Ô Bilal, paie-lui (le prix du chameau) et donne-lui un peu plus. » Bilal m'a donné quatre dinars et un qirat en plus. (Un sous-narrateur a dit) : Jabir a ajouté : « Le qirat supplémentaire du Messager d'Allah (ﷺ) ne m'a jamais quitté. » Le qirat est toujours resté dans la bourse de Jabir bin `Abdullah
- Sahih al-Bukhari, n°2476
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « L’Heure n’arrivera pas avant que le fils de Marie (c’est-à-dire Jésus) ne descende parmi vous comme un dirigeant juste. Il brisera la croix, tuera les porcs et supprimera la taxe Jizya. L’argent sera si abondant que plus personne n’en voudra comme aumône. »
- Sahih al-Bukhari, n°2649
Rapporté par Zaid bin Khalid : Le Messager d'Allah (ﷺ) a ordonné que l’homme non marié qui commet une relation sexuelle interdite soit fouetté de cent coups de fouet et exilé pendant un an
- Sahih al-Bukhari, n°2967
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : J'ai participé à une expédition avec le Messager d'Allah (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) m'a rencontré en chemin alors que je montais un de nos chameaux utilisés pour l'irrigation, et il était si fatigué qu'il avançait à peine. Le Prophète (ﷺ) m'a demandé : « Qu'a ton chameau ? » J'ai répondu : « Il est fatigué. » Alors le Messager d'Allah (ﷺ) s'est approché de lui, l'a réprimandé et a prié pour lui, et il s'est mis à dépasser les autres chameaux. Puis il m'a demandé : « Comment trouves-tu ton chameau maintenant ? » J'ai répondu : « Je le trouve très bien, maintenant qu'il a reçu ta bénédiction. » Il a dit : « Veux-tu me le vendre ? » J'étais gêné de refuser, même si c'était notre seul chameau pour l'irrigation. J'ai donc dit : « Oui. » Il a dit : « Vends-le-moi alors. » Je le lui ai vendu à condition de pouvoir continuer à le monter jusqu'à Médine. Ensuite, j'ai dit : « Ô Messager d'Allah ! Je suis un jeune marié », et je lui ai demandé la permission de rentrer chez moi. Il me l'a accordée, et je suis parti pour Médine avant les autres. À Médine, j'ai rencontré mon oncle qui m'a demandé ce qui s'était passé avec le chameau, et je lui ai tout raconté. Il m'a reproché cela. Quand j'ai demandé la permission au Messager d'Allah (ﷺ), il m'a demandé si j'avais épousé une vierge ou une femme déjà mariée, et j'ai répondu que j'avais épousé une femme déjà mariée. Il a dit : « Pourquoi n'as-tu pas épousé une vierge qui aurait joué avec toi et avec qui tu aurais joué ? » J'ai répondu : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Mon père est mort (ou a été martyrisé) et j'ai de jeunes sœurs, alors je n'ai pas trouvé approprié d'épouser une jeune fille comme elles, qui ne pourrait ni leur apprendre les bonnes manières ni s'occuper d'elles. J'ai donc épousé une femme déjà mariée pour qu'elle puisse s'occuper d'elles et leur apprendre les bonnes manières. » Quand le Messager d'Allah (ﷺ) est arrivé à Médine, j'ai amené le chameau chez lui le lendemain matin, il m'a donné son prix et m'a rendu le chameau
- Sahih al-Bukhari, n°3130
Rapporté par Ibn `Umar : `Uthman n'a pas participé à la bataille de Badr parce qu'il était marié à l'une des filles du Messager d'Allah et qu'elle était malade. Alors, le Prophète ﷺ lui a dit : « Tu auras une récompense et une part (du butin de guerre) équivalentes à celles de celui qui a participé à la bataille de Badr. »
- Sahih al-Bukhari, n°3286
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quand un être humain naît, Satan le touche des deux côtés du corps avec ses deux doigts, sauf Jésus, fils de Marie, que Satan a essayé de toucher mais n’a pas pu, car il a touché la membrane qui le couvrait à la place. »
- Sahih al-Bukhari, n°3351
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est entré dans la Ka`ba et y a trouvé des images (du Prophète) Abraham et de Marie. À ce sujet, il a dit : « Que leur arrive-t-il (c’est-à-dire aux Quraish) ? Ils savent déjà que les anges n’entrent pas dans une maison où il y a des images ; pourtant, voici l’image d’Abraham. Et pourquoi est-il représenté en train de pratiquer la divination avec des flèches ? »
- Sahih al-Bukhari, n°3364
Rapporté par Ibn `Abbas : La première femme à utiliser une ceinture fut la mère d’Ismaël. Elle a mis une ceinture pour cacher ses traces à Sarah. Abraham l’a amenée, elle et son fils Ismaël, alors qu’elle l’allaitait, près de la Ka`ba, sous un arbre à l’endroit de Zamzam, à l’endroit le plus élevé de la mosquée. À cette époque, il n’y avait personne à La Mecque, ni aucune eau. Il les a installés là, a mis près d’eux un sac en cuir contenant des dattes et une petite gourde d’eau, puis il est reparti. La mère d’Ismaël l’a suivi en disant : « Ô Abraham ! Où vas-tu, en nous laissant dans cette vallée où il n’y a personne avec qui nous pourrions vivre, ni rien à manger ? » Elle a répété cela plusieurs fois, mais il ne s’est pas retourné. Elle lui a alors demandé : « Est-ce Allah qui t’a ordonné de faire cela ? » Il a répondu : « Oui. » Elle a dit : « Alors Il ne nous abandonnera pas. » Elle est retournée à sa place et Abraham a continué son chemin. Arrivé à la Thaniya, là où ils ne pouvaient plus le voir, il s’est tourné vers la Ka`ba, a levé les mains et a invoqué Allah en disant : « Ô notre Seigneur ! J’ai installé une partie de ma descendance dans une vallée sans culture, près de Ta Maison sacrée (Ka`ba à La Mecque), afin, ô notre Seigneur, qu’ils accomplissent parfaitement la prière. Fais que des cœurs parmi les hommes s’attachent à eux et (ô Allah) accorde-leur des fruits, afin qu’ils soient reconnaissants. » (14.37) La mère d’Ismaël a continué à l’allaiter et à boire l’eau qu’elle avait. Quand l’eau de la gourde a été épuisée, elle a eu soif et son enfant aussi. Elle a commencé à regarder son fils (Ismaël) qui se tordait de douleur ; elle l’a laissé, car elle ne supportait pas de le voir ainsi, et a vu que la montagne de Safa était la plus proche. Elle s’est mise debout dessus et a regardé attentivement la vallée pour voir si quelqu’un arrivait, mais elle n’a vu personne. Elle est descendue de Safa et, arrivée dans la vallée, elle a relevé sa robe et a couru, comme une personne en détresse, jusqu’à ce qu’elle atteigne la montagne de Marwa, où elle s’est arrêtée pour regarder, espérant voir quelqu’un, mais elle n’a vu personne. Elle a répété cela (courir entre Safa et Marwa) sept fois. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « C’est l’origine de la tradition de la marche entre Safa et Marwa. Quand elle est arrivée à Marwa (la dernière fois), elle a entendu une voix, s’est arrêtée et a écouté attentivement. Elle a entendu la voix à nouveau et a dit : ‘Ô, (qui que tu sois) ! Tu m’as fait entendre ta voix ; as-tu quelque chose pour m’aider ?’ Et voilà qu’elle a vu un ange à l’endroit de Zamzam, creusant la terre avec son talon (ou son aile), jusqu’à ce que l’eau jaillisse. Elle a commencé à faire comme un bassin autour de l’eau avec ses mains, et a rempli sa gourde avec l’eau, qui continuait à couler même après qu’elle en ait pris. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Qu’Allah fasse miséricorde à la mère d’Ismaël ! Si elle avait laissé Zamzam couler sans essayer de la retenir (ou si elle n’avait pas puisé l’eau pour remplir sa gourde), Zamzam serait devenue un ruisseau à la surface de la terre. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Ensuite, elle a bu et a allaité son enfant. L’ange lui a dit : ‘N’aie pas peur d’être abandonnée, car c’est la Maison d’Allah qui sera construite par ce garçon et son père, et Allah n’abandonne jamais Ses gens.’ La Maison (la Ka`ba) à cette époque était sur une hauteur, et quand il pleuvait, l’eau passait à droite et à gauche. Elle a vécu ainsi jusqu’à ce que des gens de la tribu de Jurhum ou une famille de Jurhum passent par là, alors qu’ils venaient par le chemin de Kada’. Ils se sont arrêtés dans la partie basse de La Mecque et ont vu un oiseau qui avait l’habitude de voler autour de l’eau sans la quitter. Ils ont dit : ‘Cet oiseau doit tourner autour de l’eau, alors que nous savons qu’il n’y a pas d’eau dans cette vallée.’ Ils ont envoyé un ou deux messagers qui ont découvert la source d’eau et sont revenus en informer les autres. Ils sont alors tous venus (vers l’eau). » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « La mère d’Ismaël était assise près de l’eau. Ils lui ont demandé : ‘Nous permets-tu de rester avec toi ?’ Elle a répondu : ‘Oui, mais vous n’aurez pas le droit de posséder l’eau.’ Ils ont accepté. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « La mère d’Ismaël était satisfaite de la situation car elle aimait avoir de la compagnie. Ils se sont donc installés là, puis ont fait venir leurs familles qui se sont installées aussi, et certaines familles sont devenues des résidents permanents. L’enfant (Ismaël) a grandi, a appris l’arabe avec eux, et ses qualités les ont fait l’aimer. Quand il a atteint la puberté, ils l’ont marié à une femme parmi eux. Après la mort de la mère d’Ismaël, Abraham est revenu après le mariage d’Ismaël pour voir sa famille qu’il avait laissée, mais il n’a pas trouvé Ismaël. Il a demandé à sa femme où il était, et elle a répondu : ‘Il est parti chercher de quoi vivre.’ Il lui a alors demandé comment ils vivaient, et elle a répondu : ‘Nous vivons dans la misère, dans la difficulté et la pauvreté’, se plaignant à lui. Il a dit : ‘Quand ton mari reviendra, transmets-lui mon salut et dis-lui de changer le seuil de la porte (de sa maison).’ Quand Ismaël est revenu, il a senti quelque chose d’inhabituel et a demandé à sa femme : ‘Quelqu’un t’a-t-il rendu visite ?’ Elle a répondu : ‘Oui, un vieil homme avec telle description est venu, il a demandé après toi, je lui ai dit où tu étais, il a demandé comment nous vivions, je lui ai dit que nous étions dans la difficulté et la pauvreté.’ Ismaël a dit : ‘T’a-t-il donné un conseil ?’ Elle a répondu : ‘Oui, il m’a dit de te transmettre son salut et de te dire de changer le seuil de ta porte.’ Ismaël a dit : ‘C’était mon père, et il m’a ordonné de te divorcer. Retourne dans ta famille.’ Ismaël l’a donc divorcée et a épousé une autre femme parmi eux (les Jurhum). Puis Abraham est resté loin d’eux aussi longtemps qu’Allah l’a voulu, puis il est revenu mais n’a pas trouvé Ismaël. Il est allé voir la femme d’Ismaël et lui a demandé où il était. Elle a répondu : ‘Il est parti chercher de quoi vivre.’ Abraham lui a demandé comment ils allaient, et elle a répondu : ‘Nous sommes prospères et à l’aise (nous avons tout en abondance).’ Puis elle a remercié Allah. Abraham a demandé : ‘Quel est votre aliment ?’ Elle a répondu : ‘De la viande.’ Il a demandé : ‘Que buvez-vous ?’ Elle a répondu : ‘De l’eau.’ Il a dit : ‘Ô Allah ! Bénis leur viande et leur eau.’ Le Prophète a ajouté : « À cette époque, ils n’avaient pas de céréales, et s’ils en avaient eu, il aurait aussi demandé à Allah de les bénir. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Si quelqu’un n’a que ces deux choses pour vivre, sa santé et son humeur seront affectées, sauf s’il vit à La Mecque. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Abraham a alors dit à la femme d’Ismaël : ‘Quand ton mari reviendra, transmets-lui mes salutations et dis-lui de bien garder le seuil de sa porte.’ Quand Ismaël est revenu, il a demandé à sa femme : ‘Quelqu’un t’a-t-il rendu visite ?’ Elle a répondu : ‘Oui, un vieil homme beau est venu me voir’, puis elle l’a loué et a ajouté : ‘Il a demandé après toi, je lui ai dit où tu étais, il a demandé comment nous vivions, je lui ai dit que nous étions dans une bonne situation.’ Ismaël lui a demandé : ‘T’a-t-il donné un conseil ?’ Elle a répondu : ‘Oui, il m’a dit de te transmettre ses salutations et de te dire de bien garder le seuil de ta porte.’ Ismaël a dit : ‘C’était mon père, et tu es le seuil de la porte. Il m’a ordonné de te garder auprès de moi.’ Puis Abraham est resté loin d’eux aussi longtemps qu’Allah l’a voulu, puis il est revenu. Il a vu Ismaël sous un arbre près de Zamzam, aiguisant ses flèches. Quand il a vu Abraham, il s’est levé pour l’accueillir (et ils se sont salués comme un père et son fils). Abraham a dit : ‘Ô Ismaël ! Allah m’a donné un ordre.’ Ismaël a dit : ‘Fais ce que ton Seigneur t’a ordonné.’ Abraham a demandé : ‘Veux-tu m’aider ?’ Ismaël a dit : ‘Je t’aiderai.’ Abraham a dit : ‘Allah m’a ordonné de construire une maison ici’, en montrant une butte plus haute que le terrain autour. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Ils ont alors élevé les fondations de la Maison (la Ka`ba). Ismaël apportait les pierres et Abraham construisait, et quand les murs sont devenus hauts, Ismaël a apporté cette pierre et l’a placée pour Abraham qui s’est tenu dessus pour continuer la construction, tandis qu’Ismaël lui passait les pierres, et tous deux disaient : ‘Ô notre Seigneur ! Accepte ce service de notre part, Tu es l’Audient, l’Omniscient.’ Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Ils ont continué à construire et à tourner autour de la Ka`ba en disant : Ô notre Seigneur ! Accepte ce service de notre part, Tu es l’Audient, l’Omniscient. »
- Sahih al-Bukhari, n°3411
Rapporté par Abu Musa : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Beaucoup d’hommes ont atteint la perfection, mais aucune femme n’a atteint ce niveau sauf Asiya, la femme de Pharaon, et Marie, la fille de ‘Imran. Et sans aucun doute, la supériorité de `Aisha sur les autres femmes est comme la supériorité du tharid (un plat de viande et de pain) sur les autres plats. »
- Sahih al-Bukhari, n°3431
Rapporté par Sa`id bin Al-Musaiyab : Abu Huraira a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : ‘Aucun être né parmi les descendants d’Adam n’échappe au toucher de Satan. Un enfant pleure donc fort à la naissance à cause du toucher de Satan, sauf Marie et son enfant.’ » Puis Abu Huraira a récité : « Et je cherche protection auprès de Toi pour elle et pour sa descendance contre Satan le maudit. »
- Sahih al-Bukhari, n°3432
Rapporté par `Ali : J'ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Marie, la fille de `Imran, était la meilleure des femmes (de son époque) et Khadija est la meilleure parmi les femmes (de cette communauté). »
- Sahih al-Bukhari, n°3433
Rapporté par Abu Musa Al-Ash`ari : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La supériorité de `Aisha sur les autres femmes est comme celle du tharid (un plat de viande et de pain) sur les autres repas. Beaucoup d'hommes ont atteint la perfection, mais aucune femme n'a atteint ce niveau sauf Marie, la fille de `Imran, et Asiya, l'épouse de Pharaon. »
- Sahih al-Bukhari, n°3434
Rapporté par Abu Huraira : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : « Parmi toutes les femmes qui montent des chameaux (c'est-à-dire les Arabes), les femmes de Quraish sont les meilleures. Elles sont compatissantes et bienveillantes envers leurs enfants et protègent au mieux les biens de leurs maris. » Abu Huraira a ajouté : « Marie, la fille de `Imran, n'a jamais monté de chameau. »
- Sahih al-Bukhari, n°3435
Rapporté par 'Ubada : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si quelqu'un atteste qu'il n'y a de divinité digne d'être adorée qu'Allah, seul, sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Son messager, et que Jésus est le serviteur d'Allah, Son messager, Sa parole qu'Il a envoyée à Marie et un esprit venant de Lui, et que le Paradis est vrai et l'Enfer est vrai, Allah le fera entrer au Paradis selon ses actions, même si elles sont peu nombreuses. » (Junada, le sous-narrateur, a dit : « 'Ubada a ajouté : 'Une telle personne pourra entrer au Paradis par l'une des huit portes qu'il souhaite. »)
- Sahih al-Bukhari, n°3439
Rapporté par `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a parlé du Masih Ad-Dajjal devant les gens en disant : « Allah n'est pas borgne, alors que le Masih Ad-Dajjal est aveugle de l'œil droit, et son œil ressemble à un raisin qui ressort. La nuit dernière, alors que je dormais près de la Ka`ba, j'ai vu en rêve un homme à la peau brune, le plus beau parmi les bruns, avec de longs cheveux tombant sur ses épaules. Ses cheveux étaient lisses et de l'eau coulait de sa tête. Il posait ses mains sur les épaules de deux hommes tout en faisant le tour de la Ka`ba. J'ai demandé : 'Qui est-ce ?' Ils ont répondu : 'C'est Jésus, fils de Marie.' Derrière lui, j'ai vu un homme aux cheveux très frisés, aveugle de l'œil droit, ressemblant à Ibn Qatan (c'est-à-dire un mécréant). Il posait ses mains sur les épaules d'une personne en faisant le tawaf autour de la Ka`ba. J'ai demandé : 'Qui est-ce ?' Ils ont répondu : 'C'est le Masih, Ad-Dajjal.' »
- Sahih al-Bukhari, n°3440
Rapporté par `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a parlé du Masih Ad-Dajjal devant les gens en disant : « Allah n'est pas borgne, alors que le Masih Ad-Dajjal est aveugle de l'œil droit, et son œil ressemble à un raisin qui ressort. La nuit dernière, alors que je dormais près de la Ka`ba, j'ai vu en rêve un homme à la peau brune, le plus beau parmi les bruns, avec de longs cheveux tombant sur ses épaules. Ses cheveux étaient lisses et de l'eau coulait de sa tête. Il posait ses mains sur les épaules de deux hommes tout en faisant le tour de la Ka`ba. J'ai demandé : 'Qui est-ce ?' Ils ont répondu : 'C'est Jésus, fils de Marie.' Derrière lui, j'ai vu un homme aux cheveux très frisés, aveugle de l'œil droit, ressemblant à Ibn Qatan (c'est-à-dire un mécréant). Il posait ses mains sur les épaules d'une personne en faisant le tawaf autour de la Ka`ba. J'ai demandé : 'Qui est-ce ?' Ils ont répondu : 'C'est le Masih, Ad-Dajjal.' »
- Sahih al-Bukhari, n°3441
Rapporté par Salim d'après son père : Non, par Allah, le Prophète (ﷺ) n'a pas dit que Jésus avait le teint rouge, mais il a dit : « Pendant que je dormais et faisais le tour de la Ka`ba (en rêve), soudain j'ai vu un homme à la peau brune et aux cheveux lisses marcher entre deux hommes, et de l'eau tombait de sa tête. J'ai demandé : 'Qui est-ce ?' Les gens ont dit : 'C'est le fils de Marie.' Puis j'ai regardé derrière et j'ai vu un homme au teint rouge, gros, aux cheveux frisés, aveugle de l'œil droit qui ressemblait à un raisin qui ressort. J'ai demandé : 'Qui est-ce ?' Ils ont répondu : 'C'est Ad-Dajjal.' Celui qui lui ressemblait le plus parmi les gens était Ibn Qatar. » (Az-Zuhri a dit : « Il (c'est-à-dire Ibn Qatan) était un homme de la tribu de Khuza`a qui est mort avant l'islam. »
- Sahih al-Bukhari, n°3442
Rapporté par Abu Huraira : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : « Je suis la personne la plus proche du fils de Marie, et tous les prophètes sont des frères du même père, et il n'y a pas eu de prophète entre lui et moi (c'est-à-dire Jésus). »
- Sahih al-Bukhari, n°3443
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Dans ce monde comme dans l'au-delà, je suis la personne la plus proche de Jésus, le fils de Marie. Les prophètes sont des frères du même père ; leurs mères sont différentes, mais leur religion est la même. »
- Sahih al-Bukhari, n°3445
Rapporté par `Umar : J'ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « N'exagérez pas dans mes éloges comme les chrétiens l'ont fait pour le fils de Marie, car je ne suis qu'un serviteur. Appelez-moi donc le serviteur d'Allah et Son messager. »
- Sahih al-Bukhari, n°3447
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Vous serez ressuscités (et rassemblés) pieds nus, nus et incirconcis. » Le Prophète (ﷺ) a ensuite récité le verset divin : « Comme Nous avons commencé la première création, Nous la répéterons : c'est une promesse que Nous avons prise. Oui, Nous le ferons. » (21.104) Il a ajouté : « Le premier à être habillé sera Abraham. Ensuite, certains de mes compagnons iront à droite et à gauche. Je dirai : 'Mes compagnons !' Il sera dit : 'Ils se sont détournés après ton départ.' Je dirai alors ce que le pieux serviteur Jésus, le fils de Marie, a dit : 'J'étais un témoin parmi eux tant que je suis resté avec eux ; quand Tu m'as rappelé à Toi, Tu étais le Gardien sur eux, et Tu es témoin de toute chose. Si Tu les punis, ils sont Tes serviteurs, et si Tu leur pardonnes, Toi seul es le Tout-Puissant, le Sage.' » (5.117-118) Quaggas a rapporté : « Il s'agissait des apostats qui ont quitté l'islam pendant le califat d'Abu Bakr, qui les a combattus. »
- Sahih al-Bukhari, n°3448
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, sûrement (Jésus), le fils de Marie, descendra bientôt parmi vous et jugera les gens avec justice (en tant que dirigeant juste) ; il brisera la croix, tuera les porcs et il n'y aura plus de jizya (c'est-à-dire de taxe prélevée sur les non-musulmans). L'argent sera si abondant que personne ne voudra l'accepter, et une seule prosternation à Allah (pendant la prière) vaudra mieux que tout ce monde et ce qu'il contient. » Abu Huraira a ajouté : « Si vous voulez, vous pouvez réciter ce verset du Livre Saint : 'Il n'y a personne parmi les gens du Livre (Juifs et Chrétiens) qui ne croira pas en lui (c'est-à-dire Jésus comme messager d'Allah et être humain) avant sa mort. Et au Jour du Jugement, il sera témoin contre eux.' »
- Sahih al-Bukhari, n°3449
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Que ferez-vous lorsque le fils de Marie (c'est-à-dire Jésus) descendra parmi vous et que votre imam sera parmi vous ? »
- Sahih al-Bukhari, n°3729
Rapporté par Al-Miswar bin Makhrama : ‘Ali a demandé la main de la fille d’Abu Jahl. Fatima l’a appris et est allée voir le Messager d’Allah (ﷺ) en disant : « Tes proches pensent que tu ne te mets pas en colère pour tes filles, alors que ‘Ali veut épouser la fille d’Abu Jahl. » À ce moment-là, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et, après avoir récité le Tashahhud, je l’ai entendu dire : « Ensuite ! J’ai marié une de mes filles à Abu Al-‘As ibn Al-Rabi’ (le mari de Zaynab, la fille du Prophète (ﷺ)) avant l’islam, et il s’est toujours montré honnête envers moi. Sans aucun doute, Fatima fait partie de moi, et je n’aime pas la voir peinée. Par Allah, la fille du Messager d’Allah (ﷺ) et la fille de l’ennemi d’Allah ne peuvent pas être les épouses d’un même homme. » Alors ‘Ali a renoncé à ce projet de mariage. Al-Miswar a ajouté : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) parler d’un de ses gendres de la tribu de Bani ‘Abd-Shams. Il l’a beaucoup loué pour cette relation et a dit : « Chaque fois qu’il me parlait, il disait la vérité, et chaque fois qu’il me promettait quelque chose, il tenait sa promesse. »
- Sahih al-Bukhari, n°3769
Rapporté par Abu Musa Al-Ash`ari : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Beaucoup d'hommes ont atteint la perfection, mais parmi les femmes, seules Marie, la fille de `Imran, et Asiya, l'épouse de Pharaon, l'ont atteinte. Et la supériorité de `Aisha sur les autres femmes est comme celle du tharid (un plat arabe) sur les autres repas
- Sahih al-Bukhari, n°3780
Rapporté par le père de Sa`d : Lorsque les émigrants sont arrivés à Médine, le Messager d'Allah (ﷺ) a établi un lien de fraternité entre `Abdur-Rahman et Sa`d bin Ar-Rabi. Sa`d a dit à `Abdur-Rahman : Je suis le plus riche de tous les Ansar, alors je veux partager mes biens avec toi, et j'ai deux épouses, regarde laquelle tu préfères et dis-le-moi, afin que je la divorce, et quand elle aura terminé sa période prescrite (`idda), tu pourras l'épouser. `Abdur-Rahman a dit : Qu'Allah bénisse ta famille et tes biens ; où est ton marché ? On lui a montré le marché de Qainuqa'. (Il y est allé et) est revenu avec un bénéfice sous forme de yaourt séché et de beurre. Il a continué à aller au marché jusqu'au jour où il est revenu en portant des traces de parfum jaune. Le Prophète (ﷺ) a demandé : Qu'est-ce que ce parfum ? Il a répondu : Je me suis marié. Le Prophète (ﷺ) a demandé : Combien de mahr lui as-tu donné ? Il a répondu : Un noyau de datte en or ou une pièce d'or du poids d'un noyau de datte. (Le narrateur, Ibrahim, n'est pas sûr de la version correcte)
- Sahih al-Bukhari, n°3815
Rapporté par ‘Ali : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire (comme suit). Rapporté par ‘Ali : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La meilleure femme du monde à son époque était Marie, et la meilleure femme du monde à son époque était Khadija. »
- Sahih al-Bukhari, n°3937
Rapporté par Anas : Quand `Abdur-Rahman bin `Auf est arrivé à Médine et que le Prophète (ﷺ) a établi un lien de fraternité entre lui et Sa`d bin Ar-Rabi al-Ansari, Sa`d a proposé à `Abdur-Rahman d’accepter la moitié de ses biens et de sa famille. `Abdur-Rahman a dit : « Qu’Allah te bénisse dans ta famille et tes biens ; montre-moi le marché. » Ainsi, `Abdur-Rahman a gagné un peu d’argent en vendant du yaourt sec et du beurre. Quelques jours plus tard, le Prophète (ﷺ) l’a vu porter des vêtements teintés de parfum jaune. Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Qu’est-ce que c’est, ô `Abdur-Rahman ? » Il a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je me suis marié avec une femme des Ansar. » Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Qu’as-tu donné comme dot ? » Il a répondu : « Un morceau d’or, du poids d’un noyau de datte. » Le Prophète a dit : « Organise un festin, même avec un mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°4000
Rapporté par `Aisha : (l’épouse du Prophète) Abu Hudhaifa, qui a combattu à Badr avec le Messager d’Allah, avait adopté Salim comme fils et avait marié sa nièce Hind bint Al-Wahd bin `Utba à Salim, qui était un esclave affranchi d’une femme Ansari. Le Messager d’Allah (ﷺ) avait aussi adopté Zaid comme fils. À l’époque préislamique, quand quelqu’un adoptait un fils, les gens l’appelaient par le nom de son père adoptif et il héritait de lui, jusqu’à ce qu’Allah révèle : « Appelez-les (les fils adoptifs) par le nom de leurs vrais pères. »
- Sahih al-Bukhari, n°4005
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : `Umar bin Al-Khattab a dit : « Quand (ma fille) Hafsa bint `Umar a perdu son mari Khunais bin Hudhaifa As-Sahrni, qui était un compagnon du Messager d’Allah (ﷺ), avait combattu à Badr et était mort à Médine, j’ai rencontré `Uthman bin `Affan et je lui ai proposé d’épouser Hafsa en lui disant : “Si tu veux, je te marie Hafsa bint `Umar.” Il m’a répondu : “Je vais y réfléchir.” J’ai attendu quelques jours puis il m’a dit : “Je pense ne pas vouloir me marier pour l’instant.” Ensuite, j’ai rencontré Abu Bakr et je lui ai dit : “Si tu veux, je te marie Hafsa bint `Umar.” Il est resté silencieux et ne m’a pas répondu, et j’ai été encore plus fâché contre lui que contre `Uthman. Quelques jours plus tard, le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé la main de Hafsa et je la lui ai donnée en mariage. Plus tard, Abu Bakr m’a rencontré et m’a dit : “Peut-être as-tu été en colère contre moi quand tu m’as proposé Hafsa et que je n’ai rien répondu ?” J’ai dit : “Oui.” Abu Bakr a dit : “Rien ne m’a empêché d’accepter ta proposition, sauf que j’avais appris que le Messager d’Allah (ﷺ) avait évoqué le sujet de Hafsa et je ne voulais pas dévoiler le secret du Messager d’Allah (ﷺ). Mais s’il l’avait laissée, je l’aurais sûrement épousée.” »
- Sahih al-Bukhari, n°4052
Rapporté par Jabir : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « T’es-tu marié, ô Jabir ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a demandé : « Avec une vierge ou une femme déjà mariée ? » J’ai répondu : « Pas une vierge, mais une femme déjà mariée. » Il a dit : « Pourquoi n’as-tu pas épousé une jeune fille qui aurait joué avec toi ? » J’ai répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Mon père a été tué le jour d’Uhud et il a laissé neuf filles orphelines qui sont mes sœurs ; je n’ai donc pas voulu épouser une jeune fille de leur âge, mais une femme plus âgée qui pourrait s’occuper d’elles et leur coiffer les cheveux. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tu as bien fait. »
- Sahih al-Bukhari, n°4066
Rapporté par `Uthman bin Mauhab : Un homme est venu accomplir le Hajj à la Maison d’Allah. Voyant des gens assis, il a demandé : « Qui sont ces personnes assises ? » Quelqu’un a répondu : « Ce sont les gens de Quraysh. » Il a demandé : « Qui est ce vieil homme ? » On lui a dit : « Ibn `Umar. » Il est allé vers lui et a dit : « Je veux te poser une question ; accepteras-tu d’y répondre ? Je te le demande par respect pour la sainteté de cette Maison sacrée : sais-tu que `Uthman bin `Affan a fui le jour de Uhud ? » Ibn `Umar a répondu : « Oui. » Il a dit : « Sais-tu qu’il (c’est-à-dire `Uthman) était absent à Badr et n’y a pas participé ? » Ibn `Umar a répondu : « Oui. » Il a dit : « Sais-tu qu’il n’était pas présent lors du pacte d’allégeance de Ridwan (à Hudaibiya) et ne l’a pas vu ? » Ibn `Umar a répondu : « Oui. » Il a alors dit : « Allahu Akbar ! » Ibn `Umar a dit : « Viens, je vais t’expliquer ce que tu as demandé. Quant à la fuite (`Uthman) le jour de Uhud, je témoigne qu’Allah lui a pardonné. Pour son absence à Badr, il était marié à la fille du Messager d’Allah (ﷺ) qui était malade, alors le Prophète (ﷺ) lui a dit : “Tu auras la même récompense que celui qui a combattu à Badr, et tu auras aussi la même part du butin.” Quant à son absence lors du pacte de Ridwan, s’il y avait eu quelqu’un de plus respecté par les Mecquois que `Uthman bin `Affan, le Prophète l’aurait envoyé à sa place. Mais le Prophète (ﷺ) l’a envoyé, et le pacte de Ridwan a eu lieu après que `Uthman soit parti à La Mecque. Le Prophète a levé sa main droite en disant : “Ceci est la main de `Uthman,” puis il l’a frappée contre son autre main en disant : “Ceci est pour `Uthman.” » Ibn `Umar a ensuite dit (à l’homme) : « Pars maintenant, après avoir reçu ces explications. »
- Sahih al-Bukhari, n°4213
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) est resté trois nuits entre Khaybar et Médine et il s’est marié avec Safiya. J’ai invité les musulmans à son repas de mariage, et il n’y avait ni viande ni pain, mais le Prophète a demandé à Bilal d’étendre des nattes en cuir sur lesquelles on a mis des dattes, du yaourt séché et du beurre. Les musulmans se sont demandé entre eux : « Sera-t-elle (Safiya) l’une des mères des croyants (c’est-à-dire une des épouses du Prophète ﷺ) ou simplement une captive parmi celles que possède sa main droite ? » Certains ont dit : « Si le Prophète (ﷺ) lui fait porter le voile, alors elle sera l’une des mères des croyants, et s’il ne le fait pas, elle sera sa servante. » Quand il est parti, il lui a réservé une place derrière lui (sur sa monture) et lui a fait porter le voile
- Sahih al-Bukhari, n°4548
Rapporté par Sa`id bin Al-Musaiyab : Abu Huraira a dit : « Le Prophète (ﷺ) a dit : Aucun enfant ne naît sans que Satan ne le touche à la naissance, ce qui le fait pleurer fort, sauf Marie et son fils. » Abu Huraira a ensuite dit : « Récitez si vous voulez : “Et je cherche protection auprès de Toi (Allah) pour elle et sa descendance contre Satan, le maudit.” »
- Sahih al-Bukhari, n°4712
Rapporté par Abu Huraira : On a apporté de la viande cuite au Messager d’Allah (ﷺ), et on lui a présenté l’épaule, car il l’aimait. Il en a mangé un morceau et a dit : « Je serai le chef de tous les gens au Jour de la Résurrection. Savez-vous pourquoi ? Allah rassemblera tous les êtres humains, des premiers aux derniers, sur une même plaine, de sorte que l’annonceur pourra tous se faire entendre et que le spectateur pourra tous les voir. Le soleil se rapprochera tellement que les gens seront dans une détresse et une angoisse qu’ils ne pourront supporter. Alors les gens diront : “Ne voyez-vous pas dans quelle situation nous sommes ? Cherchez quelqu’un qui intercède pour vous auprès de votre Seigneur.” Certains diront aux autres : “Allez voir Adam.” Ils iront donc voir Adam et lui diront : “Tu es le père de l’humanité ; Allah t’a créé de Sa propre main, a insufflé en toi de Son esprit (c’est-à-dire l’esprit qu’Il a créé pour toi), et a ordonné aux anges de se prosterner devant toi ; intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle situation nous sommes ?” Adam dira : “Aujourd’hui, mon Seigneur est en colère comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après. Il m’a interdit (de manger du fruit de) l’arbre, mais je Lui ai désobéi. Moi-même ! Moi-même ! Moi-même ! (Je suis préoccupé par mes propres problèmes.) Allez voir quelqu’un d’autre ; allez voir Noé.” Ils iront alors voir Noé et lui diront : “Ô Noé ! Tu es le premier (des Messagers d’Allah) envoyé aux gens de la terre, et Allah t’a appelé un serviteur reconnaissant ; intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle situation nous sommes ?” Il dira : “Aujourd’hui, mon Seigneur est en colère comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après. J’avais le droit de faire une invocation qui serait exaucée, et je l’ai faite contre mon peuple. Moi-même ! Moi-même ! Moi-même ! Allez voir quelqu’un d’autre ; allez voir Abraham.” Ils iront voir Abraham et lui diront : “Ô Abraham ! Tu es le Messager d’Allah (ﷺ) et Son ami parmi les gens de la terre ; intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle situation nous sommes ?” Il leur dira : “Aujourd’hui, mon Seigneur est en colère comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après. J’ai dit trois mensonges (Abu Hayyan, le sous-narrateur, les a mentionnés dans le hadith). Moi-même ! Moi-même ! Moi-même ! Allez voir quelqu’un d’autre ; allez voir Moïse.” Les gens iront alors voir Moïse et lui diront : “Ô Moïse ! Tu es le Messager d’Allah (ﷺ) et Allah t’a donné la supériorité sur les autres par ce message et par Sa parole directe avec toi ; intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle situation nous sommes ?” Moïse dira : “Aujourd’hui, mon Seigneur est en colère comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après. J’ai tué une personne que je n’avais pas reçu l’ordre de tuer. Moi-même ! Moi-même ! Moi-même ! Allez voir quelqu’un d’autre ; allez voir Jésus.” Ils iront alors voir Jésus et lui diront : “Ô Jésus ! Tu es le Messager d’Allah (ﷺ) et Sa Parole qu’Il a envoyée à Marie, et une âme noble créée par Lui, et tu as parlé aux gens alors que tu étais encore dans le berceau. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle situation nous sommes ?” Jésus dira : “Aujourd’hui, mon Seigneur est en colère comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après.” Jésus ne mentionnera aucun péché, mais dira : “Moi-même ! Moi-même ! Moi-même ! Allez voir quelqu’un d’autre ; allez voir Muhammad.” Ils viendront alors à moi et diront : “Ô Muhammad ! Tu es le Messager d’Allah (ﷺ) et le dernier des prophètes, et Allah t’a pardonné tes péchés passés et futurs. (S’il te plaît) intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle situation nous sommes ?” Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Alors j’irai sous le Trône d’Allah et je me prosternerai devant mon Seigneur. Allah m’inspirera alors des louanges et des glorifications qu’Il n’a jamais inspirées à personne avant moi. Puis il sera dit : “Ô Muhammad, relève ta tête. Demande, et cela te sera accordé. Intercède, et ton intercession sera acceptée.” Alors je relèverai la tête et je dirai : “Mes fidèles, ô mon Seigneur ! Mes fidèles, ô mon Seigneur !” Il sera dit : “Ô Muhammad ! Que ceux de tes fidèles qui n’ont pas de comptes à rendre entrent par telle porte du Paradis, celle qui se trouve à droite ; et ils partageront les autres portes avec les gens.” Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, la distance entre deux montants d’une porte du Paradis est comme la distance entre La Mecque et Busra (en Syrie). »
- Sahih al-Bukhari, n°4714
Rapporté par `Abdullah : Concernant l’explication du verset : « Ceux qu’ils invoquent (adorent) (comme Jésus, fils de Marie, les anges, etc.) cherchent eux-mêmes un moyen d’être proches de leur Seigneur (Allah), pour savoir lequel d’entre eux sera le plus proche, et ils espèrent Sa miséricorde et craignent Son châtiment. » (17.57) Eux-mêmes (par exemple les anges, les saints, les apôtres, Jésus, etc.) adoraient Allah. Les djinns qui étaient adorés par certains Arabes sont devenus musulmans (ont embrassé l’islam), mais ces humains sont restés dans leur ancienne religion. Al-A`mash a ajouté : « Dis (Ô Muhammad) : Invoquez ceux que vous croyez (être des dieux) en dehors de Lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°4715
Rapporté par `Abdullah : À propos du verset : « Ceux qu’ils invoquent (adorent) (comme Jésus, fils de Marie, ou les anges, etc.) cherchent eux-mêmes un moyen d’être proches de leur Seigneur… » (17.57) (Cela a été révélé à propos de) certains djinns qui étaient adorés (par des humains). Ils ont ensuite embrassé l’islam (alors que les gens continuaient à les adorer)
- Sahih al-Bukhari, n°5029
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Une femme est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit qu’elle voulait se donner à Allah et à Son Messager. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je n’ai pas besoin de femmes. » Un homme a dit au Prophète : « S’il te plaît, marie-la-moi. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Donne-lui un vêtement. » L’homme a répondu qu’il n’en avait pas les moyens. Le Prophète a dit : « Donne-lui n’importe quoi, même une bague en fer. » L’homme s’est excusé encore. Le Prophète lui a alors demandé : « Que sais-tu du Coran par cœur ? » Il a répondu : « Je connais telle et telle partie du Coran. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Alors, je te la donne en mariage pour ce que tu connais du Coran par cœur. »
- Sahih al-Bukhari, n°5030
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Une femme est venue voir le Messager d'Allah (ﷺ) et lui a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Je viens t’offrir ma personne. » Il a levé les yeux vers elle, puis il a baissé la tête. Quand la femme a vu qu’il ne prenait pas de décision, elle s’est assise. À ce moment-là, un homme parmi ses compagnons s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah ! Si tu n’as pas besoin de cette femme, alors marie-la-moi. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a demandé : « As-tu quelque chose à lui offrir ? » Il a répondu : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Va voir dans ta famille si tu trouves quelque chose. » L’homme est parti puis est revenu en disant : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je n’ai rien trouvé. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Essaie de trouver quelque chose, même une bague en fer. » Il est reparti puis est revenu en disant : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ), même pas une bague en fer, mais j’ai ce pagne. » L’homme n’avait pas de vêtement pour le haut du corps, il voulait donc donner la moitié de son pagne à la femme. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Que ferait-elle de ton pagne ? Si tu le portes, elle n’aura rien sur elle, et si elle le porte, tu n’auras rien sur toi. » L’homme est resté assis longtemps, puis il s’est levé. Le Messager d’Allah (ﷺ) l’a vu s’en aller et a demandé à quelqu’un de l’appeler. Quand il est revenu, le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Combien de sourates du Coran connais-tu ? » Il a répondu : « Je connais telle sourate, telle sourate et telle sourate », et il les a énumérées. Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Peux-tu les réciter par cœur ? » Il a répondu : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Va, je t’ai marié à cette femme pour ce que tu connais du Coran par cœur. »
- Sahih al-Bukhari, n°5052
Rapporté par `Abdullah bin `Amr bin Al `As : Mon père m’a marié à une femme d’une famille noble. Il demandait souvent à ma femme comment j’étais, et elle répondait : « Quel homme formidable ! Il ne vient jamais dans mon lit et ne m’a pas approchée depuis notre mariage. » Cette situation a duré longtemps, alors mon père en a parlé au Prophète qui lui a dit : « Laisse-moi le rencontrer. » Je l’ai donc rencontré et il m’a demandé : « Comment jeûnes-tu ? » J’ai répondu : « Je jeûne tous les jours. » Il a demandé : « En combien de temps termines-tu la récitation complète du Coran ? » J’ai répondu : « Je la termine chaque nuit. » Il m’a alors dit : « Jeûne trois jours par mois et récite le Coran (et termine-le) en un mois. » J’ai dit : « Mais je peux faire plus. » Il a dit : « Alors jeûne trois jours par semaine. » J’ai dit : « Je peux faire plus. » Il a dit : « Alors, fais le jeûne le plus méritoire, celui du prophète David, qui jeûnait un jour sur deux ; et termine la récitation du Coran en sept jours. » J’aurais aimé avoir accepté la permission du Messager d’Allah (ﷺ), car je suis devenu un vieil homme faible. On dit que `Abdullah récitait un septième du Coran dans la journée à certains membres de sa famille, car il vérifiait sa mémorisation de ce qu’il allait réciter la nuit, pour que cela lui soit plus facile le soir. Et quand il voulait reprendre des forces, il arrêtait de jeûner quelques jours et compensait ces jours plus tard, car il n’aimait pas abandonner les habitudes qu’il avait prises du vivant du Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°5063
Rapporté par Anas bin Malik : Un groupe de trois hommes est venu aux maisons des épouses du Prophète ﷺ pour demander comment le Prophète ﷺ adorait Allah. Quand ils ont eu la réponse, ils ont trouvé leur propre adoration insuffisante et ont dit : « Où sommes-nous comparés au Prophète ﷺ alors que ses péchés passés et futurs lui ont été pardonnés ? » L’un d’eux a dit : « Je prierai toute la nuit, sans arrêt. » Un autre a dit : « Je jeûnerai toute l’année et je ne romprai pas mon jeûne. » Le troisième a dit : « Je resterai éloigné des femmes et ne me marierai jamais. » Le Messager d’Allah ﷺ est venu les voir et a dit : « Êtes-vous ceux qui ont dit cela ? Par Allah, je suis le plus soumis à Allah et le plus craintif envers Lui parmi vous ; pourtant, je jeûne et je romps mon jeûne, je dors et je me marie aussi. Celui qui ne suit pas ma tradition dans la religion ne fait pas partie de moi (n’est pas de mes disciples). »
- Sahih al-Bukhari, n°5066
Rapporté par `Abdullah : Nous étions avec le Prophète ﷺ alors que nous étions jeunes et sans fortune. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ô jeunes gens ! Celui d’entre vous qui peut se marier, qu’il se marie, car cela l’aide à baisser le regard et à préserver sa pudeur (c’est-à-dire à se protéger de tout rapport illicite). Et celui qui ne peut pas se marier, qu’il jeûne, car le jeûne diminue le désir sexuel. »
- Sahih al-Bukhari, n°5069
Rapporté par Sa`id bin Jubair : Ibn `Abbas m'a demandé : « Es-tu marié ? » J'ai répondu : « Non. » Il a dit : « Marie-toi, car la meilleure personne de cette communauté (musulmane), c'est-à-dire Muhammad, avait le plus grand nombre d'épouses. »
- Sahih al-Bukhari, n°5072
Rapporté par Anas bin Malik : `Abdur-Rahman bin `Auf est arrivé (de La Mecque à Médine) et le Prophète (ﷺ) a créé un lien de fraternité entre lui et Sa`d bin Ar-Rabi` Al-Ansari. Al-Ansari avait deux épouses, alors il a proposé à `Abdur-Rahman de partager avec lui la moitié de ses biens et de ses épouses. `Abdur-Rahman a répondu : « Qu’Allah te bénisse dans tes épouses et tes biens. Montre-moi simplement le marché. » `Abdur-Rahman est donc allé au marché et a gagné un peu de yaourt séché et de beurre. Quelques jours plus tard, le Prophète (ﷺ) a vu des taches jaunes sur les vêtements de `Abdur-Rahman et lui a demandé : « Qu’est-ce que c’est, ô `Abdur-Rahman ? » Il a répondu : « Je me suis marié avec une femme Ansari. » Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Quelle dot lui as-tu donnée ? » Il a répondu : « Le poids d’un noyau de datte en or. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Organise un festin, même avec un seul mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°5080
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Quand je me suis marié, le Messager d’Allah (ﷺ) m’a demandé : « Quel genre de femme as-tu épousé ? » J’ai répondu : « Une femme déjà mariée. » Il a dit : « Tu n’aimes pas les vierges et les moments de tendresse avec elles ? » Jabir a aussi rapporté que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Pourquoi n’as-tu pas épousé une jeune fille pour que tu puisses jouer avec elle et qu’elle joue avec toi ? »
- Sahih al-Bukhari, n°5087
Rapporté par Sahl bin Sa`d As-Sa`idi : Une femme est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je viens t’offrir ma main en mariage (sans dot). » Le Messager d’Allah (ﷺ) l’a regardée attentivement, puis il a baissé la tête. Comme il ne disait rien, la femme s’est assise. Un homme parmi ses compagnons s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si tu n’as pas besoin d’elle, alors marie-la-moi. » Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « As-tu quelque chose à offrir ? » L’homme a répondu : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Va voir dans ta famille si tu trouves quelque chose. » L’homme est parti puis revenu en disant : « Non, par Allah, je n’ai rien trouvé. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « (Retourne) et cherche quelque chose, même une bague en fer. » Il est reparti puis revenu en disant : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je n’ai même pas trouvé une bague en fer, mais voici mon izar (tissu de taille). » Il n’avait pas de rida (manteau). Il a ajouté : « Je donne la moitié à cette femme. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Que fera-t-elle avec ton izar ? Si tu le portes, elle sera découverte, et si elle le porte, tu seras découvert. » L’homme s’est alors assis longtemps, puis s’est levé pour partir. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) l’a vu s’en aller, il a ordonné qu’on le rappelle. Quand il est revenu, le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Combien de sourates du Coran connais-tu ? » Il a répondu : « Je connais telle et telle sourate, » en les énumérant. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Les connais-tu par cœur ? » Il a répondu : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Va, je te la donne en mariage pour ce que tu connais du Coran. »
- Sahih al-Bukhari, n°5088
Rapporté par `Aisha : Abou Houdaïfa bin `Utba bin Rabi`a bin `Abdi Shams, qui avait participé à la bataille de Badr avec le Prophète (ﷺ), avait adopté Salim comme fils et l’avait marié à sa nièce, Hind bint Al-Walid bin `Utba bin Rabi`a. Salim était l’esclave affranchi d’une femme des Ansar, tout comme le Prophète (ﷺ) avait adopté Zaid comme fils. À l’époque préislamique, quand quelqu’un adoptait un garçon, les gens l’appelaient du nom de son père adoptif et il héritait de lui. Mais quand Allah a révélé les versets : « Appelez-les par le nom de leurs pères… vos esclaves affranchis, » (33.5), les personnes adoptées ont été appelées par le nom de leur père biologique. Celui dont le père était inconnu était considéré comme un maula et un frère en religion. Plus tard, Sahla bint Suhail bin `Amr Al-Quraishi Al-`Amiri — qui était l’épouse d’Abou Houdaïfa bin `Utba — est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous considérions Salim comme notre fils adopté, et maintenant Allah a révélé ce que tu sais à propos des fils adoptifs. » Le narrateur a ensuite mentionné la suite du récit
- Sahih al-Bukhari, n°5107
Rapporté par Um Habiba : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Épouse ma sœur, la fille d’Abu Sufyan. » Il a dit : « Tu aimerais cela ? » J’ai répondu : « Oui, car je ne suis déjà pas ta seule épouse ; et la personne avec qui j’aimerais le plus partager le bien, c’est ma sœur. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Mais cela ne m’est pas permis (c’est-à-dire d’être marié à deux sœurs en même temps). » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Allah, nous avons entendu que tu veux épouser Durra, la fille d’Abu Salama. » Il a dit : « Tu veux dire la fille d’Um Salama ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Par Allah ! Même si elle n’était pas ma belle-fille, il ne m’aurait pas été permis de l’épouser, car elle est ma nièce de lait : Thuwaiba a allaité à la fois moi et Abu Salama. Donc, ne me proposez ni vos filles, ni vos sœurs. »
- Sahih al-Bukhari, n°5114
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) s’est marié alors qu’il était en état d’Ihram
- Sahih al-Bukhari, n°5121
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Une femme s'est présentée au Prophète pour le mariage. Un homme lui a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! (Si tu n'as pas besoin d'elle) marie-la-moi. » Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Qu'as-tu à offrir ? » L'homme a répondu : « Je n'ai rien. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Va chercher quelque chose, même si ce n'est qu'une bague en fer. » L'homme est parti et est revenu en disant : « Non, je n'ai rien trouvé, même pas une bague en fer ; mais voici mon izar (tissu de taille), et la moitié est pour elle. » Il n'avait pas de vêtement supérieur (rida'). Le Prophète (ﷺ) a dit : « Que fera-t-elle de ton tissu de taille ? Si tu le portes, elle n'aura rien à mettre ; et si elle le porte, tu n'auras rien à mettre. » L'homme s'est donc assis, et après un long moment, il s'est levé pour partir. Quand le Prophète (ﷺ) l'a vu partir, il l'a rappelé, ou on l'a rappelé pour lui, et il lui a demandé : « Combien de sourates du Coran connais-tu par cœur ? » L'homme a répondu : « Je connais telle sourate et telle sourate, » en les nommant. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je te la donne en mariage pour ce que tu connais du Coran. »
- Sahih al-Bukhari, n°5126
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Une femme est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je viens me proposer à toi (pour le mariage). » Le Messager d’Allah (ﷺ) l’a regardée attentivement, puis il a baissé la tête. Quand la femme a vu qu’il ne disait rien, elle s’est assise. Un homme parmi ses compagnons s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si tu n’as pas besoin d’elle, alors marie-la-moi. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « As-tu quelque chose à offrir ? » L’homme a répondu : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Va voir ta famille et essaie de trouver quelque chose. » L’homme est parti puis est revenu en disant : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je n’ai rien trouvé. » Le Prophète a dit : « Cherche encore, même si ce n’est qu’une bague en fer. » Il est parti puis est revenu en disant : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je n’ai même pas trouvé une bague en fer, mais voici mon Izar (vêtement de taille). » Il n’avait pas de vêtement supérieur (Rida). Il a ajouté : « Je donne la moitié de mon Izar. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Que fera-t-elle de ton Izar ? Si tu le portes, elle n’aura rien à se mettre, et si elle le porte, tu n’auras rien non plus. » L’homme s’est alors assis longtemps, puis il s’est levé pour partir. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) l’a vu partir, il a demandé qu’on le rappelle. Quand il est revenu, le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Combien de sourates du Coran connais-tu par cœur ? » L’homme a répondu : « Je connais telle sourate, telle sourate et telle sourate », en les nommant. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Peux-tu les réciter par cœur ? » Il a répondu : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Va, je te la donne en mariage pour ce que tu connais du Coran (comme dot). »
- Sahih al-Bukhari, n°5130
Rapporté par Al-Hasan : À propos du verset : « Ne les empêchez pas » (2.232), Ma’qil bin Yasar m’a dit que ce verset le concernait. Il a raconté : « J’ai marié ma sœur à un homme, qui l’a ensuite divorcée. Quand sa période de ‘Idda (trois cycles menstruels) s’est terminée, cet homme est revenu demander sa main. Je lui ai dit : ‘Je t’ai marié à elle, elle a partagé ta vie, je t’ai fait cette faveur, et tu l’as divorcée. Maintenant, tu reviens demander sa main ? Non, par Allah, elle ne retournera jamais vers toi !’ Cet homme n’était pas mauvais et ma sœur voulait retourner avec lui. Alors Allah a révélé ce verset : ‘Ne les empêchez pas.’ (2.232) J’ai alors dit : ‘Je vais le faire, ô Messager d’Allah (ﷺ).’ Et je l’ai remariée avec lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°5132
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Alors que nous étions assis avec le Prophète (ﷺ), une femme est venue vers lui et s’est proposée à lui pour le mariage. Le Prophète (ﷺ) l’a regardée, baissant et levant les yeux, mais il n’a rien répondu. L’un de ses compagnons a dit : « Mariez-la-moi, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « As-tu quelque chose ? » Il a répondu : « Je n’ai rien. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Même pas une bague en fer ? » Il a dit : « Même pas une bague en fer, mais je peux déchirer mon vêtement en deux et lui en donner une moitié et garder l’autre. » Le Prophète a dit : « Non. Est-ce que tu connais quelque chose du Coran par cœur ? » Il a répondu : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Va, je t’ai marié à elle avec ce que tu connais du Coran comme dot. »
- Sahih al-Bukhari, n°5135
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Une femme est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Je me propose à toi (pour le mariage). » Elle est restée un long moment, puis un homme a dit : « Si tu n’as pas besoin d’elle, alors marie-la-moi. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « As-tu quelque chose pour lui donner comme dot ? » Il a répondu : « Je n’ai rien d’autre que mon izar (tissu de taille). » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si tu lui donnes ton izar, tu n’auras plus rien à porter. (Va) et cherche quelque chose. » Il a dit : « Je n’ai rien trouvé. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Cherche, même si c’est une bague en fer. » Mais il n’a rien trouvé, même pas cela. Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Connais-tu quelque chose du Coran par cœur ? » Il a répondu : « Oui, telle sourate et telle sourate, » en nommant ces sourates. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Nous t’avons marié à elle pour ce que tu connais du Coran par cœur. »
- Sahih al-Bukhari, n°5139
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Yazid et Majammi bin Yazid : Même récit que ci-dessus : Un homme appelé Khidam a marié sa fille à quelqu’un sans son accord. « Si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines, alors épousez d’autres femmes de votre choix. » (4.3) Et si quelqu’un dit au tuteur d’une femme : « Marie-moi avec telle ou telle », et que le tuteur reste silencieux ou lui demande : « Qu’as-tu à offrir ? », et que l’autre répond : « J’ai telle et telle chose (comme dot) », ou garde le silence, puis que le tuteur dit : « Je t’ai marié avec elle », alors le mariage est valide. Ce récit a été rapporté par Sahl d’après le Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°5141
Rapporté par Sahl : Une femme est venue voir le Prophète et s’est proposée à lui pour le mariage. Il a dit : « Je n’ai pas besoin de femmes en ce moment. » Un homme a alors dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Marie-la-moi. » Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Qu’as-tu à offrir ? » Il a répondu : « Je n’ai rien. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Donne-lui quelque chose, même une bague en fer. » Il a répondu : « Je n’ai rien. » Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Combien connais-tu de Coran par cœur ? » Il a répondu : « J’en connais une certaine quantité. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je t’ai marié avec elle pour ce que tu connais du Coran. »
- Sahih al-Bukhari, n°5155
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a vu des traces de Sufra (un parfum jaune) sur `Abdur-Rahman bin `Auf et a dit : « Qu’est-ce que c’est ? » `Abdur-Rahman a répondu : « Je me suis marié et j’ai donné de l’or équivalent au poids d’un noyau de datte (comme Mahr). » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Qu’Allah te bénisse : organise un repas de mariage, même si c’est avec un seul mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°5157
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : Un prophète parmi les prophètes est parti en expédition militaire et a dit à son peuple : « Un homme qui s’est marié et souhaite consommer son mariage mais ne l’a pas encore fait ne doit pas m’accompagner. »
- Sahih al-Bukhari, n°5162
Rapporté par 'Aisha : J'ai préparé une femme des Ansar pour qu'elle se marie avec un homme, et le Prophète m'a dit : « Ô 'Aisha ! N'as-tu pas prévu un peu de divertissement (pour la cérémonie de mariage) ? Les Ansar aiment les distractions. »
- Sahih al-Bukhari, n°5163
Rapporté par Anas ibn Malik : Chaque fois que le Prophète (ﷺ) passait devant (ma mère, Um-Sulaim), il entrait chez elle et la saluait. Anas a ajouté : Un jour, le Prophète (ﷺ) était un jeune marié lors de son mariage avec Zainab. Um Sulaim m'a dit : « Offrons un cadeau au Messager d'Allah (ﷺ). » Je lui ai répondu : « Fais-le. » Elle a alors préparé un plat sucré appelé Haisa, à base de dattes, de beurre et de yaourt séché, et elle m'a demandé de l'apporter au Prophète (ﷺ). Je l'ai apporté, et il m'a dit : « Pose-le », puis il m'a demandé d'appeler certains hommes qu'il a nommés, et d'inviter aussi ceux que je rencontrerais. J'ai fait ce qu'il m'a demandé. Quand je suis revenu, la maison était pleine de monde et j'ai vu le Prophète (ﷺ) poser sa main sur le Haisa et prononcer dessus ce qu'Allah voulait. Ensuite, il a fait entrer les hommes par groupes de dix pour qu'ils mangent, et il leur a dit : « Dites le nom d'Allah, et que chacun mange ce qui est devant lui. » Quand tout le monde a fini de manger, certains sont partis et quelques-uns sont restés à discuter, ce qui m'a dérangé. Le Prophète (ﷺ) est alors sorti vers les habitations de ses femmes, et je l'ai suivi pour lui dire que les gens étaient partis. Il est revenu, est entré chez lui et a tiré le rideau pendant que j'étais encore là, et il récitait les versets : « Ô vous qui croyez ! N'entrez pas dans la maison du Prophète sans y être invités pour un repas, et n'y allez pas trop tôt pour attendre sa préparation. Mais quand on vous invite, entrez ; et quand vous avez mangé, dispersez-vous sans rester pour discuter. Un tel comportement dérange le Prophète ; il est trop pudique pour vous le dire, mais Allah ne craint pas de dire la vérité. » (33:53) Abou Uthman a dit : Anas a dit : « J'ai servi le Prophète pendant dix ans. »
- Sahih al-Bukhari, n°5166
Rapporté par Anas ibn Malik : J'avais dix ans quand le Messager d'Allah (ﷺ) est arrivé à Médine. Ma mère et mes tantes m'encourageaient à servir régulièrement le Prophète (ﷺ), et je l'ai servi pendant dix ans. Quand le Prophète (ﷺ) est décédé, j'avais vingt ans, et je connaissais mieux que quiconque le sujet du voile (Al-Hijab) au moment où il a été révélé. Il a été révélé pour la première fois lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) a consommé son mariage avec Zainab bint Jahsh. Au lever du jour, le Prophète (ﷺ) était un jeune marié et il a invité les gens à un repas. Ils sont venus, ont mangé, puis tous sont partis sauf quelques-uns qui sont restés longtemps avec le Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) s’est levé et est sorti, et je l’ai suivi pour que ces gens partent aussi. Le Prophète (ﷺ) est allé jusqu’à la porte de la maison de `Aisha. Pensant que les gens étaient partis, il est revenu, et moi aussi. Quand il est entré chez Zainab, ils étaient toujours là. Le Prophète (ﷺ) est donc ressorti, et je l’ai suivi. Arrivés à la porte de la maison de `Aisha, il a pensé qu’ils étaient partis, alors il est revenu, et moi aussi, et nous avons constaté qu’ils étaient partis. Le Prophète (ﷺ) a alors tiré un rideau entre lui et moi, et les versets sur le voile ont été révélés
- Sahih al-Bukhari, n°5182
Rapporté par Sahl : Quand Abu Usaid As-Sa`idi s’est marié, il a invité le Prophète (ﷺ) et ses compagnons. Personne n’a préparé le repas pour eux ni ne le leur a servi, sauf sa femme. Elle a fait tremper des dattes dans de l’eau dans un pot en pierre toute la nuit, et quand le Prophète (ﷺ) a fini de manger, elle lui a offert cette boisson à base de dattes trempées
- Sahih al-Bukhari, n°5205
Rapporté par `Aisha : Une femme des Ansar a marié sa fille, et les cheveux de cette dernière ont commencé à tomber. Les femmes Ansar sont allées voir le Prophète (ﷺ) et lui ont parlé de cela, en disant : « Le mari de ma fille a proposé que je lui mette des faux cheveux. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Non, ne fais pas cela, car Allah maudit les femmes qui rallongent leurs cheveux artificiellement. »
- Sahih al-Bukhari, n°5247
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Nous étions avec le Prophète (ﷺ) lors d’une expédition. Quand nous sommes revenus et que nous approchions de Médine, je voulais avancer plus vite mais ma chamelle était lente. Un cavalier m’a rattrapé et a piqué ma chamelle avec sa lance, alors elle s’est mise à courir aussi vite que n’importe quelle autre chamelle rapide. Je me suis retourné et j’ai vu que le cavalier était le Messager d’Allah (ﷺ). Je lui ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je viens de me marier. » Il m’a demandé : « Tu t’es marié ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Avec une vierge ou une femme déjà mariée ? » J’ai répondu : « (Pas une vierge) mais une femme déjà mariée. » Il a dit : « Pourquoi n’as-tu pas épousé une jeune fille pour que tu puisses jouer avec elle et qu’elle joue avec toi ? » Quand nous sommes arrivés près de Médine et que nous allions y entrer, le Prophète (ﷺ) a dit : « Attends d’entrer chez toi au début de la nuit, pour que la femme qui a les cheveux en désordre ait le temps de se coiffer et que celle dont le mari était absent puisse s’épiler. »
- Sahih al-Bukhari, n°5270
Rapporté par Jabir : Un homme de la tribu de Bani Aslam est venu voir le Prophète ﷺ alors qu’il était à la mosquée et a dit : « J’ai commis un acte sexuel interdit. » Le Prophète ﷺ a détourné son visage. L’homme s’est alors déplacé du côté où le Prophète ﷺ avait tourné la tête et a témoigné contre lui-même à quatre reprises. Le Prophète ﷺ l’a alors appelé et lui a dit : « Es-tu fou ? » (Il a ajouté) : « Es-tu marié ? » L’homme a répondu : « Oui. » Alors le Prophète ﷺ a ordonné qu’il soit lapidé à mort dans le Musalla (lieu de prière). Quand les pierres l’ont frappé et qu’il a tenté de s’enfuir, il a été rattrapé à Al-Harra et tué
- Sahih al-Bukhari, n°5271
Rapporté par Abu Huraira : Un homme de Bani Aslam est venu voir le Messager d’Allah ﷺ alors qu’il était à la mosquée et l’a appelé en disant : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! J’ai commis un acte sexuel interdit. » Le Prophète ﷺ a détourné son visage, alors l’homme s’est déplacé du côté où le Prophète ﷺ avait tourné la tête et a répété : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! J’ai commis un acte sexuel interdit. » Le Prophète ﷺ a encore détourné son visage, et l’homme s’est déplacé de nouveau et a répété sa déclaration. Cela s’est produit quatre fois. Quand l’homme a témoigné contre lui-même à quatre reprises, le Prophète ﷺ l’a appelé et lui a dit : « Es-tu fou ? » Il a répondu : « Non. » Le Prophète ﷺ a alors dit (à ses compagnons) : « Allez et lapidez-le à mort. » Cet homme était marié. Jabir bin `Abdullah Al-Ansari a dit : J’étais parmi ceux qui l’ont lapidé. Nous l’avons lapidé au Musalla (lieu de prière de l’Aïd) à Médine. Quand les pierres l’ont frappé et qu’il a tenté de s’enfuir, nous l’avons rattrapé à Al-Harra et nous l’avons lapidé jusqu’à sa mort
- Sahih al-Bukhari, n°5272
Rapporté par Abu Huraira : Un homme de Bani Aslam est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’il était dans la mosquée et l’a appelé en disant : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai commis un acte sexuel interdit. » Le Prophète (ﷺ) a alors détourné son visage de lui, mais l’homme s’est déplacé du côté vers lequel le Prophète (ﷺ) avait tourné son visage et a répété : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai commis un acte sexuel interdit. » Le Prophète (ﷺ) a de nouveau détourné son visage, et l’homme s’est encore déplacé du côté vers lequel le Prophète (ﷺ) avait tourné son visage, répétant la même chose. Cela s’est produit quatre fois. Après que l’homme ait témoigné contre lui-même à quatre reprises, le Prophète (ﷺ) l’a appelé et lui a demandé : « Es-tu fou ? » Il a répondu : « Non. » Le Prophète (ﷺ) a alors dit à ses compagnons : « Allez, lapidez-le jusqu’à la mort. » Cet homme était marié. Jabir bin `Abdullah Al-Ansari a dit : « J’étais parmi ceux qui l’ont lapidé. Nous l’avons lapidé à la place de prière de l’Aïd à Médine. Quand les pierres l’ont touché, il a tenté de s’enfuir, mais nous l’avons rattrapé à Al-Harra et nous l’avons lapidé jusqu’à ce qu’il meure. »
- Sahih al-Bukhari, n°5330
Rapporté par Al-Hasan : Ma'qil a marié sa sœur, puis plus tard, son mari l’a divorcée une fois
- Sahih al-Bukhari, n°5367
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Mon père est décédé en laissant sept ou neuf filles, et j’ai épousé une femme déjà mariée auparavant. Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « Ô Jabir ! Tu t’es marié ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a demandé : « Avec une jeune fille ou une femme déjà mariée ? » J’ai répondu : « Une femme déjà mariée. » Il a dit : « Pourquoi pas une jeune fille, pour que tu puisses jouer avec elle et qu’elle joue avec toi, et que vous vous amusiez ensemble ? » J’ai expliqué : « `Abdullah (mon père) est mort en laissant des filles, et je ne voulais pas épouser une jeune fille comme elles, alors j’ai choisi une femme déjà mariée pour qu’elle puisse s’occuper d’elles. » À cela, il a dit : « Qu’Allah te bénisse, » ou : « C’est bien. »
- Sahih al-Bukhari, n°5466
Rapporté par Anas : Je connais l'histoire du Hijab (l'obligation pour les femmes de se voiler) mieux que quiconque. Ubai bin Ka`b me questionnait à ce sujet. Le Messager d'Allah (ﷺ) s'est marié avec Zaynab bint Jahsh à Médine. Après que le soleil soit bien levé, le Prophète (ﷺ) a invité les gens à un repas. Le Messager d'Allah est resté assis, et certains sont restés avec lui après le départ des autres invités. Ensuite, le Messager d'Allah (ﷺ) s'est levé et est parti, et je l'ai suivi jusqu'à la porte de la chambre de `Aisha. Il a pensé que les gens étaient sûrement partis, alors il est revenu et je suis revenu avec lui. Mais les gens étaient toujours là, assis. Il est donc reparti une deuxième fois, et je l'ai encore suivi. Quand nous sommes arrivés à la porte de la chambre de `Aisha, il est revenu et je suis revenu avec lui pour voir que les gens étaient partis. À ce moment-là, le Prophète (ﷺ) a accroché un rideau entre lui et moi, et le verset concernant l'ordre du Hijab a été révélé
- Sahih al-Bukhari, n°5871
Rapporté par Sahl : Une femme est venue voir le Prophète (ﷺ) et lui a dit : « Je viens me proposer à toi (pour le mariage). » Elle est restée debout longtemps pendant que le Prophète (ﷺ) la regardait attentivement. Comme elle restait longtemps, un homme a dit au Prophète (ﷺ) : « Si tu n’as pas besoin d’elle, alors marie-la-moi. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « As-tu quelque chose à lui donner (comme dot) ? » L’homme a répondu : « Non. » Le Prophète a dit : « Va chez toi et cherche quelque chose. » L’homme est parti puis est revenu en disant : « Par Allah, je n’ai rien trouvé. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Retourne et cherche encore, même si ce n’est qu’une bague en fer. » Il est reparti puis est revenu en disant : « Non, par Allah, je n’ai même pas trouvé une bague en fer. » L’homme n’avait qu’un izar et pas de vêtement pour le haut du corps. Il a dit : « Je lui donnerai mon izar comme dot. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ton izar ? Si elle le porte, il ne te restera rien, et si tu le portes, il ne lui restera rien. » L’homme s’est alors éloigné et s’est assis. Quand le Prophète (ﷺ) l’a vu partir, il l’a rappelé et lui a demandé : « Combien de Coran connais-tu par cœur ? » Il a répondu : « Je connais telles et telles sourates, » en citant quelques sourates. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je te la donne en mariage pour ce que tu connais du Coran par cœur. »
- Sahih al-Bukhari, n°5902
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Aujourd’hui, je me suis vu en rêve près de la Ka`ba. J’ai vu un homme brun clair, le plus beau des hommes bruns que vous puissiez voir. Il avait les plus beaux cheveux (descendant jusqu’aux lobes des oreilles) que vous puissiez voir. Il les avait coiffés et ils étaient mouillés ; il faisait le Tawaf autour de la Ka`ba, appuyé sur deux hommes ou sur les épaules de deux hommes. J’ai demandé : “Qui est-ce ?” On a répondu : “Le Messie, fils de Marie.” Soudain, j’ai vu un homme aux cheveux bouclés, aveugle de l’œil droit, qui ressemblait à un raisin qui ressort. J’ai demandé : “Qui est-ce ?” On a répondu : “C’est le Massih Ad-Dajjal.” »
- Sahih al-Bukhari, n°5935
Rapporté par Asma (la fille d'Abu Bakr) : Une femme est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « J’ai marié ma fille à quelqu’un, mais elle est tombée malade et a perdu tous ses cheveux. À cause de cela, son mari ne l’aime plus. Puis-je lui mettre des faux cheveux ? » Le Prophète (ﷺ) a alors maudit la femme qui rallonge artificiellement ses cheveux ou ceux de quelqu’un d’autre, ou qui se fait rallonger les cheveux de façon artificielle
- Sahih al-Bukhari, n°6082
Rapporté par Anas : Quand `Abdur-Rahman est arrivé chez nous, le Prophète (ﷺ) a établi un lien de fraternité entre lui et Sa`d bin Ar-Rabi`. Une fois, le Prophète (ﷺ) a dit : « Puisque tu t’es marié, organise un repas de noces, même si ce n’est qu’avec un seul mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°6386
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ), voyant une marque jaune (de parfum) sur les vêtements de `Abdur-Rahman bin `Auf, a dit : « Qu’en est-il pour toi ? » `Abdur-Rahman a répondu : « Je me suis marié avec une femme en lui donnant comme dot de l’or équivalent au poids d’un noyau de datte. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qu’Allah te bénisse dans ton mariage. Organise un repas de noces (Walima), même avec un seul mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°6387
Rapporté par Jabir : Mon père est décédé en laissant sept ou neuf filles, et je me suis marié avec une femme. Le Prophète (ﷺ) m’a demandé : « Tu t’es marié, ô Jabir ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a demandé : « Est-ce une vierge ou une femme déjà mariée ? » J’ai répondu : « C’est une femme déjà mariée. » Il a dit : « Pourquoi n’as-tu pas épousé une jeune fille, pour que tu puisses jouer avec elle et qu’elle joue avec toi (ou que vous vous fassiez rire mutuellement) ? » J’ai dit : « Mon père est mort en laissant sept ou neuf filles (orphelines) et je n’ai pas voulu amener une jeune fille comme elles, alors j’ai épousé une femme qui peut s’occuper d’elles. » Il a dit : « Qu’Allah te bénisse. »
- Sahih al-Bukhari, n°6685
Rapporté par Abu Hazim : Sahl bin Sa`d a dit : « Abu Usaid, un compagnon du Prophète, s’est marié et il invita le Prophète (ﷺ) à sa fête de mariage. C’est la mariée elle-même qui les servit. Sahl dit aux gens : Savez-vous ce qu’elle lui a servi à boire ? Elle avait fait tremper des dattes dans un récipient le soir, et le matin, elle lui a servi cette infusion. »
- Sahih al-Bukhari, n°6814
Rapporté par Jabir bin `Abdullah Al-Ansari : Un homme de la tribu des Bani Aslam est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui a dit qu’il avait commis un rapport sexuel interdit, en témoignant contre lui-même à quatre reprises. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors ordonné qu’il soit lapidé à mort, car il était marié
- Sahih al-Bukhari, n°6815
Rapporté par Abu Huraira : Un homme est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’il était dans la mosquée et l’a interpellé en disant : « Ô Messager d’Allah ! J’ai commis un rapport sexuel interdit. » Le Prophète (ﷺ) a détourné son visage, mais l’homme a répété sa déclaration quatre fois. Après avoir témoigné contre lui-même à quatre reprises, le Prophète (ﷺ) l’a appelé et lui a dit : « Es-tu fou ? » L’homme a répondu : « Non. » Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Es-tu marié ? » L’homme a dit : « Oui. » Alors le Prophète (ﷺ) a dit : « Emmenez-le et lapidez-le à mort. » Jabir bin `Abdullah a dit : J’étais parmi ceux qui ont participé à la lapidation et nous l’avons lapidé à la Musalla. Quand les pierres l’ont fait souffrir, il a tenté de fuir, mais nous l’avons rattrapé à Al-Harra et nous l’avons lapidé à mort
- Sahih al-Bukhari, n°6816
Rapporté par Abu Huraira : Un homme est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’il était dans la mosquée et l’a interpellé en disant : « Ô Messager d’Allah ! J’ai commis un rapport sexuel interdit. » Le Prophète (ﷺ) a détourné son visage, mais l’homme a répété sa déclaration quatre fois. Après avoir témoigné contre lui-même à quatre reprises, le Prophète (ﷺ) l’a appelé et lui a dit : « Es-tu fou ? » L’homme a répondu : « Non. » Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Es-tu marié ? » L’homme a dit : « Oui. » Alors le Prophète (ﷺ) a dit : « Emmenez-le et lapidez-le à mort. » Jabir bin `Abdullah a dit : J’étais parmi ceux qui ont participé à la lapidation et nous l’avons lapidé à la Musalla. Quand les pierres l’ont fait souffrir, il a tenté de fuir, mais nous l’avons rattrapé à Al-Harra et nous l’avons lapidé à mort
- Sahih al-Bukhari, n°6820
Rapporté par Jabir : Un homme de la tribu d’Aslam vint voir le Prophète (ﷺ) et avoua avoir commis une relation sexuelle interdite. Le Prophète (ﷺ) détourna le visage jusqu’à ce que l’homme témoigne contre lui-même à quatre reprises. Le Prophète (ﷺ) lui demanda : « Es-tu fou ? » Il répondit : « Non. » Il demanda : « Es-tu marié ? » Il répondit : « Oui. » Alors le Prophète (ﷺ) ordonna qu’il soit lapidé, et il fut lapidé à la Musalla. Quand les pierres le firent souffrir, il s’enfuit, mais on le rattrapa et il fut lapidé jusqu’à la mort. Le Prophète (ﷺ) parla en bien de lui et fit la prière funéraire pour lui
- Sahih al-Bukhari, n°6825
Rapporté par Abu Huraira : Un homme parmi les gens est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’il était assis dans la mosquée, et lui a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai commis un rapport sexuel interdit. » Le Prophète (ﷺ) a détourné son visage. L’homme s’est déplacé du côté vers lequel le Prophète avait tourné son visage, et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai commis un rapport interdit. » Le Prophète (ﷺ) a alors tourné son visage de l’autre côté, et l’homme est venu de ce côté. Quand il a avoué quatre fois, le Prophète (ﷺ) l’a appelé et lui a dit : « Es-tu fou ? » Il a répondu : « Non, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète a demandé : « Es-tu marié ? » Il a répondu : « Oui, ô Messager d’Allah (ﷺ). » Le Prophète (ﷺ) a alors dit (aux gens) : « Emmenez-le et lapidez-le à mort. » Ibn Shihab ajoute : « On m’a rapporté de la part de quelqu’un qui a entendu Jabir, que Jabir a dit : ‘J’étais parmi ceux qui ont lapidé cet homme, et nous l’avons lapidé à la Musalla (lieu de prière de la fête), et quand les pierres l’ont blessé, il s’est levé rapidement et s’est enfui, mais nous l’avons rattrapé à Al-Harra et nous l’avons lapidé à mort là-bas.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°6826
Rapporté par Abu Huraira : Un homme parmi les gens est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’il était assis dans la mosquée, et lui a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai commis un rapport sexuel interdit. » Le Prophète (ﷺ) a détourné son visage. L’homme s’est déplacé du côté vers lequel le Prophète avait tourné son visage, et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai commis un rapport interdit. » Le Prophète (ﷺ) a alors tourné son visage de l’autre côté, et l’homme est venu de ce côté. Quand il a avoué quatre fois, le Prophète (ﷺ) l’a appelé et lui a dit : « Es-tu fou ? » Il a répondu : « Non, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète a demandé : « Es-tu marié ? » Il a répondu : « Oui, ô Messager d’Allah (ﷺ). » Le Prophète (ﷺ) a alors dit (aux gens) : « Emmenez-le et lapidez-le à mort. » Ibn Shihab ajoute : « On m’a rapporté de la part de quelqu’un qui a entendu Jabir, que Jabir a dit : ‘J’étais parmi ceux qui ont lapidé cet homme, et nous l’avons lapidé à la Musalla (lieu de prière de la fête), et quand les pierres l’ont blessé, il s’est levé rapidement et s’est enfui, mais nous l’avons rattrapé à Al-Harra et nous l’avons lapidé à mort là-bas.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°6829
Rapporté par Ibn `Abbas : `Umar a dit : « J’ai peur qu’avec le temps, des gens disent : “Nous ne trouvons pas les versets du Rajam (lapidation à mort) dans le Livre Saint”, et qu’ensuite ils s’égarent en abandonnant une obligation qu’Allah a révélée. Sachez que je confirme que la peine du Rajam doit être appliquée à celui qui commet un rapport sexuel interdit, s’il est déjà marié et que le crime est prouvé par des témoins, une grossesse ou un aveu. » Soufyan a ajouté : « J’ai retenu ce récit de cette façon. » `Umar a ajouté : « En effet, le Messager d’Allah (ﷺ) a appliqué la peine du Rajam, et nous l’avons fait aussi après lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°6830
Rapporté par Ibn `Abbas : J’enseignais le Coran à certains des Mouhajirines (émigrants), parmi lesquels il y avait `Abdur Rahman bin `Auf. Alors que j’étais chez lui à Mina, et qu’il était avec `Umar bin Al-Khattab pendant le dernier Hajj de `Umar, `Abdur-Rahman est venu me voir et m’a dit : « Si seulement tu avais vu l’homme qui est venu aujourd’hui voir le Chef des Croyants (`Umar), en lui disant : “Ô Chef des Croyants ! Que penses-tu d’untel qui dit : ‘Si `Umar meurt, je donnerai l’allégeance à telle ou telle personne, car, par Allah, l’allégeance à Abu Bakr n’a été qu’une action rapide qui s’est ensuite imposée.’” » `Umar s’est mis en colère et a dit : « Si Allah le veut, ce soir je vais me présenter devant les gens et les avertir contre ceux qui veulent priver les autres de leurs droits (la question du pouvoir). » `Abdur-Rahman a dit : « J’ai dit : “Ô Chef des Croyants ! Ne fais pas cela, car la saison du Hajj rassemble toutes sortes de gens, et ce sont eux qui se rassembleront autour de toi lorsque tu t’adresseras au peuple. J’ai peur que tu ne dises quelque chose, que certains rapportent tes paroles sans les comprendre ou les déforment, alors attends d’arriver à Médine, la ville de l’émigration et des traditions du Prophète, là où tu pourras parler avec les savants et les nobles, et leur exposer tes idées en toute confiance ; ils comprendront tes propos et les transmettront correctement.” » À cela, `Umar a dit : « Par Allah ! Si Allah le veut, je le ferai lors du premier discours que je donnerai à Médine. » Ibn `Abbas a ajouté : Nous sommes arrivés à Médine à la fin du mois de Dhul-Hijja, et le vendredi, nous sommes allés rapidement à la mosquée dès que le soleil a décliné. J’ai vu Sa`id bin Zaid bin `Amr bin Nufail assis dans un coin du minbar, et je me suis assis près de lui, mon genou touchant le sien. Peu après, `Umar bin Al-Khattab est arrivé, et en le voyant venir vers nous, j’ai dit à Sa`id bin Zaid bin `Amr bin Nufail : « Aujourd’hui, `Umar va dire quelque chose qu’il n’a jamais dit depuis qu’il est calife. » Sa`id, étonné, a nié et m’a dit : « Qu’attends-tu donc de si nouveau de la part de `Umar ? » Pendant ce temps, `Umar s’est assis sur le minbar, et lorsque les muezzins ont terminé l’appel à la prière, `Umar s’est levé, a glorifié et loué Allah comme il le méritait, puis il a dit : « Maintenant, je vais vous dire quelque chose qu’Allah m’a inspiré de dire. Je ne sais pas, cela annonce peut-être ma mort. Que celui qui comprend et retient mes paroles les transmette partout où il ira, mais si quelqu’un craint de ne pas comprendre, il ne doit pas mentir à mon sujet. Allah a envoyé Muhammad avec la Vérité et lui a révélé le Livre Saint, et parmi ce qu’Allah a révélé, il y avait le verset du Rajam (la lapidation des personnes mariées, hommes et femmes, qui commettent un rapport sexuel interdit), et nous avons récité, compris et mémorisé ce verset. Le Messager d’Allah (ﷺ) a appliqué la peine de lapidation, et nous l’avons fait aussi après lui. J’ai peur qu’avec le temps, quelqu’un dise : “Par Allah, nous ne trouvons pas le verset du Rajam dans le Livre d’Allah”, et qu’ils s’égarent en abandonnant une obligation qu’Allah a révélée. La peine du Rajam doit être appliquée à toute personne mariée, homme ou femme, qui commet un rapport sexuel interdit, si les preuves nécessaires existent, ou s’il y a grossesse ou aveu. Nous récitions aussi parmi les versets du Livre d’Allah : “Ô gens ! Ne prétendez pas être les enfants d’autres que vos pères, car c’est de l’ingratitude de votre part de revendiquer une autre filiation.” Puis le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Ne me louez pas excessivement comme Jésus, fils de Marie, l’a été, mais appelez-moi le Serviteur et le Messager d’Allah.” (Ô gens !) J’ai appris qu’un orateur parmi vous dit : “Par Allah, si `Umar meurt, je donnerai l’allégeance à telle ou telle personne.” Il ne faut pas se tromper en pensant que l’allégeance donnée à Abu Bakr était soudaine et a réussi. Oui, c’était ainsi, mais Allah a protégé les gens de ses conséquences, et aucun d’entre vous n’a les qualités de Abu Bakr. Sachez que si quelqu’un donne l’allégeance à une personne sans consulter les autres musulmans, ni lui ni celui à qui l’allégeance a été donnée ne doivent être soutenus, de peur qu’ils ne soient tous deux tués. Après la mort du Prophète (ﷺ), nous avons appris que les Ansar n’étaient pas d’accord avec nous et s’étaient réunis dans la salle de Bani Sa`da. `Ali, Zubair et ceux qui étaient avec eux s’opposaient à nous, tandis que les émigrants se sont rassemblés avec Abu Bakr. J’ai dit à Abu Bakr : “Allons voir nos frères Ansar.” Nous sommes donc partis à leur recherche, et en nous approchant, deux de leurs hommes pieux nous ont rencontrés et nous ont informés de la décision finale des Ansar, en disant : “Ô groupe des Mouhajirines ! Où allez-vous ?” Nous avons répondu : “Nous allons voir nos frères Ansar.” Ils nous ont dit : “Vous ne devriez pas aller vers eux. Faites ce que nous avons déjà décidé.” J’ai dit : “Par Allah, nous irons les voir.” Nous avons donc continué jusqu’à les rejoindre à la salle de Bani Sa`da. Là, un homme était assis parmi eux, enveloppé dans quelque chose. J’ai demandé : “Qui est cet homme ?” Ils ont répondu : “C’est Sa`d bin 'Ubada.” J’ai demandé : “Qu’a-t-il ?” Ils ont dit : “Il est malade.” Après un moment, le porte-parole des Ansar a dit : “Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah”, puis, après avoir loué Allah comme il le méritait, il a ajouté : “Nous sommes les Ansar d’Allah (les aides) et la majorité de l’armée musulmane, alors que vous, les émigrants, êtes un petit groupe, et certains d’entre vous sont venus pour nous empêcher de gérer cette affaire (le califat) et nous en priver.” Quand il a fini, je voulais parler, car j’avais préparé un discours que j’aimais et que je voulais prononcer devant Abu Bakr, mais je faisais attention à ne pas le contrarier. Quand j’ai voulu parler, Abu Bakr a dit : “Attends un peu.” Je n’aimais pas le contrarier. Alors Abu Bakr a pris la parole, il était plus sage et plus patient que moi. Par Allah, il n’a rien oublié de ce que j’aurais aimé dire, il l’a dit ou mieux encore, spontanément. Après une pause, il a dit : “Ô Ansar ! Vous méritez toutes les qualités que vous vous attribuez, mais cette question (du califat) revient aux Quraish car ils sont les meilleurs des Arabes par leur origine et leur foyer, et je vous propose de choisir l’un de ces deux hommes, donnez l’allégeance à celui que vous voulez.” Puis Abu Bakr a pris ma main et celle de Abu Ubaida bin al-Jarrah, qui était assis parmi nous. Je n’ai rien détesté de ce qu’il a dit, sauf cette proposition, car par Allah, je préférerais qu’on me coupe la tête pour expier un péché plutôt que de devenir le dirigeant d’un peuple dont Abu Bakr fait partie, à moins que, au moment de ma mort, je ressente quelque chose que je n’éprouve pas maintenant. » Puis un des Ansar a dit : « Je suis le pilier contre lequel le chameau se frotte pour soulager ses démangeaisons (c’est-à-dire, je suis un noble), et je suis comme un palmier de grande classe ! Ô Quraish, il devrait y avoir un dirigeant parmi nous et un parmi vous. » Alors il y a eu du tumulte et les voix se sont élevées, j’ai eu peur d’un grand désaccord, alors j’ai dit : « Ô Abu Bakr ! Tends la main. » Il a tendu la main et je lui ai prêté allégeance, puis tous les émigrants l’ont fait, suivis par les Ansar. Ainsi, nous avons eu le dessus sur Sa`d bin Ubada (que les Ansar voulaient comme dirigeant). Un des Ansar a dit : « Vous avez tué Sa`d bin Ubada. » J’ai répondu : « Allah a tué Sa`d bin Ubada. » `Umar a ajouté : « Par Allah, à part la grande tragédie qui nous est arrivée (la mort du Prophète), il n’y a pas eu de problème plus grave que l’allégeance à Abu Bakr, car nous avions peur que si nous laissions les gens, ils donnent l’allégeance à l’un des leurs, ce qui aurait signifié que nous aurions accepté quelque chose contre notre volonté, ou que nous nous serions opposés à eux, causant de grands troubles. Donc, si quelqu’un donne l’allégeance à quelqu’un (pour devenir calife) sans consulter les autres musulmans, alors celui qu’il a choisi ne doit pas recevoir l’allégeance, de peur qu’ils ne soient tous deux tués. »
- Sahih al-Bukhari, n°6899
Rapporté par Abu Qilaba : Un jour, `Umar bin `Abdul `Aziz s’est assis sur son trône dans la cour de sa maison pour que les gens puissent se rassembler devant lui. Ensuite, il les a fait entrer et, quand ils sont arrivés, il a dit : « Que pensez-vous de l’Al-Qasama ? » Ils ont répondu : « Nous disons qu’il est permis de s’appuyer sur l’Al-Qasama pour le Qisas, car les précédents califes musulmans l’ont fait. » Puis il m’a dit : « Ô Abu Qilaba ! Qu’en dis-tu ? » Il m’a fait venir devant les gens et j’ai dit : « Ô chef des croyants ! Tu as les chefs de l’armée et les notables des Arabes. Si cinquante d’entre eux témoignaient qu’un homme marié a commis un adultère à Damas sans l’avoir vu, le lapiderais-tu ? » Il a répondu : « Non. » J’ai dit : « Si cinquante d’entre eux témoignaient qu’un homme a volé à Homs sans l’avoir vu, lui couperais-tu la main ? » Il a répondu : « Non. » J’ai dit : « Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’a jamais tué personne sauf dans l’un des trois cas suivants : (1) une personne qui a tué quelqu’un injustement, a été tuée en représailles (Qisas), (2) une personne mariée qui a commis l’adultère, et (3) un homme qui a combattu Allah et Son Messager et abandonné l’islam pour devenir apostat. » Les gens ont alors dit : « Anas bin Malik n’a-t-il pas rapporté que le Messager d’Allah (ﷺ) a coupé les mains des voleurs, marqué leurs yeux au fer et les a laissés au soleil ? » J’ai dit : « Je vais vous raconter le récit d’Anas. Anas a dit : “Huit personnes de la tribu de `Ukl sont venues voir le Messager d’Allah (ﷺ) et ont prêté allégeance pour l’islam (sont devenues musulmanes). Le climat de Médine ne leur convenait pas, ils sont tombés malades et s’en sont plaints au Messager d’Allah (ﷺ). Il leur a dit : ‘Ne voulez-vous pas sortir avec le berger de nos chameaux et boire du lait et de l’urine des chameaux (comme remède) ?’ Ils ont accepté. Ils sont donc partis, ont bu le lait et l’urine, et une fois guéris, ils ont tué le berger du Messager d’Allah (ﷺ) et ont volé tous les chameaux. Cette nouvelle est parvenue au Messager d’Allah (ﷺ), qui a envoyé des hommes à leur poursuite. Ils ont été capturés et amenés devant le Prophète. Il a alors ordonné qu’on leur coupe les mains et les pieds, qu’on marque leurs yeux au fer, puis ils ont été laissés au soleil jusqu’à leur mort.” J’ai dit : « Qu’est-ce qui pourrait être pire que ce qu’ils ont fait ? Ils ont quitté l’islam, commis un meurtre et un vol. » Ensuite, ‘Anbasa bin Sa`id a dit : « Par Allah, je n’ai jamais entendu un récit comme celui d’aujourd’hui. » J’ai dit : « Ô ‘Anbasa ! Tu mets en doute mon récit ? » ‘Anbasa a répondu : « Non, mais tu l’as rapporté comme il fallait. Par Allah, ces gens sont en sécurité tant que ce cheikh (Abu Qilaba) est parmi eux. » J’ai ajouté : « En effet, dans cet événement, une tradition a été établie par le Messager d’Allah (ﷺ). » Le narrateur a ajouté : Des gens des Ansar sont venus voir le Prophète (ﷺ) pour lui parler de certaines affaires, puis l’un d’eux est sorti et a été tué. Ils sont partis à sa recherche et ont retrouvé leur compagnon baignant dans son sang. Ils sont revenus voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui ont dit : « Ô Messager d’Allah, nous avons retrouvé notre compagnon qui avait parlé avec nous et était sorti avant nous, baignant dans son sang (tué). » Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti et leur a demandé : « Qui soupçonnez-vous ou qui pensez-vous l’avoir tué ? » Ils ont répondu : « Nous pensons que ce sont les Juifs. » Le Prophète (ﷺ) a fait venir les Juifs et leur a demandé : « Avez-vous tué cet homme ? » Ils ont répondu : « Non. » Il a demandé aux Ansar : « Acceptez-vous que je laisse cinquante Juifs jurer qu’ils ne l’ont pas tué ? » Ils ont dit : « Cela ne gênerait pas les Juifs de tous nous tuer puis de jurer faussement. » Il a dit : « Voulez-vous alors recevoir le Diya après que cinquante d’entre vous aient juré que les Juifs ont tué votre homme ? » Ils ont répondu : « Nous ne prêterons pas serment. » Alors le Prophète (ﷺ) leur a lui-même payé le Diya (prix du sang). » Le narrateur a ajouté : La tribu de Hudhail avait renié l’un de ses hommes (à cause de sa mauvaise conduite) à l’époque préislamique. Ensuite, dans un endroit appelé Al-Batha’ (près de La Mecque), cet homme a attaqué une famille yéménite la nuit pour les voler, mais un homme de la famille l’a vu, l’a frappé avec son épée et l’a tué. La tribu de Hudhail est venue, a capturé le Yéménite et l’a amené devant `Umar pendant le Hajj en disant : « Il a tué notre compagnon. » Le Yéménite a dit : « Mais ces gens l’avaient renié (leur compagnon). » `Umar a dit : « Que cinquante personnes de Hudhail jurent qu’ils ne l’avaient pas renié. » Quarante-neuf ont prêté serment, puis un homme de leur tribu est arrivé du Sham et ils lui ont demandé de jurer aussi, mais il a préféré payer mille dirhams au lieu de jurer. Ils ont appelé un autre homme à sa place, et ce nouvel homme a serré la main du frère du défunt. Certaines personnes ont dit : « Nous et ces cinquante hommes qui ont prêté de faux serments (Al-Qasama) sommes partis, et quand nous sommes arrivés à un endroit appelé Nakhlah, il s’est mis à pleuvoir, alors ils sont entrés dans une grotte dans la montagne, et la grotte s’est effondrée sur ces cinquante hommes qui avaient prêté de faux serments, et tous sont morts sauf les deux qui s’étaient serré la main. Ils ont survécu, mais une pierre est tombée sur la jambe du frère du défunt et l’a cassée ; il a survécu un an puis est mort. » J’ai ajouté : « `Abdul Malik bin Marwan a condamné un homme à mort en Qisas (égalité dans la punition) pour meurtre, en se basant sur l’Al-Qasama, mais il a ensuite regretté ce jugement et a ordonné que les noms des cinquante personnes ayant prêté serment (Al-Qasama) soient effacés du registre, et il les a exilés au Sham. »
- Sahih al-Bukhari, n°6960
Rapporté par 'Abdullah : Nafi m’a raconté que 'Abdullah a dit que le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit le Shighar. J’ai demandé à Nafi' : « Qu’est-ce que le Shighar ? » Il a répondu : « C’est marier la fille d’un homme et donner sa propre fille en mariage à cet homme (en même temps) sans Mahr (dot) dans les deux cas ; ou marier la sœur d’un homme et donner sa propre sœur en mariage à cet homme sans Mahr. » Certaines personnes ont dit : « Si quelqu’un, par ruse, se marie selon le Shighar, le mariage est valide mais la condition est illégale. » Le même savant a dit à propos du Mut'a : « Le mariage est invalide et sa condition est illégale. » D’autres ont dit : « Le Mut'a et le Shighar sont permis mais la condition est illégale. »
- Sahih al-Bukhari, n°6961
Rapporté par Muhammad bin `Ali : On a dit à `Ali qu’Ibn `Abbas ne voyait pas de mal au mariage Mut'a. `Ali a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit le mariage Mut'a le jour de la bataille de Khaibar et il a interdit de manger la viande d’âne. » Certaines personnes ont dit : « Si quelqu’un, par ruse, se marie temporairement, son mariage est illégal. » D’autres ont dit : « Le mariage est valide mais la condition est illégale. »
- Sahih al-Bukhari, n°6969
Rapporté par Al-Qasim : Une femme de la descendance de Ja`far avait peur que son tuteur la marie contre sa volonté. Elle fit donc venir deux hommes âgés des Ansar, `AbdurRahman et Mujammi', les deux fils de Jariya, qui lui dirent : « N’aie pas peur, car Khansa' bint Khidam a été mariée par son père contre sa volonté, puis le Prophète (ﷺ) a annulé ce mariage. »
- Sahih al-Bukhari, n°6999
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Je me suis vu (en rêve) près de la Ka`ba la nuit dernière, et j’ai vu un homme à la peau claire tirant sur le rouge, le plus beau que l’on puisse voir parmi les hommes de ce teint, avec de longs cheveux atteignant ses lobes d’oreille, qui étaient les plus beaux cheveux de ce genre. Il avait les cheveux peignés et de l’eau en tombait, et il faisait le Tawaf autour de la Ka`ba en s’appuyant sur deux hommes ou sur les épaules de deux hommes. J’ai demandé : “Qui est cet homme ?” Quelqu’un a répondu : “C’est le Messie, fils de Marie.” Puis j’ai vu un autre homme avec des cheveux très frisés, aveugle de l’œil droit qui ressemblait à un raisin qui ressort. J’ai demandé : “Qui est-ce ?” Quelqu’un a répondu : “C’est le Messie, Ad-Dajjal.” »
- Sahih al-Bukhari, n°7030
Rapporté par Ibn `Umar : J'étais un jeune homme non marié à l'époque du Prophète. Je dormais à la mosquée. Toute personne qui avait un rêve le racontait au Prophète. J'ai dit : « Ô Allah ! S'il y a du bien pour moi auprès de Toi, montre-moi un rêve afin que le Messager d'Allah (ﷺ) puisse l'interpréter pour moi. » J'ai dormi et j'ai vu en rêve que deux anges sont venus à moi et m'ont emmené avec eux. Ils ont rencontré un autre ange qui m'a dit : « N'aie pas peur, tu es un homme bien. » Ils m'ont conduit vers le Feu, et il était construit à l'intérieur comme un puits. J'y ai vu des gens, dont certains que j'ai reconnus, puis les anges m'ont emmené du côté droit. Le matin, j'ai raconté ce rêve à Hafsa. Hafsa m'a dit qu'elle l'avait raconté au Prophète (ﷺ) et il a dit : « `Abdullah est un homme pieux s'il prie plus la nuit. » (Az-Zuhri a dit : « Après cela, `Abdullah priait plus la nuit. »)
- Sahih al-Bukhari, n°7031
Rapporté par Ibn `Umar : J'étais un jeune homme non marié à l'époque du Prophète. Je dormais à la mosquée. Toute personne qui avait un rêve le racontait au Prophète. J'ai dit : « Ô Allah ! S'il y a du bien pour moi auprès de Toi, montre-moi un rêve afin que le Messager d'Allah (ﷺ) puisse l'interpréter pour moi. » J'ai dormi et j'ai vu en rêve que deux anges sont venus à moi et m'ont emmené avec eux. Ils ont rencontré un autre ange qui m'a dit : « N'aie pas peur, tu es un homme bien. » Ils m'ont conduit vers le Feu, et il était construit à l'intérieur comme un puits. J'y ai vu des gens, dont certains que j'ai reconnus, puis les anges m'ont emmené du côté droit. Le matin, j'ai raconté ce rêve à Hafsa. Hafsa m'a dit qu'elle l'avait raconté au Prophète (ﷺ) et il a dit : « `Abdullah est un homme pieux s'il prie plus la nuit. » (Az-Zuhri a dit : « Après cela, `Abdullah priait plus la nuit. »)
- Sahih al-Bukhari, n°7087
Rapporté par Salama bin Al-Akwa` : Il a rendu visite à Al-Hajjaj (bin Yusuf). Al-Hajjaj lui a dit : « Ô fils d’Al-Akwa` ! Tu as tourné le dos (c’est-à-dire tu as quitté l’islam) en restant (dans le désert) avec les bédouins. » Salama a répondu : « Non, mais le Messager d’Allah (ﷺ) m’a permis de vivre avec les bédouins dans le désert. » Rapporté par Yazid bin Abi Ubaid : Quand `Uthman bin `Affan a été tué (martyrisé), Salama bin Al-Akwa` est parti dans un endroit appelé Ar-Rabadha, il s’y est marié, a eu des enfants et y est resté jusqu’à quelques jours avant sa mort, quand il est revenu à Médine
- Sunan Ibn Majah, n°110
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète a rencontré ‘Uthman à la porte de la mosquée et a dit : « Ô ‘Uthman ! Jibril m’a informé qu’Allah t’a marié à Umm Kulthum pour une dot semblable à celle de Ruqayyah, à condition que tu la traites comme tu as traité Ruqayyah. »
- Sunan Ibn Majah, n°1845
Rapporté par Alqamah bin Qais : J’étais avec Abdullah bin Masud à Mina, et Uthman l’a pris à part. J’étais assis près de lui. Uthman lui a dit : “Voudrais-tu que je te marie à une jeune vierge qui te rappellera ta jeunesse ?” Quand Abdullah a vu qu’il ne lui parlait que de cela, il m’a fait signe, alors je suis venu et il a dit : “Comme tu dis que le Messager d’Allah a dit : ‘Ô jeunes gens, que celui d’entre vous qui en a les moyens se marie, car cela aide à baisser le regard et à préserver la chasteté. Celui qui n’en a pas les moyens, qu’il jeûne, car cela diminue son désir.’”
- Sunan Ibn Majah, n°1846
Rapporté par Aishah : Le Messager d’Allah a dit : “Le mariage fait partie de ma sunna, et celui qui ne suit pas ma sunna n’a rien à voir avec moi. Mariez-vous, car je serai fier de votre nombre devant les autres nations. Celui qui en a les moyens, qu’il se marie, et celui qui ne le peut pas, qu’il jeûne, car cela diminue son désir.”
- Sunan Ibn Majah, n°1860
Rapporté par Jabir bin Abdullah : Je me suis marié à l’époque du Prophète ﷺ, et il m’a demandé : « Tu t’es marié, ô Jabir ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Avec une vierge ou une femme déjà mariée ? » J’ai dit : « Une femme déjà mariée. » Il a dit : « Pourquoi pas une vierge, pour que tu puisses t’amuser avec elle ? » J’ai expliqué : « J’ai des sœurs et je ne voulais pas qu’elle crée des problèmes entre elles et moi. » Il a répondu : « C’est donc mieux ainsi. »
- Sunan Ibn Majah, n°1873
Rapporté par Abdur Rahman bin Yazid Al-Ansari et Mujamma bin Yazid Al-Ansari : Un homme parmi eux, appelé Khidam, a marié sa fille contre son gré. Elle est allée voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a expliqué la situation, et il a annulé le mariage arrangé par son père. Ensuite, elle a épousé Abu Lubabah bin Abdul-Mundhir
- Sunan Ibn Majah, n°1878
Rapporté par Ibn Umar : Lorsque Uthman ibn Maz’un est décédé, il a laissé une fille. Ibn Umar a dit : Mon oncle maternel Qudamah, qui était aussi son oncle paternel, m’a marié avec elle, sans la consulter. Cela s’est passé après la mort de son père. Elle n’aimait pas ce mariage et voulait épouser Mughirah ibn Shubah, alors elle l’a épousé
- Sunan Ibn Majah, n°1883
Rapporté par Ibn Umar : Le Messager d’Allah a interdit le Shighar. Le Shighar, c’est quand un homme dit à un autre : « Maries-moi ta fille ou ta sœur, à condition que je te marie ma fille ou ma sœur », et qu’ils ne donnent aucune dot (c’est-à-dire qu’aucun des deux ne donne de dot à l’autre)
- Sunan Ibn Majah, n°1888
Rapporté par Abdallah ibn Amir ibn Rabiah, de la part de son père : Un homme parmi les Banû Fazarah s’est marié contre une paire de sandales, et le Prophète a permis ce mariage
- Sunan Ibn Majah, n°1907
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète a vu des traces de parfum jaune sur 'Abdur-Rahmaan bin 'Awf et lui a demandé : “Qu’est-ce que c’est ?” Il a répondu : “Ô Messager d’Allah, je me suis marié en donnant le poids d’une pierre en or.” Le Prophète a dit : “Qu’Allah te bénisse. Donne un festin, même si c’est avec un seul mouton.”
- Sunan Ibn Majah, n°1929
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète ﷺ a dit : « Une femme ne doit pas être mariée à un homme qui est déjà marié à sa tante paternelle ou maternelle en même temps. »
- Sunan Ibn Majah, n°1930
Rapporté par Abu Sa'eed Al-Khudri : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ interdire deux types de mariage : qu’un homme soit marié à une femme et à sa tante paternelle en même temps, ou à une femme et à sa tante maternelle en même temps
- Sunan Ibn Majah, n°1931
Rapporté par Abu Bakr bin Abu Musa, d’après son père : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Un homme ne doit pas être marié à une femme et à sa tante paternelle ou maternelle en même temps. »
- Sunan Ibn Majah, n°1950
Rapporté par Dailami : Je suis venu voir le Messager d’Allah ﷺ, et j’étais marié à deux sœurs que j’avais épousées à l’époque de l’Ignorance. Il a dit : « Quand tu rentreras, divorce de l’une d’elles. »
- Sunan Ibn Majah, n°1951
Rapporté par Dahhak bin Fairuz Dailami : Mon père a dit : « Je suis allé voir le Prophète et j’ai dit : “Ô Messager d’Allah ! Je me suis converti à l’islam et je suis marié à deux sœurs.” Le Messager d’Allah a dit : “Divorce celle que tu veux.” »
- Sunan Ibn Majah, n°1959
Rapporté par Ibn 'Umar : Le Messager d’Allah a dit : « Si un esclave se marie sans la permission de son maître, il commet un acte interdit. »
- Sunan Ibn Majah, n°1960
Rapporté par Ibn 'Umar : Le Messager d’Allah a dit : « Tout esclave qui se marie sans la permission de son maître commet un acte interdit. »
- Sunan Ibn Majah, n°1965
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète s’est marié alors qu’il était en état d’ihram
- Sunan Ibn Majah, n°1974
Rapporté par 'Aishah : Ce verset « Et la réconciliation est meilleure » a été révélé à propos d’un homme marié depuis longtemps à une femme, qui avait eu des enfants avec elle et voulait la remplacer (par une nouvelle épouse). Elle a accepté qu’il reste avec la nouvelle épouse et qu’il ne lui consacre plus de temps, c’est-à-dire qu’il ne passe plus les nuits avec elle
- Sunan Ibn Majah, n°1976
Rapporté par 'Aishah : Usamah a trébuché sur le seuil de la porte et s’est blessé au visage. Le Messager d’Allah a dit : « Enlève-lui le sang, » mais cela me dégoûtait. Il a alors commencé à sucer le sang et à l’enlever de son visage, puis il a dit : « Si Usamah avait été une fille, je l’aurais embellie et habillée jusqu’à ce que je la marie. »
- Sunan Ibn Majah, n°1999
Rapporté par Ali bin Husain, d’après Miswar bin Makhramah : 'Ali bin Abu Talib a demandé la main de la fille d’Abu Jahl alors qu’il était marié à Fatimah, la fille du Prophète. Quand Fatimah l’a appris, elle est allée voir le Prophète et a dit : "Les gens disent que tu ne te mets pas en colère pour tes filles. Cet 'Ali veut épouser la fille d’Abu Jahl." Miswar a dit : "Le Prophète s’est levé, et je l’ai entendu lorsqu’il a témoigné (c’est-à-dire dit la Shahada), puis il a dit : 'J’ai marié ma fille (Zainab) à Abul-As bin Rabi', et il m’a parlé avec sincérité. Fatimah bint Muhammad fait partie de moi, et je n’aime pas la voir confrontée à des difficultés. Par Allah, la fille du Messager d’Allah et la fille de l’ennemi d’Allah ne seront jamais mariées au même homme." Il a dit : Alors 'Ali a abandonné sa demande en mariage
- Sunan Ibn Majah, n°2026
Rapporté par Zubair bin 'Awwam : Il était marié à Umm Kulthum bint 'Uqbah, et elle lui a dit alors qu’elle était enceinte : "J’accepte un seul divorce." Il l’a donc divorcée une fois. Puis il est sorti pour la prière, et à son retour elle avait accouché. Il a dit : "Qu’a-t-elle ? Elle m’a trompé, qu’Allah la trompe !" Puis il est allé voir le Prophète ﷺ, qui a dit : "Son délai d’attente est terminé (et elle est divorcée) ; demande-lui sa main à nouveau si tu veux te remarier avec elle
- Sunan Ibn Majah, n°2028
Rapporté par Masruq et 'Amr bin 'Utbah : Ils ont écrit à Subai'ah bint Harith pour lui demander des précisions sur son cas. Elle leur a répondu qu'elle avait accouché vingt-cinq jours après la mort de son mari. Ensuite, elle s'est préparée dans l'intention de se remarier. Abu Sanabil bin Ba'kak est passé et lui a dit : "Tu es pressée ; observe la période d'attente la plus longue, soit quatre mois et dix jours." "Je suis donc allée voir le Prophète (ﷺ) et j'ai dit : 'Ô Messager d'Allah (ﷺ), prie pour que je sois pardonnée.' Il a demandé : 'Pourquoi cela ?' Je lui ai expliqué ce qui s'était passé. Il a dit : 'Si tu trouves un homme pieux, alors marie-toi avec lui
- Sunan Ibn Majah, n°2081
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : "Ô Messager d’Allah, mon maître m’a marié à sa servante, et maintenant il veut nous séparer." Le Messager d’Allah (ﷺ) monta sur le minbar et dit : "Ô gens, pourquoi l’un d’entre vous marie-t-il son esclave à sa servante, puis veut les séparer ? Le divorce appartient à celui qui tient le mollet (c’est-à-dire, le mari)
- Sunan Ibn Majah, n°2435
Rapporté par 'Abdullah bin 'Amr : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Une dette sera réglée le Jour de la Résurrection si celui qui la doit meurt, sauf dans trois cas : Un homme qui a perdu ses forces en combattant dans la voie d’Allah (SWT), alors il emprunte pour pouvoir se renforcer et combattre à nouveau l’ennemi d’Allah (SWT) et son propre ennemi. Un homme qui voit un musulman mourir et ne trouve rien pour l’envelopper sauf en prenant un prêt. Un homme qui craint Allah (SWT) s’il reste célibataire, alors il se marie par crainte de perdre sa foi. Allah réglera la dette de ces personnes le Jour de la Résurrection. »
- Sunan Ibn Majah, n°2518
Rapporté par Abu Hurairah (ra) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Trois personnes dont le soutien est un droit sur Allah : le combattant dans le sentier d’Allah, le mukatab qui cherche à s’acquitter de sa dette d’affranchissement, et celui qui se marie pour préserver sa chasteté. »
- Sunan Ibn Majah, n°2533
Rapporté par Abu Umamah bin Sahl bin Hunaif : `Uthman bin 'Affan les regarda alors qu’ils parlaient de le tuer. Il dit : “Ils menacent de me tuer ? Pourquoi me tueraient-ils ? J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Il n’est pas permis de verser le sang d’un musulman sauf dans trois cas : un homme marié qui commet l’adultère, alors il doit être lapidé ; un homme qui tue quelqu’un sans que ce soit en représailles ; et un homme qui renie l’islam après l’avoir embrassé.” Par Allah (SWT), je n’ai jamais commis l’adultère, ni avant l’islam ni après, je n’ai jamais tué un musulman, et je n’ai jamais renié l’islam depuis que je suis devenu musulman.”
- Sunan Ibn Majah, n°2553
Rapporté par Ibn `Abbas : `Umar bin Khattab a dit : “Je crains qu’après longtemps, certains disent : ‘Je ne trouve pas (la peine de) lapidation dans le Livre d’Allah (ﷺ),’ et qu’ils s’égarent en abandonnant une des obligations imposées par Allah (SWT). En vérité, la lapidation est obligatoire si un homme est marié (ou l’a été) et que la preuve est établie, ou si une grossesse survient, ou s’il l’avoue. Je l’ai lue (dans le Coran) : ‘Et si un vieil homme et une vieille femme commettent l’adultère, lapidez-les tous les deux.’ Le Messager d’Allah (ﷺ) a lapidé (des adultères) et nous les avons lapidés après lui.”
- Sunan Ibn Majah, n°2895
Rapporté par Safwan bin ‘Abdullah bin Safwan : Il était marié à la fille d’Abu Darda’. Il est allé la voir et a trouvé Umm Darda’ sur place, mais il n’a pas trouvé Abu Darda’. Elle lui a dit : “As-tu l’intention de faire le Hajj cette année ?” Il a répondu : “Oui.” Elle a dit : “Prie Allah pour que nous ayons le bien, car le Prophète (ﷺ) disait : ‘L’invocation d’un homme pour son frère en son absence est exaucée. Près de sa tête, il y a un ange qui dit Amin à son invocation, et chaque fois qu’il prie pour son frère, il dit : “Amin, et la même chose pour toi.”’” Il a dit : “Puis je suis allé au marché où j’ai rencontré Abu Darda’, et il m’a rapporté quelque chose de similaire de la part du Prophète (ﷺ).”
- Sunan Ibn Majah, n°3280
Rapporté par Abu Musa Al-Ash’ari : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Beaucoup d’hommes ont atteint la perfection, mais parmi les femmes, seules Maryam bint ‘Imran (Marie) et Asiyah, l’épouse de Fir’awn, l’ont atteinte. Et la supériorité de ‘Aïsha sur les autres femmes est comme celle du Tharid sur tous les autres plats. »
- Sunan Ibn Majah, n°4030
Rapporté par Ubayy ibn Ka’b : La nuit où il (ﷺ) a fait le voyage nocturne (Isra’), le Messager d’Allah (ﷺ) a senti un parfum agréable et a dit : « Ô Jibril, quel est ce bon parfum ? » Il a répondu : « C’est le parfum de la tombe de la coiffeuse, de ses deux fils et de son mari. » Puis il a raconté : « Cela a commencé quand Khadir, un noble parmi les Enfants d’Israël, passait devant un moine dans sa cellule. Le moine le rencontrait et lui enseignait l’Islam. Quand Khadir a atteint l’âge adulte, son père l’a marié à une femme. Il lui a enseigné et lui a fait promettre de ne l’enseigner à personne. Il ne touchait pas les femmes, alors il a divorcé, puis son père l’a marié à une autre femme, à qui il a aussi enseigné et fait promettre de ne rien dire à personne. L’une a gardé le secret, l’autre l’a révélé, alors il s’est enfui jusqu’à une île en mer. Deux hommes ramassaient du bois et l’ont vu. L’un a gardé le secret, l’autre l’a révélé et a dit : “J’ai vu Khadir.” On lui a demandé : “Qui d’autre l’a vu à part toi ?” Il a répondu : “Un tel.” (L’autre homme) a été interrogé mais il est resté silencieux. Selon leur religion, le menteur devait être tué. La femme qui avait gardé le secret s’est mariée, et alors qu’elle coiffait la fille du Pharaon, elle a laissé tomber le peigne et a dit : “Périsse Pharaon !” (La fille) l’a raconté à son père. La femme avait deux fils et un mari. (Pharaon) les a fait venir et a essayé de les faire renoncer à leur religion, mais ils ont refusé. Il a dit : “Je vais vous tuer.” Ils ont répondu : “Ce serait une bonté de ta part, si tu nous tues, de nous mettre dans une même tombe.” Il l’a fait. » Quand le Prophète (ﷺ) a fait le voyage nocturne (Isra’), il a senti ce parfum et a demandé à Jibril, qui lui a expliqué
- Sunan Ibn Majah, n°4337
Rapporté par Abu Umamah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il n’y a personne qu’Allah fera entrer au Paradis sans qu’Il ne le marie à soixante-douze épouses : deux parmi les houris et soixante-dix héritées des gens de l’Enfer, toutes ayant des parties intimes désirables, et il aura un membre viril qui ne deviendra jamais mou. »
- Muwatta Malik, n°773
• Abou Ghatafan Ibn Tarif Al-Marii a rapporté que son père Tarif s'est marié alors qu'il était en état d'ihram. Omar Ibn Al-Khattab le lui avait refuté»
- Muwatta Malik, n°1105
Hicham al-Makhzoumi a rapporté d'après son père que: «Lorsque l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'était marié d'avec Oum Salama, et qu'elle eût été chez lui, il lui dit: «Je ne vais pas te causer une humiliation. Si tu veux, je resterai pour sept jours avec toi, et en revanche je dois rester encore pour sept jours chez les autres, ou encore, si tu veux, je resterai pour trois jours et j'en ferai de même pour les autres». Elle répondit: «Je suis pour les trois jours»
- Muwatta Malik, n°1110
On rapporta à Malek qu'on demanda Al-Kassem Ibn Mouhammad au sujet d'un homme qui a définitivement répudié sa femme, puis un autre l'avait épousée, mais qui mourut avant d'avoir des rapports charnels avec elle. Sera-t-il permis à son premier de l'avoir de nouveau»? Al-Kassem Ibn Mouhammad répondit: «Son premier mari n'a pas le droit de l'avoir». Malek a dit: «au sujet de ce qui est «licite», que l'homme qui se marie avec une femme, qu'il avait auparavant répudiée», il ne peut pas maintenir ce mariage avant qu'il n'ait épousé à nouveau. S'il a consommé ce mariage, il devra lui payer sa dot». Chapitre VIII Les femmes qu'on ne peut avoir en mariage ensemble
- Muwatta Malik, n°1111
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Un homme ne peut pas épouser une femme, alors qu'il s'était marié avec sa tante paternelle ou maternelle»
- Muwatta Malik, n°1113
Yahia Ibn Sa'id a rapporté qu'on demanda Zaid Ibn thabet au sujet d'un homme qui s'est marié d'une femme, puis la quitta avant qu'il n'ait eu avec elle des rapports charnels, pourra-t-il épouser sa mère»? Zaid Ibn Thabet répondit: «Non, car la mère est sujet équivoque, à titre de qui, on n'a trouvé aucune explication qui soit claire, par opposition au cas des belles filles placées sous sa tutelle»
- Muwatta Malik, n°1114
Malek a rapporté, d'après plusieurs dires, que Abdallah Ibn Mass'oud a été interrogé sur son avis alors qu'il était à Koufa, au sujet du mariage d'avec la mère.après la fille,si celle-ci n'a pas été touchée. Il l'autorisa. Puis se rendant à Médine, Ibn Mass'oud allait se renseigner à ce sujet du mariage, sur quoi on lui rapporta une réponse tout à fait différente de la sienne; cependant que l'autorisation était pour le cas des belles filles placées sous tutelle. Ainsi Ibn Mass'oud rebroussant chemin à Koufa, et avant même de rentrer chez lui, il se rendit chez l'homme qui lui avait demandé son avis au sujet du mariage (de la mère à la suite de la fille), à qui il ordonna de quitter sa femme». - Malek a dit au sujet de l'homme qui, épousant une femme, puis se mariera de sa mère, sa femme lui sera interdite, et aura à les quitter toutes deux, les ayant ensemble interdites, s'il avait eu des rapports avec la mère. Mais, s'il n'avait pas touché la mère, sa femme ne lui sera pas interdite, mais il quittera la mère». - Malek a aussi dit au sujet de l'homme qui épouse une femme, puis se marie de sa mère en ayant des rapports charnels avec elle, la mère ne sera licite ni pour lui, ni pour son père, ni pour son fils, la fille même de cette femme lui sera interdite et par conséquent sa propre femme lui en sera telle». - Malek a finalement dit: «Cependant, s'il s'agit d'un concubinage rien n'en sera interdit, car Allah Béni et Très-Haut a dit: «Les mères de vos femmes (qui vous sont interdites)» Coran IV, 23.. Ainsi, ce qui est illicite, c'est le mariage, sans qu'il en soit mentionné, que c'est le concubinage qui est illicite (ce qui est de ce verset). Donc tout mariage entendu être accordé avec une femme qui n'est pas interdite, sera considéré licite». Et Malek ajoute: «C'est ce que j'ai entendu être suivi, à Médine». Chapitre X Le mariage d'un homme avec la mère de la femme qu'il avait déjà touchée, d'une façon illicite (1133) - Concernant l'homme qui fornique avec une femme, sur qui l'on a appliqué la peine prescrite, Malek a dit: «Cet homme peut épouser la fille de cette femme, et encore, il peut donner la fille de cette femme en mariage à son fils s'il le veut, du moment que ses rapports avec la femme étaient illicites. De ce fait Allah a interdit toute transgression au licite ou même ce qui est du mariage douteux et II a dit (le sens): «N'épousez pas les femmes que vos pères ont eues pour épouses» Coran IV, 22. Malek a dit: «Si un homme épouse une femme, alors qu'elle est au cours de sa période d'attente, et que ce mariage en soit licite, de telle sorte qu'il eut des rapports avec elle, cette femme en sera interdite au fils de cet homme, de l'épouser du fait même que son père l'avait licitement épousée, sans être soumis à la peine prescrite. Et l'enfant que ce mariage engendrera, sera d'appartenance au père. Tout comme cette femme a été interdite à son fils de l'épouser, quand son père l'a prise en mariage, alors qu'elle était dans sa période d'attente, et a eu avec elle des rapports, la fille même de cette femme en sera interdite au père s'il avait déjà cohabité sa mère». Chapitre XI Les mariages illicites
- Muwatta Malik, n°1119
On rapporta à Malek que Abdallah Ibn Abbas et Abdallah Ibn Omar ont été interrogés au sujet d'un homme marié d'une femme libre, qui voulait épouser une esclave? Ils refusèrent qu'il ait les deux en mariage
- Muwatta Malik, n°1120
Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Sa'id Ibn Al- Moussaiab disait: «On n'épouse pas une esclave alors qu'on est marié d'une femme libre, sauf si cette dernière l'approuve, dans ce cas, elle aura droit aux deux tiers de la vie partagée à deux». Malek a dit: «II n'est pas convenable qu'un homme libre se marie d'une esclave, alors qu'il peut se marier d'une femme libre, il ne peut non plus épouser une esclave, ne pouvant trouver une femme libre à épouser, sauf s'il craint la dépravation. Allah Béni et Très-Haut a dit dans Son Livre: «Celui qui, parmi vous, n'a pas les moyens d’épouser des femmes croyantes et de bonne condition, prendra des captives de guerre croyantes» Coran IV, 25. Il a dit aussi: «Celui d'entre vous qui redoute la débauche» Coran IV, 25. Malek a ajouté: «La débauche c'est l'adultère». Chapitre XIII L'homme qui épouse une captive de guerre et se sépare d’elle
- Muwatta Malik, n°1132
On rapporta à Malek que Ibn Chéhab et Al-Kassem Ibn Mouhammad disaient: «Si l'homme libre se marie d'une esclave et a eu des rapports avec elle, elle l'engage dans le mariage». Malek a dit: «Et toute personne que j'ai connue disait pareillement, que l'esclave engage l'homme libre dans le mariage. S'il se marie d'elle, en ayant des rapports charnels, elle l'engage dans le mariage». Malek a ajouté: «Un esclave qui se marie d'une femme libre en ayant avec elle des rapports, il l'engage en mariage. Mais une femme libre qui se marie d'un esclave ne l'engage pas en mariage, à moins qu'il ne soit libéré, et une fois qu'il l'est, elle pourra l'avoir en tant que mari. Mais s'il se sépare d'elle avant qu'il ne soit libéré, il n'est pas engagé pour le mariage, attendant qu'il soit libéré et qu'il se marie d'une femme (libre soit-elle ou esclave). - Malek a aussi dit: «Si une femme esclave se trouve l'épouse d'un homme libre, qui se sépare d'elle, avant qu'il ne la libère, son mariage d'avec elle, ne peut la rendre une femme de bonne condition, tant qu'elle n'est pas libérée et que son mari la cohabite après sa libération, et c'est le cas qui engage cette esclave dans le mariage. Encore que, une esclave mariée d'avec un homme libre, et libérée tout en étant sa femme, avant même qu'il ne sépare d'elle, il la rend une femme de bonne condition s'il se sépare d'elle, il la rend une femme de bonne condition s'il la libère tant qu'elle est sa femme, et qu'il ait eu des rapports avec elle, après qu'il l'eût libéré». - Malek a finalement dit: «La femme libre chrétienne ou juive, et la femme esclave musulmane, engagent l'homme libre dans le mariage, s'il se marie avec l'une d'elles, et avec qui, il a eu des rapports». Chapitre XVIII Le mariage de la jouissance
- Muwatta Malik, n°1139
Anas Ibn Malek a rapporté que Abdel Rahman Ibn Awf, vint auprès de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et un «Sofra» (genre de parfum) l'enveloppait. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'interrogeant à ce sujet, il lui répondit qu'il s'était marié, L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit alors: «Quelle a été sa dot»? Abdel Rahman répondit: «Le poids d'un noyau en or». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répliqua: «Que le repas de noces, à donner, en soit au moins, d'un mouton»
- Muwatta Malik, n°1144
Zaid Ibn Aslam a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Quand l'un d'entre vous se marie avec une femme, ou s'achète une esclave, qu'il la tienne par le toupet et invoque Allah, pour qu'il la bénisse. Et s'il s'achète un chameau, qu'il le tienne par le sommet de sa bosse et qu'il se réfugie auprès d'Allah contre le démon»
- Muwatta Malik, n°1146
Rabi'a Ibn Abi Abdel Rahman a rapporté que Al Kassem Ibn Mouhammad et Ourwa Ibn Al-Zoubair disaient au sujet de l'homme qui, marié avec quatre femmes, ayant définitivement répudié l'une d'elles, pourra se marier d'avec une autre s'il le veut, sans qu'il soit obligé d'attendre que la période d'attente de celle qu'il a congédiée soit écoulée»
- Muwatta Malik, n°1149
Ibn Chéhab a rapporté que Rafe' Ibn Khadij s'était marié d'avec la fille de Mouhammad Ibn Mouslima Al-Ansari, et elle était restée chez lui, jusqu'à ce qu'elle eut atteint un certain âge. Se mariant d'une autre plus jeune, et s'étant épris d'elle, son ancienne femme lui adjura le divorce, ainsi, il le fit par une seule fois, puis il la néglige attendant qu'elle lui soit de nouveau licite, et la reprit. Mais étant de préférence pour la jeune, elle lui demanda le divorce, et il le fit pour une seule fois, puis la de nouveau, reprit. Etant beaucoup plus affectueux pour la jeune, elle lui redemanda le divorce, il lui dit: «à ton gré, cependant, il n'y reste qu'une seule fois pour que ta répudiation soit définitive, ainsi, si tu veux, tu peux rester chez moi bien que je serai toujours de préférence pour la jeune, sinon, je me séparerai tout bonnement de toi. Elle répondit: «Plutôt, je reste chez toi malgré tout, et pour cela, il la garde». Commentant cela Rafe' a dit: «Je ne vois pas, qu'il a commis, par là, un péché». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 29 Le divorce définitif
- Muwatta Malik, n°1151
On rapporta à Malek qu'un homme venant trouver Abdallah Ibn Mass'oud, lui dit: «J'ai divorcé d'avec ma femme pour huit fois». Ibn Mass'oud lui répondit: «Qu'est-ce qu'on t'a dit à ce propos»? Il répliqua: «On m'a dit que je ne peux pas l'avoir de nouveau avant qu'elle ne se marie avec un autre». Ibn Mass'oud reprit: «Ils ont raison, parce que celui qui divorce d'avec sa femme selon ce que Allah a prescrit, il s'est conformé aux paroles clairement prescrites. Par contre celui qui se perd dans la confusion, nous la lui attribuons. Pour cela, ne vous perdez pas dans la confusion, et nous autres, nous aurons à en assumer la responsabilité.Ta femme est déjà pour toi, pareille à ce qu'on te l'a dit»
- Muwatta Malik, n°1175
Hicham Ibn Ourwa a rapporté d'après son père qu'il a dit au sujet de l'homme qui compare ses quatre femmes, à la fois: au dos de sa propre mère que cet homme n'aura à faire qu'une seule expiation». (.....) 26 - Malek a rapporté d'après Rabi'a Ibn Abi Abdul-Rahman, le même hadith». Malek a dit: «C'est ce qui est suivi à Médine. Allah, Béni et Très-Haut, selon Ses paroles, a dit - au sujet de l'expiation du serment de l'homme qui compare sa femme au dos de sa mère : «L'affranchissement d'un esclave avant qu'il touche sa femme», «S'il ne trouve pas, un jeûne pour deux mois de suite avant qu'il touche sa femme, et s’il est incapable il lui incombe de nourrir soixante pauvres». - Concernant l'homme, qui, dans différentes circonstances compare sa femme: «Au dos de ma mère», Malek a dit: «II n'a qu'une seule expiation à faire». Or, s'il dit cela puis expie puis le redit après sa première expiation, il doit de nouveau, faire expiation». - Malek a ajouté: «Celui qui compare sa femme au dos de sa propre mère, puis la touche avant de faire expiation, il n'aura qu'une seule expiation à faire. Puis il s'interdit sa femme jusqu'à ce qu'il fasse expiation, et qu'il demande pardon à Allah». Et c'est ce qui j'ai de mieux entendu dire à ce sujet. - Malek a aussi dit: - Pour les femmes à qui l'on dit: «Sois pour moi comme le dos de ma mère» et qu'elles soient interdites à l'homme, ou d'autres qui sont sœurs de lait, ou encore des proches, elles sont toutes considérées dans les mêmes conditions». - Cette façon de divorcer n'est permise qu'aux hommes». - Pour les paroles d'Allah Béni et Très-Haut (le sens)«Ceux qui répudient leurs femmes avec la formule: «Sois pour moi comme le dos de ma mère», et qui reviennent sur ce qu'ils ont dit» Coran LVIII, v.3. Malek a dit: «J'ai entendu dire à l'interprétation de ce verset, qu'il s'agit du fait de l'homme qui formule cette répudiation puis décide de garder sa femme et d'avoir avec elle des rapports. Si tel en est le cas, il doit une expiation, mais s'il divorce d'avec elle sans qu'il ait eu des rapports avec elle, et sans qu'il ait décidé de la garder, il n'aura pas à expier. S'il se marie après cela, d'avec elle il ne la touchera pas jusqu'à ce qu'il fasse l'expiation de celui qui compare sa femme: «au dos de sa propre mère». - Malek a dit: «L'homme qui formule une telle répudiation de sa femme (esclave), s'il veut avoir des rapports avec elle, il devra faire expiation, avant qu'il ne l'ait touchée». - Malek a finalement dit: «Cette façon de divorcer n'est considérée comme serment de répudiation, que si l'homme veut causer un préjudice sans revenir sur son serment»
- Muwatta Malik, n°1204
Solaiman Ibn Yassar a rapporté que Noufai' était, paraît-il, un esclave ou un affranchi contractuel de Oum Salama, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) - marié d'une femme libre. Il divorça d'elle par deux fois puis voulut la reprendre, les femmes du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui donnèrent l'ordre de se rendre chez Osman Ibn Affan lui faire part de cette question. Il le croisa à «Al-Daraj» (un endroit à Médine), tenant par la main Zaid Ibn Thabet. Il leur adressa la question où tous les deux lui répondirent: «Elle t'est interdite, elle t'est interdite»
- Muwatta Malik, n°1209
Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar disait: «Si le possesseur d'un'esclave lui permet de se marier, ce dernier aura à lui le droit du divorce, et aucun autre homme ne lui arrachera ce droit. Il n'y a là pas de mal à ce que le possesseur de l'esclave se marie avec la fille de son esclave mâle ou de son esclave femelle,». Chapitre XIX Des dépenses nécessaires dont une esclave enceinte et divorcée, peut recevoir - Malek a dit: «II n'est pas obligatoire pour un homme libre, ou pour un esclave, divorçés d'une esclave ou une captive, ni à un esclave qui à divorçé définitivement une femme libre, de donner une portion alimentaire à la femme même si elle est enceinte, du moment qu'il ne peut plus l'avoir à nouveau». - Malek a aussi dit: «II ne revient pas à un homme libre de se charger d'une nourrice pour son enfant alors qu'il est esclave chez d'autres gens. Il n'est pas permis à un esclave de dépenser de ses biens pour ce qui appartient à son maître, sauf si ce dernier le lui autorise». Chapitre XX La période d'attente de celle dont le sort du mari est inconnu
- Muwatta Malik, n°1210
Sa'id Ibn Al-Moussaiab a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab a dit:, «Toute femme qui a perdu son mari sans savoir quel est son sort, doit se mettre en attente pour quatre ans, puis doit observer sa période d'attente pour quatre mois et dix jours, et après cela, elle pourra se marier». - Malek a dit: «Si la femme, après que sa période d'attente est terminée, se marie et que son mari ait ou non, eu avec elle des rapports, son mari précédent ne pourra pas la reprendre». - Malek a ajouté: «Telle est la tradition suivie, mais si son premier mari la rejoint, avant qu'elle ne se marie, il aura le plus le droit de l'avoir de nouveau». - Malek a dit aussi: «Je me suis rendu compte des gens qui ont protesté contre ce que d'autres ont rapporté, à propos de ce que Omar a dit: «Le premier mari étant présent, (sa femme étant toujours non mariée) il aura le choix d'être ou pour la dot à verser, ou pour avoir de nouveau sa femme». - Malek a finalement dit: «On m'a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab a dit: «Pour la femme dont le mari a divorcé d'elle, tout en étant absent, puis, qu'il la veuille de nouveau sans qu'elle apprenne sa décision, bien qu'elle ait auparavant reçu son divorce d'avec lui, et qu'elle ait été mariée à nouveau, subséquemment, que l'autre mari ait eu ou non des rapports avec elle, le premier mari qui avait déjà divorcé d'avec elle, ne pourra plus l'avoir de nouveau. - «C'est ce que j'ai de mieux entendu, au sujet du mari disparu, a dit Malek». Chapitre XXI Les menstrues, de la période de viduité d'une femme divorcée, et du divorce avec la femme qui a ses menstrues
- Muwatta Malik, n°1232
On rapporta à Malek que Omar Ibn Al-Khattab, Abdallah Ibn Omar, Abdallah Ibn Mass'oud, Salem Ibn Abdallah, Al-Kassem Ibn Mouhammad, Ibn Chéhab, et Soulaiman Ibn Yassar disaient: «Si un homme a fait serment de divorcer d'une femme avant qu'il n'y ait mariage puis démentit son serment, il faut qu'il la divorce s'il l'a déjà marié». (.....) 81 - On rapporta à Malek que Abdallah Ibn Mass'oud disait: «Pour celui qui dit: «Toute femme d'avec qui je me marierai, est divorcée, s'il n'a désigné ni le nom de la tribu, ni celui de la femme, son serment n'est pas à considérer». - Malek a dit: «C'est ce que j'ai entendu de mieux». - Malek a finalement dit: «Concernant l'homme qui dit à sa femme: «Tu es divorcée, aussi bien que celles avec qui je me marierai», et qui dit encore:«Tous mes biens seront une aumône si je ne fais pas telle ou telle chose», puis qu'il revienne sur son serment, son cas sera ce qui suit: «Pour ses femmes, elles sont certainement divorcées, quant aux autres femmes dont ni nom, ni tribu, ni pays n'ont été précisés, son serment à leur égard est invalable. Et pour ses biens, il devra faire aumône du tiers». Chapitre XXVIII Le délai que l'on accorde à l'homme qui n'a pas touché sa femme
- Muwatta Malik, n°1236
Ibn Chéhab a rapporté qu'il a entendu, Sa'id Ibn Al Moussaiab, Houmaid Ibn Abdul Rahman Ibn Awf, Oubaidallah Ibn Abdallah Ibn Outba Ibn Mass'oud, et Soulaiman Ibn Yassar, dire, rapportant ce que Abou Houraira a dit: «J'ai entendu Omar Ibn Al-Khattab dire: «Toute femme dont le mari a divorcé d'elle pour une ou deux fois, puis il laisse passer la période de idda rendant sa femme divorcée Après quoi la femme se marie avec un autre, qui décède ou divorçe d'elle, de façon que son premier mari se marie de nouveau avec elle, dans ce cas, il ne lui reste qu'une mention de divorce pour que son divorce d'avec elle soit définitf et qu'elle lui soit par la suite interdite». - Malek a dit: «C'est bien, la sounna suivie, qui n'est pas à contester»
- Muwatta Malik, n°1237
Thabet Ibn Al-Ahnaf a rapporté qu'il avait marié une esclave qui était la mère d'un fils de Abdul-Rahman Ibn Zaid Ibn Al-Khattab, Abdul-Rahman Ibn Zaid Ibn Al-Khattab, m'invita chez lui, et j'y fus présent. Etant entré, je vis des fouets et des chaînes de fer, et deux de ses esclaves assis près de lui. Il me dit: «Divorce la, sinon, au nom de celui par qui l'on jure, je ferai de toi telle ou telle chose». Je répondis: «Elle est divorcée pour la millième fois». Sortant de chez lui, je croisai Abdallah Ibn Omar en route vers la Mecque. Je lui racontais ce qui m'est arrivé, il se mit en colère et me dit: «Ce n'est pas un divorce, et elle ne t'est pas interdite, retourne chez ta famille». Etant toujours soucieux, je me rendis chez Abdallah Ibn Al-Zoubair, qui à ce temps là, était à la Mecque, le gouverneur, lui racontant ce qui est de mon affaire, et ce qu'a été la réponse de Abdallah Ibn Omar, Abdallah Ibn Al-Zoubair me répondit: «Ta femme ne t'est pas interdite, et donc retourne chez ta famille». Puis il écrivit à Jaber Ibn Al-Aswad Al-Zouhari, qui lui était le gouverneur à Médine, l'ordonnant de punir Abdallah Ibn Abdul Rahman et de nous laisser, tranquilles, ma femme et moi». Je rentrai à Médine, Safia, la femme de Abdallah Ibn Omar prépara ma femme pour la nuit de noces et Abdallah Ibn Omar y était au courant, puis je l'ai invité, le jour de noces, au repas, et il vint
- Muwatta Malik, n°1284
Malek a rapporté qu'on demanda Ibn Chéhab au sujet de l'allaitement du grand. Il répondit: «Ourwa Ibn Al Zoubair m'a raconté que Abou Houzaifa Ibn Outba Ibn Rabi'a, qui d'ailleurs était l'un des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avec qui il avait assisté à la bataille de Badr, avait adopté Salem connu sou le nom de Salem, l'affranchi de Abou Houzaifa tout comme l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'avait fait pour Zaid Ibn Haritha. Abou Houzaifa, tenant Salem pour fils, le marie d'avec la fille de sa sœur Fatima Bint al-Walid Ibn Outba Ibn Rabi'a, qui à cette époque là, était l'une des premières femmes qui avait fait l'hégire, et était l'une des plus belles femme célibataire de Qoraich. Aussitôt Allah le Très-Haut, révéla dans Son Livre le verset suivant: «Appelez ces enfants adoptifs du nom de leurs pères, ce sera plus juste auprès d'Allah, mais si vous ne connaissez pas leurs pères, ils sont vos frères en religion, ils sont des vôtres» Coran XXXIII, 5. Chacun de ces enfants adoptés fut appelé au nom de son vrai père, et au cas où ce dernier était méconnu, l'enfant allait être connu de par le nom de son père qui l'avait adopté. Ainsi, Sahia Bint Souhail, la femme de Abou Houzaifa qui était de Bani Amer Ibn Louay, vint auprès de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah! Nous avions tenu Salem pour enfant et étant tel, il entrait chez moi alors que j'étais sans voile n'ayant qu'une seule maison d'une pièce, que penses-tu à son sujet»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Allaite-le pour cinq repas de ton sein et tu lui seras interdite». «Et elle le prenait dès lors pour un fils de lait. Aicha, la mère des croyants, étant au courant de ce fait, elle le suivait avec tous ceux qu'elle voulait faire entrer chez elle sans qu'ils aient sa permission. Ainsi elle demandait que cela soit suivi par sa sœur Oum Kalthoum Bint Abou Bakr Al-Siddiq et par les filles de son frère, pour ceux qu'elles aimaient faire entrer chez elles sans qu'ils prennent leur permession. Quant aux autres femmes du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) elles refusèrent de faire entrer chez elle, ceux qui ont été allaités de cette façon, sans leur donner permission et dirent: «Non, par Allah! Ce que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonna Sahia Bint Souhail de faire, n'était qu'une autorisation si particulière, pour qu'elle allaite Salem seul. Non, par Allah! Nous ne permettrons à aucun homme d'entrer chez nous, ayant été allaité de cette façon». Telle était la façon d'agir, des femmes du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) concernant l'allaitement du grand»
- Muwatta Malik, n°1408
On rapporta à Malek que Abou Salama Ibn Abdul Rahman et Soulaiman Ibn Yassar ont été interrogé si l'on pouvait juger d'aprés le serment du plaintif et, un témoin»? Ils répondirent: «Oui». * Malek a dit: Le précédent dans la sounna prescrit que l'on juge d'après le serment du plaintif et le témoignage d'un seul homme, ainsi si le plaintif fait un serment avec son témoin, il est confirmé dans son droit. Ainsi, si le plaintif renonce au serment et le refuse, on demande à l'accusé de le faire, si ce dernier fait serment, il est jugé innocent, et s'il refuse de le faire, cela donne complètement raison au plaintif,». * Cependant cette sounna est suivie pour tout ce qui est des biens privés; ce qui n'est pas le cas pour tout ce qui concerne la délimitation (d'une terre), ni le mariage, ni le divorce, ni l'affranchissement, ni le vol, ni la diffamation. Ainsi, si l'on veut dire: «L'affranchissement fait partie des biens, on aura tort, car s'il en est ainsi, l'esclave et son témoin celui-ci étant présent auraient fait un serment, que son maître l'a affranchi. D'autre part si l'esclave avait fait présenté un témoin, qui atteste qu'il est le propriétaire de l'argent, et qu'ils fassent tous deux serment, il aura pleinement son droit, tout comme le cas d'un homme libre». ' * Ainsi, il est de la sounna suivie à Médine, au cas où un esclave présente un témoin, qui atteste qu'il a été affranchi, de porter le maître de cet esclave à faire serment qu'il ne l'a pas affranchi si cela est fait, ce que l'esclave a prétendu être n'est plus considéré». * II en est de même pour la sounna suivie concernant le divorce, ainsi si la femme présente un témoin, attestant grâce à lui, que son mari l'a divorcé , on portera son mari à faire serment qu'il ne l'a pas divorcé; s'il le fait, elle ne sera pas divorcée». * Malek pousuit et dit:"Il y a une seule sounna, , concernant le divorce et l'affranchissement, soutenus par le témoignage d'un seul homme; le serment sera fait par le mari de la femme, et par le maître de l'esclave, du moment que l'affranchissement est l'une des lois prescrites et on ne tolère pas à ce sujet le témoignage de la femme, car si l'esclave est affranchi, sa personne sera intègre,et sera de ce fait soumis aux mêmes peines prescrites, tout comme un homme libre; s'il commet l'adultère, alors qu'il est marié, il sera lapidé; s'il tue, il sera tué; il a finalement le droit de faire hériter ses successeurs. Si l'on proteste en disant: «Si jamais un homme a affranchi son esclave, et qu'un autre vint, revendiquer au maître de cet esclave, une dette que ce dernier lui doit, de telle manière, qu'il ait pour témoins, qu'il lui doit une dette, un homme et deux femmes. Au cas où l'esclave ne possède aucun bien, et que l'homme insiste de devoir avoir sa dette, le maître sera porté à tenir cette dette en charge afin de la payer, et par conséquent l'affranchissement ne sera plus considéré. Cet homme qui est venu revendiquer sa dette, a cherché à rendre le témoignage des femmes, un témoignage toléré au sujet de l'affranchissement; or leur témoignage ne tient compte que de la question de la dette. Le cas de cet homme est pareil à celui qui, affranchissant son esclave, un homme vient, soutenu par un témoin, jurant réclamer une dette que lui doit cet esclave. S'il se trouve que cette dette est due, l'affranchissement ne sera plus considéré. Ou encore qu'un homme qui, ayant avec le maître d'un esclave un litige financier, vient prétendre qu'il a une dette que le maître de l'esclave doit le lui payer, l'on dira à ce maître: «Jure que tu ne lui dois pas, ce qu'il prétend avoir chez toi»; s'il renonce et refuse de jurer, l'on demandera au plaintif de faire ce serment, qui, par conséquent, en le faisant, met en preuve qu'il a droit à cette dette du maître de l'esclave. Ce qui fait que l'affranchissement de l'esclave n'est plus considéré, si il est prouvé que le maître doit une dette à l'homme en question». - Il en est de même pour le cas d'un homme qui épouse une esclave; devenu sa femme, le maître de cette dernière vient dire à l'homme: «Tu as acheté mon esclave pour tant de dinars»; le mari reniant cela, le maître de l'esclave fait appel à un homme et deux femmes témoignant et justifiant ses paroles. Ainsi la vente est maintenue, le maître aura son droit, la femme esclave sera illicite pour son mari, et se séparera de lui. Le témoignage des femmes, dans le cas d'un divorce, n'est pas admis». - Un autre exemple: Qu'un homme accuse un homme libre d'une calomnie, ce qui fait qu'il finit par être soumis à la peine prescrite. Il appelle un homme et deux femmes témoignant et certifiant ses paroles que l'homme accusé est un esclave. Ainsi, l'homme qui a tissé la calomnie, fuit la peine prescrite. Le témoignage des femmes n'est plus admis concernant la calomnie». - Ce qui est encore pareil à ce cas, où l'on souligne la divergence entre les juges et qui est de la sounna suivie, c'est quand deux femmes témoignent qu'un enfant est né vivant, et de ce fait, il a droit à l'héritage, et léguera par la suite ses biens à ses successeurs. Si le garçon meurt, et que les femmes qui ont été témoins, se trouvent non accompagnées d'un homme, et n'ayant pas fait serment, et que l'héritage en soit une grande fortune constituée d'or, d'argent, de demeures, de jardins, d'esclaves ou d'autres biens encore, par conséquent les deux femmes qui avaient déjà témoigné, d'un dirham ou de plus ou même de moins leur témoignage n'est pas à considérer, si elles ne sont pas soutenues, par un homme témoin et un serment à faire». - Il y en a, parmi les gens, qui disent, qu'un serment fait par un seul homme témoin, n'est pas considéré, justifiant leur protestation, en s'appuyant sur ce qui est dit par Allah Béni et Très Haut (le sens): «Demandez le témoignage de deux témoins parmi vos hommes. Si vous ne trouvez pas deux hommes, choisissez un homme et deux femmes, parmi ceux que vous agréez comme témoins» (Coran II,282). Malek a dit: «si on ne fait pas appel à un homme et deux femmes pour témoigner l'homme plaintif n'aura droit à rien et par conséquent, on ne doit pas lui demander de faire un serment avec son témoin, l'homme plaintif n'aura droit à rien et par conséquent, on ne doit pas lui demander de faire un serment avec son témoin». Il est de l'argument de celui qui a dit ce hadith, de lui dire: «Que penses-tu d'un homme qui prétend avoir une dette d'un autre, ne demandera-t-on pas à ce dernier de jurer qu'il ne doit rien, ainsi la prétention de l'autre sera refusée; S'il renonce à jurer, on demandera au plaintif de faire ce serment, et alors, son droit sera affirmé. D'ailleurs, cela n'est contesté par personne ni non plus dans aucun pays. Cependant, à quel verset du Livre d'Allah, s'est-il référé? S'il veut bien affirmer cela, qu'il le fasse en désignant son témoin qui fera le serment, même si cela n'a pas été mentionné dans le Livre d'Allah. Et, il est suffisant de suivre la tradition qui a été adoptée par nos ancêtres. Mais l'homme veut bien savoir ce qui est juste et ce qui est argumenté. Et, c'est là une explication de ce qui pourra troubler l'esprit, si Allah le veut». Chapitre V Le jugement concernant l'homme qui meurt et laisse une dette à rembourser et une autre dette qui lui esr due et n'ayant à ce sujet qu'un seul témoin (1431) - Malek a dit: «Quand un homme meurt, et qu'on lui doit une dette, et qu'il n'a à ce sujet qu'un seul témoin, et d'autre part qu'il doit aux gens une dette, n'ayant encore là qu'un seul témoin, puis que ses héritiers refusent de faire, avec leur témoin, un serment, de ne pas devoir une telle dette, on demande aux créanciers de faire serment pour récupérer ce qu'ils doivent. Dans ce cas,s'il reste une partie de la succession, les héritiers n'en auront aucun droit car ils ont été appelés à faire un serment et l'ont refusé, sauf qu'ils disent: «Selon nous, notre défunt n'a rien laissé comme héritage», et l'on se rend compte qu'ils ont refusé de faire un serment à cause de cela. Ainsi, à mon avis, ils doivent faire un tel serment et prendre le reste une fois que la dette est payée». Chapitre VI Le jugement concernant un procès
- Muwatta Malik, n°1501
Sa'id Ibn Al Moussaiab a rapporté: «Un homme de la tribu Aslam se rendit chez Abou Bakr al-Siddiq et lui dit: «L'homme maléfique (sous entendant sa propre personne) a commis l'adultère; Abou Bakr lui demanda: «l'as-tu appris à quelqu'un d'autre»? «Non, lui répondit l'autre», alors Abou Bakr lui dit: «fais ton repentir à Allah, et ne dévoile pas ce dont Allah t'a caché, car Allah accepte de ses serviteurs, leur repentir». Mais comme l'âme de cet homme ne s'est pas apaisée, il vient chez Omar Ibn Al-Khattab et lui reprit ce qu'il avait auparavant dit à Abou Bakr; Omar parlant tout comme Abou Bakr, et parce que l'homme n'a pas encore été apaisé, il se rendit chez l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «L'homme maléfique a commis l'adultère»;Et il fit cela par trois fois Sa'id pousuivit: «l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'informa auprés des parents de cet homme, se renseignant à son sujet et demanda: «Est-il malade ou un aliéné»? Ils lui répondirent: «ô Envoyé d'Allah! Par Allah, il est sain et sauf». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) de nouveau, demanda: «Est-il célibataire ou marié»? -«marié, lui répondirent-ils». Alors l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonna qu'on le lapide»
- Muwatta Malik, n°1510
On rapporta à Malek qu'une femme, avait accouché après six mois et fut amenée chez Osman Ibn Affan, il ordonna qu'on la lapide. Or Ali Ibn Abi Taleb lui dit: «On ne doit pas la soumettre aux peines prescrites, car Allah Béni et Très-Haut a dit (le sens): «Depuis le moment où elle l'a conçu jusqu'à l'époque de son sevrage, trente mois se sont écoulés» (Coran XLVI verset 15), et (le sens) «Les mères qui veulent donner à leurs enfants un allaitement complet, les allaiteront deux année entières» (Coran II verset 233). Ainsi la grossesse, étant de six mois, elle n'est pas à lapider. Osman se mit à la recherche de la femme, et trouva qu'elle avait été lapidée». (......) 12 - Malek a demandé Ibn Chéhab à propos de celui qui a fait la sodomie? Il lui répondit: «Il faut le lapider, qu'il soit marié ou célibataire». Chapitre II Celui qui fait confession d'avoir commis l'adultère
- Muwatta Malik, n°1512
Nafe' a rapporté que Safia Bint Abi Oubaid lui a raconté qu'un homme qui avait commit l'adultère avec une femme, et elle tomba enceinte, fut amené chez Abou Bakr Al-Siddiq. Elle confesa d'avoir commis l'adultère, et n'étant pas marié, Abou Bakr ordonna de soumettre l'homme à la peine prescrite, puis l'exila à Fadak». - Concernant celui qui se confesse d'avoir commis l'adultère, puis revient sur ses dires, en disant: «Je ne l'ai pas commis, mais j'ai cru avoir commis une chose pareille, qu'il cite», Malek a dit: «On accepte sa réaction, et l'on ne le soumet pas à la peine prescrite, car la peine n'est à appliquer que dans deux cas ou qu'une preuve soit évidente, et condamne par le fait même son auteur, ou qu'une confession soit faite, et on le soumet alors à la peine prescrite». - Malek a dit: «Ce qui a été parvenu des hommes versés dans la religion, c'est que les esclaves ne sont plus à exiler, au cas où ils ont commis l'adultère». Chapitre III La peine approprié à l'adultère en général
- Muwatta Malik, n°1629
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Que la femme ne demande pas à sa sœur d'être divorcée afin qu'elle ait son plat (à savoir pour qu'elle occupe sa place), et qu'elle se marie. Car, elle n'aura que ce que Allah lui a prédestiné»
- Muwatta Malik, n°1671
Anas Ibn Malek, faisant le portrait du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Il était d'une taille moyenne; d'un teint ni blanc, ni brun, aux cheveux ni frisés, ni lisses. Allah Y le chargea du Message alors qu'il était à ses quarante ans; ainsi il demeura pour dix ans à la Mecque, et pour dix autres à Médine, mourut à l'âge de soixante ans, sans avoir ni à la tête, ni à sa barbe, vingt poils blancs». Chapitre II Au sujet de la qualité de Jésus Christ fils de Marie (Que la paix soit sur lui )et du dajjal (l'Anthéchrist)
- Muwatta Malik, n°1672
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Je me voyais une nuit à la Ka'ba, où je vis un homme brun, le plus beau parmi tous ceux que tu aies vues. Il avait une chevelure (lui tombant sur les épaules) la plus belle parmi toutes celles que tu aies vues, bien peignée d’où gouttée l'eau. Il était assis appuyé sur deux hommes ou même sur les épaules de deux hommes, faisant la tournée autour de la Ka'ba. Alors j'ai demandé: «Qui est-ce»? On me répondit: «C'est le messie, le fils de Marie». Puis je vis un autre aux cheveux frisés, à l'œil borgne sortant de son orbite comme si c'était un grain de raisin; alors j'ai demandé: «Qui est-ce»?, et on me répondit: «C'est l'Anthéchrist». Chapitre III La sounna concernant la fitra. (1) (1) La fitra avait des traditions à suivre, connues par tous les Prophètes, et qui étaient conformes aux principes religieux
- Muwatta Malik, n°1697
On rapporta à Malek que Jésus fils de Marie disait: «ô fils d'Israël! P,;renez de l'eau pure, des légumes et du pain d'orge; mais gardez-vous de manger du pain de froment, car si vous le faites, Allah ne vous sera pas reconnaissant»
- Muwatta Malik, n°1795
Abou Saib, l'affranchi de Hicham Ibn Zouhra a rapporté: «J'entrais chez Abou Sa'id Al Khoudri, et je le trouvais dans la prière, je m'assieds, en attendant qu'il finisse sa prière. J'entendis un mouvement sous un lit dans sa maison, et ce fut un serpent; je me levai pour le tuer quand Abou Sa'id me fit signe de m'asseoir. Puis terminant (sa prière) il me montra de sa main une maison et dit: «vois-tu cette maison»? - «oui, répondis-je». Et lui de reprendre: «il y avait un jeune homme tout nouvellement marié, qui était sorti avec l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) participant ainsi à la bataille de «Khandaq». Alors qu'il était présent, un jeune homme vint lui dire: «ô Envoyé d'Allah permets moi de revenir chez moi, car je suis nouvellement marié». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam), le lui accorda, il lui dit: «Prends ton arme avec toi car je crains que tu ne rencontres les Bani Kouraiza». Ainsi, en revenant chez lui, le jeune homme trouva sa femme debout entre deux portes; pris de jalousie, il voulait la transpercer de sa lance, elle lui dit: «Ne te hâte pas pour me tuer; entre et regarde ce qu'il y a dans ta maison».En entrant, il vit un serpent enroulé sur son lit; il le fixa du bout de sa lance puis le porta au seuil de la porte. Le serpent remuant toujours au bout de la lance, morda l'homme qui tomba mort. Nous ne savions pas qui fut le premier à mourir, l'homme ou le serpent. On rapporta ceci à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) il dit: «à Médine, il y a des génies qui sont devenus musulmans; ainsi si vous en rencontrez un, donnez-lui un délai de trois jours; une fois qu'il paraîtra après ce délai; tuez-le, car il n'est que le diable». Chapitre XIII Les invocations lors d'un voyage
- Muwatta Malik, n°1814
Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Jésus, le fils de Marie, ayant rencontré en route, un cochon, il dit: «Va-y en paix».Il lui dit: «Dis-tu cela à un cochon», Jésus répondit: «Je crains que ma langue s'habitue à la prononciation des mauvaises paroles». Chapitre II Les propos à éviter
- Muwatta Malik, n°1818
On rapporta à Malek que Jésus, le fils de Marie disait: «Des fois vous prononcez trop de paroles où il n'est pas mentionné le nom d'Allah, ainsi vos cœurs s'endurcissent. Or le cœur dur est loin d'Allah, cependant vous ne le savez pas. Ne jugez pas les vices des hommes comme si vous en êtes seigneurs;plutôt jugez les vôtres en tant que serviteurs, car parmi les hommes il y a les châtiés et les élus. Ainsi, soyez pitoyables à l'égard des châtiés, et louez Allah pour Sa clémence»
- Sahih Muslim, n°140
Rapporté par Ubadah ibn Samit رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah, Il est Unique, sans associé, Muhammad est Son serviteur et Son messager, le Christ est Son serviteur, le fils de Sa servante, Sa parole qu’Il a adressée à Marie et un esprit venant de Lui, le Paradis est une réalité et l’Enfer aussi”, Allah lui permettra d’entrer au Paradis par la porte qu’il voudra parmi les huit. »
- Sahih Muslim, n°389
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Par Celui qui détient ma vie, le fils de Marie ﷺ descendra bientôt parmi vous comme juge équitable. Il brisera les croix, tuera les porcs, abolira la jizya et la richesse sera si abondante que plus personne ne voudra l’accepter. »
- Sahih Muslim, n°391
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je jure par Allah que le fils de Marie descendra certainement comme juge équitable : il brisera la croix, tuera les porcs, abolira la jizya, et on délaissera la jeune chamelle (personne ne cherchera à percevoir la zakat sur elle). La rancune, la haine et la jalousie disparaîtront entre les gens, et quand il invitera les gens à accepter la richesse, personne n’en voudra. »
- Sahih Muslim, n°392
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Que ferez-vous lorsque le fils de Marie descendra parmi vous et qu’il y aura un imam parmi vous ? »
- Sahih Muslim, n°393
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Que ferez-vous lorsque le fils de Marie descendra et vous dirigera ? »
- Sahih Muslim, n°394
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Que ferez-vous lorsque le fils de Marie descendra parmi vous et vous dirigera comme l’un d’entre vous ? » Ibn Abi Dhi'b, d’après Abu Huraira, a rapporté : « Votre chef sera parmi vous. » Ibn Abi Dhi'b a dit : « Savez-vous ce que signifient ces mots : “Il vous dirigera comme l’un d’entre vous” ? » J’ai dit : « Explique-les-moi. » Il a dit : « Il vous dirigera selon le Livre de votre Seigneur (qu’Il soit glorifié et exalté) et la Sunna de votre Prophète ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°395
Rapporté par Jabir b. 'Abdullah رضي الله عنه : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Une partie de ma communauté ne cessera de lutter pour la Vérité et restera victorieuse jusqu’au Jour de la Résurrection. » Il a dit : « Jésus, fils de Marie, descendra alors, et leur chef (des musulmans) l’invitera à diriger la prière, mais il dira : “Non, certains d’entre vous sont les chefs des autres.” C’est un honneur qu’Allah accorde à cette communauté. »
- Sahih Muslim, n°415
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Abu Dharr racontait que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le toit de ma maison s’est fendu alors que j’étais à La Mecque, et Gabriel est descendu, a ouvert ma poitrine et l’a lavée avec l’eau de Zamzam. Il a ensuite apporté un bassin en or rempli de sagesse et de foi, et après l’avoir versé dans ma poitrine, il l’a refermée. Puis, me prenant par la main, il est monté avec moi au ciel, et lorsque nous sommes arrivés au ciel le plus bas, Gabriel a dit au gardien du ciel le plus bas : “Ouvre.” Il a demandé qui était là. Il a répondu : “C’est Gabriel.” Il a de nouveau demandé s’il y avait quelqu’un avec lui. Il a répondu : “Oui, c’est Muhammad avec moi.” On lui a demandé s’il avait été envoyé pour cela. Gabriel a dit : “Oui.” Alors il a ouvert (la porte). Quand nous sommes montés au ciel le plus bas (j’ai vu) un homme assis avec des groupes à sa droite et à sa gauche. Quand il regardait à droite, il riait, et quand il regardait à gauche, il pleurait. Il a dit : “Bienvenue au Prophète vertueux et au fils vertueux.” J’ai demandé à Gabriel qui il était et il a répondu : “C’est Adam (paix sur lui), et ces groupes à sa droite et à sa gauche sont les âmes de ses descendants. Ceux à sa droite sont les habitants du Paradis, et ceux à sa gauche sont les habitants de l’Enfer ; ainsi, quand il regarde à droite, il rit, et quand il regarde à gauche, il pleure.” Ensuite, Gabriel est monté avec moi au deuxième ciel. Il a demandé à son gardien d’ouvrir (la porte), et le gardien a répondu de la même manière que celui du ciel le plus bas. Il (a ouvert la porte). Anas ibn Malik a dit : Le Prophète ﷺ a mentionné qu’il a trouvé dans les cieux Adam, Idris, Jésus, Moïse et Abraham (que la paix soit sur eux), mais il n’a pas précisé la nature de leur demeure, sauf qu’il a trouvé Adam dans le ciel le plus bas et Abraham dans le sixième ciel. Lorsque Gabriel et le Messager d’Allah ﷺ sont passés devant Idris (paix sur lui), il a dit : “Bienvenue au Prophète vertueux et au frère vertueux.” (Le narrateur) a dit : Il a alors continué et a dit : “Qui est-ce ?” Gabriel a répondu : “C’est Idris.” Ensuite, je suis passé devant Moïse (paix sur lui) et il a dit : “Bienvenue au Prophète vertueux et au frère vertueux.” J’ai demandé (à Gabriel) : “Qui est-ce ?” Il a répondu : “C’est Moïse.” Ensuite, je suis passé devant Jésus et il a dit : “Bienvenue au Prophète vertueux et au frère vertueux.” J’ai demandé (à Gabriel) : “Qui est-ce ?” Il a répondu : “C’est Jésus, fils de Marie.” Le Prophète ﷺ a dit : Ensuite, je suis allé voir Ibrahim (paix sur lui). Il a dit : “Bienvenue au Prophète vertueux et au fils vertueux.” J’ai demandé : “Qui est-ce ?” (Gabriel) a répondu : “C’est Abraham.” Ibn Shihab a dit : Ibn Hazm m’a dit que Ibn ‘Abbas et Abd Habba al-Ansari disaient que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Ensuite, il est monté avec moi jusqu’à ce que je sois emmené à une telle hauteur que j’ai entendu le grincement des plumes. Ibn Hazm et Anas ont dit que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Allah a alors rendu cinquante prières obligatoires pour ma communauté et je suis revenu avec cela et je suis passé devant Moïse. Moïse (paix sur lui) a dit : “Qu’est-ce que ton Seigneur a imposé à ton peuple ?” J’ai dit : “Cinquante prières leur ont été rendues obligatoires.” Moïse (paix sur lui) a dit : “Retourne voir ton Seigneur, car ta communauté ne pourra pas supporter ce fardeau.” Je suis alors retourné vers mon Seigneur et Il en a réduit une partie. Je suis ensuite retourné voir Moïse (paix sur lui) et je l’en ai informé. Il a dit : “Retourne voir ton Seigneur, car ta communauté ne pourra pas supporter ce fardeau.” Je suis alors retourné vers mon Seigneur et Il a dit : “Elles sont cinq et en même temps cinquante, et ce qui a été dit ne sera pas changé.” Je suis alors retourné vers Moïse et il a dit : “Retourne voir ton Seigneur.” J’ai alors dit : “J’ai honte devant mon Seigneur.” Gabriel a alors voyagé avec moi jusqu’à ce que nous arrivions au lotus de la limite. De nombreuses couleurs le couvraient, que je ne connais pas. Ensuite, j’ai été admis au Paradis et j’y ai vu des dômes de perles et son sol de musc
- Sahih Muslim, n°419
Rapporté par Abu al-‘Aliya, d’après Ibn Abbas رضي الله عنه : Le fils de l’oncle de votre Prophète ﷺ nous a dit que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La nuit de mon voyage nocturne, je suis passé devant Moussa ibn ‘Imran (paix sur lui), un homme à la peau brun clair, grand, bien bâti, comme s’il était un homme du peuple de Shanu’a. J’ai vu Jésus, fils de Marie, de taille moyenne, au teint blanc et rouge, aux cheveux crépus. J’ai vu Malik, le gardien du Feu, et le Dajjal parmi les signes qu’Allah m’a montrés. » (Le narrateur) a ajouté : « Ne doutez donc pas de la rencontre du Prophète ﷺ avec Moussa. » Qatada a expliqué ainsi : « En vérité, le Messager d’Allah ﷺ a rencontré Moussa (paix sur lui). »
- Sahih Muslim, n°423
Rapporté par Jabir رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les prophètes sont apparus devant moi, et Moussa était parmi les hommes comme s’il était du peuple de Shanu’a. J’ai vu Jésus, fils de Marie (paix sur lui), et celui qui lui ressemblait le plus était ‘Urwa ibn Mas’ud. J’ai vu Ibrahim (bénédiction d’Allah sur lui), et je vois que vos compagnons lui ressemblent beaucoup, c’est-à-dire sa personnalité. J’ai vu Gabriel (paix sur lui), et Dihya lui ressemblait le plus ; mais dans la version d’Ibn Rumh, il s’agit de Dihya ibn Khalifa. »
- Sahih Muslim, n°425
Rapporté par Abdullah ibn Umar رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Une nuit, je me suis retrouvé près de la Ka’bah, et j’ai vu un homme au teint de blé, parmi les hommes au teint clair les plus beaux que vous ayez jamais vus. Il avait une mèche de cheveux parmi les plus belles que vous ayez jamais vues. Il les avait coiffés, et de l’eau en coulait. Il s’appuyait sur deux hommes, ou sur les épaules de deux hommes, et il faisait le tour de la Ka’bah. J’ai demandé : “Qui est-ce ?” On m’a dit : “C’est le Messie, fils de Marie.” Puis j’ai vu une autre personne, corpulente, aux cheveux très frisés, aveugle de l’œil droit, comme si c’était un raisin gonflé. J’ai demandé : “Qui est-ce ?” On m’a dit : “C’est le Messie, le Dajjal.” »
- Sahih Muslim, n°426
Rapporté par Abdullah ibn Umar رضي الله عنه : Un jour, le Messager d’Allah ﷺ a parlé devant les gens du Messie, le Dajjal. Il a dit : « En vérité, Allah (qu’Il soit glorifié et élevé) n’est pas borgne. Mais le Messie, le Dajjal, est aveugle de l’œil droit, comme si son œil était un raisin gonflé. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « On m’a montré en rêve, la nuit, près de la Ka’bah, un homme au teint clair, parmi les hommes au teint blanc les plus beaux que vous ayez vus, ses cheveux tombaient sur ses épaules. C’était un homme dont les cheveux n’étaient ni trop bouclés ni trop raides, et de l’eau coulait de sa tête. Il posait ses mains sur les épaules de deux personnes et, au milieu d’eux, faisait le tour de la Ka’bah. J’ai dit : “Qui est-ce ?” Ils ont répondu : “Le Messie, fils de Marie.” Et j’ai vu derrière lui un homme aux cheveux très frisés, aveugle de l’œil droit. Parmi les gens que j’ai vus, Ibn Qatan lui ressemblait le plus. Il faisait le tour de la Ka’bah en posant ses mains sur les épaules de deux personnes. J’ai dit : “Qui est-ce ?” Ils ont dit : “C’est le Messie, le Dajjal.” »
- Sahih Muslim, n°427
Rapporté par Ibn Umar رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « J’ai vu près de la Ka’bah un homme au teint clair et aux cheveux raides, posant ses mains sur deux personnes. De l’eau coulait de sa tête ou ruisselait de sa tête. J’ai demandé : “Qui est-ce ?” Ils ont dit : “C’est Jésus, fils de Marie” ou “le Messie, fils de Marie.” (Le narrateur) dit : Je ne me souviens plus du mot exact. Le Prophète ﷺ a dit : Et j’ai vu derrière lui un homme au teint rouge, aux cheveux très frisés, aveugle de l’œil droit. Il ressemblait le plus à Ibn Qatan. J’ai demandé : “Qui est-ce ?” Ils ont répondu : “C’est le Messie, le Dajjal.” »
- Sahih Muslim, n°429
Rapporté par Abdullah, d’après son père Omar ibn Khattab رضي الله عنه : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Je dormais et je me suis vu faire le tour de la Ka’bah, et j’y ai vu un homme au teint clair, aux cheveux raides, entre deux hommes. De l’eau coulait de sa tête ou tombait de sa tête. J’ai demandé : “Qui est-ce ?” Ils ont répondu : “C’est le fils de Marie.” Puis j’ai avancé et j’ai vu un homme corpulent, au teint rouge, avec de grosses boucles de cheveux sur la tête, aveugle d’un œil, comme si son œil était un raisin gonflé. J’ai demandé : “Qui est-ce ?” Ils ont dit : “C’est le Dajjal.” Il ressemblait beaucoup à Ibn Qatan parmi les hommes. »
- Sahih Muslim, n°430
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je me trouvais dans le Hijr et les Quraysh m’interrogeaient sur mon voyage nocturne. On m’a posé des questions sur Bayt al-Maqdis auxquelles je ne pouvais pas répondre de mémoire. J’étais très contrarié, plus que jamais auparavant. Alors Allah l’a placé devant mes yeux. Je l’ai regardé et j’ai pu leur donner toutes les informations qu’ils me demandaient. J’ai aussi vu que j’étais parmi un groupe de prophètes. J’ai vu Moussa en train de prier : c’était un homme bien bâti, comme s’il était du peuple de Shanu’a. J’ai vu Jésus, fils de Marie (paix sur lui), en train de prier : parmi les hommes, il ressemblait le plus à ‘Urwa ibn Mas’ud al-Thaqafi. J’ai vu Ibrahim (paix sur lui) en train de prier : il ressemblait le plus à votre compagnon (le Prophète lui-même) parmi les gens. Quand l’heure de la prière est arrivée, je les ai dirigés. Quand j’ai terminé la prière, quelqu’un a dit : “Voici Malik, le gardien de l’Enfer ; salue-le.” Je me suis tourné vers lui, mais il m’a précédé dans le salut. »
- Sahih Muslim, n°480
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Un jour, on apporta de la viande au Messager d’Allah ﷺ et on lui présenta une épaule, une partie qu’il appréciait. Il en coupa un morceau avec ses dents et dit : « Je serai le chef de l’humanité au Jour de la Résurrection. Savez-vous pourquoi ? Allah rassemblera, sur une même plaine, les premiers et les derniers (de l’humanité) au Jour de la Résurrection. Alors, la voix d’un annonceur sera entendue par tous, les regards traverseront la foule, et le soleil s’approchera. Les gens ressentiront alors une angoisse, une inquiétude et une détresse insupportables, au point qu’ils ne pourront ni supporter ni rester debout. Certains diront aux autres : “Ne voyez-vous pas dans quelle situation nous sommes ? Ne voyez-vous pas le malheur qui nous a frappés ? Pourquoi ne cherchez-vous pas quelqu’un pour intercéder en votre faveur auprès de votre Seigneur ?” Certains diront : “Allez voir Adam.” Ils iront donc voir Adam et lui diront : “Ô Adam, tu es le père de l’humanité. Allah t’a créé de Sa propre Main, Il a insufflé en toi de Son esprit et Il a ordonné aux anges de se prosterner devant toi. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle détresse nous sommes ? Ne vois-tu pas le malheur qui nous a frappés ?” Adam dira : “Mon Seigneur est en colère aujourd’hui comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après. Il m’a interdit de m’approcher de cet arbre et je Lui ai désobéi. Je ne pense qu’à moi-même. Allez voir quelqu’un d’autre ; allez voir Noé.” Ils iront voir Noé et lui diront : “Ô Noé, tu es le premier des Messagers envoyés sur terre (après Adam), et Allah t’a appelé ‘Serviteur reconnaissant’. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle détresse nous sommes ? Ne vois-tu pas le malheur qui nous a frappés ?” Il dira : “Mon Seigneur est en colère aujourd’hui comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après. J’ai prononcé une malédiction contre mon peuple. Je ne pense qu’à moi-même, je ne pense qu’à moi-même ; allez plutôt voir Ibrahim (paix sur lui).” Ils iront voir Ibrahim et lui diront : “Tu es le Messager d’Allah et Son Ami parmi les habitants de la terre ; intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle détresse nous sommes ? Ne vois-tu pas le malheur qui nous a frappés ?” Ibrahim leur dira : “Mon Seigneur est en colère aujourd’hui comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après.” (Ibrahim mentionnera alors ses paroles mensongères et dira :) “Je ne pense qu’à moi-même, je ne pense qu’à moi-même. Allez voir quelqu’un d’autre : allez voir Moïse.” Ils iront voir Moïse (paix sur lui) et lui diront : “Ô Moïse, tu es le Messager d’Allah, Allah t’a honoré par Sa mission et Sa parole parmi les gens. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle détresse nous sommes ? Ne vois-tu pas le malheur qui nous a frappés ?” Moïse (paix sur lui) leur dira : “Mon Seigneur est en colère aujourd’hui comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après. En fait, j’ai tué une personne que je n’avais pas reçu l’ordre de tuer. Je ne pense qu’à moi-même, je ne pense qu’à moi-même. Allez plutôt voir Jésus (paix sur lui).” Ils iront voir Jésus et lui diront : “Ô Jésus, tu es le Messager d’Allah, tu as parlé aux gens dès le berceau, tu es Sa Parole qu’Il a envoyée à Marie, et un esprit venant de Lui ; intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle détresse nous sommes ? Ne vois-tu pas le malheur qui nous a frappés ?” Jésus (paix sur lui) dira : “Mon Seigneur est en colère aujourd’hui comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après.” Il ne mentionnera aucun péché de sa part. (Il dira simplement :) “Je ne pense qu’à moi-même, je ne pense qu’à moi-même ; allez voir quelqu’un d’autre : allez voir Muhammad ﷺ.” Ils viendront alors à moi et diront : “Ô Muhammad, tu es le Messager d’Allah et le dernier des prophètes. Allah t’a pardonné tous tes péchés passés et futurs. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur ; ne vois-tu pas dans quelle détresse nous sommes ? Ne vois-tu pas le malheur qui nous a frappés ?” Je partirai alors et je me placerai sous le Trône, puis je me prosternerai devant mon Seigneur. Allah me révélera alors des louanges et des glorifications qu’Il n’a révélées à personne avant moi. Il dira ensuite : “Muhammad, relève la tête ; demande, et cela te sera accordé ; intercède, et ton intercession sera acceptée.” Je relèverai alors la tête et je dirai : “Ô mon Seigneur, ma communauté, ma communauté.” Il sera dit : “Ô Muhammad, fais entrer par la porte droite du Paradis ceux de ta communauté qui n’auront pas de comptes à rendre.” Ils partageront avec les autres une autre porte que celle-ci. Le Prophète ajouta : « Par Celui qui détient la vie de Muhammad dans Sa main, la distance entre les deux battants d’une porte du Paradis est aussi grande qu’entre La Mecque et Hajar, ou entre La Mecque et Busra. »
- Sahih Muslim, n°3398
Rapporté par Alqama : Alors que je marchais avec Abdullah à Mina, Uthman le rencontra. Il s’arrêta et commença à lui parler. Uthman lui dit : « Abou Abd al-Rahman, ne devrions-nous pas te marier à une jeune fille qui te rappellerait un peu ta jeunesse passée ? » Il répondit : « Si tu le dis, le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Ô jeunes gens, que celui d’entre vous qui en a les moyens se marie, car cela aide à détourner le regard et à préserver la chasteté. Mais celui qui n’en a pas les moyens doit jeûner, car cela aide à maîtriser le désir.” »
- Sahih Muslim, n°3400
Rapporté par Abdullah b. Mas’ud رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ nous a dit : « Ô jeunes gens, que celui d’entre vous qui en a les moyens se marie, car cela aide à détourner le regard et à préserver la chasteté. Mais celui qui ne peut pas doit jeûner, car cela aide à maîtriser le désir. »
- Sahih Muslim, n°3403
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Certains compagnons du Messager d’Allah ﷺ ont interrogé ses épouses sur ses pratiques privées. L’un d’eux a dit : « Je ne me marierai pas », un autre : « Je ne mangerai pas de viande », et un autre : « Je ne dormirai pas dans un lit. » Le Prophète ﷺ loua et glorifia Allah, puis dit : « Qu’arrive-t-il à ces gens qui disent ceci ou cela ? Pourtant, moi, je prie et je dors, je jeûne et j’interromps le jeûne, et je me marie aussi. Celui qui se détourne de ma tradition n’a rien à voir avec moi. »
- Sahih Muslim, n°3447
Rapporté par Nubaih b. Wahb : ‘Umar b. Ubaidullah b. Ma’mar m’a envoyé auprès d’Aban b. Uthman car il voulait demander en mariage la fille de Shaiba b. Uthman pour son fils. Aban b. Uthman était alors occupé par la saison du pèlerinage. Il a dit : « Je le considère comme un homme du désert (car c’est courant là-bas) de penser qu’un Muhrim peut se marier ou être marié à quelqu’un. C’est ‘Uthman b. ‘Affan qui nous a rapporté cela du Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°3448
Rapporté par ‘Uthman b. ‘Affan : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Un Muhrim ne doit ni se marier lui-même, ni être marié à quelqu’un, ni faire une demande en mariage. »
- Sahih Muslim, n°3483
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ s’est marié avec moi au mois de Shawwal et m’a emmenée chez lui comme épouse pendant le mois de Shawwal. Parmi les femmes du Messager d’Allah ﷺ, aucune n’était plus chère à lui que moi, et j’aimais que les femmes de ma famille se marient pendant le mois de Shawwal
- Sahih Muslim, n°3487
Rapporté par Sahl b. Sa’d al-Sa’idi رضي الله عنه : Une femme est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, je viens me proposer à toi (tu peux me marier à qui tu veux). » Le Messager d’Allah ﷺ l’a regardée de la tête aux pieds, puis il a baissé la tête. Voyant qu’il ne prenait pas de décision, la femme s’est assise. Un compagnon s’est alors levé et a dit : « Ô Messager d’Allah, marie-la-moi si tu n’en as pas besoin. » Il demanda : « As-tu quelque chose à donner comme dot ? » Il répondit : « Non, par Allah, je n’ai rien. » Le Messager d’Allah ﷺ lui dit : « Va chez ta famille et cherche si tu trouves quelque chose. » Il revint et dit : « Je n’ai rien trouvé. » Le Messager d’Allah ﷺ lui dit : « Cherche même si ce n’est qu’une bague en fer. » Il revint et dit : « Non, par Allah, même pas une bague en fer, seulement ce pagne que je porte (Sahl précisa qu’il n’avait pas de vêtement supérieur), dont je peux donner la moitié. » Le Messager d’Allah ﷺ lui dit : « Comment ce pagne pourrait-il servir ? Si tu le portes, elle n’en aura pas, et si elle le porte, tu n’auras rien sur toi. » L’homme s’assit, puis, voyant que cela durait, il se leva pour partir. Le Messager d’Allah ﷺ ordonna qu’on le rappelle. Quand il revint, il lui demanda : « Connais-tu quelque chose du Coran ? » Il répondit : « Je connais telles et telles sourates » (et il les énuméra). Le Messager d’Allah ﷺ lui demanda : « Peux-tu les réciter par cœur ? » Il répondit : « Oui. » Le Messager d’Allah ﷺ lui dit : « Va, je te la donne en mariage pour ce que tu connais du Coran. »
- Sahih Muslim, n°3490
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a vu une trace de couleur jaune sur ‘Abd al-Rahman b. ‘Auf et lui a demandé : « Qu’est-ce que c’est ? » Il répondit : « Ô Messager d’Allah, je me suis marié avec une femme pour un poids de noyau de datte en or. » Il dit : « Qu’Allah te bénisse ! Organise un repas de mariage, même avec un mouton. »
- Sahih Muslim, n°3491
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : ‘Abd al-Rahman b. ‘Auf رضي الله عنه s’est marié du vivant du Messager d’Allah ﷺ pour un poids de noyau de datte en or, et le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Fais un repas de mariage, même avec un mouton. »
- Sahih Muslim, n°3497
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ partit en expédition vers Khaybar et nous avons accompli la prière du matin très tôt à l’aube. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ monta à cheval, tout comme Abou Talha, et je me suis assis derrière Abou Talha. Le Prophète ﷺ avançait dans une ruelle étroite de Khaybar (et nous étions si proches les uns des autres que mon genou a touché la jambe du Messager d’Allah ﷺ). Une partie du vêtement du Prophète ﷺ glissa de sa jambe et je vis la blancheur de sa jambe. En entrant dans la ville, il s’écria : « Allahu Akbar (Allah est le Plus Grand). Khaybar est perdue. Et lorsque nous descendons dans la vallée d’un peuple, quel mauvais matin pour ceux qui ont été avertis. » Il répéta cela trois fois. Pendant ce temps, les gens sortirent pour travailler et dirent : « Par Allah, Muhammad est venu. » Abd al-‘Aziz ou certains de nos compagnons dirent : « Muhammad et l’armée sont venus. » Il dit : « Nous avons pris Khaybar par la force, et les prisonniers de guerre ont été rassemblés. » Dihya est venu et a dit : « Ô Messager d’Allah, accorde-moi une fille parmi les prisonnières. » Il répondit : « Va et choisis-en une. » Il choisit Safiyya, fille de Huyayy (b. Akhtab). Quelqu’un vint voir le Prophète ﷺ et dit : « Ô Messager d’Allah, tu as donné Safiyya bint Huyayy, la chef des Qurayza et des Nadir, à Dihya, alors qu’elle ne convient qu’à toi. » Il dit : « Faites-les venir tous les deux. » Ils vinrent ensemble. Quand le Prophète ﷺ la vit, il dit à Dihya : « Prends une autre femme parmi les prisonnières. » Le narrateur dit : Le Prophète ﷺ l’a alors affranchie et l’a épousée. Thabit lui demanda : « Abou Hamza, quelle dot le Prophète ﷺ lui a-t-il donnée ? » Il répondit : « Il l’a affranchie puis l’a épousée. » En chemin, Oumm Soulaym l’a préparée et l’a envoyée au Prophète ﷺ la nuit. Le Messager d’Allah ﷺ est apparu le matin comme un jeune marié. Il dit : « Celui qui a quelque chose à manger, qu’il l’apporte. » On étendit un tissu. Quelqu’un apporta du fromage, un autre des dattes, un autre du beurre clarifié, et ils préparèrent du hais : c’était le repas de noces du Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°3507
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : J’étais la personne la mieux informée sur le hijab (le voile et la séparation). Ubayy ibn Ka’b me questionnait à ce sujet. Anas رضي الله عنه raconta : Le Messager d’Allah ﷺ se leva le matin comme jeune marié de Zaynab bint Jahsh رضي الله عنها, qu’il avait épousée à Médine. Il invita les gens au repas de noces après que le jour se soit bien levé. Le Messager d’Allah ﷺ resta assis avec quelques personnes, même après que les autres soient partis. Puis il se leva et je l’accompagnai jusqu’à la porte de l’appartement de ‘Aïsha رضي الله عنها. Il pensa alors qu’ils étaient partis, alors il revint et j’ai fait de même, mais ils étaient encore là. Il retourna une deuxième fois, et moi aussi, jusqu’à l’appartement de ‘Aïsha. Il revint encore, et cette fois ils étaient partis. Il tira alors un rideau entre lui et moi à la porte de l’appartement de Zaynab, où il devait rester, et Allah révéla le verset concernant le voile
- Sahih Muslim, n°3508
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ s’est marié et il est allé voir son épouse. Ma mère, Umm Soulaym, a préparé du hais (un plat) et l’a mis dans un récipient en terre, puis elle m’a dit : « Anas, apporte ceci au Messager d’Allah ﷺ et dis-lui : “Ma mère t’envoie cela, elle te salue et dit que c’est un humble cadeau de notre part, ô Messager d’Allah.” » Je l’ai donc apporté au Messager d’Allah ﷺ et lui ai dit : « Ma mère te salue et dit que c’est un humble cadeau de notre part. » Il dit : « Pose-le ici. » Puis il ajouta : « Va inviter untel et quiconque tu rencontres. » Il nomma même certaines personnes. J’ai invité ceux qu’il avait nommés et tous ceux que j’ai rencontrés. (Un des narrateurs demanda à Anas : « Combien étaient-ils ? » Anas répondit : « Ils étaient environ trois cents. ») Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ me dit : « Anas, apporte le récipient. » Les invités commencèrent à entrer jusqu’à ce que la cour et la pièce soient pleines. Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Faites des groupes de dix, et que chacun mange ce qui est devant lui. » Ils mangèrent jusqu’à satiété. Un groupe sortait après avoir mangé, puis un autre entrait, jusqu’à ce que tous aient mangé. Le Prophète ﷺ me dit : « Anas, enlève le récipient. » Je l’ai soulevé, mais je n’ai pas su dire s’il y en avait plus au début ou à la fin. Certains invités se mirent à discuter dans la maison du Messager d’Allah ﷺ, alors que lui et son épouse étaient assis, elle tournée vers le mur. Cela dérangea le Prophète ﷺ, qui sortit saluer ses autres épouses puis revint. Quand les invités virent cela, ils comprirent qu’ils gênaient et se précipitèrent vers la sortie. Le Messager d’Allah ﷺ entra, tira un rideau et entra dans la pièce. Je restai assis, il ne resta qu’un court instant puis revint vers moi, et à ce moment-là, ces versets furent révélés. Le Messager d’Allah ﷺ sortit et les récita aux gens : « Ô vous qui croyez, n’entrez pas dans les maisons du Prophète sans y être invités pour un repas, sans attendre que le repas soit prêt ; mais lorsque vous êtes invités, entrez, et quand vous avez mangé, dispersez-vous sans chercher à écouter les conversations. Cela dérange vraiment le Prophète… » jusqu’à la fin du verset (XXXIII, 53). (Al-Ja’d a dit qu’Anas b. Malik a déclaré : « Je suis le premier à avoir entendu ces versets. ») À partir de ce moment, les épouses du Prophète ﷺ ont observé la retraite (al-hijab)
- Sahih Muslim, n°3626
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Quand quelqu’un qui est déjà marié épouse une femme vierge, il doit rester avec elle pendant sept nuits avant de retourner auprès de son autre épouse. Mais si quelqu’un, déjà marié à une vierge, épouse une femme qui a déjà été mariée, il doit rester avec elle pendant trois nuits. Khalid (un des narrateurs) a dit : « Si je disais que cela vient directement du Prophète ﷺ, je dirais la vérité, mais Anas a dit : “Telle est la tradition.” »
- Sahih Muslim, n°3636
Rapporté par Jabir ibn ‘Abdullah رضي الله عنهما : Je me suis marié du vivant du Messager d’Allah ﷺ. Je l’ai rencontré et il m’a dit : « Jabir, t’es-tu marié ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a demandé : « Avec une vierge ou une femme déjà mariée ? » J’ai dit : « Avec une femme déjà mariée. » Il a dit : « Pourquoi n’as-tu pas épousé une vierge avec qui tu aurais pu t’amuser ? » J’ai répondu : « Ô Messager d’Allah, j’ai des sœurs et j’ai eu peur qu’une jeune fille ne s’entende pas avec elles. » Il a dit : « Très bien, si c’est ainsi. On épouse une femme pour quatre raisons : sa religion, sa richesse, sa lignée et sa beauté. Choisis donc celle qui a la religion. Que tes mains soient couvertes de poussière. »
- Sahih Muslim, n°3637
Rapporté par Jabir ibn ‘Abdullah رضي الله عنهما : Je me suis marié, et le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « T’es-tu marié ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a demandé : « Avec une vierge ou une femme déjà mariée (veuve ou divorcée) ? » J’ai répondu : « Avec une femme déjà mariée. » Il a dit : « Pourquoi ne pas avoir épousé une jeune fille, pour que tu puisses t’amuser avec elle et qu’elle s’amuse avec toi ? » Shu’ba a dit : « J’en ai parlé à ‘Amr b. Dinar, et il a dit : “J’ai aussi entendu Jabir mentionner cela, que le Prophète ﷺ a dit : ‘Pourquoi n’as-tu pas épousé une jeune fille, pour que tu puisses t’amuser avec elle et qu’elle s’amuse avec toi ?’” »
- Sahih Muslim, n°3638
Rapporté par Jabir ibn ‘Abdullah رضي الله عنهما : ‘Abdullah est mort en laissant derrière lui neuf ou sept filles. J’ai épousé une femme qui avait déjà été mariée. Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « Jabir, t’es-tu marié ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a demandé : « Avec une vierge ou une femme déjà mariée ? » J’ai répondu : « Avec une femme déjà mariée. » Il a dit : « Pourquoi n’as-tu pas épousé une jeune fille, pour que tu puisses t’amuser avec elle et qu’elle s’amuse avec toi, ou que tu puisses la divertir et qu’elle te divertisse ? » J’ai répondu : « ‘Abdullah est mort (en martyr à Uhud) et a laissé derrière lui neuf ou sept filles ; je n’ai donc pas voulu ramener une jeune fille comme elles, mais j’ai préféré épouser une femme qui puisse s’occuper d’elles et leur enseigner de bonnes manières. » Le Prophète ﷺ a alors dit : « Qu’Allah te bénisse », ou il a invoqué le bien pour moi
- Sahih Muslim, n°3639
Rapporté par Jabir ibn ‘Abdullah رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « Jabir, t’es-tu marié ? » Le reste du hadith est le même jusqu’à : « La femme s’occuperait d’elles et les coifferait. » Le Prophète ﷺ a dit : « Tu as bien fait. » Mais la suite n’est pas mentionnée
- Sahih Muslim, n°3641
Rapporté par Jabir ibn ‘Abdullah رضي الله عنه : Je suis parti avec le Messager d’Allah ﷺ lors d’une expédition, mais mon chameau était lent. Le Prophète ﷺ est venu vers moi et m’a dit : « Jabir ! » J’ai répondu : « Oui, ô Messager d’Allah, me voici à ton service. » Il a demandé : « Qu’as-tu ? » J’ai dit : « Mon chameau est fatigué et traîne, alors je suis resté en arrière. » Le Prophète ﷺ est descendu, l’a frappé avec un bâton courbé, puis a dit : « Monte. » Je suis monté, et à ma grande surprise, il avançait si vite que j’ai dû le retenir pour ne pas dépasser le Prophète ﷺ. Pendant le voyage, il m’a dit : « T’es-tu marié ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a demandé : « Avec une vierge ou une femme déjà mariée ? » J’ai répondu : « Avec une femme déjà mariée. » Il a dit : « Pourquoi pas une jeune fille, avec qui tu aurais pu t’amuser et elle avec toi ? » J’ai répondu : « J’ai des sœurs, alors j’ai préféré épouser une femme qui puisse les rassembler, les coiffer et s’occuper d’elles. » Il a dit : « Tu vas bientôt rentrer chez toi, et là tu profiteras de la compagnie de ton épouse. » Il a ajouté : « Veux-tu vendre ton chameau ? » J’ai répondu : « Oui. » Il l’a acheté pour une ‘uqiya d’argent. Quand le Prophète ﷺ est arrivé à Médine, j’y suis arrivé aussi le soir. Je suis allé à la mosquée et l’ai trouvé à la porte. Il m’a dit : « C’est maintenant que tu arrives ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Laisse ton chameau, entre et fais deux rak‘a. » Je suis entré, j’ai prié deux unités, puis je suis revenu. Le Prophète ﷺ a alors demandé à Bilal de me peser une ‘uqiya d’argent. Bilal l’a fait, en penchant la balance. Je suis parti, mais il a dit : « Rappelle-moi Jabir. » On m’a rappelé, et je me suis dit : « Il va me rendre le chameau, et cela me déplaît, car après avoir reçu le prix, je ne voulais pas le reprendre. » Il m’a dit : « Prends ton chameau et garde aussi son prix. »
- Sahih Muslim, n°3642
Rapporté par Jabir ibn ‘Abdullah رضي الله عنهما : Nous étions en voyage avec le Messager d’Allah ﷺ, et je montais un chameau destiné au transport de l’eau, mais il était lent. Le Prophète ﷺ l’a frappé ou piqué (je crois) avec ce qu’il avait en main, et il s’est mis à avancer si vite qu’il dépassait tout le monde, et j’ai dû le retenir. Le Prophète ﷺ m’a dit : « Veux-tu me le vendre à tel prix ? Qu’Allah te pardonne. » J’ai répondu : « Ô Messager d’Allah, il est à toi. » Il a répété : « Veux-tu me le vendre à tel prix ? Qu’Allah te pardonne. » J’ai répondu : « Ô Messager d’Allah, il est à toi. » Il m’a demandé : « T’es-tu marié après la mort de ton père ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a demandé : « Avec une femme déjà mariée ou une vierge ? » J’ai répondu : « Avec une femme déjà mariée. » Il a dit : « Pourquoi n’as-tu pas épousé une vierge qui aurait pu t’amuser et que tu aurais pu amuser, et avec qui vous auriez pu jouer ensemble ? » Abu Nadra a dit : C’était une expression courante parmi les musulmans : « Tu fais telle ou telle chose, qu’Allah te pardonne. »
- Sahih Muslim, n°4414
Rapporté par 'Ubada ibn as-Samit : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Recevez l’enseignement de moi, recevez l’enseignement de moi. Allah a prescrit une voie pour ces femmes : lorsqu’un homme non marié commet l’adultère avec une femme non mariée, ils doivent recevoir cent coups de fouet et être exilés un an. Et si un homme marié commet l’adultère avec une femme mariée, ils doivent recevoir cent coups de fouet et être lapidés à mort. »
- Sahih Muslim, n°4416
Rapporté par 'Ubada ibn as-Samit : Chaque fois que le Messager d’Allah ﷺ recevait une révélation, il ressentait sa rigueur et la couleur de son visage changeait. Un jour, une révélation descendit sur lui, il en ressentit la rigueur. Quand ce fut terminé et qu’il se sentit soulagé, il dit : « Prenez de moi. En vérité, Allah a prescrit une voie pour celles (les femmes qui commettent la fornication) : lorsqu’un homme marié commet l’adultère avec une femme mariée, et un homme non marié avec une femme non mariée, alors pour les mariés, la peine est cent coups de fouet puis la lapidation à mort. Et pour les non mariés, la peine est cent coups de fouet et l’exil pour un an. »
- Sahih Muslim, n°4417
Rapporté par Qatada : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs, sauf que la variation est la suivante : le non marié doit être fouetté et exilé, et le marié doit être fouetté et lapidé. Il n’est pas mentionné la durée d’un an ni le nombre de cent
- Sahih Muslim, n°4420
Rapporté par Abu Huraira : Un homme parmi les musulmans vint voir le Messager d’Allah ﷺ alors qu’il était à la mosquée. Il l’appela en disant : « Ô Messager d’Allah, j’ai commis l’adultère. » Le Prophète ﷺ se détourna de lui. Il revint se placer devant lui et répéta : « Ô Messager d’Allah, j’ai commis l’adultère. » Le Prophète ﷺ se détourna, et cela se répéta quatre fois. Après qu’il eut témoigné contre lui-même quatre fois, le Messager d’Allah ﷺ l’appela et lui demanda : « Es-tu fou ? » Il répondit : « Non. » Il demanda encore : « Es-tu marié ? » Il répondit : « Oui. » Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Emmenez-le et lapidez-le. »
- Sahih Muslim, n°5040
Rapporté par Yazid b. al-Asamm : Un jeune marié de Médine nous a invités à un repas de noces, et il nous a servi treize lézards. Certains en ont mangé, d’autres s’en sont abstenus. J’ai rencontré Ibn 'Abbas le lendemain et je l’en ai informé devant plusieurs personnes. Certains ont dit que le Messager d’Allah ﷺ avait dit : « Je n’en mange pas, mais je ne l’interdis pas non plus, ni ne le déclare illicite. » Ibn 'Abbas a alors dit : « C’est regrettable ce que tu dis ! Le Messager d’Allah ﷺ n’a été envoyé que pour déclarer clairement ce qui est licite et illicite. Un jour, nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ chez Maymouna, et il y avait avec lui al-Fadl b. 'Abbas, Khalid b. Walid et quelques femmes. On lui a présenté un plateau de nourriture contenant de la viande. Alors que le Messager d’Allah ﷺ allait en manger, Maymouna a dit : “C’est de la viande de lézard.” Il a retiré sa main en disant : “C’est une viande que je ne mange jamais ; mais vous pouvez en manger.” Al-Fadl en a mangé, ainsi que Khalid b. Walid et les femmes. Maymouna a dit : “Je ne mange que ce que mange le Messager d’Allah ﷺ.” »
- Sahih Muslim, n°5449
Rapporté par Jabir رضي الله عنه : Quand je me suis marié, le Messager d’Allah ﷺ m’a demandé si j’avais un tapis. J’ai répondu : « Comment pourrions-nous avoir des tapis ? » (c’est-à-dire que j’étais trop pauvre pour y penser). Il a alors dit : « Tu en auras bientôt. »
- Sahih Muslim, n°5450
Rapporté par Jabir ibn Abdullah : Lorsque je me suis marié, le Messager d’Allah ﷺ m’a demandé si j’avais des tapis. J’ai répondu : « Comment pourrions-nous avoir des tapis ? » Il a alors dit : « Vous en aurez bientôt. » Jabir a ajouté : « Ma femme avait un tapis, et je lui ai demandé de l’enlever, mais elle disait : “Le Messager d’Allah ﷺ a dit : Vous en aurez bientôt.” »
- Sahih Muslim, n°5567
Rapporté par Asma, fille d’Abu Bakr : Une femme vint voir le Messager d’Allah ﷺ et lui dit : « J’ai marié ma fille, mais elle a perdu ses cheveux. Son mari aime les cheveux longs. Puis-je lui ajouter des faux cheveux ? » Le Prophète ﷺ le lui a interdit
- Sahih Muslim, n°5839
Rapporté par Abu as-Sa’ib, l’esclave affranchi de Hisham ibn Zuhra : Il a rendu visite à Abu Sa‘id al-Khudri chez lui et l’a trouvé en train de prier. Il s’est donc assis en attendant qu’il termine, puis il a entendu un bruit dans un tas de bois dans un coin de la maison. Il a regardé et a vu un serpent. Il a bondi pour le tuer, mais Abu Sa‘id lui a fait signe de s’asseoir. Quand il a fini sa prière, il a montré une pièce de la maison et a dit : « Tu vois cette pièce ? » Il a répondu : « Oui. » Il a dit : « Il y avait parmi nous un jeune homme récemment marié. Nous étions partis avec le Messager d’Allah ﷺ pour la bataille du Fossé. Ce jeune homme demandait souvent la permission au Prophète ﷺ de rentrer chez lui à midi. Un jour, il a demandé la permission, et le Prophète ﷺ lui a dit : “Prends tes armes avec toi, car je crains que la tribu de Qurayza ne te fasse du mal.” Il a pris ses armes, est rentré chez lui et a trouvé sa femme debout entre deux portes. Pris de jalousie, il s’est précipité vers elle avec sa lance. Elle lui a dit : “Pose ta lance et entre dans la maison pour voir ce qui m’a fait sortir.” Il est entré et a trouvé un grand serpent enroulé sur le lit. Il l’a transpercé avec sa lance, puis il est sorti, mais le serpent s’est débattu et l’a attaqué. On ne savait pas lequel des deux était mort en premier, le serpent ou le jeune homme. Nous sommes allés voir le Messager d’Allah ﷺ et lui avons raconté l’histoire, en lui demandant d’invoquer Allah pour que le jeune homme revienne à la vie. Il a répondu : “Demandez pardon pour votre compagnon”, puis il a dit : “Il y a à Médine des djinns qui ont accepté l’islam. Si vous en voyez un, avertissez-le pendant trois jours. S’il se montre encore après cela, tuez-le, car c’est un démon.” »
- Sahih Muslim, n°6130
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je suis le plus proche du fils de Marie parmi toute l’humanité. Les prophètes ont des mères différentes, mais une seule religion, et aucun prophète n’a été envoyé entre moi et lui (Jésus). »
- Sahih Muslim, n°6131
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je suis le plus proche de Jésus, fils de Marie, parmi toute l’humanité. Tous les prophètes ont des mères différentes mais partagent une seule religion, et aucun prophète n’a été envoyé entre moi et Jésus. »
- Sahih Muslim, n°6132
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Abu Huraira a rapporté de nombreux hadiths du Messager d’Allah ﷺ, dont celui-ci : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je suis le plus proche de Jésus, fils de Marie, parmi toute l’humanité, dans cette vie et dans l’au-delà. » Ils ont demandé : « Ô Messager d’Allah, comment cela ? » Il répondit : « Les prophètes sont frères dans la foi, bien qu’ils aient des mères différentes. Leur religion est la même, et il n’y a pas de messager entre nous (entre moi et Jésus). »
- Sahih Muslim, n°6133
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Aucun enfant ne naît sans que le diable ne le touche, et il se met à pleurer à cause de cette piqûre, sauf le fils de Marie et sa mère. » Abu Huraira a ensuite dit : « Vous pouvez réciter si vous le souhaitez ce verset : “Je cherche Ta protection pour elle et sa descendance contre le diable le maudit” (III, 36). »
- Sahih Muslim, n°6135
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le diable touche chaque fils d’Adam le jour où sa mère lui donne naissance, sauf Marie et son fils. »
- Sahih Muslim, n°6137
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Abu Huraira a rapporté des hadiths du Messager d’Allah ﷺ, dont celui-ci : Jésus, fils de Marie, a vu une personne commettre un vol. Jésus lui a dit : « Tu as volé. » Il répondit : « Non, par Celui en dehors duquel il n’y a pas de divinité (je n’ai pas volé). » Jésus dit alors : « Je crois en Allah, c’est moi-même qui me suis trompé. »
- Sahih Muslim, n°6310
Rapporté par Ali ibn Husayn رضي الله عنه : Miswar ibn Makhrama lui a rapporté qu’Ali ibn Abi Talib avait demandé la main de la fille d’Abou Jahl alors qu’il était marié à Fatima, la fille du Messager d’Allah ﷺ. Quand Fatima l’a appris, elle est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Les gens disent que tu ne te mets jamais en colère pour tes filles, et voilà qu’Ali veut épouser la fille d’Abou Jahl. » Makhrama a dit : Le Messager d’Allah ﷺ s’est alors levé, a récité le tashahhud et a dit : « Pour en venir au fait, j’ai donné ma fille (Zaynab) à Aboul-‘As ibn Rabi’, il m’a parlé et il a toujours dit la vérité. En vérité, Fatima, la fille de Muhammad, fait partie de moi et je n’accepte pas qu’elle soit mise à l’épreuve. Par Allah, la fille du Messager d’Allah ne sera jamais réunie avec la fille de l’ennemi d’Allah (comme coépouses) chez un même homme. » Ali a alors renoncé à son projet de mariage
- Sahih Muslim, n°6762
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La mère de chaque personne le met au monde selon sa nature d’origine. Ensuite, ce sont ses parents qui font de lui un Juif, un Chrétien ou un Mage. Si ses parents étaient musulmans, il serait aussi resté musulman. Chaque personne à qui sa mère donne naissance a deux aspects dans sa vie : quand sa mère l’accouche, Satan le touche, sauf Marie et son fils (Jésus). »
- Sahih Muslim, n°6930
Rapporté par Safwan (Ibn 'Abdullah b. Safwan, qui avait été marié à Umm Darda’) : Je me suis rendu à la maison d’Abu Darda’ en Syrie. Je ne l’ai pas trouvé, mais Umm Darda’ était présente. Elle m’a demandé : « As-tu l’intention de faire le Hajj cette année ? » J’ai répondu : « Oui. » Elle a dit : « Invoque Allah pour qu’Il nous accorde Sa bénédiction, car le Messager d’Allah ﷺ disait : “La prière d’un musulman pour son frère en son absence est exaucée tant qu’il invoque pour lui une bénédiction, et l’Ange chargé dit : ‘Amine, et que ce soit aussi pour toi.’” » Je suis allé au marché et j’ai rencontré Abu Darda’, qui a rapporté cela du Messager d’Allah ﷺ de la même manière
- Sahih Muslim, n°7278
Rapporté par Abu Hurayra رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’Heure Dernière n’arrivera pas avant que les Romains ne descendent à al-A‘maq ou à Dabiq. Une armée composée des meilleurs soldats de la terre à ce moment-là viendra de Médine pour les affronter. Quand ils se mettront en rang, les Romains diront : “Ne vous mettez pas entre nous et ceux (les musulmans) qui ont fait des prisonniers parmi nous. Laissez-nous nous battre contre eux.” Les musulmans répondront : “Non, par Allah, jamais nous ne nous écarterons de vous ni de nos frères pour que vous puissiez les combattre.” Alors ils se battront, et un tiers de l’armée fuira, qu’Allah ne leur pardonnera jamais. Un tiers, composé des meilleurs martyrs aux yeux d’Allah, sera tué, et le dernier tiers, qui ne sera jamais éprouvé, remportera la victoire et conquérra Constantinople. Alors qu’ils seront occupés à partager le butin, après avoir suspendu leurs épées aux oliviers, le Diable criera : “Le Dajjal a pris votre place parmi vos familles.” Ils sortiront alors, mais cela ne servira à rien. Lorsqu’ils arriveront en Syrie, il sortira alors qu’ils se préparent encore au combat, en formant les rangs. Certainement, l’heure de la prière viendra et Jésus (paix sur lui), fils de Marie, descendra et les dirigera. Quand l’ennemi d’Allah le verra, il disparaîtra comme le sel se dissout dans l’eau, et même si Jésus ne le confrontait pas, il disparaîtrait complètement. Mais Allah les fera périr par la main de Jésus, et il montrera leur sang sur sa lance (la lance de Jésus-Christ)
- Sahih Muslim, n°7285
Rapporté par Hudhayfa ibn Usaid al-Ghifari رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est venu vers nous à l’improviste alors que nous étions en train de discuter. Il a dit : « De quoi parlez-vous ? » Les compagnons ont répondu : « Nous parlons de l’Heure Dernière. » Il a alors dit : « Elle ne viendra pas avant que vous ne voyiez dix signes : la fumée, le Dajjal, la bête, le lever du soleil à l’ouest, la descente de Jésus, fils de Marie (qu’Allah l’agrée), Gog et Magog, et des affaissements de terre à trois endroits : un à l’est, un à l’ouest et un en Arabie, à la fin desquels un feu surgira du Yémen et poussera les gens vers leur lieu de rassemblement. »
- Sahih Muslim, n°7286
Rapporté par Hudhayfa ibn Usaid رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ était dans une pièce au-dessus de nous, et nous étions en dessous. Il a regardé vers nous et a dit : « De quoi discutez-vous ? » Nous avons répondu : « (Nous parlons de) l’Heure Dernière. » Il a alors dit : « L’Heure Dernière n’arrivera pas avant l’apparition de dix signes : un affaissement de terre à l’est, un à l’ouest, un dans la péninsule arabique, la fumée, le Dajjal, la bête de la terre, Gog et Magog, le lever du soleil à l’ouest et le feu qui surgira du bas d’Aden. » Shu‘ba a dit que ‘Abd al-‘Aziz ibn Rufai‘ a rapporté d’Abu Tufayl, qui a rapporté d’Abu Sariha un hadith semblable, mais le Messager d’Allah ﷺ n’a pas mentionné le dixième signe, sauf dans une version où il a dit que c’était la descente de Jésus, fils de Marie (paix sur lui), et dans une autre version, il s’agit du souffle d’un vent violent qui poussera les gens vers la mer
- Sahih Muslim, n°7287
Rapporté par Abu Sariha رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ était dans une pièce à l’étage et nous étions en bas, en train de discuter (de l’Heure Dernière). Le reste du hadith est le même, et Shu‘ba a dit : « Je pense qu’il a aussi dit ces mots : ‘Le feu descendra avec eux là où ils s’arrêteront et là où ils feront la sieste (à midi, il se calmera un moment).’ » Shu‘ba a dit : « Ce hadith m’a été transmis par Abu Tufayl et Abu Sariha, mais aucun n’a pu le rattacher directement au Messager d’Allah ﷺ. Cependant, dans une version, il est question de la descente de Jésus, fils de Marie, et dans une autre, du souffle d’un vent violent qui les poussera vers la mer. »
- Sahih Muslim, n°7288
Rapporté par Abu Sariha رضي الله عنه : Une autre chaîne de transmetteurs rapporte la même chose que les deux précédentes. Nous étions en train de discuter (de l’Heure Dernière) lorsque le Messager d’Allah ﷺ nous a regardés. Le reste du hadith est le même, et le dixième signe était la descente de Jésus, fils de Marie. Shu‘ba a dit : « ‘Abd al-‘Aziz ne l’a pas rattaché directement au Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°7373
Rapporté par An-Nawwas ibn Sam’an رضي الله عنه : Un jour, le Messager d’Allah ﷺ a parlé du Dajjal le matin. Parfois il le décrivait comme insignifiant, parfois il disait que sa tentation était très grave, à tel point que nous avions l’impression qu’il était caché dans les palmiers tout près. Le soir, nous sommes allés le voir et il a vu la peur sur nos visages. Il a dit : « Qu’avez-vous ? » Nous avons répondu : « Ô Messager d’Allah, tu as parlé du Dajjal ce matin, parfois en le minimisant, parfois en insistant sur son importance, au point que nous avons cru qu’il était tout proche. » Il a dit : « Je crains pour vous bien d’autres choses que le Dajjal. S’il apparaît alors que je suis parmi vous, je me chargerai de lui pour vous. Mais s’il apparaît alors que je ne suis plus là, chacun devra se défendre lui-même, et Allah protégera chaque musulman à ma place. Le Dajjal sera un jeune homme, avec des cheveux crépus et un œil aveugle. Je le compare à ‘Abd-ul-‘Uzza ibn Qatan. Celui d’entre vous qui le verra devra réciter sur lui les premiers versets de la sourate al-Kahf (18). Il apparaîtra entre la Syrie et l’Irak et sèmera la corruption partout. Ô serviteurs d’Allah, tenez-vous fermement à la vérité. » Nous avons demandé : « Combien de temps restera-t-il sur terre ? » Il a répondu : « Quarante jours : un jour comme une année, un jour comme un mois, un jour comme une semaine, et le reste comme vos jours habituels. » Nous avons dit : « Le jour qui sera aussi long qu’une année, suffira-t-il de prier une seule fois ? » Il a répondu : « Non, il faudra estimer le temps et prier en conséquence. » Nous avons demandé : « Comment voyagera-t-il sur terre ? » Il a dit : « Comme un nuage poussé par le vent. » Il ira vers des gens, les invitera, et ils croiront en lui. Il ordonnera au ciel de pleuvoir et à la terre de produire, et le soir, leurs troupeaux reviendront avec des bosses hautes, des pis pleins de lait et des flancs gonflés. Il ira ensuite vers d’autres gens qui le rejetteront, et ils seront frappés de sécheresse et perdront leurs biens. Il passera devant des terres désertes et dira : “Fais sortir tes trésors !”, et les trésors sortiront et se rassembleront devant lui comme des abeilles. Il appellera un jeune homme, le coupera en deux avec une épée, puis l’appellera et il reviendra vers lui en riant, le visage rayonnant. À ce moment-là, Allah enverra Jésus, fils de Marie, qui descendra près du minaret blanc à l’est de Damas, vêtu de deux habits légèrement safranés, les mains posées sur les ailes de deux anges. Quand il baissera la tête, des gouttes de sueur tomberont, et quand il la relèvera, des perles couleront. Tout mécréant qui sentira son odeur mourra, et son souffle ira aussi loin que son regard. Jésus cherchera le Dajjal jusqu’à le rattraper à la porte de Ludd et le tuera. Ensuite, des gens qu’Allah aura protégés viendront à Jésus, fils de Marie, et il essuiera leurs visages et leur dira leurs rangs au Paradis. À ce moment-là, Allah dira à Jésus : “J’ai fait sortir des serviteurs contre qui nul ne peut lutter ; emmène ces gens au mont Tur.” Allah enverra alors Gog et Magog, qui descendront de toutes les hauteurs. Les premiers passeront près du lac de Tibériade et le boiront, et les derniers diront : “Il y avait de l’eau ici.” Jésus et ses compagnons seront alors assiégés au mont Tur, au point que la tête d’un bœuf vaudra plus que cent dinars. Jésus et ses compagnons prieront Allah, qui enverra des insectes qui attaqueront leurs cous, et au matin, ils seront tous morts d’un seul coup. Jésus et ses compagnons descendront alors sur terre et ne trouveront pas un seul espace sans cadavres et puanteur. Ils prieront Allah, qui enverra des oiseaux au long cou, semblables à des chameaux, pour les emporter où Allah voudra. Ensuite, Allah fera tomber une pluie qui pénétrera partout, lavera la terre jusqu’à ce qu’elle devienne comme un miroir. La terre produira alors ses fruits et retrouvera ses bénédictions : une grenade sera si grosse qu’un groupe pourra en manger et s’abriter sous sa peau, une vache donnera tant de lait qu’un groupe entier pourra en boire, un chameau tant de lait qu’une tribu entière pourra en boire, et une brebis tant de lait qu’une famille entière pourra en boire. À ce moment-là, Allah enverra une brise douce qui caressera même sous les aisselles, et qui prendra l’âme de chaque musulman ; seuls les méchants resteront, et ils commettront l’adultère comme des ânes, et l’Heure viendra sur eux. »
- Sahih Muslim, n°7381
Rapporté par Abdullah ibn Amr رضي الله عنه : Un homme est venu lui demander : « Quel est ce hadith que tu racontes, disant que l’Heure viendra à tel moment ? » Il a répondu : « Gloire à Allah, il n’y a de divinité qu’Allah (ou des paroles similaires). J’ai décidé de ne plus rien raconter à personne. J’ai seulement dit que vous verriez bientôt un événement important : la Maison sacrée (la Ka’ba) sera brûlée, et cela arrivera, c’est certain. » Il a ensuite rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le Dajjal apparaîtra dans ma communauté et restera quarante (je ne sais pas si ce sont quarante jours, quarante mois ou quarante ans). Puis Allah enverra Jésus, fils de Marie, qui ressemblera à ‘Urwa ibn Mas’ud. Il poursuivra le Dajjal et le tuera. Ensuite, les gens vivront sept ans sans aucune rancune entre eux. Puis Allah enverra un vent froid venant de Syrie, et personne ne restera sur terre avec ne serait-ce qu’un grain de foi dans le cœur sans mourir. Même si l’un d’entre vous se réfugiait au plus profond d’une montagne, ce vent l’atteindrait et causerait sa mort. J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Seuls les pires resteront, aussi insouciants que des oiseaux, avec des comportements de bêtes. Ils n’apprécieront pas le bien et ne condamneront pas le mal. Puis Satan viendra à eux sous forme humaine et leur dira : ‘Ne répondez-vous pas ?’ Ils demanderont : ‘Que veux-tu que nous fassions ?’ Il leur ordonnera d’adorer les idoles, mais malgré cela, ils auront une vie abondante et confortable. Ensuite, la trompe sera soufflée, et quiconque l’entendra penchera la tête d’un côté et la relèvera de l’autre. Le premier à l’entendre sera celui qui s’occupe du bassin d’eau pour les chameaux. Il tombera évanoui, ainsi que tous les autres. Puis Allah enverra une pluie semblable à la rosée, et les corps des gens repousseront grâce à elle. Ensuite, la trompe sera soufflée une seconde fois, et ils se lèveront et regarderont autour d’eux. Il sera dit : ‘Ô gens, allez vers votre Seigneur’, et ils seront rassemblés et interrogés. Il sera alors dit : ‘Faites sortir un groupe pour le Feu.’ On demandera : ‘Combien ?’ Il sera répondu : ‘Neuf cent quatre-vingt-dix-neuf sur mille pour le Feu.’ Ce sera un jour si terrible qu’il fera vieillir les enfants, comme il est dit : “Le jour où le tibia sera découvert” (Coran 68:42). »
- Sunan an-Nasa'i, n°1956
Rapporté par Jabir bin Abdullah : Un homme de la tribu d’Aslam est venu voir le Prophète ﷺ et a avoué avoir commis la fornication. Le Prophète ﷺ s’est détourné de lui. Il a répété son aveu, et le Prophète ﷺ s’est encore détourné. Cela s’est produit quatre fois. Alors le Prophète ﷺ a dit : « Es-tu fou ? » Il a répondu : « Non. » Le Prophète ﷺ a demandé : « Es-tu marié ? » Il a répondu : « Oui. » Le Prophète ﷺ a alors ordonné qu’il soit lapidé. Quand les pierres l’ont atteint, il s’est enfui, mais ils l’ont rattrapé, l’ont lapidé et il est mort. Ensuite, le Prophète ﷺ a parlé en bien de lui, mais il n’a pas prié pour lui. (Sahih)
- Sunan an-Nasa'i, n°2240
Rapporté par 'Alqamah : Ibn Masud a rencontré 'Uthman à 'Arafat et lui a parlé en privé. 'Uthman a dit à Ibn Masud : "Veux-tu que je te marie avec une jeune fille ?" 'Abdullah a appelé 'Alqamah et il lui a raconté que le Prophète ﷺ a dit : "Celui d’entre vous qui peut se marier, qu’il le fasse. Celui qui ne le peut pas, qu’il jeûne, car le jeûne sera une protection pour lui
- Sunan an-Nasa'i, n°2243
Rapporté par 'Alqamah : J’étais avec Ibn Masud quand il était avec 'Uthman, et 'Uthman a dit : "Celui d’entre vous qui en a les moyens, qu’il se marie, car cela aide mieux à baisser le regard et à préserver la chasteté. Et celui qui ne le peut pas, alors le jeûne sera un bouclier pour lui." (Sahih) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : Ce rapporteur est Abu Mashar, son nom est Ziyad bin Kulaib, et il est digne de confiance. Il était un compagnon d’Ibrahim. Mansur, Mughirah et Shubah ont rapporté de lui. (Quant à) Abu Mashar AL-Madini ; son nom est Najih et il est faible, et en plus de sa faiblesse, il s’est aussi embrouillé, il a rapporté des récits Munkar, parmi eux : Muhammad bin 'Amr de Abu Salamah, de Abu Hurairah, du Prophète, qui a dit : "Ce qui est entre l’est et l’ouest est la Qiblah." Et parmi eux : Hisham bin 'Urwah, de son père, de 'Aishah, du Prophète : "Ne coupez pas la viande avec le couteau, rongez-la plutôt
- Sunan an-Nasa'i, n°2389
Rapporté par Mujahid : 'Abdullah bin 'Amr m'a dit : Mon père m'a marié à une femme d'une famille noble, et il venait la voir pour lui demander des nouvelles de son mari. Elle disait : "Quel homme formidable ! Il ne vient jamais dans mon lit. Depuis notre mariage, il ne m'a jamais approchée." Il en a parlé au Prophète ﷺ qui a dit : "Amène-le-moi." Il l'a donc amené, et (le Prophète) a demandé : "Comment jeûnes-tu ?" J'ai répondu : "Tous les jours." Il a dit : "Jeûne trois jours chaque mois." J'ai dit : "Je peux faire plus." Il a dit : "Jeûne deux jours et romps ton jeûne un jour." J'ai dit : "Je peux faire plus." Il a dit : "Pratique le meilleur des jeûnes, celui de Dawud, paix sur lui : un jour de jeûne, un jour de rupture." 'Ata a ajouté : "Quelqu'un qui l'a entendu m'a dit qu'Ibn 'Umar a rapporté que le Prophète ﷺ a dit : Celui qui jeûne tous les jours de sa vie, alors il n'a pas vraiment jeûné
- Sunan an-Nasa'i, n°2390
Rapporté par 'Abdullah bin 'Amr : Mon père m'a marié à une femme et il est venu la voir et lui a demandé : "Que penses-tu de ton mari ?" Elle a répondu : "Quel homme formidable ! Il ne dort pas la nuit et il ne rompt pas son jeûne le jour." Il s'est fâché contre moi et a dit : "Je t'ai marié à une femme musulmane et tu la négliges." Je n'ai pas fait attention à ses paroles à cause de mon énergie et de mon amour pour l'adoration. Le Prophète ﷺ en a entendu parler et a dit : "Mais moi, je prie et je dors, je jeûne et je romps mon jeûne. Donc, prie et dors, jeûne et romps ton jeûne." Il a dit : "Jeûne trois jours chaque mois." J'ai dit : "Je peux faire plus." Il a dit : "Pratique le jeûne de Dawud, paix sur lui : jeûne un jour et romps ton jeûne un jour." J'ai dit : "Je peux faire plus." Il a dit : "Lis le Coran une fois par mois." Finalement, c'est devenu tous les quinze jours, et j'ai encore dit : "Je peux faire plus
- Sunan an-Nasa'i, n°2838
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ s’est marié alors qu’il était en état d’ihram
- Sunan an-Nasa'i, n°3120
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il y a trois personnes qui ont toutes la promesse de l’aide d’Allah : le Mujahid qui lutte pour la cause d’Allah, le Tout-Puissant et Majestueux ; l’homme qui se marie pour rester chaste ; et l’esclave qui a un contrat pour acheter sa liberté et veut l’acquérir. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3200
Rapporté par Sahl bin Sa’d : Sahl bin Sa’d a dit : "J’étais parmi les gens quand une femme a dit : 'Je m’offre à toi, ô Messager d’Allah, vois ce que tu penses de moi.' Un homme s’est levé et a dit : 'Mariez-moi à elle.' Il a dit : 'Va chercher quelque chose, même une bague en fer.' Il est parti, mais n’a rien trouvé, même pas une bague en fer. Alors le Messager d’Allah a dit : 'Connais-tu des sourates du Coran ?' Il a dit : 'Oui.' Alors il l’a marié à elle sur la base de ce qu’il connaissait du Coran
- Sunan an-Nasa'i, n°3206
Rapporté par 'Alqamah : Il a été rapporté que 'Alqamah a dit : "J'étais avec Ibn Mas'ud alors qu'il était avec 'Uthman, رضي الله عنه, et 'Uthman a dit : 'Le Messager d'Allah est sorti vers quelques jeunes hommes – Abu 'AbdurRahman a dit : 'Je n'ai pas bien compris le mot utilisé pour jeunes hommes' – et il a dit : 'Que celui d'entre vous qui en a les moyens se marie, car cela aide à baisser le regard et à préserver la chasteté. Et celui qui ne le peut pas, alors le jeûne sera une protection pour lui
- Sunan an-Nasa'i, n°3207
Rapporté par 'Alqamah : Il a été rapporté de 'Alqamah que 'Uthman a dit à Ibn Mas'ud : "Veux-tu que je t'aide à te marier avec une jeune fille ?" 'Abdullah a appelé 'Alqamah et il a raconté aux gens que le Prophète ﷺ a dit : "Que celui d'entre vous qui en a les moyens se marie, car cela aide à baisser le regard et à préserver la chasteté. Et celui qui ne le peut pas, qu'il jeûne, car cela sera une protection pour lui
- Sunan an-Nasa'i, n°3208
Rapporté par 'Alqamah : Il a été rapporté de 'Alqamah et Al-Aswad que 'Abdullah a dit : "Le Messager d'Allah nous a dit : 'Que celui d'entre vous qui en a les moyens se marie, et celui qui ne le peut pas, qu'il jeûne, car cela sera une protection pour lui.'" Abu Abdur-Rahman a dit : (La mention de) Al-Aswad dans ce hadith n'est pas confirmée
- Sunan an-Nasa'i, n°3209
Rapporté par 'Abdullah : Il a été rapporté que 'Abdullah a dit : "Le Messager d'Allah nous a dit : 'Ô jeunes gens, que celui d'entre vous qui en a les moyens se marie, car cela aide à baisser le regard et à préserver la chasteté. Et celui qui ne le peut pas, qu'il jeûne, car cela sera une protection pour lui
- Sunan an-Nasa'i, n°3210
Rapporté par 'Abdullah : Il a été rapporté que 'Abdullah a dit : "Le Messager d'Allah nous a dit : 'Ô jeunes gens, que celui d'entre vous qui en a les moyens se marie,'" et il a rapporté le même hadith
- Sunan an-Nasa'i, n°3211
Rapporté par 'Alqamah : Il a été rapporté que 'Alqamah a dit : "Je marchais avec 'Abdullah à Mina et il a rencontré 'Uthman qui s'est arrêté avec lui et a discuté avec lui. Il a dit : 'Ô Abu Abdur-Rahman ! Ne veux-tu pas que je te marie à une jeune fille ? Peut-être qu'elle te rappellera ta jeunesse ?' 'Abdullah a dit : 'Comme tu dis cela, cela me rappelle que le Messager d'Allah nous a dit : Ô jeunes gens, que celui d'entre vous qui en a les moyens se marie
- Sunan an-Nasa'i, n°3217
Rapporté par Anas : Il a été rapporté de Anas qu'il y avait un groupe de Compagnons du Prophète ﷺ, dont l'un a dit : "Je ne me marierai pas avec des femmes." Un autre a dit : "Je ne mangerai pas de viande." Un autre a dit : "Je ne dormirai pas sur un lit." Un autre a dit : "Je jeûnerai sans jamais rompre mon jeûne." Le Messager d'Allah a entendu parler de cela, il a loué Allah puis a dit : "Qu'ont donc ces gens à dire de telles choses ? Pourtant moi, je prie et je dors, je jeûne et je romps mon jeûne, et je me marie avec des femmes. Celui qui se détourne de ma tradition n'est pas des miens
- Sunan an-Nasa'i, n°3218
Rapporté par Abu Hurairah : Il a été rapporté de Abu Hurairah que le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Il y a trois personnes à qui Allah promet Son aide : l'esclave qui veut acheter sa liberté, celui qui se marie pour rester chaste, et le combattant dans la voie d'Allah." *Mukatab : l'esclave qui a conclu un contrat d'affranchissement
- Sunan an-Nasa'i, n°3219
Rapporté par Jabir : Il a été rapporté que Jabir a dit : "Je me suis marié puis je suis allé voir le Prophète ﷺ et il m'a dit : 'Tu t'es marié, ô Jabir ?' J'ai répondu : 'Oui.' Il a dit : 'Avec une vierge ou une femme déjà mariée ?' J'ai dit : 'Avec une femme déjà mariée.' Il a dit : 'Pourquoi pas une vierge, ainsi tu pourrais jouer avec elle et elle pourrait jouer avec toi ?
- Sunan an-Nasa'i, n°3220
Rapporté par Jabir : Il a été rapporté que Jabir a dit : "Le Messager d'Allah ﷺ m'a rencontré et m'a dit : 'Ô Jabir, t'es-tu marié avec une femme depuis la dernière fois que je t'ai vu ?' J'ai répondu : 'Oui, ô Messager d'Allah.' Il a dit : 'Avec une vierge ou une femme déjà mariée ?' J'ai dit : 'Avec une femme déjà mariée.' Il a dit : 'Pourquoi pas une vierge, ainsi elle pourrait jouer avec toi ?
- Sunan an-Nasa'i, n°3222
Rapporté par 'Ubaidullah bin 'Abdullah bin 'Utbah : Il a été rapporté de 'Ubaidullah bin 'Abdullah bin 'Utbah qu'à l'époque de Marwan, 'Abdullah bin 'Amr bin 'Uthman, qui était un jeune homme, a prononcé un divorce définitif à l'encontre de la fille de Sa'eed bin Zaid, dont la mère était Bint Qais. Sa tante maternelle, Fatimah bint Qais, lui a envoyé un message lui disant de quitter la maison de 'Abdullah bin 'Amr. Marwan a appris cela et a envoyé un message à la fille de Sa'eed, lui demandant de retourner chez elle et pourquoi elle était partie avant la fin de son 'Iddah ? Elle lui a répondu que sa tante maternelle le lui avait conseillé. Fatimah bint Qais a dit qu'elle avait été mariée à Abu 'Amr bin Hafs, et quand le Messager d'Allah ﷺ a nommé 'Ali bin Abi Talib gouverneur du Yémen, il est parti avec lui et lui a envoyé un message disant qu'elle était divorcée par la troisième Talaq. Il a demandé à Al-Harith bin Hisham et 'Ayyash bin Abi Rai'ah de subvenir à ses besoins. Elle leur a demandé ce que son mari leur avait dit de dépenser pour elle, et ils ont répondu : "Par Allah, elle n'a droit à rien de notre part, sauf si elle est enceinte, et elle ne peut pas entrer chez nous sans notre permission." Elle a dit qu'elle est allée voir le Messager d'Allah ﷺ et lui a raconté cela, et il a confirmé qu'ils avaient raison. Fatimah a dit : "Où dois-je aller, ô Messager d'Allah ?" Il a dit : "Va chez Ibn Umm Maktum, l'aveugle qu'Allah, Le Puissant et Sublime, a mentionné dans Son Livre." Fatimah a dit : "J'ai donc fait mon 'Iddah là-bas. C'était un homme aveugle, donc j'enlevais mes vêtements chez lui, jusqu'à ce que le Messager d'Allah ﷺ me marie à Usamah bin Zaid." Marwan l'a critiquée pour cela et a dit : "Je n'ai jamais entendu ce hadith de quelqu'un d'autre que toi. Je continuerai à suivre la règle que les gens ont suivie
- Sunan an-Nasa'i, n°3223
Rapporté par 'Aishah : Il a été rapporté de 'Aishah que Abu Hudhaifah bin 'Utbah bin Rabi'ah bin 'Abd Shams – qui était l'un de ceux qui avaient assisté à Badr avec le Messager d'Allah ﷺ – a adopté Salim et l'a marié à la fille de son frère, Hind bint Al-Walid bin 'Utbah bin Rabi'ah bin 'Abd Shams, et il était un esclave affranchi d'une femme Ansari – comme le Messager d'Allah ﷺ avait adopté Zaid. À l'époque de la Jahiliyyah, si un homme adoptait quelqu'un, les gens l'appelaient son fils, et il héritait de lui, jusqu'à ce qu'Allah, Le Puissant et Sublime, révèle à ce sujet : "Appelez-les par le nom de leurs pères, c'est plus juste auprès d'Allah. Mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez-les comme vos frères en religion et vos affranchis." Ensuite, si le nom du père d'une personne n'était pas connu, il était considéré comme leur affranchi et leur frère en foi
- Sunan an-Nasa'i, n°3224
Rapporté par 'Aishah : Il a été rapporté de 'Aishah, l'épouse du Prophète ﷺ, et de Umm Salamah, l'épouse du Prophète ﷺ, que Abu Hudhaifah bin 'Utbah bin Rabi'ah bin Abd Shams – qui était l'un de ceux qui avaient assisté à Badr avec le Messager d'Allah ﷺ – a adopté Salim – qui était l'esclave affranchi d'une femme Ansari – comme le Messager d'Allah ﷺ avait adopté Zaid bin Harithah. Abu Hudhaifah bin 'Utbah a marié Salim à la fille de son frère, Hind bint Al-Walid bin 'Utbah bin Rabi'ah. Hind bint Al-Walid bin 'Utbah était l'une des premières femmes Muhajir et à ce moment-là, elle était l'une des meilleures femmes célibataires des Quraish. Quand Allah, Le Puissant et Sublime, a révélé concernant Zaid bin Harithah : "Appelez-les par le nom de leurs pères, c'est plus juste auprès d'Allah. Mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez-les comme vos frères en religion et vos affranchis." Chacun a repris le nom de son père, et si le père était inconnu, il était nommé d'après ses anciens maîtres
- Sunan an-Nasa'i, n°3226
Rapporté par Jabir : Il a été rapporté de Jabir qu'il a épousé une femme à l'époque du Messager d'Allah ﷺ, et le Prophète l'a rencontré et lui a dit : "Tu t'es marié, ô Jabir ?" Il a répondu : "Oui." Il a dit : "Avec une vierge ou une femme déjà mariée ?" J'ai dit : "Avec une femme déjà mariée." Il a dit : "Pourquoi pas une vierge qui pourrait jouer avec toi ?" J'ai dit : "Ô Messager d'Allah, j'ai des sœurs, et je ne voulais pas qu'elle se mette entre elles et moi." Il a dit : "C'est donc mieux ainsi. Une femme peut être épousée pour sa piété, sa richesse ou sa beauté. Choisis celle qui est pieuse, que tes mains soient couvertes de poussière (c'est-à-dire : puisses-tu réussir)
- Sunan an-Nasa'i, n°3237
Rapporté par 'Amir bin Shurahbil Ash-Sha'bi : J'ai entendu Fatimah bint Qais, l'une des premières femmes émigrées, dire : "'Abdur-Rahman bin 'Awf m'a demandé en mariage, ainsi que d'autres compagnons de Muhammad. Et le Messager d'Allah m'a proposé d'épouser son affranchi, Usamah bin Zaid. On m'a dit que le Messager d'Allah avait dit : 'Celui qui m'aime doit aimer Usamah.' Quand le Messager d'Allah m'a parlé, j'ai dit : 'Mes affaires sont entre tes mains ; marie-moi à qui tu veux.' Il a dit : 'Va chez Umm Sharik.' Umm Sharik était une femme Ansari riche qui dépensait beaucoup pour la cause d'Allah et recevait beaucoup de monde. J'ai dit : 'Je vais le faire.' Il a répondu : 'Ne le fais pas, car Umm Sharik a beaucoup d'invités, et je ne voudrais pas que ton voile tombe ou que tes jambes se découvrent, et que les gens voient quelque chose de toi que tu ne veux pas montrer. Va plutôt chez ton cousin 'Abdullah bin 'Amr bin Umm Maktum, un homme de Banu Fihr.' Alors je suis allée chez lui
- Sunan an-Nasa'i, n°3248
Rapporté par 'Umar : Hafsah bint 'Umar est devenue veuve quand (son mari) Khunais — c'est-à-dire bin Hudhafah — est décédé. Il était l'un des compagnons du Prophète qui avait participé à Badr, et il est mort à Médine. J'ai rencontré 'Uthman bin 'Affan et je lui ai proposé Hafsah en mariage. J'ai dit : "Si tu veux, je te marie à Hafsah." Il a répondu : "Je vais y réfléchir." Quelques jours plus tard, je l'ai revu et il m'a dit : "Je ne veux pas me marier pour l'instant." 'Umar a dit : "Ensuite, j'ai rencontré Abu Bakr As-Siddiq, رضي الله عنه, et je lui ai dit : 'Si tu veux, je te marie à Hafsah.' Il ne m'a pas répondu, et j'ai été plus peiné par son silence que par la réponse de 'Uthman, رضي الله عنه. Plusieurs jours ont passé, puis le Messager d'Allah a demandé Hafsah en mariage, et je la lui ai donnée. Abu Bakr m'a rencontré et a dit : 'Peut-être as-tu été contrarié lorsque tu m'as proposé Hafsah et que je ne t'ai pas répondu ?' J'ai dit : 'Oui.' Il a dit : 'La seule raison pour laquelle je ne t'ai pas répondu, c'est que j'avais entendu le Messager d'Allah parler d'elle, et je ne voulais pas révéler son secret ; s'il ne l'avait pas épousée, alors je l'aurais fait
- Sunan an-Nasa'i, n°3254
Rapporté par Umm Salamah : Quand sa période d’attente ('iddah) prit fin, Abou Bakr lui proposa le mariage, mais elle ne l’épousa pas. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ envoya 'Umar bin Al-Khattab lui proposer le mariage. Elle dit : "Dis au Messager d’Allah que je suis une femme jalouse, que j’ai des enfants, et qu’aucun de mes tuteurs n’est présent." 'Umar transmit cela au Messager d’Allah ﷺ, qui lui dit : "Retourne la voir et dis-lui : Pour ce qui est de ta jalousie, je demanderai à Allah de l’enlever. Pour tes enfants, ils seront pris en charge. Et pour l’absence de tes tuteurs, aucun d’eux, présent ou absent, ne s’y opposera." Elle dit alors à son fils : "Ô 'Umar, lève-toi et marie-moi au Messager d’Allah," et il procéda au mariage
- Sunan an-Nasa'i, n°3259
Rapporté par Umar bin Al-Khattab, رضي الله عنه : Hafsah bint 'Umar est devenue veuve quand (son mari) Khunais bin Hudhafah As-Sahmi est décédé. Il était l’un des compagnons du Prophète ﷺ et il est mort à Médine. Umar a dit : "Je suis allé voir 'Uthman bin 'Affan et je lui ai proposé Hafsah en mariage. Je lui ai dit : 'Si tu veux, je te marie à Hafsah bint 'Umar.' Il a répondu : 'Je vais réfléchir.' Quelques jours plus tard, je l’ai revu et il m’a dit : 'Il semble que je ne souhaite pas me marier en ce moment.'" Umar a poursuivi : "Ensuite, j’ai rencontré Abu Bakr As-Siddiq, رضي الله عنه, et je lui ai dit : 'Si tu veux, je te marie à Hafsah bint 'Umar.' Abu Bakr est resté silencieux et ne m’a rien répondu, et cela m’a plus contrarié que la réponse de 'Uthman. Plusieurs jours ont passé, puis le Messager d’Allah ﷺ a demandé Hafsah en mariage et je la lui ai donnée. Abu Bakr m’a rencontré et m’a dit : 'Peut-être as-tu été contrarié quand tu m’as proposé Hafsah en mariage et que je ne t’ai pas répondu ?' J’ai dit : 'Oui.' Il a dit : 'Rien ne m’a empêché de te répondre, sauf que j’avais entendu le Messager d’Allah ﷺ parler d’elle, et je ne voulais pas dévoiler le secret du Messager d’Allah. S’il l’avait laissée, je l’aurais épousée
- Sunan an-Nasa'i, n°3284
Rapporté par Urwah : Zainab bint Abi Salamah – dont la mère était Umm Salamah, l’épouse du Prophète – lui a raconté qu’Umm Habibah bint Abi Sufyan lui a dit qu’elle avait dit : « Ô Messager d’Allah, marie ma sœur, la fille d’Abu Sufyan. » Elle a dit : « Le Messager d’Allah a dit : “Tu voudrais cela ?” J’ai répondu : “Oui ; je ne t’ai pas que pour moi seule et j’aimerais partager ce bien avec ma sœur.” Le Prophète a dit : “Ta sœur ne m’est pas permise (en mariage).” J’ai dit : “Par Allah, ô Messager d’Allah, nous disions que tu voulais épouser Durrah bint Abi Salamah.” Il a dit : “La fille d’Umm Salamah ?” J’ai dit : “Oui.” Il a dit : “Par Allah, même si elle n’était pas ma belle-fille sous ma garde, elle ne m’aurait pas été permise (en mariage), car elle est la fille de mon frère par l’allaitement. Thuwaibah a allaité Abu Salamah et moi. Donc, ne proposez pas vos filles ou sœurs en mariage avec moi.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°3285
Rapporté par Zainab bint Abi Salamah : Umm Habibah, l’épouse du Prophète, a dit : « Ô Messager d’Allah, marie la fille de mon père » – c’est-à-dire sa sœur. Le Messager d’Allah a dit : « Tu voudrais cela ? » Elle a répondu : « Oui ; je ne t’ai pas que pour moi seule, et j’aimerais partager ce bien avec ma sœur. » Le Prophète a dit : « Cela ne m’est pas permis. » Umm Habibah a dit : « Ô Messager d’Allah, par Allah, nous disions que tu voulais épouser Durrah bint Abi Salamah. » Il a dit : « La fille d’Umm Salamah ? » J’ai dit : « Oui. » Il a dit : « Par Allah, même si elle n’était pas ma belle-fille sous ma garde, elle ne m’aurait pas été permise (en mariage), car elle est la fille de mon frère par l’allaitement. Thuwaibah a allaité Abu Salamah et moi. Donc, ne proposez pas vos filles ou sœurs en mariage avec moi. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3286
Rapporté par 'Irak bin Malik : Zainab bint Abi Salamah lui a raconté qu’Umm Habibah a dit au Messager d’Allah : « Nous disions que tu voulais épouser Durrah bint Abi Salamah. » Le Messager d’Allah a dit : « Comme coépouse d’Umm Salamah ? Même si je n’étais pas marié à Umm Salamah, elle ne m’aurait pas été permise, car son père est mon frère par l’allaitement. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3288
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah a dit : « (Un homme ne doit pas être marié à) une femme et sa tante paternelle, ni à une femme et sa tante maternelle en même temps. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3289
Rapporté par Qabisah bin Dhu'aib : Il a entendu Abu Hurairah dire : « Le Messager d’Allah a interdit (d’être marié à) une femme et sa tante paternelle ou à une femme et sa tante maternelle en même temps. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3290
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah a interdit d’être marié à une femme et à sa tante paternelle ou à sa tante maternelle en même temps
- Sunan an-Nasa'i, n°3291
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah a interdit d’être marié en même temps à quatre types de femmes : une femme et sa tante paternelle ou une femme et sa tante maternelle
- Sunan an-Nasa'i, n°3337
Rapporté par Ibn 'Umar : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit le mariage Ash-Shighar. Ash-Shighar, c’est quand un homme marie sa fille à un autre homme, à condition que cet homme lui donne sa propre fille en mariage, sans qu’aucune dot ne soit échangée entre eux
- Sunan an-Nasa'i, n°3339
Rapporté par Sahl bin Sa'd : Une femme est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, je viens me proposer à toi (pour le mariage). » Le Messager d’Allah ﷺ l’a regardée de haut en bas puis a baissé la tête. Quand la femme a vu qu’il ne disait rien, elle s’est assise. Un homme parmi ses compagnons s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah, si tu ne veux pas l’épouser, alors marie-la-moi. » Il a dit : « As-tu quelque chose à lui donner ? » Il a répondu : « Non, par Allah, je n’ai rien. » Il a dit : « Cherche, même si ce n’est qu’une bague en fer. » Il est parti, puis il est revenu et a dit : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah, même pas une bague en fer, mais voici mon Izar (vêtement du bas) » – Sahl a précisé : « Il n’avait pas de Rida’ (vêtement du haut) » – « elle peut en avoir la moitié. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Que ferait-elle de ton Izar ? Si tu le portes, elle n’en aura rien, et si elle le porte, tu n’en auras rien. » L’homme s’est assis longtemps, puis il s’est levé, et le Messager d’Allah ﷺ l’a vu partir, alors il a ordonné qu’on le rappelle. Quand il est revenu, il a dit : « Que connais-tu du Coran ? » Il a répondu : « Je connais telle et telle sourate », et il les a énumérées. Il a dit : « Peux-tu les réciter par cœur ? » Il a répondu : « Oui. » Il a dit : « Alors je te la donne en mariage sur ce que tu connais du Coran. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3347
Rapporté par Abu Salamah : J’ai demandé à 'Aishah à ce sujet et elle a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ s’est marié (et a marié ses filles) pour douze Uqiyah et un Nashsh », ce qui fait cinq cents dirhams
- Sunan an-Nasa'i, n°3352
Rapporté par Abdur-Rahman bin 'Awf : Le Messager d’Allah ﷺ m’a vu joyeux car je venais de me marier. J’ai dit : « Je me suis marié avec une femme des Ansar. » Il a demandé : « Combien lui as-tu donné comme dot ? » J’ai répondu : « Un Nawah (cinq dirhams) en or. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3353
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin 'Amr : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Tout ce qui est donné comme dot, cadeau ou promis à une femme avant le mariage lui appartient. Ce qui est donné après le mariage appartient à celui à qui cela a été donné. Et la personne qui mérite le plus d’être honorée, c’est celle qui marie sa fille ou sa sœur. » Ceci est la formulation de ‘Abdullah (l’un des rapporteurs)
- Sunan an-Nasa'i, n°3359
Rapporté par Sahl bin Sa’d : Une femme est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, je me donne à toi en mariage. » Elle est restée debout longtemps, puis un homme s’est levé et a dit : « Si tu ne veux pas l’épouser, marie-la-moi. » Le Messager d’Allah ﷺ lui a demandé : « As-tu quelque chose à offrir ? » Il a répondu : « Je ne trouve rien. » Il a dit : « Cherche, même si ce n’est qu’une bague en fer. » Il a cherché mais n’a rien trouvé. Le Messager d’Allah ﷺ lui a demandé : « As-tu mémorisé quelque chose du Coran ? » Il a répondu : « Oui, telle et telle sourate, » en les nommant. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je te la donne en mariage pour ce que tu connais du Coran. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3372
Rapporté par Anas : Le Messager d’Allah ﷺ a vu des traces de parfum jaune sur ‘Abdur-Rahman et a demandé : « Qu’est-ce que c’est ? » Il a répondu : « Je me suis marié avec une femme pour un Nawah (cinq dirhams) en or. » Il a dit : « Qu’Allah te bénisse. Organise un Walimah (festin de mariage) même si c’est avec un seul mouton. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3373
Rapporté par Anas : ‘Abdur-Rahman bin ‘Awf est venu avec une trace de safran sur lui, et le Messager d’Allah ﷺ a demandé : « Pourquoi cela ? » Il a répondu : « Je me suis marié. » Il a demandé : « Quelle dot as-tu donnée ? » Il a répondu : « Le poids d’un Nawah (cinq dirhams) en or. » Il a dit : « Organise un Walimah (festin de mariage) même si c’est avec un seul mouton. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3374
Rapporté par Anas : Le Messager d’Allah ﷺ a vu une trace de parfum jaune sur moi – comme s’il parlait de ‘Abdur-Rahman bin ‘Awf – et a demandé : « Pourquoi cela ? » Il a répondu : « Je me suis marié avec une femme parmi les Ansar. » Il a dit : « Organise un Walimah (festin de mariage) même si c’est avec un seul mouton. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3375
Rapporté par Ibn ‘Abbas : ‘Ali a dit : « Je me suis marié avec Fatimah, رضي الله عنها, et j’ai dit : “Ô Messager d’Allah, permets-moi de consommer le mariage.” Il a dit : “Donne-lui quelque chose.” J’ai dit : “Je n’ai rien.” Il a dit : “Où est ton armure Hutami ?” J’ai répondu : “Elle est avec moi.” Il a dit : “Donne-la-lui.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°3380
Rapporté par Anas : Le Messager d’Allah a attaqué Khaybar et nous avons prié la prière de l’aube là-bas alors qu’il faisait encore sombre. Ensuite, le Prophète est monté à cheval, Abu Talha aussi, et j’étais assis derrière Abu Talha. Le Prophète d’Allah a traversé rapidement une ruelle de Khaybar, mon genou touchait la cuisse du Messager d’Allah, et je voyais la blancheur de sa cuisse. Quand il est entré dans la ville, il a dit : “Allahu Akbar, Khaybar est détruite ! Chaque fois que nous approchons d’un peuple pour combattre, quel mauvais matin pour ceux qui ont été avertis.” Il a répété cela trois fois. Les gens sont sortis pour aller travailler. ‘Abdul-‘Aziz a dit : “Ils ont dit : ‘Muhammad (est venu) !’” ‘Abdul-‘Aziz a ajouté : “Certains de nos compagnons ont dit : ‘Avec son armée.’” Nous avons conquis Khaybar et rassemblé les captifs. Dihyah est venu et a dit : “Ô Prophète d’Allah, donne-moi une esclave parmi les captives.” Il a répondu : “Va et prends une esclave.” Il a pris Safiyyah bint Huyayy. Puis un homme est venu voir le Prophète et a dit : “Ô Messager d’Allah, tu as donné à Dihyah Safiyyah bint Huyayy, c’est la maîtresse des Quraizah et des An-Nadir, elle ne convient qu’à toi.” Il a dit : “Fais-le venir avec elle.” Quand le Prophète l’a vue, il a dit : “Prends une autre esclave parmi les captives.” Le Prophète d’Allah l’a affranchie et l’a épousée. Thabit lui a demandé : “Ô Abu Hamzah, quelle dot lui a-t-il donnée ?” Anas a répondu : “Elle-même ; il l’a affranchie et épousée.” Sur la route, Umm Sulaim l’a préparée et l’a présentée au Prophète pendant la nuit, et le lendemain matin il était jeune marié. Il a dit : “Que celui qui a quelque chose l’apporte.” Il a étendu une nappe en cuir, et des hommes sont venus avec du fromage, des dattes et du beurre, et ils ont préparé du Hais, ce fut le festin de mariage du Messager d’Allah
- Sunan an-Nasa'i, n°3386
Rapporté par Jabir : Le Messager d’Allah m’a dit : “T’es-tu marié ?” J’ai répondu : “Oui.” Il a dit : “As-tu des Anmat (tapis ou couvertures) ?” J’ai répondu : “Comment pourrions-nous nous permettre des Anmat ?” Il a dit : “Tu pourras en avoir.”
- Sunan an-Nasa'i, n°3387
Rapporté par Al-Ja’d bin Abi ‘Uthman, d’après Anas bin Malik : Le Messager d’Allah s’est marié et a consommé le mariage avec son épouse. Ma mère, Umm Sulaim, a préparé du Hais, et je l’ai apporté au Messager d’Allah en lui disant : “Ma mère te salue et t’envoie ceci, c’est peu de notre part.” Il a dit : “Pose-le.” Puis il a dit : “Va appeler untel, untel, et tous ceux que tu croises,” et il a cité des noms d’hommes. J’ai appelé ceux qu’il avait nommés et ceux que j’ai rencontrés. J’ai demandé à Anas : “Combien étaient-ils ?” Il a répondu : “Environ trois cents.” Ensuite, le Messager d’Allah a dit : “Qu’ils s’asseyent autour du plat par groupes de dix, chacun mangeant ce qui est devant lui.” Ils ont mangé à satiété, puis un groupe partait et un autre arrivait. Il m’a dit : “Ô Anas, débarrasse.” J’ai débarrassé, et je ne sais pas s’il y en avait plus après ou avant
- Sunan an-Nasa'i, n°3388
Rapporté par Humaid At-Tawil, ayant entendu Anas : Le Messager d’Allah a établi un lien de fraternité entre certains des Quraysh et certains des Ansar, et il a fait ce lien entre Sa’d bin Ar-Rabi’ et ‘Abdur-Rahman bin ‘Awf. Sa’d lui a dit : “J’ai des biens, je vais les partager avec toi. J’ai aussi deux femmes, regarde celle que tu préfères, je la divorcerai et, quand sa période d’attente sera terminée, tu pourras l’épouser.” Il a répondu : “Qu’Allah bénisse ta famille et tes biens. Montre-moi plutôt où est le marché.” Il n’est pas revenu avant d’avoir gagné un peu de beurre et de fromage. Le Messager d’Allah a vu des traces de parfum jaune sur moi et a dit : “Pourquoi ce parfum ?” J’ai répondu : “Je me suis marié avec une femme des Ansar.” Il a dit : “Fais un festin de mariage, même avec un seul mouton.”
- Sunan an-Nasa'i, n°4017
Rapporté par 'Amr bin Ghalib : 'Aishah رضي الله عنها a dit : « Ne sais-tu pas que le Messager d'Allah ﷺ a dit : Il n'est pas permis de verser le sang d'un musulman, sauf pour un homme qui a commis l'adultère après avoir été marié, ou celui qui est revenu à la mécréance après avoir été musulman, ou la loi du talion (une vie pour une vie). »
- Sunan an-Nasa'i, n°4018
Rapporté par 'Amr bin Ghalib : 'Aishah رضي الله عنها a dit : « Ô 'Ammar ! Ne sais-tu pas qu'il n'est pas permis de verser le sang d'un musulman sauf dans trois cas : la loi du talion (une vie pour une vie), un homme qui commet l'adultère après avoir été marié... »
- Sunan an-Nasa'i, n°4019
Rapporté par Abu Umamah bin Sahl et 'Abdullah bin 'Amir bin Rabi'ah : Nous étions avec 'Uthman alors qu'il était assiégé et nous pouvions entendre ce qui se disait depuis Al-Balat. 'Uthman est entré un jour, puis il est ressorti et a dit : « Ils menacent de me tuer. » Nous avons dit : « Allah te suffira contre eux. » Il a dit : « Pourquoi voudraient-ils me tuer ? J'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : Il n'est pas permis de verser le sang d'un musulman sauf dans l'un de ces trois cas : un homme qui revient à la mécréance après avoir été musulman, ou qui commet l'adultère après avoir été marié, ou qui tue une âme sans droit. Par Allah, je n'ai jamais commis l'adultère ni avant l'islam ni après, je n'ai jamais voulu suivre une autre religion depuis qu'Allah m'a guidé, et je n'ai jamais tué personne, alors pourquoi veulent-ils me tuer ? »
- Sunan an-Nasa'i, n°4048
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’est permis de verser le sang d’un musulman que dans trois cas : un adultère marié, qui doit être lapidé à mort ; un homme qui tue intentionnellement un autre homme, qui doit être tué ; et un homme qui quitte l’islam et fait la guerre à Allah, le Puissant et Sublime, et à Son Messager, qui doit être tué, ou crucifié, ou banni du pays. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4057
Rapporté par Ibn 'Umar : 'Uthman a dit : "J’ai entendu le Messager d’Allah [SAW] dire : Il n’est permis de verser le sang d’un musulman que dans trois cas : un homme marié qui commet l’adultère ; celui qui tue volontairement, et mérite alors la rétribution ; ou celui qui renie l’islam après l’avoir embrassé, et mérite alors d’être tué
- Sunan an-Nasa'i, n°4058
Rapporté par 'Uthman bin 'Affan : J’ai entendu le Messager d’Allah [SAW] dire : "Il n’est permis de verser le sang d’un musulman que dans trois cas : un homme marié qui commet l’adultère ; celui qui tue une autre personne, et doit être tué ; ou celui qui retourne à la mécréance après avoir accepté l’islam, et doit être tué
- Sunan an-Nasa'i, n°4739
Rapporté par Amr bin Dinar : Il a entendu Tawus rapporter d’Ibn 'Abbas, de 'Umar, رضي الله عنه, qu’il a interrogé sur la décision du Messager d’Allah ﷺ à ce sujet. Hamal bin Malik s’est levé et a dit : "J’étais marié à deux femmes, et l’une d’elles a frappé l’autre avec un piquet de tente et l’a tuée, ainsi que son fœtus. Le Prophète ﷺ a jugé qu’un esclave devait être donné (comme Diyah) pour le fœtus et que la femme soit tuée (pour avoir tué l’autre femme)
- Sunan an-Nasa'i, n°4743
Rapporté par 'Aishah, la Mère des Croyants : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Il n’est permis de tuer un musulman que dans l’un de ces trois cas : un adultère marié, qui doit être lapidé ; un homme qui tue volontairement un musulman ; et un homme qui quitte l’islam et combat Allah, le Tout-Puissant, et Son Messager ﷺ, qui doit être tué, crucifié ou banni du pays
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
1 verset mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sourate Maryam — n°19
Kâf, Hâ', Yâ', 'Aîn, Sâd
Le prénom dans les hadiths
32 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°54
Rapporté par Ammar b. Yasir : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Se rincer la bouche et aspirer de l’eau dans le nez font partie de la fitrah (la nature saine). » Puis il a rapporté une tradition similaire (comme celle rapportée par Aishah), mais il n’a pas mentionné les mots « laisser pousser la barbe ». Il a ajouté les mots « circoncision » et « asperger d’eau la partie intime ». Il n’a pas mentionné « se nettoyer après être allé aux toilettes ». Abu Dawud a dit : Une tradition similaire a été rapportée par Ibn ‘Abbas. Il n’a mentionné que cinq pratiques, toutes concernant la tête, dont la raie dans les cheveux ; il n’a pas parlé de la barbe. Abu Dawud a dit : La tradition rapportée par Hammad a aussi été transmise par Talq b. Habib, Mujahid et Bakr b. ‘Abd Allah b. al-Muzani comme leur propre avis (et non comme une parole du Prophète ﷺ). Ils n’ont pas mentionné « laisser pousser la barbe ». La version transmise par Muhammad b. Abd Allah b. Abi Maryam, Abu Salamah et Abu Huraira du Prophète ﷺ mentionne « laisser pousser la barbe ». Une tradition similaire a été rapportée par Ibrahim al-Nakha’i, qui a mentionné « porter la barbe » et « circoncision »
- Sunan Abu Dawud, n°2948
Rapporté par Abu Maryam al-Azdi رضي الله عنه : Quand je suis entré auprès de Mu’awiyah, il a dit : « Quelle bonne visite tu nous fais, ô père d’untel ! » (C’est une expression arabe pour ce genre d’occasion.) J’ai dit : « Je vais te rapporter un hadith que j’ai entendu du Prophète. J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Si Allah confie à quelqu’un une responsabilité sur les affaires des musulmans et qu’il se coupe d’eux, ne répondant pas à leurs besoins, à leurs demandes et à leur pauvreté, Allah se détournera de lui, ne répondant pas à ses besoins, à ses demandes et à sa pauvreté.” » Il (Mu’awiyah) a alors nommé un homme pour s’occuper des besoins du peuple
- Sunan Abu Dawud, n°3706
Rapporté par Umm Salamah, la mère des croyants رضي الله عنها : Kabshah, fille d’Abu Maryam, a demandé à Umm Salamah رضي الله عنها : « Qu’est-ce que le Prophète ﷺ a interdit ? » Elle a répondu : « Il nous a interdit de faire bouillir les dattes au point que les noyaux soient abîmés, et de mélanger des raisins secs avec des dattes sèches. »
- Sunan Abu Dawud, n°4770
Abu Maryam a dit : « Cet homme à la main déformée était ce jour-là avec nous à la mosquée. Nous nous asseyions avec lui de jour comme de nuit, et c’était un homme pauvre. Je l’ai vu prendre les repas de ‘Ali رضي الله عنه avec les gens, et je l’ai habillé d’un de mes manteaux. » Abu Maryam a dit : « L’homme à la main déformée s’appelait Nafi‘ Dhu al-Thadyah (Nafi‘, l’homme au téton). Il avait à la main quelque chose qui ressemblait à un sein de femme, avec un téton au bout, et des poils dessus comme les moustaches d’un chat. » Abu Dawud a dit : « Il était connu parmi les gens sous le nom de Harqus. »
- Sahih al-Bukhari, n°4391
Rapporté par Alqama : Nous étions assis avec Ibn Masud quand Khabbab est venu et a dit : « Ô Abu `Abdur-Rahman ! Est-ce que ces jeunes savent réciter le Coran comme toi ? » Ibn Mas`ud a dit : « Si tu veux, je peux demander à l’un d’eux de réciter pour toi. » Khabbab a répondu : « Oui. » Ibn Mas`ud a dit : « Récite, ô 'Alqama ! » À ce moment-là, Zaid bin Hudair, le frère de Ziyad bin Hudair, a dit (à Ibn Mas`ud) : « Pourquoi as-tu demandé à 'Alqama de réciter alors qu’il ne récite pas mieux que nous ? » Ibn Mas`ud a dit : « Si tu veux, je te dirai ce que le Prophète (ﷺ) a dit sur ta nation et la sienne (celle de 'Alqama). » Alors j’ai récité cinquante versets de la sourate Maryam. `Abdullah (bin Mas`ud) a dit à Khabbab : « Qu’as-tu pensé de la récitation de 'Alqama ? » Khabbab a dit : « Il a bien récité. » `Abdullah a dit : « Tout ce que je récite, 'Alqama le récite aussi. » Puis `Abdullah s’est tourné vers Khabbab et a vu qu’il portait une bague en or, alors il a dit : « N’est-il pas temps de la jeter ? » Khabbab a dit : « Tu ne me verras plus la porter après aujourd’hui, » et il l’a jetée
Voir 27 autres hadiths
- Sahih al-Bukhari, n°4708
Rapporté par Ibn Mas‘oud : Au sujet de Bani Isra’il, al-Kahf et Maryam, il dit : « Ce sont parmi les premières sourates révélées, et elles font partie de mon ancien trésor. » Ibn ‘Abbas a dit : {Fasayunghidūn} signifie : ils secouent. Et d’autres ont dit : « Naghadat sinnuka » veut dire : ta dent a bougé
- Sahih al-Bukhari, n°4994
Rapporté par ‘Abdullah ibn Mas‘ud : Les sourates Bani Israïl, Al-Kahf (La Caverne), Maryam, Taha, Al-Anbiya’ (Les Prophètes) font partie de mes premiers acquis et de mon ancien trésor, et en fait, elles sont mon ancien trésor
- Sahih al-Bukhari, n°5418
Rapporté par Abu Musa Al-Ash`ari : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Beaucoup d’hommes ont atteint la perfection, mais parmi les femmes, aucune n’a atteint la perfection sauf Maryam, la fille de ‘Imran, et Asiya, l’épouse du Pharaon. Et la supériorité de `Aisha sur les autres femmes est comme la supériorité du tharid sur les autres plats. »
- Sahih al-Bukhari, n°7026
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Pendant que je dormais, je me suis vu en train de faire le Tawaf autour de la Ka‘ba. Là, j’ai vu un homme à la peau claire tirant sur le rouge, aux cheveux longs et mouillés, entre deux hommes. J’ai demandé : “Qui est-ce ?” Les gens ont répondu : “C’est le fils de Maryam.” Puis j’ai tourné la tête et j’ai vu un autre homme à la peau rouge, au grand corps, aux cheveux bouclés, aveugle de l’œil droit, qui ressemblait à un raisin qui sort. J’ai demandé : “Qui est-ce ?” Ils ont répondu : “C’est Ad-Dajjal.” Ibn Qatan lui ressemble plus que quiconque parmi les gens, et Ibn Qatan était un homme des Bani Al-Mustaliq de Khuza‘a
- Sahih al-Bukhari, n°7100
Rapporté par Abu Maryam `Abdullah bin Ziyad Al-Aasadi : Quand Talha, Az-Zubair et `Aisha sont partis à Bassora, `Ali a envoyé `Ammar bin Yasir et Hasan bin `Ali, qui sont venus chez nous à Koufa et sont montés sur le minbar. Al-Hasan bin `Ali était en haut du minbar et `Ammar en dessous de lui. Nous nous sommes tous rassemblés devant eux. J’ai entendu `Ammar dire : « `Aisha est partie à Al-Basra. Par Allah ! C’est l’épouse de votre Prophète dans ce monde et dans l’au-delà. Mais Allah vous met à l’épreuve : allez-vous obéir à Allah ou à elle (`Aisha) ? »
- Sahih al-Bukhari, n°7128
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Pendant que je dormais, je me suis vu en rêve en train de faire le Tawaf autour de la Ka`ba. J’ai vu un homme à la peau claire tirant sur le roux, aux cheveux lisses, de l’eau coulait de sa tête. J’ai demandé : “Qui est-ce ?” On m’a répondu : “C’est le fils de Maryam.” Ensuite, j’ai vu un autre homme, très grand, à la peau rouge, aux cheveux crépus, aveugle d’un œil. Son œil ressemblait à un raisin qui sort de l’orbite. On m’a dit : “C’est Ad-Dajjal.” Le Prophète (ﷺ) a ajouté : “Il ressemblait le plus à Ibn Qatan, un homme de la tribu de Khuza`a.” »
- Sunan Ibn Majah, n°299
Rapporté par Abu Umamah : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Aucun de vous ne doit oublier de dire, en entrant dans ses toilettes : 'Allahumma inni a`udhu bika minar-rijsin-najis, al-khabithil-mukhbith, ash-Shaitanir-rajim (Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre ce qui est sale et impur, contre le mauvais et ses mauvais compagnons, contre le diable maudit).'" (Da'if) Une autre chaîne rapporte des paroles légèrement différentes de Ibn Abi Maryam, qui mentionne des mots similaires, mais il n'a pas dit dans son récit : "Minar-rijsin-najis (de ce qui est sale et impur)", il a seulement dit : "Minal-khabithil-mukhbith, ash-Shaitanir-rajim (du mauvais et de ses mauvais compagnons, du diable maudit)
- Sunan Ibn Majah, n°1056
Rapporté par Abu Darda’ : J’ai accompli onze prosternations avec le Prophète (ﷺ), et aucune d’elles ne se trouvait dans les sourates Mufassal. Il s’agit de : Al-A’raf, Ar-Ra’d, An-Nahl, Bani Isra’il, Maryam, Al-Hajj, la prosternation dans Al-Furqan, la sourate An-Naml (celle mentionnant Sulaiman), As-Sajdah, Sad et la sourate Ha-Mim
- Sunan Ibn Majah, n°2058
Rapporté par 'Ubadah bin Samit, de la part de Rubai' bint Mu'awwidh bin 'Afra' : Il a dit : "Je lui ai demandé : 'Raconte-moi ton hadith.' Elle a dit : 'J'ai obtenu le khul' de mon mari, puis je suis allée voir 'Uthman et je lui ai demandé : "Quelle période d'attente dois-je observer ?" Il a répondu : "Tu n'as pas à observer de période d'attente, sauf si tu as eu récemment des rapports avec lui, dans ce cas tu dois rester avec lui jusqu'à ce que tu aies tes règles." Il suivait ainsi la décision du Messager d'Allah (ﷺ) concernant Maryam Maghaliyyah, qui était mariée à Thabit bin Qais et avait obtenu le khul' de lui
- Sunan Ibn Majah, n°2102
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Issa fils de Maryam a vu un homme en train de voler et lui a demandé : « As-tu volé ? » Il a répondu : « Non, par Celui en dehors duquel il n’y a pas d’autre Dieu. » Issa a dit : « Je crois en Allah, et je ne crois pas ce que mes yeux voient. »
- Sunan Ibn Majah, n°3280
Rapporté par Abu Musa Al-Ash’ari : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Beaucoup d’hommes ont atteint la perfection, mais parmi les femmes, seules Maryam bint ‘Imran (Marie) et Asiyah, l’épouse de Fir’awn, l’ont atteinte. Et la supériorité de ‘Aïsha sur les autres femmes est comme celle du Tharid sur tous les autres plats. »
- Sunan Ibn Majah, n°3431
Rapporté par ‘Asim bin Muhammad bin Zaid bin ‘Abdullah, de la part de son père, que son grand-père a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a interdit de boire allongés sur le ventre, en lapant l’eau, et il nous a interdit de boire avec une seule main. Il a dit : “Aucun de vous ne doit laper l’eau comme le fait un chien, et il ne doit pas boire de l’eau avec une seule main comme le font les gens contre qui Allah est en colère, et il ne doit pas boire d’un récipient la nuit sans l’avoir remué d’abord, sauf si le récipient est couvert. Celui qui boit avec sa main alors qu’il peut boire dans un récipient, avec l’intention d’être humble, Allah lui inscrira autant de bonnes actions que de doigts. La main est le récipient de ‘Issa bin Maryam, car il a jeté la coupe en disant : “Beurk ! Cela appartient à ce monde.””
- Sunan Ibn Majah, n°4006
Rapporté par Abu ‘Ubaidah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand les enfants d’Israël ont commencé à négliger leur engagement religieux, un homme voyait son frère commettre un péché et lui disait de ne pas le faire, mais le lendemain, ce qu’il avait vu ne l’empêchait pas de manger, de boire ou de se mêler à lui. Alors Allah a rendu les cœurs de ceux qui ne péchaient pas semblables à ceux qui péchaient, et Il a révélé dans le Coran à leur sujet : “Ceux des enfants d’Israël qui ont mécru ont été maudits par la bouche de David et de ‘Issa, fils de Maryam” jusqu’à : “Et s’ils avaient cru en Allah, au Prophète et à ce qui lui a été révélé, ils n’auraient pas pris les mécréants pour amis ; mais beaucoup d’entre eux sont pervers.” [5:78-81] Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est redressé et a dit : « Non, pas tant qu’ils ne prennent pas la main du fautif (c’est-à-dire qu’ils ne l’empêchent pas de mal agir) et ne le forcent pas à suivre le droit chemin. »
- Sunan Ibn Majah, n°4039
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « S’accrocher à la religion deviendra de plus en plus difficile, les affaires du monde seront de plus en plus compliquées, les gens deviendront plus avares, et l’Heure n’arrivera que sur les pires personnes. Et le seul Mahdi (après Muhammad (ﷺ)) sera ‘Isa fils de Maryam. »
- Sunan Ibn Majah, n°4055
Rapporté par Hudhayfa bin Asid, Abu Sarihah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a regardé depuis une pièce pendant que nous parlions de l’Heure. Il a dit : “L’Heure n’arrivera pas avant que dix signes ne se produisent : le lever du soleil à l’ouest (là où il se couche), le Dajjal, la fumée, la bête, Gog et Magog, l’apparition de ‘Isa fils de Maryam (as), la terre qui s’effondre trois fois – une fois à l’est, une fois à l’ouest et une fois dans la péninsule arabique – et un feu qui sortira de la plaine d’Aden Abyan et poussera les gens vers le lieu du rassemblement, s’arrêtant avec eux la nuit et à midi quand ils feront une pause.”
- Sunan Ibn Majah, n°4075
Rapporté par Nawwas bin Sam’an Al-Kilabi : Le Messager d’Allah (ﷺ) a parlé du Dajjal un matin, en le décrivant comme quelque chose de méprisable mais aussi effrayant, au point que nous avons cru qu’il était caché dans la palmeraie. Quand nous sommes venus voir le Messager d’Allah (ﷺ) le soir, il a vu notre peur et a dit : “Qu’avez-vous ?” Nous avons répondu : “Ô Messager d’Allah, tu as parlé du Dajjal ce matin, et tu l’as décrit comme quelque chose de méprisable mais aussi effrayant, au point que nous avons cru qu’il était caché dans la palmeraie.” Il a dit : “Il y a des choses que je crains plus pour vous que le Dajjal. S’il apparaît pendant que je suis parmi vous, je me chargerai de lui pour vous. S’il apparaît quand je ne suis pas là, alors chacun devra se défendre lui-même, et Allah prendra soin de chaque musulman à ma place. Il (le Dajjal) sera un jeune homme aux cheveux bouclés et à l’œil saillant ; je le compare à ‘Abdul-‘Uzza bin Qatan. Si l’un de vous le voit, qu’il récite sur lui les premiers versets de la sourate Al-Kahf. Il sortira de Khallah, entre le Sham et l’Irak, et sèmera la corruption à droite et à gauche. Ô serviteurs d’Allah, restez fermes.” Nous avons demandé : “Ô Messager d’Allah, combien de temps restera-t-il sur terre ?” Il a répondu : “Quarante jours : un jour comme une année, un jour comme un mois, un jour comme une semaine, et le reste de ses jours comme vos jours.” Nous avons demandé : “Ô Messager d’Allah, ce jour qui sera comme une année, est-ce qu’une seule prière suffira ?” Il a dit : “Estimez le temps (et priez en conséquence).” Nous avons demandé : “À quelle vitesse se déplacera-t-il sur la terre ?” Il a répondu : “Comme un nuage de pluie poussé par le vent.” Il a dit : “Il viendra vers des gens, les appellera, et ils répondront et croiront en lui. Il ordonnera alors au ciel de pleuvoir et il pleuvra, et il ordonnera à la terre de produire de la végétation, et elle le fera, et leurs troupeaux reviendront le soir avec des bosses plus hautes, des pis plus pleins et des flancs plus gras qu’ils ne l’ont jamais été. Puis il viendra vers d’autres gens, les appellera, mais ils le rejetteront, alors il s’éloignera d’eux et ils souffriront de la sécheresse et n’auront plus rien. Il passera ensuite par un désert et dira : ‘Fais sortir tes trésors’, puis partira, et ses trésors le suivront comme un essaim d’abeilles. Ensuite, il appellera un jeune homme plein de vigueur, le frappera avec une épée et le coupera en deux. Il placera les deux morceaux aussi loin l’un de l’autre que la distance entre un archer et sa cible. Puis il l’appellera et il viendra à lui, le visage rayonnant, en riant. Pendant qu’ils seront dans cette situation, Allah enverra ‘Isa fils de Maryam, qui descendra près du minaret blanc à l’est de Damas, vêtu de deux habits teints au Wars et au safran, posant ses mains sur les ailes de deux anges. Quand il baissera la tête, des gouttes de sueur en tomberont. Tout mécréant qui sentira le parfum de son souffle mourra, et son souffle atteindra aussi loin que son regard. Il partira alors et rattrapera le Dajjal à la porte de Ludd, et le tuera. Ensuite, le Prophète d’Allah, ‘Isa, viendra vers des gens qu’Allah a protégés, il essuiera leur visage et leur annoncera leur place au Paradis. Pendant qu’ils seront ainsi, Allah lui révélera : ‘Ô ‘Isa, J’ai fait sortir certains de Mes serviteurs que nul ne pourra combattre, alors emmène Mes serviteurs à Tur en sécurité.’ Puis Gog et Magog apparaîtront et, comme Allah l’a décrit, ‘ils déferleront de chaque hauteur’. Les premiers passeront près du lac de Tibériade et en boiront l’eau, puis les derniers passeront et diront : ‘Il y avait de l’eau ici autrefois.’ Le Prophète d’Allah, ‘Isa, et ses compagnons seront assiégés là-bas, au point que la tête d’un bœuf vaudra plus pour l’un d’eux que cent dinars pour l’un d’entre vous aujourd’hui. Alors, le Prophète d’Allah, ‘Isa, et ses compagnons invoqueront Allah. Allah enverra alors un ver dans leur cou, et le lendemain matin, ils mourront tous d’un coup. Le Prophète d’Allah, ‘Isa, et ses compagnons descendront et ne trouveront même pas un espace de la taille d’une main libre de leur puanteur, de leur sang et de leur odeur. Ils prieront Allah, et Il enverra des oiseaux au cou long comme celui des chameaux de Bactriane, qui les emporteront où Allah voudra. Ensuite, Allah enverra une pluie qui n’épargnera aucune maison, et elle lavera la terre jusqu’à ce qu’elle devienne lisse comme un miroir (ou une pierre polie). Il sera alors dit à la terre : ‘Fais sortir tes fruits et rends ta bénédiction.’ Ce jour-là, un groupe de gens mangera d’une seule grenade et cela leur suffira, et ils se mettront à l’abri sous sa peau. Allah bénira une chamelle laitière pour qu’elle suffise à un grand nombre de personnes, une vache laitière suffira à une tribu entière et une brebis laitière à tout un clan. Pendant qu’ils seront ainsi, Allah enverra un vent doux qui les saisira sous les aisselles et prendra l’âme de chaque musulman, ne laissant que les autres, qui se livreront à l’immoralité comme des ânes, et c’est sur eux que viendra l’Heure.”
- Sunan Ibn Majah, n°4077
Rapporté par Abu Umamah Al-Bahili : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a adressé un discours, et la plupart de ses paroles concernaient le Dajjal. Il nous a mis en garde contre lui, et parmi ce qu’il a dit : “Il n’y aura pas de plus grande épreuve sur terre, depuis qu’Allah a créé la descendance d’Adam, que celle du Dajjal. Allah n’a envoyé aucun Prophète sans qu’il ait mis en garde sa communauté contre le Dajjal. Je suis le dernier des Prophètes et vous êtes la dernière des communautés. Il apparaîtra sûrement parmi vous. S’il apparaît pendant que je suis parmi vous, je me chargerai de lui pour chaque musulman, et s’il apparaît quand je ne suis pas là, alors chacun devra se défendre lui-même et Allah prendra soin de chaque musulman à ma place. Il sortira d’Al-Khallah, entre le Sham et l’Irak, et sèmera la corruption à droite et à gauche. Ô serviteurs d’Allah, restez fermes. Je vais vous le décrire comme aucun Prophète ne l’a fait avant moi. Il commencera par dire : “Je suis un Prophète”, alors qu’il n’y a pas de Prophète après moi. Puis, une seconde fois, il dira : “Je suis votre Seigneur.” Mais vous ne verrez pas votre Seigneur avant de mourir. Il est borgne, et votre Seigneur n’est pas borgne, et il est écrit entre ses yeux : Kafir. Tout croyant le lira, qu’il sache lire ou non. Parmi ses épreuves, il aura avec lui un paradis et un enfer, mais son enfer sera un paradis et son paradis un enfer. Celui qui sera éprouvé par son feu (l’enfer), qu’il demande l’aide d’Allah et récite les premiers versets d’Al-Kahf, alors ce sera frais et sans danger pour lui, comme le feu l’a été pour Ibrahim. Parmi ses épreuves, il dira à un bédouin : “Que penses-tu, si je ressuscite ton père et ta mère, témoigneras-tu que je suis ton Seigneur ?” Il dira : “Oui.” Alors deux diables apparaîtront à lui sous la forme de son père et de sa mère et diront : “Ô mon fils, suis-le, car il est ton Seigneur.” Et parmi ses épreuves, il dominera une personne et la tuera, puis il la coupera en deux avec une scie. Ensuite il dira : “Regardez ce serviteur à moi ; je vais le ressusciter maintenant, puis il prétendra avoir un autre Seigneur que moi.” Alors Allah le ressuscitera et le malfaiteur lui dira : “Qui est ton Seigneur ?” et il répondra : “Allah est mon Seigneur, et tu es l’ennemi d’Allah, tu es le Dajjal. Par Allah, je n’ai jamais eu plus de certitude à ton sujet qu’aujourd’hui.” (Ajout) Abul-Hasan Tanafisi a dit : “Muharibi nous a rapporté : ‘Ubaidullah bin al-Walid Al-Wassafi nous a rapporté, d’après ‘Atiyyah, qu’Abu Sa’eed a dit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Cet homme sera le plus haut placé de ma communauté au Paradis.’” – Abu Sa’eed a dit : “Par Allah, nous pensions que cet homme ne pouvait être qu’Omar bin Khattab, jusqu’à sa mort.” – Muharibi a dit : “Puis nous sommes revenus au récit d’Abu Rafi’.” Il a dit : – “Parmi ses épreuves, il ordonnera au ciel de pleuvoir, et il pleuvra, et il ordonnera à la terre de produire de la végétation, et elle le fera. Et parmi ses épreuves, il passera près d’un clan qui ne croira pas en lui, alors tous leurs troupeaux périront et il n’en restera aucun. Et parmi ses épreuves, il passera près d’un clan qui croira en lui, alors il ordonnera au ciel de pleuvoir, et il pleuvra, et il ordonnera à la terre de produire de la végétation, et elle le fera, si bien que leurs troupeaux reviendront le soir plus gros et plus gras qu’ils ne l’ont jamais été, avec les flancs gonflés et les pis pleins de lait. Il n’y aura aucune partie de la terre où il n’entrera et ne dominera, sauf la Mecque et Médine, car il ne pourra s’approcher d’aucun de leurs chemins de montagne sans être repoussé par des anges l’épée dégainée, jusqu’à ce qu’il s’arrête à la colline rouge à la fin du marécage. Alors Médine tremblera avec ses habitants trois fois, et il n’y restera aucun hypocrite, homme ou femme, tous sortiront vers lui. Ainsi, elle sera purifiée de toute impureté comme le soufflet purifie le fer de ses scories. Ce jour-là sera appelé le Jour du Salut.” Umm Sharik bint Abi ‘Akar a demandé : “Ô Messager d’Allah, où seront les Arabes ce jour-là ?” Il a répondu : “Ce jour-là, ils seront peu nombreux, et la plupart seront à Bayt al-Maqdis (Jérusalem), et leur chef sera un homme pieux. Quand leur chef avancera pour diriger la prière du matin, ‘Isa fils de Maryam descendra parmi eux. Leur chef reculera pour laisser ‘Isa diriger la prière, mais ‘Isa posera sa main entre ses épaules et lui dira : ‘Avance et prie, car l’iqama a été faite pour toi.’ Leur chef dirigera alors la prière. Quand il aura terminé, ‘Isa (as) dira : ‘Ouvrez la porte.’ Ils l’ouvriront et derrière se trouvera le Dajjal avec soixante-dix mille Juifs, chacun portant une épée ornée et vêtu d’un manteau verdâtre. Quand le Dajjal le verra, il commencera à fondre comme le sel fond dans l’eau. Il s’enfuira, et ‘Isa (as) dira : ‘Je n’ai qu’un seul coup pour toi, dont tu ne pourras pas échapper !’ Il le rattrapera à la porte orientale de Ludd et le tuera. Ensuite, Allah vaincra les Juifs, et il ne restera rien derrière quoi ils pourront se cacher, sans qu’Allah ne le fasse parler – ni pierre, ni arbre, ni mur, ni animal – sauf l’arbre al-Gharqad, car c’est leur arbre, et il ne parlera pas – tout le reste dira : ‘Ô serviteur musulman d’Allah, voici un Juif, viens le tuer !’” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Ses (du Dajjal) jours seront au nombre de quarante ans : une année comme une demi-année, une année comme un mois, un mois comme une semaine, et le reste de ses jours passera aussi vite que des étincelles de feu (c’est-à-dire très rapidement). L’un de vous entrera par la porte de Médine le matin et n’atteindra pas l’autre porte avant le soir.” On a demandé : “Ô Messager d’Allah, comment devrons-nous prier ces jours si courts ?” Il a répondu : “Estimez les temps de la prière, comme vous le faites pour les jours longs, puis priez.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “‘Isa fils de Maryam (as) sera un juge juste et un dirigeant équitable parmi ma communauté. Il brisera la croix, tuera les porcs, abolira la jizya et la charité sera abandonnée. Personne ne sera chargé de collecter la zakat des moutons et des chameaux. Les rancunes et la haine disparaîtront et le venin de toute créature venimeuse sera retiré, si bien qu’un petit garçon mettra sa main sur un serpent sans être blessé, et une petite fille fera fuir un lion sans qu’il ne lui fasse de mal ; et le loup sera parmi les moutons comme leur chien de berger. La terre sera remplie de paix comme un récipient est rempli d’eau. Les gens seront unis et nul ne sera adoré sauf Allah. La guerre cessera et les Quraysh ne seront plus au pouvoir. La terre sera comme un plateau d’argent, avec sa végétation poussant comme au temps d’Adam, jusqu’à ce qu’un groupe se rassemble autour d’une grappe de raisin et qu’elle leur suffise, et qu’un groupe se rassemble autour d’une seule grenade et qu’elle leur suffise. Un bœuf sera vendu pour telle somme, et un cheval pour quelques dirhams.” Ils ont demandé : “Ô Messager d’Allah, pourquoi les chevaux seront-ils si bon marché ?” Il a répondu : “Ils ne seront plus jamais montés pour la guerre.” On lui a demandé : “Pourquoi les bœufs seront-ils si chers ?” Il a répondu : “Parce que toute la terre sera cultivée.” Avant que le Dajjal n’apparaisse, il y aura trois années difficiles où les gens souffriront d’une grande famine. La première année, Allah ordonnera au ciel de retenir un tiers de sa pluie et à la terre de retenir un tiers de sa production. La deuxième année, Il ordonnera au ciel de retenir deux tiers de sa pluie et à la terre de retenir deux tiers de sa production. La troisième année, Il ordonnera au ciel de retenir toute sa pluie, et pas une goutte ne tombera, et à la terre de retenir toute sa production, et rien ne poussera. Tous les animaux à sabots fendus mourront, sauf ceux qu’Allah voudra.” On a demandé : “De quoi vivront les gens à ce moment-là ?” Il a répondu : “Du tahlil, du takbir, du tasbih et du tahmid. Cela tiendra lieu de nourriture pour eux.” Abu ‘Abdullah (Ibn Majah) a dit : “J’ai entendu Abul-Hasan Tanafisi dire : ‘J’ai entendu ‘Abdur-Rahman Al-Muharibi dire : “Ce hadith devrait être envoyé à chaque enseignant pour qu’il l’enseigne aux enfants dans les écoles.”’”
- Sunan Ibn Majah, n°4078
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète (ﷺ) a dit : "L’Heure n’arrivera pas avant que ‘Isa fils de Maryam ne descende comme juge et dirigeant juste. Il brisera la croix, tuera les porcs et supprimera la Jizyah, et la richesse deviendra si abondante que plus personne ne voudra l’accepter
- Sunan Ibn Majah, n°4081
Rapporté par ‘Abdullah bin Mas’ud : La nuit où le Messager d’Allah (ﷺ) fit le voyage nocturne (Isra’), il rencontra Ibrahim, Moussa et ‘Isa, et ils discutèrent de l’Heure. Ils commencèrent par Ibrahim, qui dit ne rien savoir à ce sujet. Ils demandèrent ensuite à Moussa, qui n’en savait rien non plus. Puis ils interrogèrent ‘Isa fils de Maryam, qui répondit : ‘J’ai des missions à accomplir avant que cela n’arrive. Quant au moment où cela se produira, seul Allah le sait.’ Il parla ensuite du Dajjal et dit : ‘Je descendrai et le tuerai, puis les gens retourneront dans leurs terres et seront confrontés à Gog et Magog, qui : “descendront rapidement de chaque hauteur.” [21:96] Ils ne passeront près d’aucune eau sans la boire, ni près de quoi que ce soit sans le détruire. Les gens imploreront Allah, et je prierai Allah pour qu’Il les fasse mourir. La terre sera remplie de leur puanteur, et les gens supplieront Allah ; je prierai alors Allah, et la pluie tombera du ciel, les emportant jusqu’à la mer. Ensuite, les montagnes deviendront poussière et la terre sera étendue comme une peau. On m’a promis que lorsque cela arrivera, l’Heure viendra soudainement sur les gens, comme une femme enceinte dont la famille ignore quand elle va accoucher.’" (‘Awwam, un des rapporteurs, a dit : "Cela est confirmé dans le Livre d’Allah, où Il dit : ‘Jusqu’à ce que Gog et Magog soient relâchés et qu’ils descendent de chaque hauteur.’ [21:)
- Sahih Muslim, n°411
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « On m’a amené al-Buraq, une monture blanche et longue, plus grande qu’un âne mais plus petite qu’une mule, qui posait son sabot à la distance que l’œil pouvait atteindre. Je suis monté dessus et je suis arrivé au Temple (Bayt al-Maqdis à Jérusalem), puis je l’ai attaché à l’anneau utilisé par les prophètes. Je suis entré dans la mosquée et j’y ai prié deux unités de prière, puis je suis sorti et Gabriel m’a apporté un récipient de vin et un récipient de lait. J’ai choisi le lait, et Gabriel a dit : “Tu as choisi la voie naturelle.” Ensuite, il m’a emmené au ciel. Gabriel a alors demandé que la porte du ciel soit ouverte et on lui a demandé qui il était. Il a répondu : “Gabriel.” On lui a encore demandé : “Qui est avec toi ?” Il a dit : “Muhammad.” On a dit : “A-t-il été envoyé ?” Gabriel a répondu : “Oui, il a été envoyé.” La porte du ciel nous a alors été ouverte et nous avons vu Adam. Il m’a accueilli et a prié pour mon bien. Puis nous sommes montés au deuxième ciel. Gabriel (paix sur lui) a demandé l’ouverture de la porte, et on lui a posé les mêmes questions. Quand la porte a été ouverte, j’ai rencontré ‘Isa ibn Maryam et Yahya ibn Zakariya (paix sur eux), cousins du côté maternel. Ils m’ont accueilli et prié pour mon bien. Ensuite, j’ai été emmené au troisième ciel, et Gabriel a demandé l’ouverture de la porte. Les mêmes questions ont été posées, et la porte a été ouverte pour nous. J’ai vu Yusuf (paix d’Allah sur lui) à qui la moitié de la beauté du monde avait été donnée. Il m’a accueilli et a prié pour moi. Ensuite, nous sommes montés au quatrième ciel. Gabriel (paix sur lui) a demandé l’ouverture de la porte, et on lui a posé les mêmes questions. La porte a été ouverte, et là se trouvait Idris. Il m’a accueilli et a prié pour moi. À son sujet, Allah, le Très Haut, a dit : “Nous l’avons élevé à une haute position” (Coran 19:57). Puis nous sommes montés au cinquième ciel, et Gabriel a demandé l’ouverture de la porte. Les mêmes questions ont été posées, et la porte a été ouverte. J’ai alors rencontré Haroun (Aaron, paix d’Allah sur lui). Il m’a accueilli et a prié pour moi. Ensuite, j’ai été emmené au sixième ciel. Gabriel (paix sur lui) a demandé l’ouverture de la porte. Les mêmes questions ont été posées, et la porte a été ouverte. Là, j’ai rencontré Moussa (Moïse, paix sur lui). Il m’a accueilli et a prié pour moi. Puis j’ai été emmené au septième ciel. Gabriel a demandé l’ouverture de la porte. Les mêmes questions ont été posées, et la porte a été ouverte. Là, j’ai trouvé Ibrahim (Abraham, paix sur lui) appuyé contre la Maison peuplée (Bayt al-Ma’mur), où soixante-dix mille anges entrent chaque jour sans jamais y revenir. Ensuite, j’ai été conduit au lotus de la limite (Sidrat al-Muntaha), dont les feuilles étaient comme des oreilles d’éléphant et les fruits comme de grands récipients en argile. Quand il a été couvert par l’Ordre d’Allah, il a subi un tel changement qu’aucune créature n’a le pouvoir de décrire sa beauté. Puis Allah m’a révélé une révélation et Il m’a rendu obligatoires cinquante prières chaque jour et chaque nuit. Ensuite, je suis descendu vers Moussa (paix sur lui) et il m’a demandé : “Qu’est-ce que ton Seigneur a prescrit à ta communauté ?” J’ai dit : “Cinquante prières.” Il a dit : “Retourne voir ton Seigneur et demande-Lui d’alléger (le nombre de prières), car ta communauté ne pourra pas supporter ce fardeau. J’ai déjà éprouvé les enfants d’Israël et je les ai trouvés incapables de supporter une telle charge.” Le Prophète ﷺ a dit : Je suis retourné vers mon Seigneur et j’ai dit : “Mon Seigneur, allège la charge de ma communauté.” Allah a réduit de cinq prières pour moi. Je suis descendu vers Moussa et lui ai dit : “Allah a réduit de cinq prières pour moi.” Il a dit : “Ta communauté ne pourra pas supporter cela ; retourne voir ton Seigneur et demande-Lui d’alléger encore.” J’ai continué à aller et venir entre mon Seigneur, Béni et Exalté, et Moussa, jusqu’à ce qu’Il dise : “Il y a cinq prières chaque jour et chaque nuit. Ô Muhammad, chacune compte pour dix, cela fait donc cinquante prières. Celui qui a l’intention de faire une bonne action et ne la fait pas, il aura une bonne action inscrite à son compte ; et s’il la fait, elle sera inscrite comme dix bonnes actions. Mais celui qui a l’intention de faire une mauvaise action et ne la fait pas, rien ne sera inscrit contre lui ; et s’il la fait, une seule mauvaise action sera inscrite.” Je suis alors descendu, et quand je suis allé voir Moussa et que je l’ai informé, il a dit : “Retourne voir ton Seigneur et demande-Lui d’alléger encore.” À cela, le Messager d’Allah ﷺ a répondu : “Je suis retourné vers mon Seigneur jusqu’à ce que j’aie eu honte devant Lui.”
- Sahih Muslim, n°3030
Rapporté par Hanzala al-Aslami : J’ai entendu Abu Huraira رضي الله عنه rapporter du Messager d’Allah ﷺ qui a dit : « Par Celui qui tient ma vie dans Sa main, le fils de Maryam (Jésus) prononcera certainement la Talbiya pour le Hajj ou pour la ‘Umra, ou pour les deux en même temps (en Qiran), dans la vallée de Rauha. »
- Sahih Muslim, n°6271
Rapporté par Abdullah b. Ja'far : J’ai entendu Ali رضي الله عنه dire à Koufa que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La meilleure femme de son époque était Maryam, fille de 'Imran, et la meilleure femme de son époque était Khadija, fille de Khuwailid. » Abou Kouraïb a précisé que Waki’ a montré le ciel et la terre du doigt
- Sahih Muslim, n°6272
Rapporté par Abou Moussa : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Parmi les hommes, beaucoup atteignent la perfection, mais parmi les femmes, aucune n’est parfaite sauf Maryam, fille de 'Imran, Assiya, l’épouse de Pharaon, et la supériorité de 'Aïcha رضي الله عنها sur les autres femmes est comme celle du tharid sur tous les autres plats. »
- Sahih Muslim, n°6458
Rapporté par Abu Huraira : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Les femmes des Quraish sont les meilleures parmi les femmes. Elles montent les chameaux, montrent de l’affection à leurs enfants et protègent soigneusement les biens de leurs maris. » Abu Huraira a ajouté à la fin de ce récit que Maryam, la fille d’Imran, n’a jamais monté de chameau
- Sahih Muslim, n°6509
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Trois personnes ont parlé alors qu’elles étaient encore au berceau : le Messie fils de Maryam, le compagnon de Juraij, et...” Juraij avait fait construire un ermitage et s’y était retiré. Sa mère est venue alors qu’il priait et a dit : “Juraij.” Il a dit : “Seigneur, ma mère m’appelle alors que je suis en prière”, et il a continué à prier. Elle est repartie, puis est revenue le lendemain alors qu’il priait et a dit : “Juraij.” Il a dit : “Seigneur, ma mère m’appelle alors que je prie”, et il a continué. Elle est revenue le lendemain, il priait encore, elle a dit : “Juraij.” Il a dit : “Seigneur, ma mère m’appelle alors que je prie”, et il a continué. Elle a alors invoqué : “Seigneur, ne lui donne pas la mort avant qu’il ait vu le sort des prostituées.” L’histoire de Juraij et de sa dévotion s’est répandue parmi les Bani Isra’il. Une prostituée très belle a dit : “Si vous voulez, je peux le séduire.” Elle s’est présentée à lui, mais il ne lui a pas prêté attention. Elle est allée voir un berger près de l’ermitage, s’est offerte à lui, il a eu une relation avec elle, elle est tombée enceinte et a eu un enfant. Elle a dit : “Cet enfant est de Juraij.” Les gens sont venus, l’ont fait descendre, ont détruit l’ermitage et l’ont frappé. Il a demandé : “Que se passe-t-il ?” Ils ont dit : “Tu as commis la fornication avec cette femme et elle a eu un enfant de toi.” Il a demandé : “Où est l’enfant ?” Ils l’ont amené, il a dit : “Laissez-moi prier.” Il a prié, puis s’est adressé à l’enfant : “Petit, qui est ton père ?” L’enfant a dit : “C’est le berger.” Alors ils se sont tournés vers Juraij, l’ont embrassé, ont cherché la bénédiction auprès de lui et ont dit : “Nous sommes prêts à reconstruire ton ermitage en or.” Il a répondu : “Non, reconstruisez-le en terre comme avant”, et ils l’ont fait. Ensuite, il y avait un bébé qui tétait sa mère. Un homme bien habillé est passé à cheval, la mère a dit : “Ô Allah, fais que mon enfant soit comme lui.” Le bébé a arrêté de téter, a regardé l’homme et a dit : “Ô Allah, ne me fais pas comme lui.” Puis il a repris la tétée. Abu Huraira a dit : “J’ai l’impression de voir le Messager d’Allah ﷺ mimer la scène, mettant son doigt dans sa bouche et imitant la tétée.” Abu Huraira a poursuivi : “Le Prophète ﷺ a dit : Une fille passait, battue par les gens qui disaient : ‘Tu as commis l’adultère, tu as volé’, et elle disait : ‘Allah me suffit, Il est mon meilleur protecteur.’ Sa mère a dit : ‘Ô Allah, ne fais pas que mon enfant soit comme elle’, et le bébé a arrêté de téter, l’a regardée et a dit : ‘Ô Allah, fais que je sois comme elle.’ Il y eut alors un échange entre eux. La mère a dit : ‘Un homme bien vêtu est passé, j’ai dit : Ô Allah, fais que mon enfant soit comme lui, et tu as dit : Ô Allah, ne me fais pas comme lui. Puis une fille battue est passée, on l’accusait d’adultère et de vol, j’ai dit : Ô Allah, ne fais pas que mon enfant soit comme elle, et tu as dit : Ô Allah, fais que je sois comme elle.’ Il a répondu : ‘Cet homme était un tyran, j’ai donc dit : Ô Allah, ne me fais pas comme lui. Quant à la fille, on l’accusait à tort d’adultère et de vol, alors j’ai dit : Ô Allah, fais que je sois comme elle.’ »
- Sahih Muslim, n°7181
Rapporté par Abu Sa‘id رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La mort sera amenée le Jour de la Résurrection sous la forme d’un bélier blanc. » Abu Kuraib a ajouté : « Puis il sera placé entre le Paradis et l’Enfer. » Pour le reste du hadith, il y a un accord parfait entre les deux narrateurs : il sera dit aux habitants du Paradis : « Reconnaissez-vous cela ? » Ils lèveront le cou pour regarder et diront : « Oui, c’est la mort. » Puis il sera dit aux habitants de l’Enfer : « Reconnaissez-vous cela ? » Ils lèveront le cou pour regarder et diront : « Oui, c’est la mort. » Alors on ordonnera de l’égorger, puis il sera dit : « Ô habitants du Paradis, la vie éternelle vous attend, plus de mort. » Et on dira aux habitants de l’Enfer : « Ô habitants de l’Enfer, la vie éternelle vous attend, plus de mort. » Le Messager d’Allah ﷺ a ensuite récité ce verset en montrant de la main ce monde : « Avertis-les du Jour du regret, quand tout sera décidé, alors qu’ils sont inattentifs et ne croient pas. » (Maryam)
- Sunan an-Nasa'i, n°3175
Rapporté par Thawban, l’esclave affranchi du Messager d’Allah (ﷺ) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il y a deux groupes de ma communauté qu’Allah libérera du Feu : le groupe qui envahira l’Inde, et le groupe qui sera avec 'Isa bin Maryam, paix sur lui. »
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
6 versets mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sourate An-Nisa (4), verset 24
et, parmi les femmes, les dames (qui ont un mari), sauf si elles sont vos esclaves en toute propriété. Prescription d'Allah sur vous! A part cela, il vous est permis de les rechercher, en vous servant de vos biens et en concluant mariage, non en débauchés. Puis, de même que vous jouissez d'elles, donnez-leur leur mahr comme une chose due. Il n'y a aucun péché contre vous à ce que vous concluez un accord quelconque entre vous après la fixation du mahr Car Allah est, certes, Omniscient et Sage
- Sourate An-Nisa (4), verset 128
Et si une femme craint de son mari abandon ou indifférence, alors ce n'est pas un péché pour les deux s'ils se réconcilient par un compromis quelconque, et la réconciliation est meilleure, puisque les âmes sont portées à la ladrerie. Mais si vous agissez en bien et vous êtes pieux... Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites
- Sourate Hud (11), verset 72
Elle dit: «Malheur à moi! Vais-je enfanter alors que je suis vieille et que mon mari, que voici, est un vieillard? C'est là vraiment une chose étrange!»
- Sourate Yusuf (12), verset 25
Et tous deux coururent vers la porte, et elle lui déchira sa tunique par derrière. Ils trouvèrent le mari [de cette femme] à la porte. Elle dit: «Quelle serait la punition de quiconque a voulu faire du mal à ta famille, sinon la prison, ou un châtiment douloureux?»
- Sourate Yusuf (12), verset 28
Puis, quand il (le mari) vit la tunique déchirée par derrière, il dit: «C'est bien de votre ruse de femmes! Vos ruses sont vraiment énormes
Voir 1 autre verset
- Sourate An-Nur (24), verset 8
Et on ne lui infligera pas le châtiment [de la lapidation] si elle atteste quatre fois par Allah qu'il [son mari] est certainement du nombre des menteurs
Le prénom dans les hadiths
491 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°198
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ pour la bataille de Dhat ar-Riqa. Un des musulmans a tué la femme d’un des mécréants. Son mari a juré : « Je ne me reposerai pas tant que je n’aurai pas tué un des compagnons de Muhammad. » Il a suivi les traces du Prophète ﷺ. Le Prophète ﷺ s’est arrêté à un endroit et a dit : « Qui va monter la garde pour nous ? » Un homme des Muhajirun (Émigrés) et un des Ansar (Auxiliaires) ont répondu. Il leur a dit : « Allez à l’entrée du col de la montagne. » Là-bas, l’homme des Muhajirun s’est allongé tandis que l’homme des Ansar priait debout. L’ennemi est venu, a vu le veilleur et a compris qu’il surveillait les musulmans. Il lui a tiré une flèche et l’a touché, mais l’homme a retiré la flèche et l’a jetée. L’ennemi a tiré trois flèches. Ensuite, le musulman s’est incliné, s’est prosterné et a réveillé son compagnon. Quand l’ennemi a vu qu’ils étaient alertés, il s’est enfui. Quand l’homme des Muhajirun a vu l’Ansar saigner, il lui a dit : « Gloire à Allah ! Pourquoi ne m’as-tu pas réveillé dès la première flèche ? » Il a répondu : « J’étais occupé à réciter une sourate du Coran, je n’ai pas voulu l’interrompre. »
- Sunan Abu Dawud, n°270
Rapporté par Aishah, la mère des croyants رضي الله عنها : Umarah ibn Ghurab rapporte que sa tante paternelle lui a raconté qu’elle avait demandé à Aishah : « Si l’une d’entre nous a ses règles et qu’elle et son mari n’ont qu’un seul lit, que doit-elle faire ? » Elle répondit : « Je vais te raconter ce que le Messager d’Allah ﷺ a fait. Une nuit, il est entré alors que j’avais mes règles. Il est allé à l’endroit où il priait dans la maison. Il n’est pas revenu avant que je ne m’endorme profondément, et il avait froid. Il a dit : “Viens près de moi.” J’ai dit : “J’ai mes règles.” Il a dit : “Découvre tes cuisses.” J’ai donc découvert mes deux cuisses. Il a posé sa joue et sa poitrine sur mes cuisses, et je l’ai réchauffé jusqu’à ce qu’il ait chaud et s’endorme. »
- Sunan Abu Dawud, n°308
Rapporté par Umm 'Atiyyah à travers une autre chaîne de transmetteurs. Abu Dawud a dit : Le nom d’Umm al-Hudhail est Hafsah, fille de Sirin. Le nom de son fils était Hudhail et son mari s’appelait 'Abd al-Rahman
- Sunan Abu Dawud, n°309
Rapporté par Ikrimah : Umm Habibah avait des saignements prolongés et son mari avait des rapports avec elle. Abu Dawud a dit : Yahya b. Ma'in a jugé Mu'alla (un rapporteur de ce hadith) digne de confiance. Mais Ahmad b. Hanbal ne rapportait pas de traditions de lui car il donnait son opinion personnelle
- Sunan Abu Dawud, n°310
Rapporté par Ikrimah : Hamnah, fille de Jahsh, a dit que son mari avait des rapports avec elle pendant sa période de saignement
Voir 486 autres hadiths
- Sunan Abu Dawud, n°1308
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à un homme qui se lève la nuit pour prier et réveille sa femme ; si elle refuse, il lui asperge le visage d’eau. Qu’Allah fasse miséricorde à une femme qui se lève la nuit pour prier et réveille son mari ; s’il refuse, elle lui asperge le visage d’eau. »
- Sunan Abu Dawud, n°1450
Rapporté par Abu Hurayrah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à un homme qui se lève la nuit pour prier, qui réveille sa femme et elle prie ; si elle refuse, il lui asperge de l’eau sur le visage. Qu’Allah fasse miséricorde à une femme qui se lève la nuit pour prier, qui réveille son mari et il prie ; s’il refuse, elle lui asperge de l’eau sur le visage. »
- Sunan Abu Dawud, n°1533
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Une femme a dit au Prophète ﷺ : « Invoque la bénédiction sur moi ainsi que sur mon mari. » Le Prophète ﷺ a dit : « Qu’Allah accorde Sa bénédiction sur toi et sur ton mari. »
- Sunan Abu Dawud, n°1685
Rapporté par A’ishah رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand une femme donne (une partie des biens) de la maison de son mari, sans gaspiller, elle aura la récompense de ce qu’elle a donné, et son mari aura la récompense de ce qu’il a gagné. Il en est de même pour un dépositaire. L’un ne diminue en rien la récompense de l’autre. »
- Sunan Abu Dawud, n°1687
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand une femme donne quelque chose des biens gagnés par son mari sans qu’il le lui ait demandé, elle a la moitié de sa récompense. »
- Sunan Abu Dawud, n°1688
‘Ata a dit : On a demandé à Abu Huraira رضي الله عنه si une femme pouvait donner l’aumône à partir des biens de la maison de son mari. Il a répondu : « Non. Elle peut donner à partir de ce qu’elle reçoit pour sa subsistance. La récompense sera partagée entre eux. Il n’est pas permis qu’elle donne l’aumône à partir des biens de son mari sans sa permission. » Abu Dawud a dit : Cette version affaiblit celle rapportée par Hammam ibn Munabbih
- Sunan Abu Dawud, n°1699
Asma, fille d’Abu Bakr رضي الله عنها, a dit : J’ai demandé : « Messager d’Allah ﷺ, je n’ai rien à moi sauf ce que al-Zubair (mon mari) m’apporte dans sa maison : puis-je en dépenser ? » Il a répondu : « Donne et ne garde pas tout, sinon ta subsistance sera aussi retenue. »
- Sunan Abu Dawud, n°1726
Rapporté par Abu Sa’id رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Une femme qui croit en Allah et au Jour dernier ne doit pas voyager plus de trois jours sans être accompagnée par son père, son frère, son mari, son fils ou un proche parent avec qui le mariage est interdit. »
- Sunan Abu Dawud, n°1990
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ avait l’intention d’accomplir le hajj. Une femme a dit à son mari : « Laisse-moi faire le hajj avec le Messager d’Allah ﷺ. » Il a dit : « Je n’ai rien sur quoi je puisse te permettre de faire le hajj. » Elle a dit : « Tu peux me laisser faire le hajj sur ton tel ou tel chameau. » Il a dit : « Celui-là est consacré à la cause d’Allah, le Très-Haut. » Il est alors allé voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ma femme t’adresse ses salutations et les bénédictions d’Allah. Elle m’a demandé de faire le hajj avec toi. Elle m’a dit : “Laisse-moi faire le hajj avec le Messager d’Allah ﷺ.” J’ai répondu : “Je n’ai rien pour te permettre de faire le hajj.” Elle a dit : “Laisse-moi faire le hajj sur ton tel ou tel chameau.” J’ai répondu : “Celui-là est consacré à la cause d’Allah, le Très-Haut.” » Il a répondu : « Si tu la laisses faire le hajj dessus, cela sera dans la cause d’Allah. » Il a dit : « Elle m’a aussi demandé de te demander : Quelle action équivaut à faire le hajj avec toi ? » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Transmets-lui mes salutations, la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions, et dis-lui que la ‘Umrah accomplie pendant Ramadan équivaut à faire le hajj avec moi. »
- Sunan Abu Dawud, n°2076
Rapporté par Ali ibn Abu Talib رضي الله عنه : (Le narrateur Isma'il a dit : Je pense que ash-Sha'bi a attribué ce récit au Prophète) Le Prophète ﷺ a dit : « Qu’Allah maudisse celui qui épouse une femme divorcée dans le but de la rendre licite pour son premier mari, ainsi que celui pour qui elle est rendue licite. »
- Sunan Abu Dawud, n°2098
Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Une femme sans mari a plus de droit sur elle-même que son tuteur, et il faut demander la permission d’une vierge, son silence étant son accord. Ce sont les mots d’Al Qa’nabi. »
- Sunan Abu Dawud, n°2099
Ce même récit a aussi été transmis par ‘Abd Allah bin Al Fadl à travers sa chaîne de rapporteurs, mais avec un sens différent. La version dit : « Une femme sans mari a plus de droit sur elle-même que son tuteur, et le père d’une vierge doit lui demander sa permission à propos d’elle-même. » Abu Dawud a dit : « Le mot “son père” n’est pas fiable. »
- Sunan Abu Dawud, n°2100
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Un tuteur n’a rien à voir avec une femme déjà mariée et sans mari, et une orpheline (c’est-à-dire une vierge) doit être consultée, son silence étant son accord. »
- Sunan Abu Dawud, n°2116
Rapporté par Abdullah ibn Mas’ud رضي الله عنه : Abdullah ibn Utbah ibn Mas’ud a dit : On informa Abdullah ibn Mas’ud de cette histoire d’un homme. Les gens continuaient à venir le voir pendant un mois, ou ils sont venus plusieurs fois (le rapporteur n’était pas sûr). Il dit : « À ce sujet, je pense qu’elle doit recevoir la dot donnée aux femmes de son rang, sans diminution ni excès, observer la période d’attente (‘iddah) et avoir sa part d’héritage. Si c’est une erreur, cela vient de moi et de Satan. Allah et Son Messager n’en sont pas responsables. » Des gens d’Ashja’ se levèrent, parmi eux al-Jarrah et Abu Sinan. Ils dirent : « Ibn Mas’ud, nous attestons que le Messager d’Allah ﷺ a rendu un jugement pour nous concernant Birwa’, fille de Washiq, identique à celui que tu viens de donner. Son mari était Hilal ibn Murrah al-Ashja’i. » Abdullah ibn Mas’ud fut alors très heureux de voir que sa décision correspondait à celle du Messager d’Allah ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°2128
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ m’a ordonné d’envoyer une femme chez son mari avant qu’il ne lui donne quelque chose. Abu Dawud a dit : Le rapporteur Khaithamah n’a rien entendu directement de ‘Aïsha رضي الله عنها
- Sunan Abu Dawud, n°2135
Rapporté par Hisham b. ‘Urwah, d’après son père, que ‘Aïsha رضي الله عنها a dit : « Ô mon neveu, le Messager d’Allah ﷺ ne privilégiait aucune d’entre nous dans la répartition de son temps passé avec nous. Il était très rare qu’il ne nous rende pas visite un jour (c’est-à-dire qu’il nous rendait visite à toutes chaque jour). Il s’approchait de chacune de ses épouses sans avoir de rapports jusqu’à ce qu’il arrive chez celle dont c’était le jour, et il passait la nuit avec elle. Quand Saudah, fille de Zam’ah, est devenue âgée et a eu peur que le Messager d’Allah ﷺ la divorce, elle a dit : “Messager d’Allah, je donne à Aïsha le jour où tu me rends visite.” Le Messager d’Allah ﷺ a accepté cela. Elle a dit : Nous pensons qu’Allah, le Très-Haut, a révélé à ce sujet ou à propos d’une affaire similaire le verset du Coran : “Si une femme craint la cruauté ou l’abandon de la part de son mari...” [4:]
- Sunan Abu Dawud, n°2150
Rapporté par Ibn Mas’ud رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Une femme ne doit pas frotter son corps contre celui d’une autre femme au point de la décrire ensuite à son mari comme s’il la voyait. »
- Sunan Abu Dawud, n°2175
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : « Le Prophète ﷺ a dit : “Celui qui monte une femme contre son mari ou un esclave contre son maître ne fait pas partie des nôtres.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2176
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Une femme ne doit pas demander le divorce de sa sœur pour prendre sa place et épouser son mari. Ce qui lui est destiné lui reviendra. »
- Sunan Abu Dawud, n°2198
Abu Dawud a dit : « L’avis d’Ibn ‘Abbas رضي الله عنه est mentionné dans la tradition suivante. Ahmad bin Salih et Muhammad bin Yahya ont rapporté (c’est la version d’Ahmad bin Salih) de ‘Abd Ar Razzaq, de Ma’mar, d’Al Zuhri, de Abu Salamah bin Abd Al Rahman bin ‘Awf et Muhammad bin ‘Abd Al Rahman bin Thawban, de Muhammad bin Iyas, qu’Ibn ‘Abbas, Abu Huraira et ‘Abd Allah bin ‘Amr bin Al ‘As رضي الله عنهم ont été interrogés au sujet d’une vierge divorcée trois fois par son mari. Ils ont tous dit : “Elle n’est pas permise pour lui tant qu’elle n’a pas épousé un autre homme.” Abu Dawud a dit : Malik a rapporté de Yahya bin Sa’id, de Bukair bin Al Ashajj, de Mu’awiyah bin Abi ‘Ayyash, qui était présent lorsque Muhammad bin Iyas bin Al Bukair est allé voir Ibn Al Zubair et Asim ibn ‘Umar. Il leur a posé la question à ce sujet. Ils ont répondu : “Va voir Ibn ‘Abbas et Abu Huraira, je les ai laissés avec A’ishah رضي الله عنها.” Il a ensuite raconté le reste de la tradition. Abu Dawud a dit : La parole d’Ibn ‘Abbas رضي الله عنه est : “Le divorce par trois prononcés sépare la femme de son mari, que le mariage ait été consommé ou non, l’ancien mari ne lui est pas permis tant qu’elle n’a pas épousé un autre homme.” Cette déclaration est semblable à la tradition qui traite de l’échange d’argent. Dans cette tradition, le narrateur a dit : “Ibn ‘Abbas est revenu sur son avis.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2214
Rapporté par Khuwaylah, fille de Malik ibn Tha’labah : Mon mari, Aws ibn as-Samit, a prononcé les mots : « Tu es pour moi comme ma mère. » Je suis donc allée me plaindre au Messager d’Allah ﷺ. Le Messager d’Allah ﷺ a discuté avec moi et a dit : « Reste pieuse envers Allah ; il est ton cousin. » J’ai continué à me plaindre jusqu’à ce que le verset du Coran soit révélé : « Allah a certes entendu la parole de celle qui discute avec toi, [Ô Muhammad], au sujet de son mari... » [58:1] jusqu’à la prescription de l’expiation. Il a ensuite dit : « Il doit affranchir un esclave. » Elle a dit : « Il n’en a pas les moyens. » Il a dit : « Il doit jeûner deux mois consécutifs. » Elle a dit : « Messager d’Allah, c’est un vieil homme, il ne peut pas jeûner. » Il a dit : « Il doit nourrir soixante pauvres. » Elle a dit : « Il n’a rien à donner en aumône. » À ce moment-là, un araq (panier de dattes contenant quinze ou seize sa’s) a été apporté au Prophète. J’ai dit : « Je vais l’aider avec un autre panier de dattes. » Il a dit : « Tu as bien fait. Va nourrir soixante pauvres pour lui, puis retourne auprès de ton cousin. » Le narrateur a précisé : Un araq contient soixante sa’s de dattes. Abu Dawud a dit : « Elle a expié pour lui sans lui demander son avis. » Abu Dawud a ajouté : « Cet homme (Aws ibn as-Samit) est le frère de ‘Ubadah ibn as-Samit. »
- Sunan Abu Dawud, n°2226
Rapporté par Thawban : Le Prophète ﷺ a dit : « Si une femme demande le divorce à son mari sans raison valable, il lui sera interdit de sentir le parfum du Paradis. »
- Sunan Abu Dawud, n°2228
Rapporté par Aïcha, la mère des croyants رضي الله عنها : Habibah, fille de Sahl, était l’épouse de Thabit ibn Qays ibn Shimmas. Il l’a frappée et lui a causé des blessures. Elle est donc allée voir le Prophète ﷺ le matin et s’est plainte de son mari. Le Prophète ﷺ fit venir Thabit ibn Qays et lui dit : « Prends une partie de ses biens et sépare-toi d’elle. » Il demanda : « Est-ce permis, Messager d’Allah ? » Il répondit : « Oui. » Il dit : « Je lui ai donné deux jardins comme dot, et ils sont déjà en sa possession. » Le Prophète ﷺ dit : « Prends-les et sépare-toi d’elle. »
- Sunan Abu Dawud, n°2230
Ibn ‘Umar رضي الله عنه a dit : « La période d’attente d’une femme qui se sépare de son mari contre une compensation est d’un cycle menstruel. »
- Sunan Abu Dawud, n°2231
Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit : « Mughith était un esclave. Il a dit : “Ô Messager d’Allah ﷺ, intercède auprès d’elle (Barirah) pour moi.” Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Ô Barirah, crains Allah. Il est ton mari et le père de ton enfant.” Elle a dit : “Ô Messager d’Allah ﷺ, est-ce un ordre de ta part ?” Il répondit : “Non, j’intercède seulement.” Alors des larmes coulaient sur les joues de son mari. Le Messager d’Allah ﷺ dit à ‘Abbas : “N’es-tu pas étonné de l’amour de Mughith pour Barirah et de la haine qu’elle a pour lui ?” »
- Sunan Abu Dawud, n°2232
Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit : « Le mari de Barirah était un esclave noir nommé Mughith. Le Prophète ﷺ lui a laissé le choix et lui a demandé d’observer la période d’attente. »
- Sunan Abu Dawud, n°2233
En rapportant la tradition concernant Barirah, Aïcha رضي الله عنها a dit : « Son mari était un esclave, alors le Prophète ﷺ lui a laissé le choix. Elle a choisi de se séparer. S’il avait été un homme libre, il ne lui aurait pas donné ce choix. »
- Sunan Abu Dawud, n°2234
Aïcha رضي الله عنها a dit : « Le Prophète ﷺ lui a laissé le choix. Son mari était un esclave. »
- Sunan Abu Dawud, n°2235
Aïcha رضي الله عنها a dit : « Le mari de Barirah était un homme libre lorsqu’elle a été affranchie. On lui a donné le choix. Elle a dit : “Je ne veux pas rester avec lui. J’ai telle et telle raisons.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2239
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Une femme s’est convertie à l’islam du temps du Messager d’Allah ﷺ, puis elle s’est remariée. Son ancien mari est alors venu voir le Prophète ﷺ et dit : « Messager d’Allah, je m’étais déjà converti à l’islam, et elle le savait. » Le Messager d’Allah ﷺ l’a retirée à son nouveau mari et l’a rendue à son premier mari
- Sunan Abu Dawud, n°2256
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Hilal bin Umayyah faisait partie des trois personnes dont le repentir a été accepté par Allah. Une nuit, il est rentré de ses terres et a trouvé un homme avec sa femme. Il a vu de ses propres yeux et entendu de ses propres oreilles. Il n’a rien dit jusqu’au matin. Le lendemain, il est allé voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ, je suis venu chez ma femme cette nuit et j’ai trouvé un homme avec elle. J’ai vu de mes propres yeux et entendu de mes propres oreilles. » Le Messager d’Allah ﷺ a été gêné par ce qu’il a décrit et a pris la situation très au sérieux. C’est alors que ce verset du Coran a été révélé : « Et ceux qui accusent leurs épouses sans avoir d’autres témoins qu’eux-mêmes… » Quand le Messager d’Allah ﷺ est revenu à lui (après la révélation), il a dit : « Bonne nouvelle pour toi, Hilal ! Allah le Très-Haut t’a facilité une issue. » Hilal a dit : « Je m’attendais à cela de la part de mon Seigneur. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Faites-la venir. » Elle est alors venue. Le Messager d’Allah ﷺ leur a récité les versets et leur a rappelé que le châtiment dans l’au-delà est plus sévère que celui d’ici-bas. Hilal a dit : « Par Allah, j’ai dit la vérité contre elle. » Elle a dit : « Il a menti. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Appliquez la procédure d’invocation de malédictions. » Hilal a été invité à témoigner. Il a témoigné devant Allah quatre fois qu’il disait la vérité. Lorsqu’il allait prononcer la cinquième fois, on lui a dit : « Hilal, crains Allah, car le châtiment d’ici-bas est plus léger que celui de l’au-delà, et c’est le témoignage décisif qui entraînera sûrement un châtiment pour toi. » Il a dit : « Par Allah, Allah ne me punira pas pour cela, comme Il ne m’a pas fait fouetter pour cela. » Il a donc témoigné une cinquième fois en invoquant la malédiction d’Allah sur lui s’il mentait. On a alors dit à la femme de témoigner. Elle a témoigné devant Allah qu’il mentait. Lorsqu’elle allait prononcer la cinquième fois, on lui a dit : « Crains Allah, car le châtiment d’ici-bas est plus léger que celui de l’au-delà. C’est le témoignage décisif qui entraînera sûrement un châtiment pour toi. » Elle a hésité un instant, puis a dit : « Par Allah, je ne déshonorerai pas mon peuple. » Elle a donc témoigné une cinquième fois en invoquant la malédiction d’Allah sur elle s’il disait la vérité. Le Messager d’Allah ﷺ les a séparés et a décidé que l’enfant ne serait pas attribué au père. Ni elle ni son enfant ne seraient accusés d’adultère. Celui qui les accuserait serait puni. Il a aussi décidé qu’elle n’aurait ni logement ni entretien de la part de son mari, car ils étaient séparés sans divorce ni décès. Il a ensuite dit : « Si elle donne naissance à un enfant aux cheveux roux, aux hanches claires, au ventre large et aux jambes fines, il sera l’enfant de Hilal. Si elle donne naissance à un enfant au teint foncé, aux cheveux crépus, aux membres épais, aux jambes et aux hanches fortes, il sera l’enfant de celui qui a été accusé d’adultère. » Elle a donné naissance à un enfant aux cheveux crépus, aux membres épais, aux jambes et aux hanches fortes. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « S’il n’y avait pas eu ces serments, je l’aurais sévèrement punie. » ‘Ikrimah a dit : « Plus tard, il est devenu le chef de la tribu de Mudar. Il n’a pas été attribué à son père. »
- Sunan Abu Dawud, n°2258
Rapporté par Sa’d bin Jubair رضي الله عنه : J’ai demandé à Ibn ‘Umar رضي الله عنه : « Un homme a accusé sa femme d’adultère. » Il a répondu : « Le Messager d’Allah ﷺ a séparé le frère et la sœur des Banu Al ‘Ajilan (c’est-à-dire le mari et la femme). Il a dit : “Allah sait que l’un de vous ment, l’un de vous va-t-il se repentir ?” Il a répété cela trois fois, mais ils ont refusé. Alors il les a séparés. »
- Sunan Abu Dawud, n°2272
Rapporté par Aïsha, épouse du Prophète ﷺ رضي الله عنها : « Le mariage à l’époque préislamique était de quatre sortes. L’une d’elles était le mariage pratiqué aujourd’hui : un homme demandait à un autre de lui donner sa parente (sœur ou fille) en mariage, fixait la dot et la lui donnait en mariage. Un autre type était qu’un homme demandait à sa femme, lorsqu’elle était purifiée de ses règles, d’aller voir un certain homme et d’avoir des rapports avec lui. Le mari s’abstenait alors de tout rapport avec elle jusqu’à ce qu’il soit clair qu’elle était enceinte de cet homme. Quand cela se confirmait, le mari reprenait les rapports s’il le souhaitait. Ce mariage s’appelait istibda’ (utiliser un homme pour la procréation noble). Un troisième type était qu’un groupe de moins de dix hommes entrait chez une femme et avait des rapports avec elle. Lorsqu’elle tombait enceinte et accouchait, après quelques jours, elle les convoquait tous. Aucun ne pouvait refuser de venir. Elle leur disait : “Vous savez ce qui s’est passé. J’ai accouché d’un enfant. C’est ton fils, untel.” Elle donnait le nom de celui qu’elle voulait, et l’enfant lui était attribué. Le quatrième type était que beaucoup d’hommes entraient chez une femme qui n’en repoussait aucun. C’étaient des prostituées. Elles mettaient des drapeaux à leur porte pour indiquer qu’elles recevaient des hommes. Quand l’une d’elles tombait enceinte et accouchait, on faisait venir des spécialistes pour déterminer la filiation selon les traits physiques. L’enfant était attribué à celui qu’ils désignaient, et il ne pouvait pas le nier. Lorsque Allah a envoyé Muhammad ﷺ comme Prophète, il a aboli toutes ces formes de mariage de l’époque préislamique, sauf celle que pratiquent les musulmans aujourd’hui. »
- Sunan Abu Dawud, n°2277
Hilal ibn Usamah rapporte d’après Abu Maimunah Salma, affranchi du peuple de Médine : Alors que j’étais assis avec Abu Hurayrah رضي الله عنه, une femme perse est venue vers lui avec son fils. Elle avait été divorcée par son mari, et tous deux réclamaient l’enfant. Elle dit à Abu Hurayrah, en persan : « Mon mari veut m’enlever mon fils. » Abu Hurayrah lui dit : « Tirez au sort pour lui », en langue étrangère. Puis le mari arriva et demanda : « Qui me dispute mon fils ? » Abu Hurayrah répondit : « Ô Allah, je ne dis cela que parce que j’ai entendu une femme venir auprès du Messager d’Allah ﷺ alors que j’étais assis avec lui, et elle a dit : “Mon mari veut m’enlever mon fils, ô Messager d’Allah, il puise de l’eau pour moi au puits d’Abu Inabah et il a été bon envers moi.” » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Tirez au sort pour lui. » Le mari demanda : « Qui me dispute mon fils ? » Le Prophète ﷺ dit : « Voici ton père et voici ta mère, prends la main de celui que tu veux. » L’enfant a pris la main de sa mère et elle est partie avec lui
- Sunan Abu Dawud, n°2287
Fatimah, fille de Qais رضي الله عنها, a dit : « J’étais mariée à un homme des Banu Makhzum. Il m’a divorcée définitivement. » Le narrateur a ensuite transmis la suite du récit comme celle de Malik. Cette version précise : « Ne te marie pas sans ma permission. » Abu Dawud a dit : Al Sha’bi, Al Bahiyy, Ata, Abd Al Rahman ibn Asim et Abu Bakr ibn Abi Al Jahm ont tous rapporté d’après Fatimah, fille de Qais رضي الله عنها, que son mari l’avait divorcée trois fois
- Sunan Abu Dawud, n°2288
Le récit mentionné ci-dessus a aussi été transmis par Al Sha’bi par une autre chaîne de transmetteurs. Cette version précise : « Le mari de Fatimah, fille de Qais, lui a prononcé le triple divorce. Le Prophète ﷺ ne lui a pas accordé de pension ni de logement. »
- Sunan Abu Dawud, n°2290
‘Ubaid Allah a dit : « Marwan a envoyé quelqu’un (Qabisah) auprès de Fatimah pour l’interroger sur l’affaire. Elle a dit qu’elle était l’épouse d’Abu Hafs. Le Prophète ﷺ avait nommé ‘Ali gouverneur dans une région du Yémen. Son mari y est aussi parti avec lui. De là, il lui a envoyé un message prononçant le dernier divorce qui restait. Il a ordonné à ‘Ayyash ibn Abi Rabi’ah et Al Harith ibn Hisham de lui fournir une pension. Ils ont dit : “Par Allah, il n’y a de pension pour elle que si elle est enceinte.” Elle est allée voir le Prophète ﷺ qui lui a dit : “Il n’y a de pension pour toi que si tu es enceinte.” Elle a ensuite demandé la permission de quitter (sa maison) et il la lui a accordée. Elle a demandé : “Où dois-je aller, Messager d’Allah ﷺ ?” Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit d’aller chez Ibn Umm Maktum, qui était aveugle. Elle pouvait s’y découvrir car il ne la voyait pas. Elle y est restée jusqu’à la fin de sa période d’attente. Le Prophète ﷺ l’a ensuite mariée à Usamah. Qabisah est alors retourné voir Marwan et lui a raconté cela. Marwan a dit : “Nous n’avons entendu ce récit que d’une femme, donc nous suivrons la pratique fiable que nous avons trouvée chez les gens.” Quand Fatimah a appris cela, elle a dit : “Entre toi et moi, il y a le Livre d’Allah.” Allah, le Très-Haut, a dit : “Divorcez-les pour leur période d’attente...” Tu ne sais pas, peut-être qu’Allah apportera ensuite une nouvelle chose. » Elle a dit : « Quelle nouvelle chose peut-il arriver après un triple divorce ? » Abu Dawud a dit : Un récit similaire a été rapporté par Yunus d’après Al Zuhri. Quant à Al Zubaidi, il a rapporté les deux récits, celui de ‘Ubaid Allah dans la version de Ma’mar et celui d’Abu Salamah dans la version de ‘Aqil. Abu Dawud a dit : Muhammad ibn Ishaq a rapporté d’après Al Zuhri que Qabisah ibn Dhuwaib lui a transmis la version rapportée par ‘Ubaid Allah ibn ‘Abd Allah, qui précise que Qabisah est ensuite retourné voir Marwan pour l’en informer
- Sunan Abu Dawud, n°2299
Humaid ibn Nafi' rapporte trois récits d’après Zaynab, fille d’Abu Salamah رضي الله عنها : Zaynab a dit : J’ai rendu visite à Umm Habibah رضي الله عنها quand son père Abu Sufyan est décédé. Elle a demandé un parfum jaune contenant du safran (khaluq) ou autre chose. Elle en a mis sur une jeune fille et s’en est frotté les joues. Elle a dit : « Je n’ai pas besoin de parfum, mais j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour une personne décédée plus de trois nuits, sauf pour son mari : quatre mois et dix jours.” » Zaynab a dit : J’ai aussi rendu visite à Zaynab, fille de Jahsh رضي الله عنها, quand son frère est mort. Elle a demandé du parfum et en a mis sur elle-même. Elle a dit : « Je n’ai pas besoin de parfum, mais j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire, alors qu’il était sur le minbar : “Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour une personne décédée plus de trois nuits, sauf pour son mari : quatre mois et dix jours.” » Zaynab a dit : J’ai entendu ma mère, Umm Salamah رضي الله عنها, dire : Une femme est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, le mari de ma fille est mort et elle souffre des yeux ; pouvons-nous lui mettre du khôl ? » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Non. » Il l’a répété deux ou trois fois. À chaque fois, il a dit : « Non. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le délai d’attente est maintenant de quatre mois et dix jours. À l’époque préislamique, l’une d’entre vous jetait un morceau de fumier à la fin de l’année. » Humayd a demandé à Zaynab : « Que veux-tu dire par jeter un morceau de fumier à la fin de l’année ? » Zaynab a répondu : « Quand le mari d’une femme mourait, elle entrait dans une petite pièce et portait des vêtements usés, sans toucher au parfum ni à rien d’autre jusqu’à ce qu’une année passe. Ensuite, on lui amenait un animal, comme un âne, un mouton ou un oiseau. Elle s’en frottait le corps. L’animal ne survivait presque jamais. Ensuite, elle sortait et on lui donnait un morceau de fumier qu’elle jetait. Elle utilisait alors du parfum ou ce qu’elle voulait. » Abu Dawud a dit : Le mot arabe « hafsh » signifie une petite pièce
- Sunan Abu Dawud, n°2300
Zaynab, fille de Ka'b ibn Ujrah رضي الله عنها, rapporte que Furay’ah, fille de Malik ibn Sinan رضي الله عنها, lui a raconté qu’elle était venue voir le Messager d’Allah ﷺ pour lui demander si elle pouvait retourner chez son peuple, les Banu Khidrah, car son mari était parti à la recherche de ses esclaves en fuite. Quand ils l’ont retrouvé à al-Qudum, ils l’ont tué. Elle a donc demandé au Messager d’Allah ﷺ : « Puis-je retourner chez mon peuple, car il ne m’a laissé ni maison ni pension ? » Elle dit : Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Oui. » Elle dit : Je suis sortie, et alors que j’étais dans l’appartement ou la mosquée, il m’a appelée ou a ordonné qu’on m’appelle, alors on m’a appelée. Il a dit : « Qu’as-tu dit ? » J’ai donc répété mon histoire à propos de mon mari. Il a alors dit : « Reste dans ta maison jusqu’à la fin du délai. » Elle dit : J’ai donc passé ma période d’attente dans cette maison, pendant quatre mois et dix jours. Quand Uthman ibn Affan رضي الله عنه est devenu calife, il m’a convoquée et m’a interrogée à ce sujet ; je l’ai informé et il a suivi cette décision dans ses jugements
- Sunan Abu Dawud, n°2301
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : « Le verset suivant a abrogé la règle selon laquelle une femme devait passer sa période d’attente chez sa famille : “Une année d’entretien et de résidence.” Désormais, elle peut passer sa période d’attente où elle le souhaite. ‘Ata a dit : “Si elle le souhaite, elle peut rester chez la famille de son mari et vivre dans la maison que son mari lui a laissée par testament. Ou bien, elle peut déménager si elle le veut, selon la décision d’Allah le Très-Haut. Mais si elles quittent la résidence, il n’y a pas de reproche à leur faire pour ce qu’elles font.” ‘Ata a ajouté : “Ensuite, les versets concernant l’héritage ont été révélés. L’obligation de rester un an dans la maison a été annulée. Elle peut désormais passer sa période d’attente où elle le souhaite.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2302
Rapporté par Umm Athiyah رضي الله عنها : « Le Prophète ﷺ a dit : “Une femme ne doit pas observer de deuil plus de trois jours, sauf dans le cas de son mari, où la durée est de quatre mois et dix jours. Elle ne doit pas porter de vêtements teints, sauf ceux faits de fil teint, ni mettre de khôl, ni toucher du parfum, sauf un peu de costus ou d’azfar après s’être purifiée de ses règles.” Le narrateur Ya’qub a mentionné les mots “sauf des vêtements lavés” au lieu de “faits de fil teint”. Ya’qub a aussi ajouté : “Elle ne doit pas mettre de henné.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2304
Rapporté par Umm Salamah, la mère des croyants رضي الله عنها : « Le Prophète ﷺ a dit : “Une femme dont le mari est décédé ne doit pas porter de vêtements teints au carthame (usfur) ou à l’ocre rouge (mishq), ni porter de bijoux. Elle ne doit pas appliquer de henné ni de khôl.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2305
Rapporté par Umm Hakim, fille de Usayd رضي الله عنها, selon sa mère : « Son mari est décédé alors qu’elle souffrait des yeux. Elle a donc appliqué du khôl (jala’). Ahmad a dit : La version correcte est “khôl brillant (kuhl al-jala’)”. Elle a envoyé sa servante demander à Umm Salamah رضي الله عنها si elle pouvait utiliser ce khôl. Umm Salamah a répondu : “N’en mets pas, sauf en cas de réelle nécessité qui te fait souffrir. Dans ce cas, tu peux en mettre la nuit, mais enlève-le le jour.” Umm Salamah a ajouté : “Le Messager d’Allah ﷺ est venu me voir après la mort d’Abu Salamah, et j’avais mis du jus d’aloès dans mon œil. Il a demandé : ‘Qu’est-ce que c’est, Umm Salamah ?’ J’ai répondu : ‘C’est seulement du jus d’aloès, sans parfum.’ Il a dit : ‘Cela donne de l’éclat au visage, alors applique-le seulement la nuit et enlève-le le jour, et ne te parfume pas avec du henné, car c’est une teinture.’ J’ai demandé : ‘Que dois-je utiliser pour me coiffer, Messager d’Allah ?’ Il a répondu : ‘Utilise des feuilles de jujubier et enduis bien ta tête avec.’ »
- Sunan Abu Dawud, n°2306
‘Ubaid Allah bin ‘Abd Allah bin ‘Utbah a rapporté que son père a écrit à ‘Abd Allah bin Al Arqam Al Zuhri pour lui demander de rendre visite à Subai’ah, fille d’Al Harith Al Aslamiyyah, et de l’interroger sur son histoire et sur ce que le Messager d’Allah ﷺ lui avait dit lorsqu’elle l’avait consulté. ‘Umar bin Abd Allah a alors écrit à ‘Abd Allah bin ‘Utbah pour l’informer de ce qu’elle lui avait raconté. Elle a dit qu’elle était l’épouse de Sa’d bin Khawlah, un homme des Banu Amir bin Luwayy ayant participé à la bataille de Badr. Il est mort lors du pèlerinage d’adieu alors qu’elle était enceinte. Peu après sa mort, elle a accouché. Une fois purifiée de ses saignements post-accouchement, elle s’est faite belle pour des prétendants. Abu Al Sanabil bin Ba’kah, un homme des Banu Abd Al Dar, est alors venu la voir et lui a dit : « Pourquoi es-tu ainsi parée ? Peut-être cherches-tu à te remarier ? Par Allah, tu ne peux pas te remarier avant que quatre mois et dix jours ne soient passés. » Subai’ah a dit : « Quand il m’a dit cela, j’ai rassemblé mes vêtements sur moi et, le soir venu, je suis allée voir le Messager d’Allah ﷺ pour lui demander son avis. Il m’a dit que je devenais licite pour le mariage dès que j’avais accouché. Il m’a conseillé de me remarier si je le souhaitais. » Ibn Shihab a dit : « Je ne vois aucun mal à ce qu’une femme se remarie après avoir accouché, même si elle a encore des saignements post-accouchement, mais son mari ne doit pas avoir de rapports avec elle tant qu’elle n’est pas purifiée. »
- Sunan Abu Dawud, n°2308
Rapporté par Amr ibn al-‘As رضي الله عنه : « Ne nous embrouillez pas au sujet de sa Sunna. Ibn al-Muthanna a dit : La Sunna de notre Prophète ﷺ est que la période d’attente d’une esclave-mère dont le mari est décédé est de quatre mois et dix jours. »
- Sunan Abu Dawud, n°2309
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : « Le Messager d’Allah ﷺ a été interrogé à propos d’un homme qui a divorcé de sa femme trois fois, puis elle s’est mariée avec un autre homme, qui a divorcé d’elle avant d’avoir eu de rapports avec elle. Était-elle licite pour son premier mari ? Elle a dit : Le Prophète ﷺ a répondu : “Elle n’est pas licite pour le premier tant qu’elle n’a pas goûté au miel du second et que lui n’a pas goûté à son miel.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2458
Abu Huraira رضي الله عنه a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’est pas permis à une femme de jeûner (un jeûne surérogatoire) en présence de son mari sans sa permission, et elle ne doit laisser entrer personne dans sa maison sans sa permission. »
- Sunan Abu Dawud, n°2459
Rapporté par Abu Sa’id al-Khudri رضي الله عنه : Une femme est venue voir le Prophète ﷺ alors que nous étions avec lui. Elle a dit : « Messager d’Allah, mon mari, Safwan ibn al-Mu’attal, me frappe quand je prie, il m’oblige à rompre mon jeûne quand je jeûne, et il ne fait pas la prière de l’aube avant le lever du soleil. » Le Prophète ﷺ a interrogé Safwan, qui était présent, à propos de ce qu’elle avait dit. Il a répondu : « Quant à ce qu’elle dit “il me frappe quand je prie”, c’est parce qu’elle récite deux sourates pendant la prière et je lui ai interdit cela. » Le Prophète ﷺ a dit : « Réciter une sourate pendant la prière suffit aux gens. » (Safwan a continué :) « Pour ce qui est de “il m’oblige à rompre mon jeûne”, elle aime beaucoup jeûner ; or, je suis un jeune homme, je ne peux pas me retenir. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit ce jour-là : « Une femme ne doit pas jeûner sans la permission de son mari. » (Safwan a ajouté :) « Quant à ce qu’elle dit que je ne prie pas avant le lever du soleil, nous sommes des gens d’un certain métier, et cela est connu de nous : nous ne nous réveillons qu’après le lever du soleil. » Le Prophète ﷺ a dit : « Quand tu te réveilles, accomplis ta prière. »
- Sunan Abu Dawud, n°2778
Rapporté par Jabir ibn ‘Abd Allah : « Nous étions en voyage avec l’Envoyé d’Allah ﷺ. Quand nous allions rentrer chez nous, il a dit : “Attendez que nous arrivions pendant la nuit, afin que la femme décoiffée ait le temps de se coiffer et que celle dont le mari était absent puisse se préparer.” » Abu Dawud a dit : « Al-Zuhri a précisé : (cette interdiction concerne) quand on arrive après la prière de la nuit. » Abu Dawud a aussi dit : « Il n’y a pas de mal à rentrer chez soi après la prière du coucher du soleil. »
- Sunan Abu Dawud, n°2891
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Nous sommes sortis avec le Messager d’Allah ﷺ et nous sommes arrivés chez une femme des Ansar à al-Aswaf. Elle a amené ses deux filles et a dit : « Messager d’Allah, voici les filles de Thabit ibn Qays qui a été tué en martyr alors qu’il était avec toi à la bataille de Uhud. Leur oncle paternel a pris tous leurs biens et leur héritage, il ne leur a rien laissé. Qu’en penses-tu, Messager d’Allah ? Elles ne peuvent pas se marier sans avoir de biens. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah tranchera sur cette affaire. » Puis le verset de la sourate an-Nisa a été révélé : « Allah vous donne des instructions au sujet de vos enfants (pour l’héritage). » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Faites venir la femme et le frère de son mari. » Il a alors dit à l’oncle paternel : « Donne-leur les deux tiers et à leur mère un huitième, et le reste est pour toi. » Abu Dawud a dit : Le rapporteur Bishr s’est trompé. Il s’agissait des filles de Sa'd ibn al-Rabi', car Thabit ibn Qais a été tué à la bataille de Yamamah
- Sunan Abu Dawud, n°2927
Rapporté par Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه : Sa’id a dit : Omar ibn al-Khattab a dit : « Le prix du sang revient à la famille de la personne tuée, et la femme n’hérite pas du prix du sang de son mari. » Ad-Dahhak ibn Sufyan a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ m’a écrit pour que je donne une part du prix du sang à la femme de Ashyam ad-Dubabi, après la mort de son mari. » Alors Omar a changé d’avis. Ahmad ibn Salih a dit : AbdurRazzaq nous a transmis ce récit de Ma’mar, de az-Zuhri, d’après Sa’id. Dans cette version, il est dit : Le Prophète ﷺ l’a nommé gouverneur des bédouins
- Sunan Abu Dawud, n°2928
Rapporté par Abdullah ibn Omar رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Chacun de vous est un berger et chacun de vous est responsable de son troupeau. Le dirigeant qui est au-dessus des gens est un berger et il est responsable de son troupeau ; un homme est berger de sa famille et il est responsable de son troupeau ; une femme est bergère dans la maison de son mari et de ses enfants, et elle en est responsable ; et l’esclave d’un homme est berger des biens de son maître et il en est responsable. Donc, chacun de vous est un berger et chacun de vous est responsable de son troupeau. »
- Sunan Abu Dawud, n°2995
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : « Nous sommes arrivés à Khaybar. Nous avons remporté la victoire sur la forteresse. On a parlé au Prophète ﷺ de la beauté de Safiyyah, fille de Huyayy. Son mari avait été tué (dans la bataille) et elle était une jeune mariée. Le Messager d’Allah ﷺ l’a choisie pour lui-même. Il est parti avec elle jusqu’à ce que nous arrivions à Sadd al-Sahba’, où elle s’est purifiée. Il a alors eu des rapports avec elle. »
- Sunan Abu Dawud, n°3545
Rapporté par Jabir رضي الله عنه : La femme de Bashir dit à son mari : « Donne mon fils ton esclave, et fais du Messager d’Allah ﷺ un témoin pour moi. » Il alla donc voir le Messager d’Allah ﷺ et dit : « La fille d’untel m’a demandé de donner à son fils mon esclave et m’a dit de te prendre comme témoin. » Le Prophète ﷺ demanda : « A-t-il des frères ? » Il répondit : « Oui. » Il demanda encore : « Leur as-tu donné à tous la même chose ? » Il répondit : « Non. » Il dit : « Ce n’est pas bien, et je ne serai témoin que de ce qui est juste. »
- Sunan Abu Dawud, n°3546
Rapporté par ‘Amr ibn Shu’aib, d’après son père, d’après son grand-père رضي الله عنهم : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’est pas permis à une femme de faire un cadeau avec un bien qu’elle possède tant que son mari possède ses droits conjugaux. »
- Sunan Abu Dawud, n°3547
Rapporté par Abdullah ibn Amr ibn al-‘As رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Il n’est pas permis à une femme de faire un cadeau (avec le bien de son mari) sans la permission de son mari. »
- Sunan Abu Dawud, n°3565
Rapporté par Abu Umamah رضي الله عنه : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Allah, le Très-Haut, a attribué à chacun son droit, et il n’y a pas de testament pour un héritier. Une femme ne doit rien dépenser de sa maison sans la permission de son mari. » On lui demanda : « Même pour des céréales, Messager d’Allah ? » Il répondit : « C’est ce que nous avons de plus précieux. » Il ajouta : « Un prêt doit être remboursé, une chamelle prêtée pour la traite doit être rendue, une dette doit être acquittée, et celui qui se porte garant est responsable. »
- Sunan Abu Dawud, n°4048
Rapporté par Imran ibn Husayn رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Je ne monte pas sur une monture recouverte de pourpre, je ne porte pas de vêtement teint au safran, ni de chemise bordée de soie. » En montrant le col de sa chemise, al-Hasan al-Basri a dit : « Le parfum des hommes doit avoir une odeur mais pas de couleur, et le parfum des femmes doit avoir une couleur mais pas d’odeur. » Sa’id a dit : « Je pense qu’il a dit : Ils ont interprété ce propos sur le parfum des femmes comme s’appliquant lorsqu’elle sort. Mais quand elle est avec son mari, elle peut utiliser tout parfum qu’elle veut. »
- Sunan Abu Dawud, n°4575
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : L’une des deux femmes de Hudhayl a tué l’autre. Chacune avait un mari et des enfants. Le Messager d’Allah ﷺ a fixé que le prix du sang pour la femme tuée devait être payé par les proches de la femme du côté paternel. Il a déclaré son mari et son enfant innocents. Les proches de la femme qui a tué ont dit : « Nous hériterons d’elle. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Non, ce sont ses enfants et son mari qui hériteront d’elle. »
- Sunan Abu Dawud, n°4921
Rapporté par Umm Kulthum, fille de ‘Uqbah رضي الله عنها : Je n’ai pas entendu le Messager d’Allah ﷺ permettre le mensonge dans ce que les gens disent, sauf dans trois cas. Le Messager d’Allah ﷺ disait : « Je ne considère pas comme menteur celui qui cherche à réconcilier les gens en disant une parole pour rétablir la paix, ni celui qui parle en temps de guerre, ni l’homme qui dit quelque chose à sa femme, ou la femme à son mari. »
- Sunan Abu Dawud, n°4922
Rapporté par al-Ruhayyi’, fille de Mu’awwidh ibn ‘Afra’ رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est venu me rendre visite le matin où j’ai été conduite chez mon mari et s’est assis sur mon lit, comme tu es assise à côté de moi. Quelques-unes de nos petites filles se mirent à jouer du tambourin et à chanter les louanges de mes ancêtres tombés à Badr. L’une d’elles dit alors : « Et parmi nous se trouve un Prophète qui sait ce qui arrivera demain. » Il dit : « Arrêtez cela et continuez ce que vous disiez. »
- Sunan Abu Dawud, n°4997
Asma’, fille d’Abu Bakr رضي الله عنها, a rapporté qu’une femme a dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai une coépouse ; est-ce mal si je me vante de recevoir de mon mari ce qu’il ne me donne pas ? » Il a répondu : « Celle qui se vante de recevoir ce qu’on ne lui a pas donné est comme celle qui porte deux vêtements de mensonge. »
- Sunan Abu Dawud, n°5149
Rapporté par Awf ibn Malik al-Ashja’i رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Moi et une femme dont les joues sont devenues noires serons au Jour de la Résurrection comme ces deux-là » (il montra son majeur et son index), c’est-à-dire une femme de rang et de beauté qui a perdu son mari et s’est consacrée à ses enfants orphelins jusqu’à ce qu’ils deviennent indépendants ou meurent
- Sunan Abu Dawud, n°5271
Rapporté par Umm Atiyyah al-Ansariyyah رضي الله عنها : Une femme pratiquait la circoncision à Médine. Le Prophète ﷺ lui a dit : « Ne coupe pas trop, c’est meilleur pour la femme et plus apprécié par le mari. » Abu Dawud a dit : Ce hadith a été transmis par ‘Ubaid Allah ibn ‘Amr de la même manière par une autre chaîne. Abu Dawud a ajouté : Ce n’est pas un hadith solide. Il a été transmis sous forme mursal (sans mention du Compagnon). Abu Dawud a aussi dit : Muhammad ibn Hasan est peu connu, et ce hadith est faible
- Sahih al-Bukhari, n°313
Rapporté par Um-`Atiya : Il nous était interdit de porter le deuil pour un défunt plus de trois jours, sauf pour un mari, pour qui le deuil durait quatre mois et dix jours. Pendant ce temps, nous ne pouvions pas mettre de khôl (poudre pour les yeux), ni utiliser de parfum, ni porter de vêtements colorés, sauf une robe en `Asr (un tissu du Yémen, très rugueux). Nous pouvions utiliser un peu de parfum léger lors du bain après les règles, et il nous était aussi interdit de suivre le cortège funèbre
- Sahih al-Bukhari, n°324
Rapporté par Aiyub : Hafsa a dit : « Nous interdisions à nos jeunes femmes de sortir pour les deux prières de l’`Id. Une femme est venue et a séjourné au palais de Bani Khalaf et elle a raconté au sujet de sa sœur dont le mari a participé à douze batailles avec le Prophète (ﷺ) et sa sœur l’a accompagné dans six d’entre elles. Elle a dit : “Nous soignions les blessés, nous nous occupions des malades et une fois j’ai demandé au Prophète : ‘Est-ce un problème pour l’une d’entre nous de rester à la maison si elle n’a pas de voile ?’ Il a dit : ‘Elle doit se couvrir avec le voile de sa compagne et participer aux bonnes actions et aux rassemblements des musulmans.’ Quand Um `Atiya est venue, je lui ai demandé si elle avait entendu cela du Prophète. Elle a répondu : ‘Oui. Que mon père soit sacrifié pour lui ! (Chaque fois qu’elle mentionnait le Prophète (ﷺ), elle disait cela.) J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : ‘Les jeunes filles non mariées, les femmes mûres qui restent souvent à l’écart, ou les jeunes filles non mariées qui restent souvent à l’écart, et les femmes qui ont leurs règles doivent sortir et participer aux bonnes actions et aux rassemblements des croyants, mais les femmes qui ont leurs règles doivent rester à l’écart du lieu de prière.’” Hafsa a demandé à Um `Atiya, étonnée : « Tu dis les femmes qui ont leurs règles ? » Elle a répondu : « Une femme qui a ses règles ne va-t-elle pas à `Arafat (au Hajj) et à d’autres rassemblements ? »
- Sahih al-Bukhari, n°423
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Un homme a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Si un homme trouve un autre homme avec sa femme (en train de commettre l'adultère), le mari doit-il le tuer ? » Plus tard, je les ai vus (l'homme et sa femme) faire le Li`an dans la mosquée (prêter serment, l'un accusant et l'autre niant l'adultère)
- Sahih al-Bukhari, n°893
Rapporté par Ibn `Umar : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Vous êtes tous des responsables. » Yunis a dit : Ruzaiq bin Hukaim a écrit à Ibn Shihab alors que j’étais avec lui à Wadi-al-Qura pour demander : « Puis-je diriger la prière du vendredi ? » Ruzaiq travaillait la terre (c’est-à-dire qu’il était agriculteur) et il y avait avec lui un groupe de Soudanais et d’autres personnes ; Ruzaiq était alors gouverneur d’Aila. Ibn Shihab lui écrivit pour lui ordonner de diriger la prière du vendredi et lui dire que Salim lui avait rapporté qu’`Abdullah bin `Umar avait dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah dire : “Vous êtes tous des responsables et vous serez interrogés sur ceux qui sont sous votre responsabilité. L’imam (c’est-à-dire le dirigeant) est responsable de ses sujets et il sera interrogé sur eux, et l’homme est responsable de sa famille et il sera interrogé sur elle. La femme est responsable de la maison de son mari et elle sera interrogée sur cela. Le serviteur est responsable des biens de son maître et il sera interrogé sur eux.” Je crois qu’il a aussi dit : “L’homme est responsable des biens de son père et il sera interrogé sur cela. Vous êtes tous des responsables et vous serez interrogés sur ceux qui sont sous votre responsabilité.” »
- Sahih al-Bukhari, n°980
Rapporté par Aiyub : Hafsa bint Seereen a dit : « Le jour de l’`Id, nous empêchions nos filles d’aller à la prière de l’`Id. Une femme est venue séjourner au palais de Bani Khalaf et je suis allée la voir. Elle a dit : ‘Le mari de ma sœur a participé à douze batailles saintes avec le Prophète (ﷺ) et ma sœur l’a accompagné lors de six d’entre elles. Ma sœur disait qu’elles soignaient les malades et s’occupaient des blessés. Un jour, elle a demandé : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si une femme n’a pas de voile, est-ce un problème si elle ne sort pas le jour de l’`Id ?” Le Prophète (ﷺ) a répondu : “Sa compagne doit partager son voile avec elle, et les femmes doivent participer aux bonnes actions et aux rassemblements religieux des croyants.”’ Hafsa a ajouté : « Quand Um-`Atiya est venue, je suis allée lui demander : ‘As-tu entendu quelque chose à propos de telle personne ?’ Um-`Atiya a répondu : ‘Oui, que mon père soit sacrifié pour le Prophète (ﷺ).’ (Et chaque fois qu’elle mentionnait le Prophète (ﷺ), elle disait toujours : ‘Que mon père soit sacrifié pour lui.’) Il a dit : “Les jeunes filles vierges qui restent souvent à l’abri (ou il a dit : ‘Les filles matures et les vierges qui restent souvent à l’abri’ — Aiyub n’est pas sûr du terme exact) et les femmes qui ont leurs règles doivent sortir le jour de l’`Id. Mais les femmes qui ont leurs règles doivent rester à l’écart du lieu de prière. Toutes les femmes doivent participer aux bonnes actions et aux rassemblements religieux des croyants.”’ Hafsa a dit : « J’ai alors demandé à Um-`Atiya : ‘Même celles qui ont leurs règles ?’ » Um-`Atiya a répondu : « Oui. Ne se présentent-elles pas à `Arafat et ailleurs ? »
- Sahih al-Bukhari, n°1086
Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète ﷺ a dit : « Une femme ne doit pas voyager plus de trois jours sans être accompagnée d’un Dhi-Mahram (c’est-à-dire un homme avec qui elle ne peut jamais se marier, comme son frère, son père, son grand-père, etc.) ou de son mari. »
- Sahih al-Bukhari, n°1197
Rapporté par Qaza'a Maula (l'affranchi de Ziyad) : J'ai entendu Abu Sa`id Al-Khudri rapporter quatre choses du Prophète ﷺ que j'ai beaucoup appréciées. Il a dit, en transmettant les paroles du Prophète : (1) « Une femme ne doit pas voyager pendant deux jours sans être accompagnée de son mari ou d’un mahram. (2) Il n’est pas permis de jeûner pendant deux jours : l’Aïd al-Fitr et l’Aïd al-Adha. (3) Il n’y a pas de prière après deux prières : après la prière du Fajr jusqu’au lever du soleil, et après la prière du ‘Asr jusqu’au coucher du soleil. (4) Ne vous préparez pour un voyage que vers trois mosquées : la Mosquée sacrée (Al-Masjid Al-Haram), la Mosquée Al-Aqsa (à Jérusalem) et ma mosquée. »
- Sahih al-Bukhari, n°1280
Rapporté par Zainab bint Abi Salama : Quand la nouvelle de la mort d’Abu Sufyan est arrivée de Sham, Um Habiba, le troisième jour, a demandé un parfum jaune et s’en est mis sur les joues et les avant-bras, puis elle a dit : « Sans aucun doute, je n’en aurais pas eu besoin si je n’avais pas entendu le Prophète (ﷺ) dire : Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil plus de trois jours pour une personne décédée, sauf pour son mari, pour qui elle doit porter le deuil pendant quatre mois et dix jours. »
- Sahih al-Bukhari, n°1281
Rapporté par Zainab bint Abi Salama : Je suis allée voir Um Habiba, l’épouse du Prophète, qui a dit : « J’ai entendu le Prophète dire : Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour une personne décédée plus de trois jours, sauf pour son mari, (pour qui elle doit porter le deuil) pendant quatre mois et dix jours. » Plus tard, je suis allée voir Zainab bint Jahsh quand son frère est mort ; elle a demandé du parfum, et après en avoir mis, elle a dit : « Je n’en ai pas besoin, mais j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil plus de trois jours pour une personne décédée, sauf pour son mari, (pour qui elle doit porter le deuil) pendant quatre mois et dix jours. »
- Sahih al-Bukhari, n°1282
Rapporté par Zainab bint Abi Salama : Je suis allée voir Um Habiba, l’épouse du Prophète, qui a dit : « J’ai entendu le Prophète dire : Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour une personne décédée plus de trois jours, sauf pour son mari, (pour qui elle doit porter le deuil) pendant quatre mois et dix jours. » Plus tard, je suis allée voir Zainab bint Jahsh quand son frère est mort ; elle a demandé du parfum, et après en avoir mis, elle a dit : « Je n’en ai pas besoin, mais j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil plus de trois jours pour une personne décédée, sauf pour son mari, (pour qui elle doit porter le deuil) pendant quatre mois et dix jours. »
- Sahih al-Bukhari, n°1303
Rapporté par Anas bin Malik : Nous sommes allés avec le Messager d’Allah (ﷺ) chez le forgeron Abu Saif, qui était le mari de la nourrice d’Ibrahim (le fils du Prophète). Le Messager d’Allah (ﷺ) a pris Ibrahim, l’a embrassé et senti, puis nous sommes entrés chez Abu Saif et, à ce moment-là, Ibrahim était à l’agonie. Les yeux du Messager d’Allah (ﷺ) se sont mis à couler de larmes. `Abdur Rahman bin `Auf a dit : « Ô Messager d’Allah, même toi tu pleures ! » Il a répondu : « Ô Ibn `Auf, c’est de la miséricorde. » Puis il a pleuré davantage et a dit : « Les yeux pleurent, le cœur est triste, et nous ne disons que ce qui plaît à notre Seigneur. Ô Ibrahim ! Nous sommes vraiment attristés par ta séparation. »
- Sahih al-Bukhari, n°1425
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Lorsqu'une femme donne en aumône une partie de la nourriture qu'elle a chez elle sans la gaspiller, elle recevra la récompense de ce qu'elle a donné, son mari recevra une récompense pour ce qu'il a gagné, et le gardien du stock aura aussi une récompense équivalente. La récompense de l'un ne diminue pas celle des autres. »
- Sahih al-Bukhari, n°1437
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand une femme donne en aumône de la nourriture de son mari sans gaspiller ses biens, elle aura une récompense pour cela, son mari aussi aura une récompense pour ce qu’il a gagné, et le gardien des provisions aura également une récompense. »
- Sahih al-Bukhari, n°1439
Rapporté par 'Aishah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si une femme donne en aumône de la maison de son mari... » (Voir le hadith suivant)
- Sahih al-Bukhari, n°1440
Rapporté par Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si une femme donne en aumône de la maison de son mari... » Le Prophète (ﷺ) a aussi dit : « Si une femme donne de la nourriture (en aumône) de la maison de son mari sans gaspiller ses biens, elle aura une récompense et son mari aussi aura une récompense. Le mari sera récompensé pour ce qu’il a gagné et la femme pour ce qu’elle a donné. »
- Sahih al-Bukhari, n°1441
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quand une femme donne en aumône de la nourriture de sa maison pour la cause d’Allah sans gaspiller les biens de son mari, elle aura une récompense pour cela, son mari aura aussi une récompense pour ce qu’il a gagné, et le gardien des provisions aura également une récompense. »
- Sahih al-Bukhari, n°1462
Rapporté par Abou Sa‘id Al-Khoudri : Lors de l’Aïd al-Fitr ou de l’Aïd al-Adha, le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti vers la Musalla. Après avoir terminé la prière, il a prononcé un sermon et a ordonné aux gens de donner l’aumône. Il a dit : Ô gens ! Donnez l’aumône. Puis il s’est dirigé vers les femmes et a dit : Ô femmes ! Donnez l’aumône, car j’ai vu que la majorité des habitants de l’Enfer étaient vous (les femmes). Les femmes ont demandé : Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Quelle en est la raison ? Il a répondu : Ô femmes ! Vous maudissez souvent et vous êtes ingrates envers vos maris. Je n’ai jamais vu de personnes plus déficientes en intelligence et en religion que vous. Ô femmes, certaines d’entre vous peuvent égarer un homme prudent et sage. Ensuite, il est parti. Et quand il est arrivé chez lui, Zaynab, l’épouse d’Ibn Mas‘oud, est venue demander la permission d’entrer. On a dit : Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est Zaynab. Il a demandé : Quelle Zaynab ? On lui a répondu que c’était la femme d’Ibn Mas‘oud. Il a dit : Oui, laissez-la entrer. Et elle est entrée. Elle a dit : Ô Prophète d’Allah ! Aujourd’hui, tu as ordonné aux gens de donner l’aumône et j’avais un bijou et je voulais le donner en aumône, mais Ibn Mas‘oud a dit que lui et ses enfants en avaient plus besoin que quiconque. Le Prophète (ﷺ) a répondu : Ibn Mas‘oud a dit la vérité. Ton mari et tes enfants y ont plus droit que quiconque
- Sahih al-Bukhari, n°1466
Rapporté par ‘Amr bin Al-Harith : Zaynab, la femme d’Abdallah, a dit : J’étais à la mosquée et j’ai vu le Prophète (ﷺ) dire : Ô femmes ! Donnez l’aumône, même de vos bijoux. Zaynab avait l’habitude de subvenir aux besoins d’Abdallah et des orphelins sous sa protection. Elle a donc dit à Abdallah : Peux-tu demander au Messager d’Allah (ﷺ) si je peux donner une partie de la Zakat pour toi et les orphelins sous ma protection ? Il a répondu : Veux-tu demander toi-même au Messager d’Allah (ﷺ) ? (Zaynab a ajouté :) Je suis donc allée voir le Prophète et j’ai vu là-bas une femme Ansari qui avait le même problème que moi. Bilal est passé près de nous et nous lui avons demandé : Demande au Prophète (ﷺ) s’il est permis que je donne la Zakat à mon mari et aux orphelins sous ma protection. Et nous avons demandé à Bilal de ne pas dire au Prophète (ﷺ) qui nous étions. Bilal est donc entré et a posé la question au Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) a demandé : Qui sont ces deux femmes ? Bilal a répondu que c’était Zaynab. Le Prophète (ﷺ) a dit : Quelle Zaynab ? Bilal a dit : La femme d’Abdallah (bin Mas‘oud). Le Prophète a dit : Oui, (c’est suffisant pour elle) et elle recevra une double récompense pour cela : une pour avoir aidé ses proches, et l’autre pour avoir donné la Zakat
- Sahih al-Bukhari, n°1733
Rapporté par `Aisha : Nous avons accompli le Hajj avec le Prophète (ﷺ) et nous avons fait le Tawaf al-Ifada le jour du Nahr (sacrifice). Safiya a eu ses règles et le Prophète (ﷺ) a désiré d’elle ce qu’un mari désire de son épouse. Je lui ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Elle a ses règles. » Il a dit : « Va-t-elle nous retenir ? » Nous lui avons appris qu’elle avait déjà fait le Tawaf al-Ifada le jour du Nahr. Il a dit : « Alors, vous pouvez partir. »
- Sahih al-Bukhari, n°1782
Rapporté par Ata : J’ai entendu Ibn ‘Abbas dire : Le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé à une femme Ansarie (Ibn ‘Abbas a cité son nom mais ‘Ata’ l’a oublié) : « Qu’est-ce qui t’a empêchée de faire le Hajj avec nous ? » Elle a répondu : « Nous avons un chameau, et le père de untel et son fils (c’est-à-dire mon mari et mon fils) l’ont utilisé, laissant un chameau pour l’irrigation. » Il lui a dit : « Fais la ‘Umra quand le Ramadan arrive, car la ‘Umra pendant le Ramadan équivaut au Hajj (en récompense), » ou il a dit quelque chose de semblable
- Sahih al-Bukhari, n°1862
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Une femme ne doit pas voyager sans un Dhu-Mahram (son mari ou un homme avec qui elle ne peut jamais se marier selon la jurisprudence islamique), et aucun homme ne peut lui rendre visite sauf en présence d'un Dhu-Mahram. » Un homme s'est levé et a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! J'ai l'intention de partir avec telle armée et ma femme veut accomplir le Hajj. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Pars avec elle (pour le Hajj). »
- Sahih al-Bukhari, n°1863
Rapporté par Ibn `Abbas : Lorsque le Prophète (ﷺ) est revenu après avoir accompli son Hajj, il a demandé à Um Sinan Al-Ansari : « Qu'est-ce qui t'a empêchée d'accomplir le Hajj ? » Elle a répondu : « Le père d'untel (c'est-à-dire son mari) avait deux chameaux. Il a fait le Hajj avec l'un d'eux, et le second sert à irriguer notre terre. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Accomplis la `Umra pendant le mois de Ramadan, car elle équivaut au Hajj ou au Hajj avec moi (en récompense). »
- Sahih al-Bukhari, n°1864
Rapporté par Qaza'a, l'esclave de Ziyad : Abu Sa`id, qui a participé à douze expéditions avec le Prophète (ﷺ), a dit : « J'ai entendu quatre choses du Messager d'Allah (ﷺ) (ou je les rapporte du Prophète (ﷺ)) qui m'ont beaucoup impressionné. Ce sont : 1. Aucune femme ne doit voyager sans son mari ou un Dhu-Mahram pour un voyage de deux jours. 2. Il n'est pas permis de jeûner les deux jours de l'`Id-ul-Fitr et de l'`Id-al-Adha. 3. Il n'y a pas de prière après deux prières : après la prière de `Asr jusqu'au coucher du soleil et après la prière du matin jusqu'au lever du soleil. 4. Il ne faut voyager (pour visiter) que vers trois mosquées : la Mosquée al-Haram (à La Mecque), ma mosquée (à Médine) et la Mosquée al-Aqsa (à Jérusalem). »
- Sahih al-Bukhari, n°1995
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : (qui a combattu dans douze expéditions avec le Prophète). J’ai entendu quatre choses du Prophète (ﷺ) qui m’ont beaucoup plu. Il a dit : 1. « Aucune femme ne doit voyager pendant deux jours sans son mari ou un proche parent ; 2. Il n’est pas permis de jeûner les deux jours de l’Aïd al-Fitr et de l’Aïd al-Adha ; 3. On ne doit pas prier après la prière obligatoire du matin jusqu’au lever du soleil, ni après la prière du `Asr jusqu’au coucher du soleil ; 4. On ne doit voyager que pour visiter trois mosquées : la Mosquée sacrée (à La Mecque), la Mosquée al-Aqsa (à Jérusalem) et cette mosquée-ci (la mienne à Médine). »
- Sahih al-Bukhari, n°2065
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si une femme donne en aumône de la nourriture de sa maison sans gaspiller, elle aura la récompense de ce qu’elle a donné, son mari aura la récompense de ce qu’il a gagné, et le gardien du stock aura aussi une récompense équivalente. La récompense de l’un ne diminue pas celle des autres. »
- Sahih al-Bukhari, n°2066
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si une femme donne quelque chose (en aumône) des biens de son mari sans sa permission, elle aura la moitié de sa récompense. »
- Sahih al-Bukhari, n°2156
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : `Aisha voulait acheter Barira et le Prophète (ﷺ) est sorti pour la prière. À son retour, elle lui a dit que ses maîtres refusaient de la vendre sauf si le Wala’ leur revenait. Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Le Wala’ revient à celui qui affranchit. » Hammam a demandé à Nafi` si le mari de Barira était un homme libre ou un esclave. Il a répondu qu’il ne savait pas
- Sahih al-Bukhari, n°2211
Rapporté par `Aisha : Hind, la mère de Mu’awiya, a dit au Messager d’Allah (ﷺ) : « Abou Soufyan (son mari) est avare. Est-ce que j’ai le droit de prendre de son argent en secret ? » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Toi et tes enfants, vous pouvez prendre ce qui est suffisant, de façon raisonnable et équitable. »
- Sahih al-Bukhari, n°2217
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le Prophète (ﷺ) Abraham a émigré avec Sarah et ils sont entrés dans un village où il y avait un roi ou un tyran. On a informé le roi qu’Abraham était arrivé avec une femme très belle. Le roi a alors fait venir Abraham et lui a demandé : ‘Ô Abraham ! Qui est cette femme avec toi ?’ Abraham a répondu : ‘C’est ma sœur (c’est-à-dire dans la religion).’ Puis Abraham est retourné vers elle et lui a dit : ‘Ne me contredis pas, car je leur ai dit que tu es ma sœur. Par Allah, il n’y a pas de vrais croyants sur cette terre à part toi et moi.’ Abraham l’a ensuite envoyée vers le roi. Quand le roi s’est approché d’elle, elle s’est levée, a fait ses ablutions, a prié et a dit : ‘Ô Allah ! Si j’ai cru en Toi et en Ton Messager, et si j’ai préservé ma chasteté pour mon mari, alors ne laisse pas ce païen me dominer.’ Le roi a alors été pris de convulsions et s’est mis à bouger les jambes. Voyant cela, Sarah a dit : ‘Ô Allah ! S’il meurt, les gens diront que je l’ai tué.’ Le roi a repris ses esprits et s’est approché d’elle, mais elle s’est à nouveau levée, a fait ses ablutions, a prié et a dit : ‘Ô Allah ! Si j’ai cru en Toi et en Ton Messager et si j’ai gardé ma chasteté pour mon mari, alors ne laisse pas ce païen me dominer.’ Le roi a encore été pris de convulsions. Sarah a dit : ‘Ô Allah ! S’il meurt, les gens diront que je l’ai tué.’ Le roi a eu deux ou trois crises, puis après la dernière il a dit : ‘Par Allah ! Vous m’avez envoyé un démon. Ramenez-la à Abraham et donnez-lui Ajar.’ Elle est donc retournée vers Abraham et a dit : ‘Allah a humilié le païen et nous a donné une servante.’
- Sahih al-Bukhari, n°2235
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) est venu à Khaybar. Quand Allah lui a donné la victoire et qu'il a conquis la ville en brisant la défense de l'ennemi, on lui a parlé de la beauté de Safiya bint Huyai bin Akhtab, dont le mari avait été tué alors qu'elle venait de se marier. Le Messager d'Allah (ﷺ) l'a choisie pour lui-même et il est parti avec elle jusqu'à Sadd-ar-Rawha', où ses règles se sont terminées et il l'a épousée. Ensuite, un plat de hais (un type de repas) a été préparé et servi sur une petite nappe en cuir. Le Messager d'Allah (ﷺ) m'a alors dit : « Informe ceux qui sont autour de toi (du repas de mariage). » C'était donc le repas de mariage offert par le Messager d'Allah (ﷺ) pour son mariage avec Safiya. Après cela, nous sommes partis vers Médine et j'ai vu que le Messager d'Allah (ﷺ) la couvrait d'un manteau alors qu'elle était derrière lui. Ensuite, il s'asseyait près de son chameau et laissait Safiya poser ses pieds sur ses genoux pour monter sur le chameau
- Sahih al-Bukhari, n°2409
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Chacun de vous est un gardien et responsable de ce qui lui est confié. Le dirigeant est le gardien de ses sujets et en est responsable ; un mari est le gardien de sa famille et en est responsable ; une femme est la gardienne de la maison de son mari et en est responsable, et un serviteur est le gardien des biens de son maître et en est responsable. » J’ai entendu cela du Messager d’Allah (ﷺ) et je pense que le Prophète (ﷺ) a aussi dit : « Un homme est le gardien des biens de son père et en est responsable, donc vous êtes tous des gardiens et responsables de ce qui vous est confié. »
- Sahih al-Bukhari, n°2450
Rapporté par Aisha : À propos de l’explication du verset suivant : « Si une femme craint la cruauté ou l’abandon de la part de son mari » (4.128), il arrive qu’un homme n’aime plus sa femme et veuille divorcer. Alors, elle lui dit : « Je renonce à mes droits, mais ne me divorce pas. » Ce verset a été révélé dans ce genre de situation
- Sahih al-Bukhari, n°2536
Rapporté par `Aisha : J’ai acheté Barirah, mais ses maîtres ont posé la condition que son Wala’ leur revienne. J’en ai parlé au Prophète (ﷺ). Il m’a dit : « Affranchis-la, car le Wala’ revient à celui qui paie le prix. » Alors, je l’ai affranchie. Le Prophète (ﷺ) a appelé Barirah et lui a donné le choix de rester avec son mari ou de le quitter. Elle a dit : « Même s’il me donnait beaucoup d’argent, je ne resterais pas avec lui. » Elle a donc préféré sa liberté à son mari
- Sahih al-Bukhari, n°2554
Rapporté par `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Chacun de vous est responsable et doit rendre compte de ce dont il a la charge. Le dirigeant qui a autorité sur les gens est responsable d’eux, un homme est responsable de sa famille, une femme est responsable de la maison et des enfants de son mari, et un esclave est responsable des biens de son maître. Donc, vous êtes tous responsables de ce qui vous est confié. »
- Sahih al-Bukhari, n°2558
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Il a entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Chacun de vous est responsable de ce qui lui est confié ; le dirigeant est responsable de ses sujets ; l’homme est responsable de sa famille ; la femme est responsable de la maison de son mari ; et le serviteur est responsable des biens de son maître. » J’ai bien entendu cela du Prophète (ﷺ) et je pense qu’il a aussi dit : « Un homme est responsable des biens de son père. Donc, chacun de vous est responsable de ce qui lui est confié. »
- Sahih al-Bukhari, n°2578
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Je voulais acheter Barirah mais ses maîtres ont exigé que son Wala leur revienne. Quand le Prophète en a été informé, il m’a dit : « Achète-la et libère-la, car le Wala’ revient à celui qui libère. » Un jour, Barirah a reçu de la viande, et le Prophète (ﷺ) a demandé : « Qu’est-ce que c’est ? » J’ai répondu : « C’est une aumône donnée à Barirah. » Il a dit : « C’est une Sadaqa pour elle, mais un cadeau pour nous. » Barirah a eu le choix (de rester avec son mari ou de le quitter). `Abdur-Rahman (un sous-narrateur) s’est demandé : « Son mari était-il esclave ou homme libre ? » Shu`ba (un autre sous-narrateur) a dit : « J’ai demandé à `Abdur-Rahman si son mari était esclave ou libre. Il a répondu qu’il ne savait pas. »
- Sahih al-Bukhari, n°2590
Rapporté par Asma : Un jour, j’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je n’ai rien d’autre comme bien que ce que m’a donné Az-Zubair (c’est-à-dire mon mari). Puis-je donner cela en aumône ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Donne en aumône et ne retiens pas, sinon Allah le retiendra aussi pour toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°2628
Rapporté par Aiman : Je suis allé voir `Aisha et elle portait une robe grossière qui coûtait cinq dirhams. `Aisha a dit : « Regarde ma servante qui refuse de la porter à la maison, alors que du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), j’avais une robe similaire que toutes les femmes qui voulaient paraître élégantes devant leur mari me demandaient d’emprunter. »
- Sahih al-Bukhari, n°2637
Rapporté par `Urwa bin Al-Musaiyab, Alqama bin Waqqas et Ubaidullah bin `Abdullah : Concernant l’histoire de `Aisha, leurs récits se confirmaient mutuellement. Quand les menteurs ont inventé des choses sur `Aisha et que la Révélation a été retardée, le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé chercher `Ali et Usama pour les consulter au sujet du divorce de sa femme (c’est-à-dire `Aisha). Usama a dit : « Garde ta femme, car nous ne savons rien d’elle sauf du bien. » Barirah a dit : « Je ne peux lui reprocher qu’une chose : elle est encore jeune et s’endort, oubliant la pâte de la famille que les chèvres viennent manger (c’est-à-dire qu’elle était trop naïve pour tromper son mari). » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Qui m’aidera à me venger de l’homme qui m’a fait du tort en salissant la réputation de ma famille ? Par Allah, je n’ai rien connu de ma famille si ce n’est du bien, et ils ont parlé (c’est-à-dire accusé) d’un homme dont je ne connais que du bien. »
- Sahih al-Bukhari, n°2639
Rapporté par Aisha : La femme de Rifa`a Al-Qurazi est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « J’étais la femme de Rifa`a, mais il m’a divorcée définitivement. Ensuite, j’ai épousé `Abdur-Rahman bin Az-Zubair, mais il est impuissant. » Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Veux-tu te remarier avec Rifa`a ? Tu ne peux pas, à moins d’avoir eu une relation complète avec ton mari actuel. » Abu Bakr était assis avec le Messager d’Allah (ﷺ) et Khalid bin Sa`id bin Al-`As attendait à la porte pour entrer. Il a dit : « Ô Abu Bakr ! Entends-tu ce que cette femme raconte ouvertement devant le Prophète (ﷺ) ? »
- Sahih al-Bukhari, n°2661
Rapporté par Aisha (l’épouse du Prophète) : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses épouses et emmenait avec lui celle sur qui le sort tombait. Lors d’une expédition, il a tiré au sort entre nous et le sort est tombé sur moi, alors je suis partie avec lui après qu’Allah ait prescrit le port du voile pour les femmes. J’étais transportée dans une litière sur le chameau et j’en descendais toujours à l’intérieur. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé son expédition et est rentré chez lui, et que nous approchions de Médine, il a ordonné que nous avancions de nuit. Quand l’ordre de partir a été donné, je suis allée plus loin que l’armée pour satisfaire un besoin naturel. Après avoir fini, je suis revenue pour repartir avec les autres et j’ai soudain remarqué que mon collier avait disparu. Je suis retournée le chercher et j’ai été retardée. Ceux qui portaient ma litière sont venus, l’ont posée sur le chameau en pensant que j’étais dedans, car à cette époque les femmes étaient légères et minces, elles ne mangeaient pas beaucoup. Ils n’ont donc pas remarqué la différence de poids et sont partis. J’étais alors une jeune fille. Après avoir retrouvé mon collier, je suis revenue au camp mais il n’y avait plus personne. Je suis donc restée à l’endroit où je campais, pensant qu’ils remarqueraient mon absence et reviendraient me chercher. Dans cet état, je me suis endormie. Safwan bin Mu’attal As-Sulami Adh-Dhakwani, qui était derrière l’armée, est arrivé à mon emplacement le matin. En voyant une personne endormie, il s’est approché de moi, car il m’avait déjà vue avant le port du voile. Je me suis réveillée en l’entendant dire : « Inna lil-lah wa inna ilayhi raji’un (Nous sommes à Allah et à Lui nous retournerons). » Il a fait agenouiller son chameau, est descendu, a mis sa jambe sur les pattes du chameau et je suis montée dessus. Safwan a marché en tenant la corde du chameau jusqu’à ce que nous rejoignions l’armée qui s’était arrêtée pour se reposer à midi. Ceux qui devaient tomber dans l’erreur y sont tombés (certains m’ont accusée à tort), et le chef des accusateurs était `Abdullah bin Ubai bin Salul. Après cela, nous sommes rentrés à Médine, et je suis tombée malade pendant un mois, alors que les gens répandaient les rumeurs des calomniateurs. Pendant ma maladie, je sentais que je ne recevais pas la même gentillesse du Prophète (ﷺ) que d’habitude quand j’étais malade. Il venait, me saluait et disait : « Comment va cette fille ? » Je ne savais rien de ce qui se passait jusqu’à ce que je guérisse et sorte avec Um Mistah pour aller aux toilettes, ce que nous ne faisions que la nuit, car il n’y avait pas encore de toilettes près de nos maisons. Cette habitude ressemblait à celle des anciens Arabes. Donc, Um Mistah bint Ruhm et moi sommes sorties à pied. Um Mistah a trébuché à cause de sa longue robe et a dit : « Que Mistah soit perdu ! » J’ai dit : « Tu dis un mauvais mot. Pourquoi insultes-tu un homme qui a participé à la bataille de Badr ? » Elle a répondu : « Ô Hanata, n’as-tu pas entendu ce qu’ils disent ? » Elle m’a alors raconté les rumeurs. Ma maladie s’est aggravée et, de retour à la maison, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, m’a saluée et a demandé : « Comment va cette fille ? » J’ai demandé la permission d’aller chez mes parents pour vérifier la rumeur. Il m’a permis d’y aller et j’ai demandé à ma mère : « De quoi parlent les gens ? » Elle a dit : « Ma fille, ne t’inquiète pas trop. Par Allah, jamais une femme belle et aimée de son mari n’a d’autres épouses sans que les autres femmes inventent des histoires sur elle. » J’ai dit : « Gloire à Allah ! Les gens parlent-ils vraiment de cela ? » Cette nuit-là, j’ai pleuré sans m’arrêter jusqu’au matin. Le matin, mes parents étaient avec moi et j’avais pleuré deux nuits et un jour, au point de croire que mon foie allait éclater. Une femme des Ansar a demandé à entrer, je l’ai laissée entrer, elle s’est assise et a pleuré avec moi. Pendant ce temps, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu et s’est assis ; il ne s’était jamais assis avec moi depuis le début de l’accusation. Aucune révélation n’était venue à son sujet depuis un mois. Il a récité la Tashahhud puis a dit : « Ô `Aisha ! On m’a informé de telle et telle chose à ton sujet. Si tu es innocente, Allah révélera bientôt ton innocence. Si tu as commis une faute, repens-toi à Allah et demande-Lui pardon, car lorsqu’une personne avoue son péché et demande pardon à Allah, Allah accepte son repentir. » Quand il a fini, mes larmes se sont arrêtées d’un coup. J’ai demandé à mon père de répondre au Messager d’Allah (ﷺ) pour moi, il a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » J’ai demandé à ma mère de lui parler, elle a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah. » J’étais jeune et je ne connaissais pas beaucoup le Coran. J’ai dit : « Je sais, par Allah, que vous avez entendu ce que les gens disent et que vous l’avez cru. Si je vous dis que je suis innocente et qu’Allah sait que je le suis, vous ne me croirez pas. Si j’avoue alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Par Allah, je ne compare ma situation qu’à celle du père de Joseph qui a dit : ‘La patience est la meilleure attitude face à ce que vous racontez, et c’est Allah dont l’aide doit être recherchée.’ » Je me suis alors tournée de l’autre côté du lit en espérant qu’Allah prouverait mon innocence. Par Allah, je n’ai jamais pensé qu’Allah révélerait une révélation à mon sujet, me considérant trop insignifiante pour être mentionnée dans le Coran. J’espérais seulement que le Messager d’Allah (ﷺ) aurait un rêve où Allah prouverait mon innocence. Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’était pas encore levé et personne n’avait quitté la maison que la révélation est descendue sur lui. Il a été pris du même état que lors des révélations, transpirant abondamment même par temps froid. Quand cela s’est terminé, il souriait et a dit en premier : « `Aisha ! Remercie Allah, car Il a prouvé ton innocence. » Ma mère m’a dit d’aller voir le Messager d’Allah (ﷺ), mais j’ai répondu : « Par Allah, je ne remercierai que Allah. » Allah a alors révélé : « Ceux qui ont propagé la calomnie font partie d’un groupe parmi vous… » (24:11). Quand Allah a prouvé mon innocence, Abu Bakr, qui aidait Mistah bin Uthatha car il était de sa famille, a dit : « Par Allah, je ne l’aiderai plus à cause de ce qu’il a dit sur Aisha. » Mais Allah a révélé : « Que ceux qui sont bons et riches parmi vous ne jurent pas de ne plus aider leurs proches, les nécessiteux et ceux qui ont émigré pour Allah. Qu’ils pardonnent et oublient. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (24:22) Après cela, Abu Bakr a dit : « Oui, par Allah, j’aime qu’Allah me pardonne », et il a repris son aide à Mistah. Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi interrogé Zainab bint Jahsh (l’épouse du Prophète) à mon sujet : « Qu’as-tu vu ou entendu ? » Elle a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je préfère ne rien dire de ce que je n’ai pas vu ni entendu. Par Allah, je ne sais que du bien sur Aisha. » Aisha a ajouté : « Zainab était en compétition avec moi (pour la beauté et l’amour du Prophète), mais Allah l’a protégée (de la méchanceté), car elle était pieuse. »
- Sahih al-Bukhari, n°2694
Rapporté par Aisha : Ce verset : Si une femme craint la cruauté ou l’abandon de la part de son mari (c’est-à-dire que le mari remarque quelque chose de désagréable chez sa femme, comme la vieillesse, et veut divorcer, mais elle lui demande de la garder et de subvenir à ses besoins comme il le souhaite). (4.128) « Il n’y a pas de mal à ce qu’ils se réconcilient sur cette base. »
- Sahih al-Bukhari, n°2747
Rapporté par Ibn ‘Abbas : La coutume autrefois était que les biens du défunt étaient hérités par ses enfants ; quant aux parents du défunt, ils héritaient selon la volonté du défunt. Puis Allah a abrogé cette coutume comme Il l’a voulu et a fixé que l’homme hérite le double de la femme, que chaque parent hérite d’un sixième (de tout l’héritage), que la femme hérite d’un huitième ou d’un quart, et que le mari hérite de la moitié ou du quart
- Sahih al-Bukhari, n°2751
Rapporté par Ibn ‘Umar : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Vous êtes tous des bergers et chacun est responsable de ce qu’il garde : le dirigeant (imam) est un berger et responsable de ses sujets ; un homme est berger de sa famille et responsable de ceux qui sont sous sa garde ; une femme est bergère dans la maison de son mari et responsable de ce qu’elle garde ; un serviteur est berger des biens de son maître et responsable de ce qu’il garde. » Je pense qu’il a aussi dit : « Et un homme est berger des biens de son père. »
- Sahih al-Bukhari, n°2799
Rapporté par Anas bin Malik : Um Haram a dit : Un jour, le Prophète (ﷺ) a dormi chez moi, près de moi, et s'est réveillé en souriant. J'ai dit : Qu'est-ce qui te fait sourire ? Il a répondu : Certains de mes compagnons m'ont été montrés (dans un rêve) naviguant sur cette mer verte comme des rois sur des trônes. J'ai dit : Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour qu'Il me fasse être parmi eux. Alors le Prophète (ﷺ) a invoqué Allah pour elle et s'est rendormi. Il a fait la même chose (c'est-à-dire s'est réveillé et a raconté son rêve) et Um Haram a répété sa demande et il a donné la même réponse. Elle a dit : Invoque Allah pour que je sois parmi eux. Il a dit : Tu seras parmi les premiers. Plus tard, elle est partie avec son mari 'Ubada bin As-Samit qui est parti pour le jihad, et c'était la première fois que les musulmans faisaient une expédition navale dirigée par Mu'awiya. Quand l'expédition s'est terminée et qu'ils rentraient à Sham, on lui a présenté une monture, mais l'animal l'a fait tomber et elle est morte ainsi
- Sahih al-Bukhari, n°2800
Rapporté par Anas bin Malik : Um Haram a dit : Un jour, le Prophète (ﷺ) a dormi chez moi, près de moi, et s'est réveillé en souriant. J'ai dit : Qu'est-ce qui te fait sourire ? Il a répondu : Certains de mes compagnons m'ont été montrés (dans un rêve) naviguant sur cette mer verte comme des rois sur des trônes. J'ai dit : Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour qu'Il me fasse être parmi eux. Alors le Prophète (ﷺ) a invoqué Allah pour elle et s'est rendormi. Il a fait la même chose (c'est-à-dire s'est réveillé et a raconté son rêve) et Um Haram a répété sa demande et il a donné la même réponse. Elle a dit : Invoque Allah pour que je sois parmi eux. Il a dit : Tu seras parmi les premiers. Plus tard, elle est partie avec son mari 'Ubada bin As-Samit qui est parti pour le jihad, et c'était la première fois que les musulmans faisaient une expédition navale dirigée par Mu'awiya. Quand l'expédition s'est terminée et qu'ils rentraient à Sham, on lui a présenté une monture, mais l'animal l'a fait tomber et elle est morte ainsi
- Sahih al-Bukhari, n°2893
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit à Abu Talha : « Choisis un de tes jeunes serviteurs pour m'accompagner lors de mon expédition à Khaybar. » Alors, Abu Talha m'a emmené avec lui, me faisant monter derrière lui alors que j'étais un garçon proche de la puberté. J'avais l'habitude de servir le Messager d'Allah (ﷺ) lorsqu'il s'arrêtait pour se reposer. Je l'ai entendu répéter : « Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi contre l'angoisse et la tristesse, contre l'impuissance et la paresse, contre l'avarice et la lâcheté, contre le poids des dettes et contre le fait d'être dominé par les hommes. » Puis nous sommes arrivés à Khaybar ; et quand Allah lui a permis de conquérir la forteresse, on lui a parlé de la beauté de Safiya bint Huyai bin Akhtab. Son mari avait été tué alors qu'elle venait de se marier. Le Messager d'Allah (ﷺ) l'a choisie pour lui-même et l'a emmenée avec lui jusqu'à ce que nous arrivions à un endroit appelé Sa`d-AsSahba', où ses menstrues étaient terminées et il l'a prise pour épouse. Un plat appelé haris a été servi sur une petite nappe en cuir. Ensuite, le Messager d'Allah (ﷺ) m'a demandé d'appeler ceux qui étaient autour de moi. C'était donc le festin de mariage du Messager d'Allah (ﷺ) et de Safiya. Puis nous sommes partis pour Médine. J'ai vu le Messager d'Allah (ﷺ) replier un manteau sur la bosse du chameau pour faire une place plus large à Safiya (pour qu'elle s'asseye derrière lui). Il s'est assis à côté de son chameau, offrant ses genoux à Safiya pour qu'elle y pose les pieds et monte. Ensuite, nous avons continué jusqu'à ce que nous approchions de Médine ; il a regardé la montagne d'Uhud et a dit : « Voici une montagne qui nous aime et que nous aimons. » Puis il a regardé Médine et a dit : « Ô Allah ! Je fais de la zone entre ses deux montagnes un sanctuaire, comme Abraham a fait de La Mecque un sanctuaire. Ô Allah ! Bénis-les (c'est-à-dire les habitants de Médine) dans leur Mudd et leur Sa (leurs mesures). »
- Sahih al-Bukhari, n°3006
Rapporté par Ibn `Abbas : Il a entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Il n’est pas permis à un homme d’être seul avec une femme, et aucune femme ne doit voyager sans un mahram (c’est-à-dire son mari ou un homme qu’elle ne pourra jamais épouser, comme son père, son frère, etc.). » Un homme s’est alors levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je me suis inscrit pour telle expédition, et ma femme part en Hajj. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Va faire le Hajj avec ta femme. »
- Sahih al-Bukhari, n°3237
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si un mari appelle sa femme à son lit (pour avoir une relation) et qu’elle refuse, le laissant passer la nuit en colère, les anges la maudiront jusqu’au matin. »
- Sahih al-Bukhari, n°3364
Rapporté par Ibn `Abbas : La première femme à utiliser une ceinture fut la mère d’Ismaël. Elle a mis une ceinture pour cacher ses traces à Sarah. Abraham l’a amenée, elle et son fils Ismaël, alors qu’elle l’allaitait, près de la Ka`ba, sous un arbre à l’endroit de Zamzam, à l’endroit le plus élevé de la mosquée. À cette époque, il n’y avait personne à La Mecque, ni aucune eau. Il les a installés là, a mis près d’eux un sac en cuir contenant des dattes et une petite gourde d’eau, puis il est reparti. La mère d’Ismaël l’a suivi en disant : « Ô Abraham ! Où vas-tu, en nous laissant dans cette vallée où il n’y a personne avec qui nous pourrions vivre, ni rien à manger ? » Elle a répété cela plusieurs fois, mais il ne s’est pas retourné. Elle lui a alors demandé : « Est-ce Allah qui t’a ordonné de faire cela ? » Il a répondu : « Oui. » Elle a dit : « Alors Il ne nous abandonnera pas. » Elle est retournée à sa place et Abraham a continué son chemin. Arrivé à la Thaniya, là où ils ne pouvaient plus le voir, il s’est tourné vers la Ka`ba, a levé les mains et a invoqué Allah en disant : « Ô notre Seigneur ! J’ai installé une partie de ma descendance dans une vallée sans culture, près de Ta Maison sacrée (Ka`ba à La Mecque), afin, ô notre Seigneur, qu’ils accomplissent parfaitement la prière. Fais que des cœurs parmi les hommes s’attachent à eux et (ô Allah) accorde-leur des fruits, afin qu’ils soient reconnaissants. » (14.37) La mère d’Ismaël a continué à l’allaiter et à boire l’eau qu’elle avait. Quand l’eau de la gourde a été épuisée, elle a eu soif et son enfant aussi. Elle a commencé à regarder son fils (Ismaël) qui se tordait de douleur ; elle l’a laissé, car elle ne supportait pas de le voir ainsi, et a vu que la montagne de Safa était la plus proche. Elle s’est mise debout dessus et a regardé attentivement la vallée pour voir si quelqu’un arrivait, mais elle n’a vu personne. Elle est descendue de Safa et, arrivée dans la vallée, elle a relevé sa robe et a couru, comme une personne en détresse, jusqu’à ce qu’elle atteigne la montagne de Marwa, où elle s’est arrêtée pour regarder, espérant voir quelqu’un, mais elle n’a vu personne. Elle a répété cela (courir entre Safa et Marwa) sept fois. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « C’est l’origine de la tradition de la marche entre Safa et Marwa. Quand elle est arrivée à Marwa (la dernière fois), elle a entendu une voix, s’est arrêtée et a écouté attentivement. Elle a entendu la voix à nouveau et a dit : ‘Ô, (qui que tu sois) ! Tu m’as fait entendre ta voix ; as-tu quelque chose pour m’aider ?’ Et voilà qu’elle a vu un ange à l’endroit de Zamzam, creusant la terre avec son talon (ou son aile), jusqu’à ce que l’eau jaillisse. Elle a commencé à faire comme un bassin autour de l’eau avec ses mains, et a rempli sa gourde avec l’eau, qui continuait à couler même après qu’elle en ait pris. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Qu’Allah fasse miséricorde à la mère d’Ismaël ! Si elle avait laissé Zamzam couler sans essayer de la retenir (ou si elle n’avait pas puisé l’eau pour remplir sa gourde), Zamzam serait devenue un ruisseau à la surface de la terre. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Ensuite, elle a bu et a allaité son enfant. L’ange lui a dit : ‘N’aie pas peur d’être abandonnée, car c’est la Maison d’Allah qui sera construite par ce garçon et son père, et Allah n’abandonne jamais Ses gens.’ La Maison (la Ka`ba) à cette époque était sur une hauteur, et quand il pleuvait, l’eau passait à droite et à gauche. Elle a vécu ainsi jusqu’à ce que des gens de la tribu de Jurhum ou une famille de Jurhum passent par là, alors qu’ils venaient par le chemin de Kada’. Ils se sont arrêtés dans la partie basse de La Mecque et ont vu un oiseau qui avait l’habitude de voler autour de l’eau sans la quitter. Ils ont dit : ‘Cet oiseau doit tourner autour de l’eau, alors que nous savons qu’il n’y a pas d’eau dans cette vallée.’ Ils ont envoyé un ou deux messagers qui ont découvert la source d’eau et sont revenus en informer les autres. Ils sont alors tous venus (vers l’eau). » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « La mère d’Ismaël était assise près de l’eau. Ils lui ont demandé : ‘Nous permets-tu de rester avec toi ?’ Elle a répondu : ‘Oui, mais vous n’aurez pas le droit de posséder l’eau.’ Ils ont accepté. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « La mère d’Ismaël était satisfaite de la situation car elle aimait avoir de la compagnie. Ils se sont donc installés là, puis ont fait venir leurs familles qui se sont installées aussi, et certaines familles sont devenues des résidents permanents. L’enfant (Ismaël) a grandi, a appris l’arabe avec eux, et ses qualités les ont fait l’aimer. Quand il a atteint la puberté, ils l’ont marié à une femme parmi eux. Après la mort de la mère d’Ismaël, Abraham est revenu après le mariage d’Ismaël pour voir sa famille qu’il avait laissée, mais il n’a pas trouvé Ismaël. Il a demandé à sa femme où il était, et elle a répondu : ‘Il est parti chercher de quoi vivre.’ Il lui a alors demandé comment ils vivaient, et elle a répondu : ‘Nous vivons dans la misère, dans la difficulté et la pauvreté’, se plaignant à lui. Il a dit : ‘Quand ton mari reviendra, transmets-lui mon salut et dis-lui de changer le seuil de la porte (de sa maison).’ Quand Ismaël est revenu, il a senti quelque chose d’inhabituel et a demandé à sa femme : ‘Quelqu’un t’a-t-il rendu visite ?’ Elle a répondu : ‘Oui, un vieil homme avec telle description est venu, il a demandé après toi, je lui ai dit où tu étais, il a demandé comment nous vivions, je lui ai dit que nous étions dans la difficulté et la pauvreté.’ Ismaël a dit : ‘T’a-t-il donné un conseil ?’ Elle a répondu : ‘Oui, il m’a dit de te transmettre son salut et de te dire de changer le seuil de ta porte.’ Ismaël a dit : ‘C’était mon père, et il m’a ordonné de te divorcer. Retourne dans ta famille.’ Ismaël l’a donc divorcée et a épousé une autre femme parmi eux (les Jurhum). Puis Abraham est resté loin d’eux aussi longtemps qu’Allah l’a voulu, puis il est revenu mais n’a pas trouvé Ismaël. Il est allé voir la femme d’Ismaël et lui a demandé où il était. Elle a répondu : ‘Il est parti chercher de quoi vivre.’ Abraham lui a demandé comment ils allaient, et elle a répondu : ‘Nous sommes prospères et à l’aise (nous avons tout en abondance).’ Puis elle a remercié Allah. Abraham a demandé : ‘Quel est votre aliment ?’ Elle a répondu : ‘De la viande.’ Il a demandé : ‘Que buvez-vous ?’ Elle a répondu : ‘De l’eau.’ Il a dit : ‘Ô Allah ! Bénis leur viande et leur eau.’ Le Prophète a ajouté : « À cette époque, ils n’avaient pas de céréales, et s’ils en avaient eu, il aurait aussi demandé à Allah de les bénir. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Si quelqu’un n’a que ces deux choses pour vivre, sa santé et son humeur seront affectées, sauf s’il vit à La Mecque. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Abraham a alors dit à la femme d’Ismaël : ‘Quand ton mari reviendra, transmets-lui mes salutations et dis-lui de bien garder le seuil de sa porte.’ Quand Ismaël est revenu, il a demandé à sa femme : ‘Quelqu’un t’a-t-il rendu visite ?’ Elle a répondu : ‘Oui, un vieil homme beau est venu me voir’, puis elle l’a loué et a ajouté : ‘Il a demandé après toi, je lui ai dit où tu étais, il a demandé comment nous vivions, je lui ai dit que nous étions dans une bonne situation.’ Ismaël lui a demandé : ‘T’a-t-il donné un conseil ?’ Elle a répondu : ‘Oui, il m’a dit de te transmettre ses salutations et de te dire de bien garder le seuil de ta porte.’ Ismaël a dit : ‘C’était mon père, et tu es le seuil de la porte. Il m’a ordonné de te garder auprès de moi.’ Puis Abraham est resté loin d’eux aussi longtemps qu’Allah l’a voulu, puis il est revenu. Il a vu Ismaël sous un arbre près de Zamzam, aiguisant ses flèches. Quand il a vu Abraham, il s’est levé pour l’accueillir (et ils se sont salués comme un père et son fils). Abraham a dit : ‘Ô Ismaël ! Allah m’a donné un ordre.’ Ismaël a dit : ‘Fais ce que ton Seigneur t’a ordonné.’ Abraham a demandé : ‘Veux-tu m’aider ?’ Ismaël a dit : ‘Je t’aiderai.’ Abraham a dit : ‘Allah m’a ordonné de construire une maison ici’, en montrant une butte plus haute que le terrain autour. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Ils ont alors élevé les fondations de la Maison (la Ka`ba). Ismaël apportait les pierres et Abraham construisait, et quand les murs sont devenus hauts, Ismaël a apporté cette pierre et l’a placée pour Abraham qui s’est tenu dessus pour continuer la construction, tandis qu’Ismaël lui passait les pierres, et tous deux disaient : ‘Ô notre Seigneur ! Accepte ce service de notre part, Tu es l’Audient, l’Omniscient.’ Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Ils ont continué à construire et à tourner autour de la Ka`ba en disant : Ô notre Seigneur ! Accepte ce service de notre part, Tu es l’Audient, l’Omniscient. »
- Sahih al-Bukhari, n°3399
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si ce n’était pas pour les Enfants d’Israël, la viande ne se gâterait pas ; et si ce n’était pas pour Ève, aucune femme ne trahirait jamais son mari. »
- Sahih al-Bukhari, n°3729
Rapporté par Al-Miswar bin Makhrama : ‘Ali a demandé la main de la fille d’Abu Jahl. Fatima l’a appris et est allée voir le Messager d’Allah (ﷺ) en disant : « Tes proches pensent que tu ne te mets pas en colère pour tes filles, alors que ‘Ali veut épouser la fille d’Abu Jahl. » À ce moment-là, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et, après avoir récité le Tashahhud, je l’ai entendu dire : « Ensuite ! J’ai marié une de mes filles à Abu Al-‘As ibn Al-Rabi’ (le mari de Zaynab, la fille du Prophète (ﷺ)) avant l’islam, et il s’est toujours montré honnête envers moi. Sans aucun doute, Fatima fait partie de moi, et je n’aime pas la voir peinée. Par Allah, la fille du Messager d’Allah (ﷺ) et la fille de l’ennemi d’Allah ne peuvent pas être les épouses d’un même homme. » Alors ‘Ali a renoncé à ce projet de mariage. Al-Miswar a ajouté : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) parler d’un de ses gendres de la tribu de Bani ‘Abd-Shams. Il l’a beaucoup loué pour cette relation et a dit : « Chaque fois qu’il me parlait, il disait la vérité, et chaque fois qu’il me promettait quelque chose, il tenait sa promesse. »
- Sahih al-Bukhari, n°3991
Rapporté par Subaia bint Al-Harith : J’étais mariée à Saad bin Khaula, qui appartenait à la tribu de Bani ‘Amr bin Luai et faisait partie de ceux qui ont combattu à Badr. Il est mort alors que j’étais enceinte, pendant le pèlerinage d’adieu. Peu après sa mort, j’ai donné naissance à un enfant. Une fois ma période de purification terminée, je me suis préparée à recevoir des propositions de mariage. Abu As-Sanabil bin Bu’kak, un homme de la tribu de Bani Abd-ud-Dal, est venu me voir et m’a dit : « Quoi ! Je vois que tu t’es faite belle pour recevoir des demandes en mariage. Veux-tu te remarier ? Par Allah, tu n’as pas le droit de te remarier avant que quatre mois et dix jours ne soient passés depuis la mort de ton mari. » Subai’a raconte : « Quand il m’a dit cela, j’ai mis mes vêtements le soir et je suis allée voir le Messager d’Allah (ﷺ) pour lui demander son avis. Il m’a dit que j’étais libre de me remarier puisque j’avais déjà accouché, et il m’a ordonné de me marier si je le souhaitais. »
- Sahih al-Bukhari, n°4005
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : `Umar bin Al-Khattab a dit : « Quand (ma fille) Hafsa bint `Umar a perdu son mari Khunais bin Hudhaifa As-Sahrni, qui était un compagnon du Messager d’Allah (ﷺ), avait combattu à Badr et était mort à Médine, j’ai rencontré `Uthman bin `Affan et je lui ai proposé d’épouser Hafsa en lui disant : “Si tu veux, je te marie Hafsa bint `Umar.” Il m’a répondu : “Je vais y réfléchir.” J’ai attendu quelques jours puis il m’a dit : “Je pense ne pas vouloir me marier pour l’instant.” Ensuite, j’ai rencontré Abu Bakr et je lui ai dit : “Si tu veux, je te marie Hafsa bint `Umar.” Il est resté silencieux et ne m’a pas répondu, et j’ai été encore plus fâché contre lui que contre `Uthman. Quelques jours plus tard, le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé la main de Hafsa et je la lui ai donnée en mariage. Plus tard, Abu Bakr m’a rencontré et m’a dit : “Peut-être as-tu été en colère contre moi quand tu m’as proposé Hafsa et que je n’ai rien répondu ?” J’ai dit : “Oui.” Abu Bakr a dit : “Rien ne m’a empêché d’accepter ta proposition, sauf que j’avais appris que le Messager d’Allah (ﷺ) avait évoqué le sujet de Hafsa et je ne voulais pas dévoiler le secret du Messager d’Allah (ﷺ). Mais s’il l’avait laissée, je l’aurais sûrement épousée.” »
- Sahih al-Bukhari, n°4141
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Chaque fois que le Messager d'Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses femmes, et il emmenait avec lui celle sur qui le sort tombait. Il a tiré au sort entre nous lors d'une des expéditions qu'il a menées. Le sort est tombé sur moi et je suis donc partie avec le Messager d'Allah (ﷺ) après que l'ordre du voile (pour les femmes) ait été révélé. J'étais transportée dans un palanquin sur le dos d'un chameau, et on me faisait monter et descendre alors que j'étais encore dedans. Nous avons continué jusqu'à ce que le Messager d'Allah (ﷺ) ait terminé son expédition et que nous soyons sur le chemin du retour. Quand nous avons approché Médine, il a annoncé la nuit que c'était l'heure du départ. Quand ils ont annoncé le départ, je me suis levée et je me suis éloignée du camp pour répondre à un besoin naturel. En revenant, j'ai touché ma poitrine et j'ai remarqué que mon collier en perles de Zifar (perles du Yémen, en partie noires et en partie blanches) avait disparu. Je suis donc retournée le chercher, ce qui m'a retardée. Pendant ce temps, ceux qui transportaient mon palanquin l'ont pris et l'ont mis sur le dos de mon chameau, pensant que j'étais dedans. À cette époque, les femmes étaient légères car elles ne prenaient pas de poids, leur corps n'était pas couvert de chair car elles mangeaient peu. Ils n'ont donc pas remarqué la légèreté du palanquin en le soulevant, et à ce moment-là, j'étais encore une jeune fille. Ils ont fait lever le chameau et tout le monde est parti. J'ai retrouvé mon collier après le départ de l'armée. Je suis revenue à l'endroit où ils avaient campé, mais il n'y avait plus personne. J'ai décidé d'attendre là, pensant qu'ils remarqueraient mon absence et reviendraient me chercher. Pendant que j'étais assise, je me suis endormie. Safwan bin Al-Muattal As-Sulami Adh-Dhakwani, qui était derrière l'armée, est arrivé à mon emplacement le matin. Il a vu la silhouette d'une personne endormie et m'a reconnue, car il m'avait déjà vue avant l'obligation du voile. Je me suis réveillée quand il a récité l’Istirja’ (« Inna li l-lahi wa inna ilayhi raji’un ») en me reconnaissant. J’ai immédiatement couvert mon visage avec mon voile, et, par Allah, nous n’avons pas échangé un mot, je ne l’ai entendu dire que son Istirja’. Il est descendu de son chameau, l’a fait s’agenouiller, a posé sa jambe sur ses pattes avant et je suis montée dessus. Il a ensuite conduit le chameau jusqu’à ce que nous rejoignions l’armée sous la chaleur de midi alors qu’ils étaient arrêtés. (À cause de cet événement), certaines personnes se sont attiré des ennuis, et celui qui a le plus propagé la calomnie était `Abdullah bin Ubai Ibn Salul. » (Urwa a dit : « Les gens ont propagé la calomnie et en parlaient en sa (c’est-à-dire celle de `Abdullah) présence, il la confirmait, l’écoutait et posait des questions pour la répandre. » Urwa a aussi ajouté : « Aucun membre du groupe calomniateur n’a été cité à part (`Abdullah), sauf Hassan bin Thabit, Mistah bin Uthatha, Hamna bint Jahsh et d’autres dont je n’ai pas connaissance, mais ils étaient un groupe comme Allah l’a dit. On dit que celui qui a le plus propagé la calomnie était `Abdullah bin Ubai bin Salul. » Urwa a ajouté : « `Aisha n’aimait pas qu’on insulte Hassan en sa présence et elle disait : ‘C’est lui qui a dit : Mon père, son père à lui et mon honneur sont tous pour protéger l’honneur de Muhammad contre vous.’ ») `Aisha a ajouté : « Après notre retour à Médine, je suis tombée malade pendant un mois. Les gens propageaient les propos mensongers des calomniateurs alors que je n’étais au courant de rien, mais je sentais que pendant ma maladie, je ne recevais pas la même gentillesse du Messager d’Allah (ﷺ) que d’habitude. (Mais maintenant) le Messager d’Allah (ﷺ) venait seulement me saluer et disait : ‘Comment va cette (femme) ?’ puis repartait. Cela a éveillé mes soupçons, mais je n’ai pas compris la raison jusqu’à ce que je sorte après ma convalescence. Je suis sortie avec Um Mistah à Al-Manasi’ où nous allions pour nos besoins naturels, car à cette époque nous n’avions pas de latrines près de nos maisons. Cette habitude était celle des anciens Arabes du désert, car il aurait été difficile pour nous d’avoir des latrines près de nos maisons. Donc, Um Mistah, la fille d’Abu Ruhm bin Al-Muttalib bin `Abd Manaf, dont la mère était la tante d’Abu Bakr As-Siddiq et dont le fils était Mistah bin Uthatha bin `Abbas bin Al-Muttalib, est sortie avec moi. Nous sommes revenues après avoir fini, et Um Mistah a trébuché sur son voile et a dit : ‘Que Mistah soit perdu !’ J’ai dit : ‘Quelle parole dure tu viens de prononcer ! Tu insultes un homme qui a participé à la bataille de Badr ?’ Elle a répondu : ‘Ô toi, Hantah ! N’as-tu pas entendu ce qu’il a dit ?’ J’ai dit : ‘Qu’a-t-il dit ?’ Elle m’a alors raconté la calomnie des gens de l’Ifk. Ma maladie s’est aggravée, et quand je suis arrivée chez moi, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu me voir, m’a saluée et a dit : ‘Comment va cette (femme) ?’ J’ai dit : ‘Me permets-tu d’aller chez mes parents ?’ car je voulais vérifier la nouvelle auprès d’eux. Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a autorisée (et je suis allée chez mes parents) et j’ai demandé à ma mère : ‘Ô mère ! De quoi parlent les gens ?’ Elle a dit : ‘Ô ma fille ! Ne t’inquiète pas, il n’y a guère de femme séduisante et aimée de son mari, alors que son mari a d’autres femmes, sans que les gens ne cherchent à lui trouver des défauts.’ J’ai dit : ‘Subhan-Allah ! (Gloire à Allah). Les gens parlent-ils vraiment ainsi ?’ J’ai pleuré toute la nuit jusqu’à l’aube, sans pouvoir m’arrêter ni dormir, puis le matin, j’ai continué à pleurer. Comme la révélation tardait, le Messager d’Allah (ﷺ) a appelé `Ali bin Abi Talib et Usama bin Zaid pour leur demander conseil au sujet de mon divorce. Usama bin Zaid a dit ce qu’il savait de mon innocence et du respect qu’il avait pour moi. Usama a dit : ‘(Ô Messager d’Allah (ﷺ) !) C’est ta femme et nous ne savons rien d’autre que du bien à son sujet.’ `Ali bin Abi Talib a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah ne t’impose pas de difficulté et il y a beaucoup d’autres femmes qu’elle. Demande à la servante, elle te dira la vérité.’ Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a appelé Barira (la servante) et lui a dit : ‘Ô Barira ! As-tu jamais vu quelque chose qui t’ait paru suspect ?’ Barira a répondu : ‘Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ai jamais rien vu en elle (c’est-à-dire `Aisha) que je cacherais, sauf qu’elle est une jeune fille qui s’endort en laissant la pâte de sa famille exposée, de sorte que les chèvres domestiques viennent la manger.’ Ce jour-là, le Messager d’Allah (ﷺ) est monté sur le minbar et s’est plaint de `Abdullah bin Ubai (bin Salul) devant ses compagnons, en disant : ‘Ô musulmans ! Qui me débarrassera de cet homme qui m’a blessé par ses propos malveillants sur ma famille ? Par Allah, je ne sais rien d’autre que du bien sur ma famille, et ils ont accusé un homme dont je ne sais rien d’autre que du bien, et il n’entrait jamais chez moi sans moi.’ Sa`d bin Mu`adh, le frère de Banu `Abd Al-Ashhal, s’est levé et a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je m’en chargerai ; s’il est de la tribu des Aus, alors je lui couperai la tête, et s’il est de nos frères, c’est-à-dire les Khazraj, alors ordonne-nous et nous obéirons.’ Là-dessus, un homme des Khazraj s’est levé. Um Hassan, sa cousine, était de sa tribu, et il s’agissait de Sa`d bin Ubada, chef des Khazraj. Avant cet incident, c’était un homme pieux, mais son amour pour sa tribu l’a poussé à dire à Sa`d (bin Mu`adh) : ‘Par Allah, tu mens ; tu ne le tueras pas et tu ne peux pas le tuer. S’il était de ton peuple, tu ne voudrais pas qu’il soit tué.’ Alors Usaid bin Hudair, le cousin de Sa`d (bin Mu`adh), s’est levé et a dit à Sa`d bin 'Ubada : ‘Par Allah ! Tu mens ! Nous le tuerons sûrement, et tu es un hypocrite qui défend les hypocrites.’ À ce moment-là, les deux tribus des Aus et des Khazraj se sont tellement excitées qu’elles étaient sur le point de se battre alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était debout sur le minbar. Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a cessé de les calmer jusqu’à ce qu’ils se taisent, et il s’est tu aussi. Toute la journée, j’ai continué à pleurer, mes larmes ne cessaient pas, et je n’ai pas pu dormir. Le matin, mes parents étaient avec moi et j’ai pleuré deux nuits et un jour sans m’arrêter, jusqu’à penser que mon foie allait éclater à force de pleurer. Pendant que mes parents étaient assis avec moi et que je pleurais, une femme Ansari est venue demander à entrer. Je l’ai laissée entrer, elle s’est assise et a commencé à pleurer avec moi. Alors que nous étions dans cet état, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, nous a saluées et s’est assis. Il ne s’était jamais assis avec moi depuis le jour de la calomnie. Un mois s’était écoulé et aucune révélation divine n’était venue à son sujet. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors récité le Tashahhud puis a dit : « Amma Ba’du, ô `Aisha ! On m’a informé de ceci et cela à ton sujet ; si tu es innocente, Allah révélera bientôt ton innocence, et si tu as commis un péché, alors repens-toi auprès d’Allah et demande-Lui pardon, car lorsqu’un serviteur reconnaît ses fautes et demande pardon à Allah, Allah accepte son repentir. » (suite...) (suite... 1) : ... Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé son discours, mes larmes se sont arrêtées net, je n’ai plus ressenti une seule goutte couler. J’ai dit à mon père : « Réponds au Messager d’Allah (ﷺ) à ma place pour ce qu’il a dit. » Mon père a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » J’ai alors dit à ma mère : « Réponds au Messager d’Allah (ﷺ) à ma place pour ce qu’il a dit. » Elle a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » Bien que j’étais une jeune fille et que je connaissais peu le Coran, j’ai dit : « Par Allah, je sais que vous avez entendu ces propos (calomnieux) et qu’ils se sont enracinés dans vos cœurs (c’est-à-dire vos esprits) et que vous les avez crus. Maintenant, si je vous dis que je suis innocente, vous ne me croirez pas, et si j’avoue alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Par Allah, je ne trouve pas d’exemple pour moi et vous, sauf celui du père de Joseph quand il a dit : ‘(Pour moi) la patience est la meilleure contre ce que vous affirmez ; c’est Allah (Seul) dont l’aide peut être recherchée.’ » Puis je me suis tournée de l’autre côté et je me suis allongée sur mon lit ; Allah savait alors que j’étais innocente et j’espérais qu’Allah révélerait mon innocence. Mais, par Allah, je n’ai jamais pensé qu’Allah révélerait à mon sujet une révélation qui serait récitée (pour toujours), car je me considérais trop insignifiante pour qu’Allah parle de moi dans une révélation, mais j’espérais que le Messager d’Allah (ﷺ) ferait un rêve où Allah prouverait mon innocence. Mais, par Allah, avant que le Messager d’Allah (ﷺ) ne quitte sa place et avant que quiconque de la maison ne sorte, la révélation divine est descendue sur le Messager d’Allah (ﷺ). Il a alors ressenti la même difficulté que lorsqu’il recevait la révélation. La sueur coulait de son corps comme des perles, bien que ce fût un jour d’hiver, à cause du poids de la révélation. Quand cet état a cessé, il s’est levé en souriant et la première chose qu’il a dite fut : « Ô `Aisha ! Allah a déclaré ton innocence ! » Ma mère m’a alors dit : « Lève-toi et va vers lui (c’est-à-dire le Messager d’Allah (ﷺ)). » J’ai répondu : « Par Allah, je n’irai pas vers lui, et je ne loue qu’Allah. » Allah a alors révélé dix versets : « En vérité, ceux qui ont propagé la calomnie sont un groupe parmi vous... » (24.11-20) Allah a révélé ces versets pour déclarer mon innocence. Abu Bakr As-Siddiq, qui avait l’habitude de donner de l’argent à Mistah bin Uthatha à cause de leur lien de parenté et de sa pauvreté, a dit : « Par Allah, je ne donnerai plus rien à Mistah bin Uthatha après ce qu’il a dit sur Aisha. » Puis Allah a révélé : « Que ceux d’entre vous qui sont bons et riches ne jurent pas de ne plus donner (aucune aide) à leurs proches, aux nécessiteux et à ceux qui ont émigré pour la cause d’Allah ; qu’ils pardonnent et oublient. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (24.22) Abu Bakr As-Siddiq a dit : « Oui, par Allah, j’aimerais qu’Allah me pardonne. » et il a continué à donner à Mistah ce qu’il lui donnait avant. Il a aussi ajouté : « Par Allah, je ne le priverai jamais de cela. » `Aisha a ajouté : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi interrogé Zainab bint Jahsh (sa femme) à mon sujet. Il lui a dit : ‘Qu’as-tu vu ou entendu ?’ Elle a répondu : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je m’abstiens de toute fausse accusation. Par Allah, je ne sais rien d’autre que du bien (à propos de `Aisha).’ Parmi les femmes du Prophète (ﷺ), Zainab était ma rivale (en beauté et en amour du Prophète), mais Allah l’a protégée de ce mal grâce à sa piété. Sa sœur Hamna a pris sa défense et a été perdue avec ceux qui ont été perdus. L’homme accusé a dit : ‘Subhan-Allah ! Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, je n’ai jamais levé le voile d’aucune femme.’ Plus tard, cet homme a été martyrisé dans la cause d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°4160
Rapporté par Aslam : Une fois, je suis allé au marché avec `Umar bin Al-Khattab. Une jeune femme a suivi `Umar et a dit : « Ô chef des croyants ! Mon mari est mort, laissant de jeunes enfants. Par Allah, ils n’ont même pas de quoi cuisiner, pas de terres ni d’animaux. J’ai peur qu’ils meurent de faim, et je suis la fille de Khufaf bin Ima Al-Ghafari, et mon père a assisté au pacte d’Al-Hudaibiya avec le Prophète. » `Umar s’est arrêté et n’a pas continué, puis il a dit : « Je souhaite la bienvenue à ma proche parente. » Ensuite, il est allé vers un chameau robuste attaché à la maison, y a mis deux sacs remplis de grains, a ajouté de l’argent et des vêtements entre eux, puis lui a donné la corde du chameau en disant : « Prends-le, et cette provision ne s’épuisera pas avant qu’Allah ne t’accorde une meilleure situation. » Un homme a dit : « Ô chef des croyants ! Tu lui as donné trop. » `Umar a répondu d’un ton réprobateur : « Que ta mère te perde ! Par Allah, j’ai vu son père et son frère assiéger une forteresse longtemps, la conquérir, puis nous discutions de la part de butin qu’ils recevraient. »
- Sahih al-Bukhari, n°4161
Rapporté par Aslam : Une fois, je suis allé au marché avec `Umar bin Al-Khattab. Une jeune femme a suivi `Umar et a dit : « Ô chef des croyants ! Mon mari est mort, laissant de jeunes enfants. Par Allah, ils n’ont même pas de quoi cuisiner, pas de terres ni d’animaux. J’ai peur qu’ils meurent de faim, et je suis la fille de Khufaf bin Ima Al-Ghafari, et mon père a assisté au pacte d’Al-Hudaibiya avec le Prophète. » `Umar s’est arrêté et n’a pas continué, puis il a dit : « Je souhaite la bienvenue à ma proche parente. » Ensuite, il est allé vers un chameau robuste attaché à la maison, y a mis deux sacs remplis de grains, a ajouté de l’argent et des vêtements entre eux, puis lui a donné la corde du chameau en disant : « Prends-le, et cette provision ne s’épuisera pas avant qu’Allah ne t’accorde une meilleure situation. » Un homme a dit : « Ô chef des croyants ! Tu lui as donné trop. » `Umar a répondu d’un ton réprobateur : « Que ta mère te perde ! Par Allah, j’ai vu son père et son frère assiéger une forteresse longtemps, la conquérir, puis nous discutions de la part de butin qu’ils recevraient. »
- Sahih al-Bukhari, n°4211
Rapporté par Anas bin Malik : Nous sommes arrivés à Khaybar, et quand Allah a accordé la victoire à Son Messager pour ouvrir la forteresse, la beauté de Safiya bint Huyai bin Akhtaq, dont le mari avait été tué alors qu’elle venait de se marier, a été mentionnée au Messager d’Allah. Le Prophète (ﷺ) l’a choisie pour lui-même, puis il est parti avec elle. Quand nous sommes arrivés à un endroit appelé Sidd-as-Sahba’, Safiya a terminé ses menstruations, alors le Messager d’Allah (ﷺ) l’a épousée. Un plat appelé hais (un mets arabe) a été préparé sur une petite natte en cuir. Ensuite, le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Invite les gens autour de toi. » C’était donc le repas de mariage du Prophète (ﷺ) et de Safiya. Ensuite, nous avons repris la route vers Médine, et j’ai vu le Prophète préparer un coussin pour elle avec son manteau derrière lui (sur son chameau). Il s’est ensuite assis à côté de son chameau et a mis son genou pour que Safiya puisse y poser son pied afin de monter
- Sahih al-Bukhari, n°4240
Rapporté par `Aisha : Fatima, la fille du Prophète (ﷺ), a envoyé quelqu’un auprès d’Abu Bakr (quand il était calife) pour demander son héritage sur les biens que le Messager d’Allah (ﷺ) avait laissés, provenant de ce qu’Allah lui avait accordé à Médine, à Fadak, et sur ce qui restait du cinquième du butin de Khaybar. Abu Bakr a répondu : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens ne sont pas hérités. Tout ce que nous laissons est une aumône, mais la famille du Prophète Muhammad peut en profiter.” Par Allah, je ne changerai rien à l’état de l’aumône du Messager d’Allah (ﷺ) et je la laisserai comme elle était de son vivant, et j’en disposerai comme il le faisait. » Abu Bakr a donc refusé de donner quoi que ce soit à Fatima. Elle s’est alors fâchée contre lui, s’est éloignée de lui et ne lui a plus parlé jusqu’à sa mort. Elle a vécu six mois après la mort du Prophète. Quand elle est décédée, son mari `Ali l’a enterrée de nuit sans prévenir Abu Bakr et il a lui-même fait la prière funéraire. Du vivant de Fatima, les gens respectaient beaucoup `Ali, mais après sa mort, `Ali a remarqué un changement dans leur attitude envers lui. Il a donc cherché à se réconcilier avec Abu Bakr et lui a prêté serment d’allégeance. `Ali n’avait pas donné ce serment pendant ces mois (entre la mort du Prophète et celle de Fatima). `Ali a envoyé quelqu’un dire à Abu Bakr : « Viens chez nous, mais que personne ne vienne avec toi », car il ne voulait pas qu’`Umar vienne. `Umar a dit à Abu Bakr : « Non, par Allah, tu n’entreras pas seul chez eux. » Abu Bakr a répondu : « Que penses-tu qu’ils vont me faire ? Par Allah, j’irai. » Abu Bakr est donc entré, puis `Ali a prononcé le Tashah-hud et a dit à Abu Bakr : « Nous connaissons bien ta supériorité et ce qu’Allah t’a accordé, et nous ne sommes pas jaloux des bienfaits qu’Allah t’a donnés, mais tu ne nous as pas consultés pour le pouvoir et nous pensions avoir un droit à cause de notre lien de parenté avec le Messager d’Allah (ﷺ). » Les yeux d’Abu Bakr se sont alors remplis de larmes. Quand Abu Bakr a parlé, il a dit : « Par Celui qui détient mon âme, maintenir de bonnes relations avec la famille du Messager d’Allah (ﷺ) m’est plus cher que de le faire avec ma propre famille. Mais pour ce qui concerne le différend entre nous au sujet de ses biens, je ferai de mon mieux pour les utiliser de la meilleure façon, et je ne changerai rien à ce que j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) faire, je suivrai son exemple. » `Ali a alors dit à Abu Bakr : « Je te promets de te donner mon serment d’allégeance cet après-midi. » Après la prière du Zuhr, Abu Bakr est monté sur le minbar, a prononcé le Tashah-hud, puis a parlé de l’histoire de `Ali et du fait qu’il n’avait pas encore donné son serment, et il a accepté ses excuses. Ensuite, `Ali s’est levé, a demandé pardon à Allah, a prononcé le Tashah-hud, a reconnu le droit d’Abu Bakr et a dit qu’il n’avait pas agi par jalousie ou parce qu’il contestait les faveurs qu’Allah lui avait données. `Ali a ajouté : « Mais nous pensions aussi avoir un droit dans cette affaire (du pouvoir) et qu’il (Abu Bakr) ne nous avait pas consultés, ce qui nous a attristés. » Tous les musulmans ont alors été contents et ont dit : « Tu as bien agi. » Les musulmans se sont alors rapprochés de `Ali, qui a rejoint ce que les autres avaient fait (c’est-à-dire donner l’allégeance à Abu Bakr)
- Sahih al-Bukhari, n°4241
Rapporté par `Aisha : Fatima, la fille du Prophète (ﷺ), envoya quelqu’un auprès d’Abu Bakr (lorsqu’il était calife) pour demander sa part d’héritage des biens qu’Allah avait accordés au Messager d’Allah (ﷺ) à Médine, à Fadak, et de ce qui restait du Khumus du butin de Khaibar. Abu Bakr répondit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens ne sont pas hérités. Tout ce que nous laissons est une aumône, mais la famille de Muhammad peut en profiter.” Par Allah, je ne changerai rien à l’état de ces biens laissés en aumône par le Messager d’Allah (ﷺ) et je les gérerai comme il le faisait de son vivant. » Ainsi, Abu Bakr refusa de donner quoi que ce soit à Fatima. Elle se fâcha contre lui, s’éloigna de lui et ne lui parla plus jusqu’à sa mort. Elle vécut six mois après la mort du Prophète. À sa mort, son mari `Ali l’enterra de nuit sans prévenir Abu Bakr et fit la prière funéraire lui-même. Du vivant de Fatima, les gens respectaient beaucoup `Ali, mais après sa mort, il remarqua un changement dans leur attitude envers lui. `Ali chercha alors à se réconcilier avec Abu Bakr et lui prêta serment d’allégeance. Durant ces mois (entre la mort du Prophète et celle de Fatima), `Ali n’avait pas encore prêté serment. Il envoya quelqu’un dire à Abu Bakr : « Viens chez nous, mais viens seul », car il ne voulait pas qu’`Umar vienne. `Umar dit à Abu Bakr : « Non, par Allah, tu n’iras pas seul chez eux. » Abu Bakr répondit : « Que crois-tu qu’ils vont me faire ? Par Allah, j’irai. » Abu Bakr entra donc chez eux, puis `Ali récita le Tashahhud et dit à Abu Bakr : « Nous reconnaissons ta supériorité et ce qu’Allah t’a accordé. Nous n’envions pas les bienfaits qu’Allah t’a donnés, mais tu ne nous as pas consultés pour le pouvoir, alors que nous pensions avoir un droit à cause de notre lien de parenté avec le Messager d’Allah (ﷺ). » Les yeux d’Abu Bakr se remplirent de larmes. Puis il dit : « Par Celui qui détient mon âme, maintenir de bonnes relations avec la famille du Messager d’Allah (ﷺ) m’est plus cher que de le faire avec ma propre famille. Mais pour ce qui concerne les biens, je ferai de mon mieux pour les gérer comme il convient, et je ne changerai rien à ce que j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) faire. » Alors `Ali dit à Abu Bakr : « Je te promets de te prêter serment d’allégeance cet après-midi. » Après la prière du Zuhr, Abu Bakr monta sur le minbar, récita le Tashahhud, puis raconta l’histoire de `Ali et le fait qu’il n’avait pas prêté serment, et il accepta ses excuses. Ensuite, `Ali se leva, demanda pardon à Allah, récita le Tashahhud, reconnut le droit d’Abu Bakr et expliqua qu’il n’avait pas agi par jalousie ou par contestation du fait qu’Allah avait favorisé Abu Bakr, mais qu’il pensait avoir un droit dans cette affaire et qu’il n’avait pas été consulté, ce qui les avait attristés. Tous les musulmans furent alors contents et dirent : « Tu as bien agi. » Les relations entre les musulmans et `Ali redevinrent bonnes, car il rejoignit ce que les autres avaient fait (c’est-à-dire prêter serment à Abu Bakr)
- Sahih al-Bukhari, n°4529
Rapporté par Al-Hasan : La sœur de Ma’qal bin Yasar a été divorcée par son mari, qui l’a laissée jusqu’à ce qu’elle ait terminé sa période d’attente (‘Idda). Ensuite, il a voulu la reprendre, mais Maqal a refusé. Alors ce verset a été révélé : « Ne les empêchez pas d’épouser leurs anciens maris. »
- Sahih al-Bukhari, n°4531
Rapporté par Mujahi : (à propos du verset) : « Ceux d’entre vous qui meurent et laissent des épouses derrière eux… (leurs épouses) doivent attendre (avant de se remarier) pendant quatre mois et dix jours. » (2.234) Selon ce verset, la veuve devait passer cette période d’attente chez la famille de son mari, alors Allah a révélé : « Ceux d’entre vous qui meurent et laissent des épouses (c’est-à-dire des veuves) doivent leur léguer une année d’entretien et de résidence sans les en chasser, mais si elles partent (de la résidence), il n’y a pas de reproche à vous faire pour ce qu’elles font d’elles-mêmes, à condition que ce soit honorable (c’est-à-dire un mariage licite). » (2.240) Ainsi, Allah a accordé à la veuve un entretien supplémentaire de sept mois et vingt nuits, ce qui complète une année. Si elle le souhaite, elle peut rester (dans la maison de son mari) selon le testament, ou partir si elle le souhaite, comme Allah le dit : « …sans les en chasser, mais si elles partent… » Donc la ‘Idda (quatre mois et dix jours) lui est obligatoire. ‘Ata a dit : Ibn `Abbas a dit : « Ce verset, c’est-à-dire la parole d’Allah : “…sans les en chasser…” a annulé l’obligation de rester pendant la période d’attente dans la maison de son mari décédé, et elle peut compléter cette période où elle veut. » ‘Ata a ajouté : Si elle le souhaite, elle peut finir sa ‘Idda dans la maison de son mari selon le testament, ou partir selon la parole d’Allah : « Il n’y a pas de reproche à vous faire pour ce qu’elles font d’elles-mêmes. » ‘Ata a ajouté : Plus tard, les règles de l’héritage sont venues et ont abrogé l’ordre de résidence de la veuve (dans la maison de son mari décédé), donc elle pouvait finir sa ‘Idda où elle voulait. Il n’était plus nécessaire de lui fournir une résidence. Ibn `Abbas a dit : « Ce verset a abrogé la résidence de la veuve dans la maison de son mari décédé, et elle pouvait finir sa ‘Idda (quatre mois et dix jours) où elle voulait, comme le dit la parole d’Allah : “…sans les en chasser…” »
- Sahih al-Bukhari, n°4532
Rapporté par Muhammad bin Seereen : Je me suis assis dans une assemblée où étaient présents les chefs des Ansar, et `Abdur-Rahman bin Abu Laila était parmi eux. J’ai mentionné le récit de `Abdullah bin `Utba à propos de la question de Subai’a bint Al-Harith. `Abdur-Rahman a dit : « Mais l’oncle de `Abdullah ne disait pas cela. » J’ai dit : « Je serais bien audacieux de mentir sur quelqu’un qui est maintenant à Al-Kufa », et j’ai élevé la voix. Ensuite, je suis sorti et j’ai rencontré Malik bin ‘Amir ou Malik bin `Auf, et j’ai demandé : « Quel était le verdict d’Ibn Mas`ud concernant la veuve enceinte dont le mari est décédé ? » Il a répondu : « Ibn Mas`ud a dit : Pourquoi lui imposer une règle difficile et ne pas lui permettre de profiter de l’allègement ? La sourate la plus courte des femmes (c’est-à-dire la sourate At-Talaq) a été révélée après la plus longue (c’est-à-dire la sourate Al-Baqara). » (C’est-à-dire que sa ‘Idda dure jusqu’à l’accouchement)
- Sahih al-Bukhari, n°4578
Rapporté par Ibn `Abbas : (À l’époque préislamique) les enfants héritaient de tous les biens, mais les parents n’héritaient que par testament. Allah a annulé ce qu’Il voulait annuler et a décrété que la part d’un fils serait le double de celle d’une fille, et pour les parents un sixième chacun, ou un tiers, et pour l’épouse un huitième ou un quart, et pour le mari la moitié ou un quart
- Sahih al-Bukhari, n°4600
Rapporté par `Aisha : À propos du verset : « Ils te demandent un avis au sujet des femmes. Dis : Allah vous donne un avis à leur sujet, et aussi sur celles que vous souhaitez épouser. » (4:127) (Il a été révélé à propos de) un homme qui a une orpheline dont il est le tuteur et l’héritier. La fille partage avec lui tous ses biens, même un jardin de dattiers, mais il n’aime pas l’épouser ni la marier à quelqu’un d’autre qui partagerait avec lui les biens qu’elle partage déjà, et pour cette raison, ce tuteur empêche l’orpheline de se marier. Alors, ce verset a été révélé : (Et la parole d’Allah :) « Si une femme craint de la cruauté ou de l’abandon de la part de son mari… »
- Sahih al-Bukhari, n°4601
Rapporté par `Aisha : À propos du verset : « Si une femme craint de la cruauté ou de l’abandon de la part de son mari. » (4:128) Il s’agit d’un homme qui a une femme (épouse) et ne l’aime pas, et veut la divorcer, mais elle lui dit : « Je te libère de toute obligation envers moi. » Ce verset a donc été révélé à ce sujet
- Sahih al-Bukhari, n°4745
Rapporté par Sahl bin Saud : ‘Uwaimir est allé voir `Asim bin `Adi, le chef des Bani Ajlan, et lui a dit : « Que penses-tu d’un homme qui trouve un autre homme avec sa femme ? Doit-il le tuer et alors tu le ferais tuer (c’est-à-dire le mari), ou que doit-il faire ? Demande, s’il te plaît, au Messager d’Allah (ﷺ) à ce sujet pour moi. » `Asim est alors allé voir le Prophète (ﷺ) et lui a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » (et lui a posé la question), mais le Messager d’Allah (ﷺ) n’aimait pas cette question. Quand ‘Uwaimir demanda à `Asim ce qu’avait répondu le Prophète, `Asim répondit que le Messager d’Allah (ﷺ) n’aimait pas ce genre de question et trouvait cela honteux. ‘Uwaimir dit alors : « Par Allah, je n’arrêterai pas de demander tant que je n’aurai pas interrogé le Messager d’Allah (ﷺ) moi-même. » ‘Uwaimir alla donc voir le Prophète (ﷺ) et dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Un homme a trouvé un autre homme avec sa femme ! Doit-il le tuer et alors tu le ferais tuer (le mari, en rétorsion), ou que doit-il faire ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Allah a révélé à propos de toi et de ta femme ce qui est dans le Coran. » Le Messager d’Allah (ﷺ) leur ordonna alors de faire la procédure de Mula’ana comme Allah l’a mentionné dans Son Livre. ‘Uwaimir fit la Mula’ana avec elle et dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si je la gardais, je lui ferais du tort. » ‘Uwaimir divorça donc d’elle, et le divorce est devenu une tradition après eux pour ceux qui se retrouvent dans une situation de Mula’ana. Le Messager d’Allah (ﷺ) dit ensuite : « Regardez ! Si elle (la femme d’Uwaimir) accouche d’un enfant noir aux grands yeux noirs, aux hanches larges et aux jambes épaisses, alors je penserai qu’Uwaimir a dit la vérité ; mais si elle accouche d’un enfant roux ressemblant à un Wahra, alors nous considérerons qu’Uwaimir a menti sur elle. » Plus tard, elle accoucha d’un enfant ayant les caractéristiques que le Messager d’Allah (ﷺ) avait décrites comme preuve de la parole d’Uwaimir ; ainsi, l’enfant fut attribué à sa mère par la suite
- Sahih al-Bukhari, n°4746
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Un homme est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Supposons qu’un homme voit un autre homme avec sa femme, doit-il le tuer et alors tu ferais tuer (le tueur, en rétorsion), ou que doit-il faire ? » Allah a alors révélé à propos de leur cas ce qui concerne l’ordre de la Mula’ana. Le Messager d’Allah a dit à l’homme : « L’affaire entre toi et ta femme est tranchée. » Ils ont donc fait la Mula’ana en présence du Messager d’Allah (ﷺ) et j’étais présent, puis l’homme a divorcé de sa femme. Cela est donc devenu une tradition de dissoudre le mariage pour les couples impliqués dans une affaire de Mula’ana. La femme était enceinte et le mari niait être le père de l’enfant, donc l’enfant a ensuite été attribué à la mère. Il est alors devenu une règle que cet enfant hériterait de sa mère, et qu’elle hériterait de lui selon ce qu’Allah a prescrit
- Sahih al-Bukhari, n°4750
Rapporté par Aïcha : (L’épouse du Prophète) Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses épouses et emmenait avec lui celle sur qui le sort était tombé. Une fois, il a tiré au sort lorsqu’il voulait participer à une expédition, et le sort est tombé sur moi. Je suis donc partie avec le Messager d’Allah après que l’ordre du voile (pour les femmes) ait été révélé, et ainsi j’étais transportée dans ma litière (sur un chameau) et j’en descendais toujours à l’intérieur. Nous avons poursuivi notre voyage, et quand le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé son expédition et que nous étions sur le chemin du retour, il a ordonné de voyager de nuit. Quand l’armée a reçu l’ordre de reprendre la route, je me suis levée et j’ai marché jusqu’à ce que je laisse le camp derrière moi. Après avoir satisfait un besoin naturel, je suis retournée vers ma litière, mais j’ai remarqué que mon collier en perles noires s’était cassé. Je l’ai cherché, ce qui m’a retardée. Le groupe chargé de porter ma litière l’a soulevée et l’a installée sur le dos de mon chameau, pensant que j’étais dedans. À cette époque, les femmes étaient légères car elles mangeaient peu, donc ils n’ont pas remarqué que la litière était vide, et j’étais encore jeune. Ils ont emmené le chameau et sont partis. J’ai retrouvé mon collier après le départ de l’armée. Je suis revenue au camp mais il n’y avait plus personne, alors je me suis assise à l’endroit où je restais, pensant qu’ils reviendraient me chercher. En attendant, je me suis endormie. Safwan ibn Al-Mu’attal As-Sulami, qui suivait l’armée, est arrivé à mon emplacement le matin et a vu une silhouette endormie. Il m’a reconnue car il m’avait vue avant l’obligation du voile. Je me suis réveillée en entendant : « Inna li-llahi wa inna ilayhi raji’un », qu’il a prononcé en me reconnaissant. J’ai couvert mon visage avec mon vêtement, et par Allah, il ne m’a rien dit d’autre que : « Inna li-llahi wa inna ilayhi raji’un », jusqu’à ce qu’il fasse agenouiller sa chamelle, sur laquelle je suis montée. Safwan a alors conduit la chamelle jusqu’à ce que nous rejoignions l’armée pendant leur pause de midi. Ensuite, ceux qui étaient destinés à tomber dans la calomnie l’ont fait, et le chef de la calomnie était `Abdullah ibn Ubayy ibn Salul. Après cela, nous sommes arrivés à Médine et je suis tombée malade pendant un mois, tandis que les gens répandaient les rumeurs sans que je le sache. Ce qui m’a intriguée pendant ma maladie, c’est que le Messager d’Allah (ﷺ) n’était plus aussi attentionné envers moi qu’avant. Il entrait, me saluait et disait : « Comment va-t-elle ? », puis repartait. Cela a éveillé mes soupçons, mais je n’étais pas au courant de ce qui se disait. Quand je me suis rétablie, je suis sortie avec Um Mistah pour satisfaire un besoin, comme nous le faisions la nuit, car il n’y avait pas de toilettes près des maisons. Cette habitude était celle des anciens Arabes, car nous trouvions difficile d’avoir des toilettes dans la maison. Um Mistah, la fille d’Abi Ruhm, m’accompagnait. Après avoir terminé, nous sommes revenues, et Um Mistah a trébuché sur sa robe et a dit : « Que Mistah soit perdu ! » Je lui ai dit : « Quelle mauvaise parole ! Tu insultes un homme qui a combattu à Badr ? » Elle a répondu : « Toi, là ! Tu n’as pas entendu ce qu’il a dit ? » Je lui ai demandé : « Qu’a-t-il dit ? » Elle m’a alors raconté ce que disaient les gens, ce qui a aggravé ma maladie. De retour à la maison, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, m’a saluée et a dit : « Comment va-t-elle ? » J’ai demandé : « Puis-je aller chez mes parents ? » Je voulais vérifier la nouvelle auprès d’eux. Il a accepté, et j’ai demandé à ma mère : « Maman, de quoi parlent les gens ? » Elle m’a dit : « Ma fille, prends patience. Par Allah, il n’y a pas de femme belle et aimée de son mari, qui a d’autres épouses, sans que les autres ne cherchent à la dénigrer. » J’ai dit : « Subhan Allah ! Les gens ont vraiment parlé de cela ? » Cette nuit-là, j’ai pleuré sans arrêt jusqu’au matin. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors consulté `Ali ibn Abi Talib et Usama ibn Zayd. Usama a témoigné de mon innocence et de l’amour du Prophète pour moi : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est ta femme, et nous ne savons rien d’elle sauf du bien. » Mais `Ali a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah ne t’a pas imposé de contrainte ; il y a beaucoup d’autres femmes. Mais si tu veux, demande à sa servante, elle te dira la vérité. » Aïcha ajoute : Le Messager d’Allah (ﷺ) a donc appelé Barira et lui a demandé : « Ô Barira ! As-tu vu quelque chose de suspect chez Aïcha ? » Barira a répondu : « Par Allah, qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ai rien vu de répréhensible chez elle, sauf qu’elle est jeune et parfois elle s’endort et laisse la pâte sans surveillance, alors les chèvres la mangent. » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors levé et a demandé à la communauté : « Ô musulmans ! Qui m’aidera contre un homme qui m’a blessé en calomniant ma famille ? Par Allah, je ne sais rien de mal sur ma famille, et la personne accusée n’a jamais rendu visite à ma famille sans ma présence. » Sa`d ibn Mu`adh s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Allah, je m’occuperai de lui. S’il est des Aws, je lui couperai la tête ; s’il est des Khazraj, donne-nous ton ordre et nous obéirons. » Sa`d ibn ‘Ubada, chef des Khazraj, s’est levé, poussé par la fierté de sa tribu, et a dit à Sa`d ibn Mu`adh : « Par Allah, tu mens ! Tu ne le tueras pas et tu n’en es pas capable ! » Usaid ibn Hudair, cousin de Sa`d ibn Mu`adh, s’est levé et a dit à Sa`d ibn ‘Ubada : « C’est toi le menteur ! Par Allah, nous le tuerons, et tu es un hypocrite qui défend les hypocrites ! » Les deux tribus faillirent se battre alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était sur le minbar. Il les calma jusqu’à ce qu’ils se taisent. Ce jour-là, j’ai pleuré sans arrêt, sans dormir, jusqu’à ce que mes parents pensent que j’allais en mourir. Une femme ansarie est venue pleurer avec moi. Alors que j’étais dans cet état, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, a salué, s’est assis et a récité le Tashahhud. Il a dit : « Ensuite, ô Aïcha ! On m’a parlé de toi. Si tu es innocente, Allah montrera ton innocence. Si tu as commis une faute, demande pardon à Allah et repens-toi, car quand un serviteur avoue son péché et se repent, Allah accepte son repentir. » Quand il eut fini, mes larmes cessèrent. J’ai demandé à mon père de répondre pour moi, il a dit : « Par Allah, je ne sais quoi dire. » J’ai demandé à ma mère, elle a dit : « Je ne sais quoi dire. » J’ai alors dit, bien que jeune et connaissant peu le Coran : « Par Allah, je sais que vous avez entendu cette histoire et qu’elle s’est ancrée dans vos esprits. Si je dis que je suis innocente, vous ne me croirez pas ; si j’avoue alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Par Allah, je ne trouve d’exemple pour moi que celui du père de Joseph : “La patience est la meilleure attitude face à ce que vous dites, et c’est Allah dont l’aide doit être recherchée.” » Je me suis tournée et allongée sur mon lit, sachant qu’Allah prouverait mon innocence. Mais je n’aurais jamais pensé qu’Allah ferait descendre une révélation à mon sujet qui serait récitée pour toujours. Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’avait pas quitté sa place, personne n’était sorti, quand la Révélation est descendue sur lui. Il a été saisi par la difficulté habituelle de la révélation, au point que des gouttes de sueur coulaient de son front comme des perles, bien qu’il fasse froid. Quand cela s’est terminé, il souriait et a dit : « Aïcha, Allah a déclaré ton innocence. » Ma mère m’a dit : « Lève-toi et va vers lui. » J’ai répondu : « Par Allah, je n’irai pas vers lui et je ne remercierai personne sauf Allah. » Alors Allah révéla : « Ceux qui ont propagé la calomnie font partie d’un groupe parmi vous… » (24.11-20). Quand Allah a révélé mon innocence, Abu Bakr As-Siddiq, qui aidait Mistah à cause de leur lien de parenté et de sa pauvreté, a dit : « Par Allah, je ne l’aiderai plus jamais après ce qu’il a dit sur Aïcha. » Alors Allah révéla : « Que ceux d’entre vous qui sont bons et riches ne jurent pas de ne plus aider leurs proches, les nécessiteux, et ceux qui ont émigré pour Allah. Qu’ils pardonnent et oublient. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? » (24.22). Abu Bakr a dit : « Oui, par Allah, je veux qu’Allah me pardonne. » Il a donc repris son aide à Mistah et a dit : « Par Allah, je ne lui refuserai plus jamais rien. » Aïcha a ajouté : Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi interrogé Zaynab bint Jahsh à mon sujet : « Ô Zaynab ! Qu’as-tu vu ? » Elle a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je protège mon ouïe et ma vue (je ne mens pas). Je ne sais que du bien sur Aïcha. » Parmi toutes les épouses du Prophète (ﷺ), Zaynab souhaitait recevoir la même faveur que moi, mais Allah l’a préservée du mensonge par sa piété. Mais sa sœur Hamna a pris sa défense et a été perdue, comme ceux qui ont inventé et propagé la calomnie
- Sahih al-Bukhari, n°4757
Rapporté par Aïcha : Quand on a dit sur moi ce qui a été dit, alors que je n’en savais rien, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et a parlé aux gens. Il a récité le Tashahhud, puis a loué et glorifié Allah comme il se doit, puis il a dit : « Ensuite : Ô gens, donnez-moi votre avis sur ceux qui ont inventé un mensonge contre ma femme. Par Allah, je ne sais rien de mal à son sujet. Par Allah, ils l’ont accusée d’être avec un homme dont je n’ai jamais rien su de mal, et il n’est jamais entré chez moi sans que je sois présent, et chaque fois que je partais en voyage, il m’accompagnait. » Sa`d ibn Mu`adh s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), permets-moi de leur trancher la tête. » Un homme des Khazraj (Sa`d ibn ‘Ubada), parent de la mère du poète Hassan ibn Thabit, s’est levé et a dit (à Sa`d ibn Mu`adh) : « Tu mens ! Par Allah, si ces personnes étaient des Aws, tu n’aurais pas voulu leur trancher la tête. » Il était possible qu’un conflit éclate entre les Aws et les Khazraj dans la mosquée, et j’ignorais tout cela. Ce soir-là, je suis sortie pour un besoin, accompagnée d’Um Mistah. Sur le chemin du retour, Um Mistah a trébuché et a dit : « Que Mistah soit perdu ! » Je lui ai dit : « Ô mère, pourquoi insultes-tu ton fils ? » Elle s’est tue un moment, puis a trébuché à nouveau et a répété : « Que Mistah soit perdu ! » Je lui ai demandé pourquoi elle l’insultait. Elle a trébuché une troisième fois et a répété la même chose, alors je l’ai réprimandée. Elle a dit : « Par Allah, je ne l’insulte que pour toi. » Je lui ai demandé : « À propos de quoi ? » Elle m’a alors raconté toute l’histoire. J’ai dit : « Cela est-il vraiment arrivé ? » Elle a répondu : « Oui, par Allah. » Je suis rentrée chez moi, bouleversée, au point d’oublier pourquoi j’étais sortie. Puis je suis tombée malade (fièvre) et j’ai demandé au Messager d’Allah (ﷺ) de m’envoyer chez mon père. Il a envoyé un esclave avec moi, et en arrivant, j’ai trouvé ma mère en bas et mon père, Abu Bakr, en haut en train de réciter. Ma mère m’a demandé : « Qu’est-ce qui t’amène, ma fille ? » Je lui ai raconté toute l’histoire, mais elle n’a pas ressenti la chose comme moi. Elle a dit : « Ma fille, prends patience, car il n’y a jamais de femme belle et aimée de son mari qui a d’autres épouses sans que les autres ne soient jalouses et ne parlent mal d’elle. » Mais elle n’a pas ressenti la nouvelle comme moi. J’ai demandé : « Mon père est-il au courant ? » Elle a répondu : « Oui. » J’ai demandé : « Le Messager d’Allah (ﷺ) aussi ? » Elle a dit : « Oui, lui aussi. » Les larmes me sont montées aux yeux et j’ai pleuré. Abu Bakr, qui lisait à l’étage, a entendu ma voix, est descendu et a demandé à ma mère : « Qu’a-t-elle ? » Elle a répondu : « Elle a entendu ce qui a été dit sur elle (concernant l’histoire de la calomnie). » Abu Bakr a pleuré et a dit : « Je t’en supplie par Allah, ma fille, retourne chez toi. » Je suis rentrée chez moi et le Messager d’Allah (ﷺ) est venu demander à ma servante à propos de moi (de mon comportement). La servante a dit : « Par Allah, je ne connais aucun défaut chez elle, sauf qu’elle s’endort et laisse les moutons entrer et manger sa pâte. » Certains compagnons du Prophète lui ont alors parlé durement et lui ont demandé de dire la vérité au Messager d’Allah (ﷺ). Finalement, ils lui ont parlé de l’affaire (de la calomnie). Elle a dit : « Subhan Allah ! Par Allah, je ne sais rien contre elle, sauf ce qu’un orfèvre sait d’un morceau d’or pur. » Cette nouvelle est parvenue à l’homme accusé, qui a dit : « Subhan Allah ! Par Allah, je n’ai jamais découvert l’intimité d’aucune femme. » Plus tard, cet homme est tombé en martyr dans la cause d’Allah. Le lendemain matin, mes parents sont venus me voir et sont restés avec moi jusqu’à ce que le Messager d’Allah (ﷺ) vienne après la prière de l’Asr. Il est venu alors que mes parents étaient assis à mes côtés. Il a loué et glorifié Allah, puis a dit : « Maintenant, ô Aïcha ! Si tu as commis une mauvaise action ou t’es fait du tort, repens-toi à Allah, car Allah accepte le repentir de Ses serviteurs. » Une femme ansarie était assise près de la porte. J’ai dit (au Prophète) : « N’est-ce pas déplacé de parler ainsi devant cette femme ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors donné un conseil, et je me suis tournée vers mon père pour lui demander de répondre à ma place. Il a dit : « Que dois-je dire ? » Je me suis tournée vers ma mère, qui a dit : « Que dois-je dire ? » Comme mes parents ne répondaient pas, j’ai dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah, et que Muhammad est Son Messager ! » Après avoir loué et glorifié Allah, j’ai dit : « Maintenant, par Allah, si je vous dis que je n’ai rien fait (de mal) et qu’Allah est témoin que je dis la vérité, cela ne servira à rien car vous avez parlé de cela et vos cœurs l’ont absorbé ; et si je dis que j’ai commis ce péché alors qu’Allah sait que je ne l’ai pas fait, vous direz : “Elle a avoué.” Par Allah, je ne vois pas d’exemple plus approprié pour moi et vous que celui du père de Joseph quand il a dit : “La patience est la meilleure attitude face à ce que vous dites. C’est Allah (Seul) dont l’aide doit être recherchée.” » À ce moment-là, la Révélation est descendue sur le Messager d’Allah (ﷺ) et nous sommes restés silencieux. Puis la Révélation s’est terminée et j’ai vu des signes de bonheur sur son visage, alors qu’il essuyait la sueur de son front et disait : « Bonne nouvelle, ô Aïcha ! Allah a révélé ton innocence. » À ce moment-là, j’étais très en colère. Mes parents m’ont dit : « Lève-toi et va vers lui. » J’ai répondu : « Par Allah, je ne le ferai pas et je ne remercierai ni lui ni vous, mais je remercierai Allah qui a révélé mon innocence. Vous avez entendu cette histoire mais vous ne l’avez ni niée ni changée (pour me défendre). » (Aïcha disait :) « Quant à Zaynab bint Jahsh (l’épouse du Prophète), Allah l’a protégée grâce à sa piété, donc elle n’a rien dit d’autre que du bien sur moi, mais sa sœur Hamna a été perdue parmi ceux qui ont été perdus. Ceux qui parlaient mal de moi étaient Mistah, Hassan ibn Thabit et l’hypocrite `Abdullah ibn Ubayy, qui propageait la rumeur et incitait les autres à en parler ; c’est lui et Hamna qui ont eu la plus grande part dans cette affaire. Abu Bakr a juré de ne plus jamais faire de faveur à Mistah. Alors Allah a révélé le verset : “Que ceux d’entre vous qui sont bons et riches (comme Abu Bakr) ne jurent pas de ne plus aider leurs proches et les nécessiteux (comme Mistah)… N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Allah est Pardonneur, Miséricordieux.” (24.22) Sur cela, Abu Bakr a dit : “Oui, par Allah, Seigneur ! Nous voulons que Tu nous pardonnes.” Il a donc recommencé à donner à Mistah ce qu’il lui donnait auparavant
- Sahih al-Bukhari, n°4909
Rapporté par Abu Salama : Un homme est venu voir Ibn `Abbas pendant qu’Abu Huraira était assis avec lui et lui a demandé : « Donne-moi ton avis sur une femme qui a accouché quarante jours après la mort de son mari. » Ibn `Abbas a répondu : « Cela marque la fin de l’une des deux périodes légales. » J’ai dit : « Pour les femmes enceintes, leur délai légal va jusqu’à l’accouchement. » Abu Huraira a dit : « Je suis d’accord avec mon cousin (Abu Salama). » Ibn `Abbas a alors envoyé son esclave Kuraib demander à Um Salama à ce sujet. Elle a répondu : « Le mari de Subai’a al-Aslamiya a été tué alors qu’elle était enceinte, et elle a accouché quarante jours après sa mort. Ensuite, elle a reçu des demandes en mariage et le Messager d’Allah (ﷺ) l’a mariée à quelqu’un. Abu As-Sanabil faisait partie de ceux qui ont demandé sa main. »
- Sahih al-Bukhari, n°5079
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Alors que nous revenions d’une expédition avec le Prophète, je me suis mis à faire avancer mon chameau rapidement, car il était paresseux. Un cavalier est arrivé derrière moi et a piqué mon chameau avec sa lance, et il s’est mis à courir aussi vite que les meilleurs chameaux. C’était le Prophète (ﷺ) lui-même. Il m’a dit : « Pourquoi es-tu si pressé ? » J’ai répondu : « Je viens de me marier. » Il a demandé : « As-tu épousé une vierge ou une femme déjà mariée ? » J’ai répondu : « Une femme déjà mariée. » Il a dit : « Pourquoi n’as-tu pas épousé une jeune fille pour pouvoir jouer avec elle et qu’elle joue avec toi ? » Quand nous étions sur le point d’entrer à Médine, le Prophète (ﷺ) a dit : « Attends, entre plutôt la nuit, pour que la femme aux cheveux en désordre ait le temps de se coiffer et que celle dont le mari était absent puisse s’épiler. »
- Sahih al-Bukhari, n°5097
Rapporté par `Aisha : Trois principes ont été établis à cause de Barira : (i) Quand Barira a été affranchie, on lui a donné le choix de rester ou non avec son mari esclave. (ii) Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Le droit d’allégeance (Wala) de l’esclave revient à celui qui l’a affranchi. » (iii) Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est entré dans la maison, il a vu une marmite sur le feu, mais on lui a servi du pain et du bouillon de viande préparé à la maison. Le Prophète (ﷺ) a dit : « N’ai-je pas vu une marmite sur le feu ? » On lui a répondu : « C’est de la viande donnée en aumône à Barira, et tu ne manges pas ce qui est donné en aumône. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « C’est une aumône pour Barira, mais c’est un cadeau pour nous. »
- Sahih al-Bukhari, n°5122
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : `Umar bin Al-Khattab a dit : « Quand Hafsa bint `Umar est devenue veuve après la mort de son mari Khunais bin Hudhafa As-Sahmi, qui était l’un des compagnons du Prophète et qui est décédé à Médine, je suis allé voir `Uthman bin `Affan et je lui ai proposé la main de Hafsa. Il m’a dit : “Je vais y réfléchir.” J’ai attendu quelques jours, puis il m’a rencontré et m’a dit : “Il semble que je ne peux pas me marier en ce moment.” » `Umar a ajouté : « J’ai rencontré Abu Bakr As-Siddique et je lui ai dit : “Si tu veux, je peux te marier avec ma fille Hafsa.” Abu Bakr est resté silencieux et ne m’a rien répondu. J’ai été plus contrarié par lui que par `Uthman. J’ai attendu quelques jours, puis le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé la main de Hafsa, et je l’ai donnée en mariage au Prophète. Plus tard, j’ai rencontré Abu Bakr qui m’a dit : “Peut-être as-tu été fâché contre moi quand tu m’as proposé Hafsa et que je ne t’ai pas répondu ?” J’ai dit : “Oui.” Abu Bakr a dit : “La seule raison pour laquelle je ne t’ai pas répondu, c’est que je savais que le Messager d’Allah avait parlé d’elle, et je ne voulais pas révéler le secret du Messager d’Allah (ﷺ). Et si le Messager d’Allah avait refusé, je l’aurais épousée.” »
- Sahih al-Bukhari, n°5127
Rapporté par ‘Urwa bin Az-Zubair : ‘Aïsha, l’épouse du Prophète (ﷺ), lui a raconté qu’il existait quatre types de mariage à l’époque préislamique de l’Ignorance. Un des types ressemblait à celui d’aujourd’hui : un homme demandait la main d’une femme à son tuteur ou à son père, lui donnait une dot, puis l’épousait. Le deuxième type était le suivant : un homme disait à sa femme, après la fin de ses règles : « Fais venir un tel et aie des rapports avec lui. » Son mari s’éloignait alors d’elle et n’avait plus de rapports avec elle jusqu’à ce qu’elle tombe enceinte de l’autre homme. Quand la grossesse était évidente, il reprenait la vie conjugale s’il le souhaitait. Il faisait cela pour avoir un enfant de lignée noble. Ce type de mariage s’appelait Al-Istibda’. Un autre type était que moins de dix hommes se réunissaient et allaient voir une femme, chacun ayant des rapports avec elle. Si elle tombait enceinte et accouchait, après quelques jours, elle convoquait tous ces hommes. Aucun ne refusait de venir. Devant eux, elle disait : « Vous savez ce que vous avez fait. J’ai eu un enfant, c’est l’enfant de tel homme ! » Elle désignait celui qu’elle voulait, et l’enfant portait son nom, sans que l’homme puisse refuser. Le quatrième type était que de nombreux hommes fréquentaient une femme qui n’en refusait aucun. C’étaient des prostituées qui mettaient des drapeaux à leur porte comme signe, et quiconque le voulait pouvait avoir des rapports avec elles. Si l’une d’elles tombait enceinte et accouchait, on rassemblait tous les hommes concernés et on faisait appel à un expert pour reconnaître à qui ressemblait l’enfant. L’enfant était alors attribué à l’homme désigné, qui ne pouvait pas refuser. Mais quand Muhammad (ﷺ) a été envoyé avec la Vérité, il a aboli tous ces types de mariage de l’époque de l’Ignorance, sauf celui qui existe aujourd’hui
- Sahih al-Bukhari, n°5129
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Umar : Quand Hafsa, la fille de ‘Umar, est devenue veuve après la mort de son mari Ibn Hudhafa As-Sahmi, qui était un compagnon du Prophète (ﷺ), un des combattants de Badr, et qui est mort à Médine, ‘Umar a dit : « J’ai rencontré ‘Uthman bin ‘Affan et je lui ai proposé : ‘Si tu veux, je peux te marier à Hafsa.’ Il m’a répondu : ‘Je vais y réfléchir.’ J’ai attendu quelques jours, puis il m’a dit : ‘J’ai décidé de ne pas me marier pour l’instant.’ » ‘Umar a ajouté : « Ensuite, j’ai rencontré Abu Bakr et je lui ai dit : ‘Si tu veux, je peux te marier à Hafsa.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°5152
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il n’est pas permis à une femme (au moment du mariage) de demander le divorce de sa sœur (c’est-à-dire l’autre épouse de son futur mari) pour tout avoir pour elle seule, car elle ne recevra que ce qui lui a été destiné. »
- Sahih al-Bukhari, n°5188
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Chacun de vous est un gardien et chacun de vous est responsable de ce dont il a la charge. Un dirigeant est un gardien et il est responsable de ses administrés ; un homme est le gardien de sa famille et il en est responsable ; une femme est la gardienne de la maison de son mari et elle en est responsable ; un esclave est le gardien des biens de son maître et il en est responsable. Attention ! Vous êtes tous des gardiens et vous êtes tous responsables de ce dont vous avez la charge. »
- Sahih al-Bukhari, n°5189
Rapporté par `Aisha : Onze femmes se sont réunies et ont promis de ne rien cacher au sujet de leurs maris. La première a dit : « Mon mari est comme la viande d’un chameau maigre posée en haut d’une montagne : ni facile à atteindre, ni assez grasse pour qu’on fasse l’effort d’aller la chercher. » La deuxième a dit : « Je ne parlerai pas de mon mari, car j’ai peur de ne pas pouvoir finir tant il y a à dire, et si je le décris, je ne parlerai que de ses défauts. » La troisième a dit : « Mon mari, le “trop grand” ! Si je le décris et qu’il l’apprend, il me divorce, et si je me tais, il me laisse en suspens, ni mariée ni divorcée. » La quatrième a dit : « Mon mari est modéré, comme la nuit de Tihama : ni trop chaud ni trop froid ; je n’ai ni peur de lui ni de reproche à lui faire. » La cinquième a dit : « Mon mari, quand il rentre, c’est un léopard (il dort beaucoup), et quand il sort, c’est un lion (il se vante beaucoup). Il ne se soucie pas de ce qu’il y a dans la maison. » La sixième a dit : « Quand mon mari mange, il mange tout (il ne laisse rien), quand il boit, il ne laisse rien non plus ; quand il dort, il s’enroule seul dans les couvertures, et il ne s’intéresse pas à ce que je ressens. » La septième a dit : « Mon mari est injuste ou faible et insensé. Il a tous les défauts. Il peut te blesser à la tête ou au corps, ou les deux. » La huitième a dit : « Mon mari est doux au toucher comme un lapin et il sent bon comme le zarnab (une herbe parfumée). » La neuvième a dit : « Mon mari est un homme grand et généreux, il porte une longue sangle pour son épée. Il accueille beaucoup de monde (il est très hospitalier) et sa maison est proche des gens (ils peuvent facilement venir le consulter). » La dixième a dit : « Mon mari s’appelle Malik, et qui est Malik ? Malik est au-dessus de tout ce que je pourrais dire sur lui. La plupart de ses chameaux restent à la maison (prêts à être offerts aux invités) et seuls quelques-uns vont au pâturage. Quand les chameaux entendent le son du luth ou du tambourin, ils savent qu’ils vont être sacrifiés pour les invités. » La onzième a dit : « Mon mari est Abu Zar`, et que dire d’Abu Zar` ? Il m’a offert beaucoup de bijoux, mes oreilles en sont lourdes et mes bras sont devenus gros (j’ai pris du poids). Il m’a rendue heureuse, au point que je me sens fière de moi. Il m’a trouvée dans une famille pauvre qui n’avait que des moutons, et il m’a emmenée dans une famille respectée avec des chevaux, des chameaux et du grain à moudre. Quoi que je dise, il ne me critique pas. Quand je dors, je dors tard le matin, et quand je bois, je bois à ma soif. La mère d’Abu Zar, que dire d’elle ? Ses sacs étaient toujours pleins et sa maison était spacieuse. Le fils d’Abu Zar, que dire de lui ? Son lit est aussi étroit qu’une épée nue, et il se contente d’un petit morceau de viande. La fille d’Abu Zar est obéissante envers ses parents, elle est bien bâtie et cela rend jalouse la coépouse de son mari. La servante d’Abu Zar, que dire d’elle ? Elle garde nos secrets, ne gaspille pas nos provisions et ne laisse pas de désordre dans la maison. » La onzième femme a ajouté : « Un jour, Abu Zar est sorti au moment de la traite et il a vu une femme avec deux fils, comme deux léopards, qui jouaient avec elle. En la voyant, il m’a divorcée et l’a épousée. Ensuite, j’ai épousé un homme noble qui montait un cheval rapide et tenait une lance. Il m’a donné beaucoup de choses, même une paire de chaque bête, et il m’a dit : “Mange, ô Oum Zar, et donne à ta famille.” » Elle a ajouté : « Pourtant, tout ce que mon second mari m’a donné ne vaut pas le plus petit récipient d’Abu Zar. » `Aisha a alors dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « Je suis pour toi comme Abu Zar l’était pour sa femme Oum Zar. »
- Sahih al-Bukhari, n°5192
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Une femme ne doit pas jeûner (jeûnes surérogatoires) sans la permission de son mari s’il est présent à la maison. »
- Sahih al-Bukhari, n°5194
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si une femme passe la nuit en s’éloignant du lit de son mari (ne dort pas avec lui), alors les anges la maudissent jusqu’à ce qu’elle revienne vers lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°5195
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il n’est pas permis à une femme de jeûner (jeûnes surérogatoires) sans la permission de son mari lorsqu’il est à la maison ; elle ne doit pas non plus laisser entrer quelqu’un dans sa maison sans sa permission ; et si elle dépense de son argent (pour des œuvres de charité) sans qu’il le lui ait demandé, il recevra la moitié de la récompense. »
- Sahih al-Bukhari, n°5200
Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Chacun de vous est un gardien et est responsable de ce dont il a la charge. Le dirigeant est un gardien, l’homme est gardien de sa famille, la femme est gardienne de la maison de son mari et de ses enfants ; ainsi, chacun de vous est un gardien et responsable de ce dont il a la charge. »
- Sahih al-Bukhari, n°5205
Rapporté par `Aisha : Une femme des Ansar a marié sa fille, et les cheveux de cette dernière ont commencé à tomber. Les femmes Ansar sont allées voir le Prophète (ﷺ) et lui ont parlé de cela, en disant : « Le mari de ma fille a proposé que je lui mette des faux cheveux. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Non, ne fais pas cela, car Allah maudit les femmes qui rallongent leurs cheveux artificiellement. »
- Sahih al-Bukhari, n°5206
Rapporté par `Aisha : À propos du verset : « Si une femme craint la cruauté ou l’abandon de la part de son mari… » (4.128) Il s’agit de la femme dont le mari ne veut plus vivre avec elle, mais veut divorcer et épouser une autre femme. Alors elle lui dit : « Garde-moi et ne me divorce pas, puis épouse une autre femme, et tu n’es pas obligé de subvenir à mes besoins ni de dormir avec moi. » Cela est indiqué par la parole d’Allah : « Il n’y a pas de mal pour eux s’ils trouvent un accord à l’amiable entre eux, et un tel accord est meilleur. »
- Sahih al-Bukhari, n°5219
Rapporté par Asma : Une femme a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Mon mari a une autre épouse, est-ce un péché si je prétends qu'il m'a donné quelque chose qu'il ne m'a pas donné (pour la taquiner) ? » Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Celle qui fait semblant d'avoir reçu ce qui ne lui a pas été donné est comme celle qui porte deux vêtements de mensonge
- Sahih al-Bukhari, n°5232
Rapporté par `Uqba bin 'Amir : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Faites attention avant d’entrer chez les femmes. » Un homme parmi les Ansar a demandé : « Ô Messager d’Allah ! Qu’en est-il des beaux-frères (les frères du mari ou ses neveux, etc.) ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Les beaux-frères sont la mort elle-même. »
- Sahih al-Bukhari, n°5240
Rapporté par `Abdullah bin Mas`ud : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Une femme ne doit pas regarder ou toucher une autre femme pour ensuite la décrire à son mari de façon à ce qu’il la voie comme s’il la regardait lui-même. »
- Sahih al-Bukhari, n°5241
Rapporté par `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Une femme ne doit pas regarder ou toucher une autre femme pour ensuite la décrire à son mari de façon à ce qu’il la voie comme s’il la regardait lui-même. »
- Sahih al-Bukhari, n°5245
Rapporté par Jabir : J’étais avec le Messager d’Allah (ﷺ) lors d’une expédition, et à notre retour, je voulais me dépêcher alors que je montais un chameau lent. Un cavalier est arrivé derrière moi. Je me suis retourné et j’ai vu que c’était le Messager d’Allah (ﷺ). Il m’a dit : « Pourquoi es-tu si pressé ? » J’ai répondu : « Je viens de me marier. » Il a demandé : « Tu as épousé une vierge ou une femme déjà mariée ? » J’ai répondu : « Une femme déjà mariée. » Il a dit : « Pourquoi n’as-tu pas épousé une jeune fille avec qui tu aurais pu jouer et qui aurait joué avec toi ? » Puis, quand nous sommes arrivés près de Médine et allions y entrer, le Prophète (ﷺ) a dit : « Attendez d’entrer chez vous la nuit (au début de la nuit), pour que les femmes aux cheveux en désordre puissent se coiffer et que celles dont le mari était absent puissent s’épiler. » (Le sous-narrateur, Hashim, a dit : Un narrateur fiable m’a dit que le Prophète (ﷺ) a ajouté dans ce hadith : « Ayez des enfants ! Des enfants, ô Jabir ! »
- Sahih al-Bukhari, n°5246
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si vous rentrez dans votre ville la nuit (après un voyage), n’entrez pas chez votre famille avant que la femme dont le mari était absent se soit épilée et que la femme aux cheveux en désordre se soit coiffée. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi dit : « (Ô Jabir !) Cherchez à avoir des enfants, cherchez à avoir des enfants. »
- Sahih al-Bukhari, n°5247
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Nous étions avec le Prophète (ﷺ) lors d’une expédition. Quand nous sommes revenus et que nous approchions de Médine, je voulais avancer plus vite mais ma chamelle était lente. Un cavalier m’a rattrapé et a piqué ma chamelle avec sa lance, alors elle s’est mise à courir aussi vite que n’importe quelle autre chamelle rapide. Je me suis retourné et j’ai vu que le cavalier était le Messager d’Allah (ﷺ). Je lui ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je viens de me marier. » Il m’a demandé : « Tu t’es marié ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Avec une vierge ou une femme déjà mariée ? » J’ai répondu : « (Pas une vierge) mais une femme déjà mariée. » Il a dit : « Pourquoi n’as-tu pas épousé une jeune fille pour que tu puisses jouer avec elle et qu’elle joue avec toi ? » Quand nous sommes arrivés près de Médine et que nous allions y entrer, le Prophète (ﷺ) a dit : « Attends d’entrer chez toi au début de la nuit, pour que la femme qui a les cheveux en désordre ait le temps de se coiffer et que celle dont le mari était absent puisse s’épiler. »
- Sahih al-Bukhari, n°5261
Rapporté par `Aisha : Un homme a divorcé de sa femme trois fois (en prononçant trois fois sa décision), puis elle a épousé un autre homme qui l'a aussi divorcée. On a demandé au Prophète (ﷺ) si elle pouvait légalement se remarier avec son premier mari. Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Non, elle ne peut pas se remarier avec le premier mari tant que le second mari n'a pas consommé son mariage avec elle, comme l'avait fait le premier. »
- Sahih al-Bukhari, n°5265
Rapporté par `Aisha : Un homme a divorcé de sa femme, puis elle a épousé un autre homme qui s’est révélé impuissant et l’a divorcée. Elle n’a pas pu être satisfaite avec lui, et après un certain temps il l’a divorcée. Elle est alors venue voir le Prophète et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Mon premier mari m’a divorcée, puis j’ai épousé un autre homme qui est venu vers moi pour consommer le mariage, mais il s’est avéré impuissant et ne m’a approchée qu’une seule fois, sans rien en retirer. Puis-je alors me remarier avec mon premier mari dans ce cas ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il n’est pas permis de te remarier avec ton premier mari tant que l’autre mari n’a pas consommé le mariage avec toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°5273
Rapporté par Ibn `Abbas : L’épouse de Thabit bin Qais est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je ne reproche rien à Thabit concernant son caractère ou sa religion, mais, en tant que musulmane, je n’aimerais pas agir de façon contraire à l’islam si je reste avec lui. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a alors dit : « Vas-tu rendre le jardin que ton mari t’a donné comme dot ? » Elle a répondu : « Oui. » Puis le Prophète (ﷺ) a dit à Thabit : « Ô Thabit ! Accepte ton jardin et divorce-la d’un seul divorce. »
- Sahih al-Bukhari, n°5279
Rapporté par `Aisha (l'épouse du Prophète) : Trois règles ont été établies à propos de situations dans lesquelles Barra était concernée : Quand elle a été affranchie, on lui a donné le choix de rester avec son mari ou de le quitter ; le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Le droit d'alliance appartient à celui qui affranchit. » Un jour, le Messager d'Allah (ﷺ) est entré dans la maison alors qu'on faisait cuire de la viande dans une marmite, mais on n'a servi devant lui que du pain et un peu de bouillon de la maison. Il a dit : « Ne vois-je pas la marmite avec de la viande ? » Ils ont répondu : « Oui, mais cette viande a été donnée à Barira en aumône (par quelqu'un), et tu ne manges pas ce qui est donné en aumône. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Cette viande est une aumône pour elle, mais pour nous c'est un cadeau. »
- Sahih al-Bukhari, n°5280
Rapporté par Ibn `Abbas : Je l'ai vu alors qu'il était esclave, (c'est-à-dire le mari de Barira)
- Sahih al-Bukhari, n°5281
Rapporté par Ibn `Abbas : C'était Mughith, l'esclave de telle famille, c'est-à-dire le mari de Barira. C'est comme si je le voyais maintenant la suivre (Barira) dans les rues de Médine
- Sahih al-Bukhari, n°5282
Rapporté par Ibn `Abbas : Le mari de Barira était un esclave noir appelé Mughith, l’esclave de tel ou tel clan. C’est comme si je le voyais encore, marchant derrière elle dans les rues de Médine
- Sahih al-Bukhari, n°5283
Rapporté par Ibn `Abbas : Le mari de Barira était un esclave appelé Mughith. C’est comme si je le voyais encore, suivant Barira en pleurant, les larmes coulant sur sa barbe. Le Prophète (ﷺ) a dit à `Abbas : « Ô `Abbas ! N’es-tu pas étonné de l’amour de Mughith pour Barira et du rejet de Barira envers Mughith ? » Le Prophète (ﷺ) a ensuite dit à Barira : « Pourquoi ne retournes-tu pas vers lui ? » Elle a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce un ordre de ta part ? » Il a dit : « Non, j’intercède seulement pour lui. » Elle a dit : « Je n’ai pas besoin de lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°5284
Rapporté par Al-Aswad : Aisha voulait acheter Barira, mais ses maîtres ont posé comme condition que son wala leur revienne. Aisha en a parlé au Prophète (ﷺ) qui lui a dit : « Achète-la et affranchis-la, car le wala revient à celui qui affranchit. » Un jour, on a apporté de la viande au Prophète (ﷺ) et on lui a dit : « Cette viande a été donnée en aumône à Barira. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « C’est une aumône pour Barira et un cadeau pour nous. » Rapporté par Adam : Shu`ba a raconté le même hadith et a ajouté : Barira a eu le choix concernant son mari
- Sahih al-Bukhari, n°5286
Rapporté par Ibn 'Abbas : Les polythéistes étaient de deux sortes selon leur relation avec le Prophète et les croyants. Certains étaient en guerre contre le Prophète et combattaient contre lui, et il les combattait aussi. Les autres étaient ceux avec qui le Prophète (ﷺ) avait conclu un traité ; ni le Prophète (ﷺ) ne les combattait, ni eux ne le combattaient. Si une femme du premier groupe de polythéistes émigrait vers les musulmans, elle ne pouvait se marier qu’après avoir eu ses règles et s’être purifiée. Une fois purifiée, elle pouvait se marier. Si son mari émigrait avant qu’elle ne se remarie, elle lui était rendue. Si un esclave ou une esclave fuyait ces polythéistes pour rejoindre les musulmans, il ou elle devenait libre et bénéficiait des mêmes droits que les autres émigrants. Le rapporteur a ensuite mentionné le cas des polythéistes liés aux musulmans par un traité, comme dans le récit de Mujahid. Si un esclave ou une esclave fuyait ces polythéistes ayant un traité avec les musulmans, il ou elle n’était pas rendu, mais leur prix était payé aux polythéistes
- Sahih al-Bukhari, n°5290
Rapporté par Nafi` : Ibn `Umar disait à propos de l'Ila (tel que défini par Allah dans le Saint Livre) : « Si la période de l'Ila se termine, alors le mari doit soit garder son épouse de manière convenable, soit la divorcer comme Allah l'a ordonné. »
- Sahih al-Bukhari, n°5291
Rapporté par Ibn `Umar : « Quand la période de quatre mois est terminée, le mari doit être emprisonné afin qu'il divorce de son épouse, mais le divorce n'a lieu que si le mari le prononce lui-même. Cela a été mentionné par `Uthman, `Ali, Abu Ad-Darda, `Aisha et douze autres compagnons du Prophète (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°5309
Rapporté par Ibn Juraij : Ibn Shihab m’a informé du Lian et de la tradition qui s’y rapporte, en se référant au récit de Sahl bin Sa`d, le frère des Bani Sa`idi. Il a dit : « Un homme des Ansar est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui a dit : ‘Ô Messager d’Allah ! Si un homme voit un autre homme avec sa femme, doit-il le tuer ou que doit-il faire ?’ Alors Allah a révélé à propos de cette affaire ce qui est mentionné dans le Saint Coran concernant ceux qui sont impliqués dans le Lian. Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Allah a donné Son jugement pour toi et ta femme.’ Ils ont donc fait le Lian à la mosquée pendant que j’étais là. Quand ils ont terminé, l’homme a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si je la garde encore comme épouse, alors j’ai menti à son sujet. » Il l’a donc divorcée trois fois avant même que le Messager d’Allah (ﷺ) ne le lui ordonne, une fois le Lian terminé. Il l’a donc divorcée devant le Prophète (ﷺ). Ibn Shihab a ajouté : « Après leur cas, il est devenu la règle que les couples concernés par le Lian soient séparés par le divorce. Cette femme était enceinte à ce moment-là, et plus tard, son fils a été appelé par le nom de sa mère. La règle concernant leur héritage était qu’elle hériterait de lui et qu’il hériterait d’elle la part qu’Allah lui a attribuée. » Ibn Shihab a dit que Sahl bin Sa`d As-Sa`idi a rapporté que le Prophète (ﷺ) a dit (dans ce récit) : « Si cette femme accouche d’un petit enfant rouge comme un lézard, alors la femme a dit la vérité et l’homme a menti. Mais si elle accouche d’un enfant aux yeux noirs et aux grosses lèvres, alors son mari a dit la vérité. » Ensuite, elle a accouché d’un enfant dont l’apparence était peu appréciée (ce qui a prouvé sa culpabilité)
- Sahih al-Bukhari, n°5310
Rapporté par Al-Qasim bin Muhammad : Ibn `Abbas a dit : « Un jour, on a parlé du Lian devant le Prophète (ﷺ), et `Asim bin Adi a fait un commentaire puis est parti. Ensuite, un homme de sa tribu est venu se plaindre d’avoir trouvé un homme avec sa femme. `Asim a dit : ‘Je n’ai été mis à l’épreuve que par ce que j’ai dit au sujet du Lian.’ `Asim a emmené l’homme auprès du Prophète (ﷺ) et l’homme lui a expliqué dans quelle situation il avait trouvé sa femme. L’homme était pâle, maigre et avait les cheveux fins, alors que l’autre homme qu’il disait avoir vu avec sa femme était brun, gros et avait de gros mollets. Le Prophète (ﷺ) a invoqué : « Ô Allah ! Montre la vérité. » La femme a alors accouché d’un enfant qui ressemblait à l’homme que son mari avait mentionné. Le Prophète (ﷺ) leur a alors fait faire le Lian. » Un homme de l’assemblée a demandé à Ibn `Abbas : « Est-ce la même femme à propos de laquelle le Prophète (ﷺ) avait dit : ‘Si je devais lapider quelqu’un sans témoin, j’aurais lapidé cette femme’ ? » Ibn `Abbas a répondu : « Non, c’était une autre femme qui, bien qu’étant musulmane, se comportait de façon très suspecte. »
- Sahih al-Bukhari, n°5312
Rapporté par Sa`id bin Jubair : J'ai demandé à Ibn `Umar au sujet de ceux qui étaient impliqués dans une affaire de Lian. Il a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit à ceux qui étaient concernés par une affaire de Lian : « Vos comptes sont avec Allah. L’un de vous deux ment, et toi (le mari), tu n’as plus aucun droit sur elle (elle est divorcée). » L’homme a demandé : « Qu’en est-il de ma dot (Mahr) ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Tu n’as pas le droit de récupérer ta dot. Si tu as dit la vérité à son sujet, alors ta dot était pour la consommation de ton mariage avec elle ; et si tu as menti à son sujet, tu as encore moins le droit de la reprendre. » Sufyan, un des rapporteurs, a dit : J’ai appris ce hadith de `Amr. Rapporté par Aiyub : J’ai entendu Sa`id bin Jubair dire : J’ai demandé à Ibn `Umar : « Si un homme (accuse sa femme d’adultère et) engage la procédure de Lian, que se passe-t-il ? » Ibn `Umar a écarté deux de ses doigts. (Sufyan a écarté son index et son majeur.) Ibn `Umar a dit : Le Prophète (ﷺ) a séparé le couple de Bani Al-Ajlan par divorce et a dit trois fois : « Allah sait que l’un de vous deux ment ; est-ce que l’un de vous va se repentir auprès d’Allah ? »
- Sahih al-Bukhari, n°5313
Rapporté par Ibn `Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a séparé (divorcé) la femme de son mari qui l’accusait d’adultère, et il leur a fait prêter le serment de Lian
- Sahih al-Bukhari, n°5315
Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète (ﷺ) a fait accomplir le Lian à un homme et sa femme, et le mari a renié l’enfant. Alors le Prophète les a séparés (par divorce) et a décidé que l’enfant appartenait uniquement à la mère
- Sahih al-Bukhari, n°5316
Rapporté par Ibn `Abbas : On a parlé devant le Messager d’Allah (ﷺ) de personnes impliquées dans une affaire de Lian. `Asim bin Adi a dit quelque chose à ce sujet puis il est parti. Plus tard, un homme de sa tribu est venu le voir et lui a dit qu’il avait surpris un autre homme avec sa femme. À cela, `Asim a dit : « Je ne suis concerné que par ce que j’ai dit (au sujet du Lian). » `Asim a emmené l’homme chez le Messager d’Allah (ﷺ) et il lui a raconté dans quelle situation il avait trouvé sa femme. L’homme était pâle, maigre et avait les cheveux plats, tandis que l’autre homme qu’il avait trouvé avec sa femme était brun, gros, avec de grosses jambes et les cheveux bouclés. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Allah ! Fais apparaître la vérité. » Ensuite, la femme a accouché d’un enfant ressemblant à l’homme que son mari avait mentionné. Alors le Messager d’Allah (ﷺ) leur a ordonné d’accomplir le Lian. Un homme présent a demandé à Ibn `Abbas : « Était-ce la même femme à propos de laquelle le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Si je devais lapider quelqu’un sans témoins, j’aurais lapidé cette femme” ? » Ibn `Abbas a répondu : « Non, c’était une autre femme qui, bien qu’étant musulmane, éveillait des soupçons à cause de sa mauvaise conduite. »
- Sahih al-Bukhari, n°5317
Rapporté par `Aisha : Rifa`a Al-Qurazi a épousé une femme puis l’a divorcée. Elle s’est alors mariée avec un autre homme. Elle est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit que son nouveau mari ne l’approchait pas et qu’il était complètement impuissant. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Non, tu ne peux pas te remarier avec ton premier mari tant que tu n’as pas eu de relation avec le second et que lui n’a pas eu de relation avec toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°5320
Rapporté par Al-Miswer bin Makhrama : Subai’a Al-Aslamiya a accouché quelques jours après la mort de son mari. Elle est venue voir le Prophète et a demandé la permission de se remarier. Le Prophète (ﷺ) lui a donné la permission, et elle s’est mariée
- Sahih al-Bukhari, n°5323
Rapporté par Al-Qasim : `Aisha a dit : « Qu’a donc Fatima ? Pourquoi ne craint-elle pas Allah ? » en disant qu’une femme divorcée n’a pas droit à un logement ni à une pension de la part de son mari
- Sahih al-Bukhari, n°5324
Rapporté par Al-Qasim : `Aisha a dit : « Qu’a donc Fatima ? Pourquoi ne craint-elle pas Allah ? » en disant qu’une femme divorcée n’a pas droit à un logement ni à une pension de la part de son mari
- Sahih al-Bukhari, n°5325
Rapporté par Qasim : Urwa a dit à `Aisha : « Connais-tu la fille d’Al-Hakam ? Son mari l’a divorcée de façon irrévocable et elle a quitté la maison de son mari. » `Aisha a dit : « Ce qu’elle a fait n’est vraiment pas bien ! » Urwa a dit (à `Aisha) : « N’as-tu pas entendu ce qu’a dit Fatima ? » `Aisha a répondu : « Ce n’est pas à son avantage de le mentionner. » Urwa a ajouté que `Aisha a fortement réprimandé (Fatima) et a dit : « Fatima était dans un endroit isolé et elle était exposée au danger, alors le Prophète (ﷺ) lui a permis de quitter la maison de son mari. »
- Sahih al-Bukhari, n°5326
Rapporté par Qasim : Urwa a dit à `Aisha : « Connais-tu la fille d’Al-Hakam ? Son mari l’a divorcée de façon irrévocable et elle a quitté la maison de son mari. » `Aisha a dit : « Ce qu’elle a fait n’est vraiment pas bien ! » Urwa a dit (à `Aisha) : « N’as-tu pas entendu ce qu’a dit Fatima ? » `Aisha a répondu : « Ce n’est pas à son avantage de le mentionner. » Urwa a ajouté que `Aisha a fortement réprimandé (Fatima) et a dit : « Fatima était dans un endroit isolé et elle était exposée au danger, alors le Prophète (ﷺ) lui a permis de quitter la maison de son mari. »
- Sahih al-Bukhari, n°5330
Rapporté par Al-Hasan : Ma'qil a marié sa sœur, puis plus tard, son mari l’a divorcée une fois
- Sahih al-Bukhari, n°5334
Rapporté par Humaid bin Nafi` : Zainab bint Abu Salama m'a raconté ces trois récits : Zainab a dit : Je suis allée voir Um Habiba, l'épouse du Prophète (ﷺ), quand son père, Abu Sufyan bin Harb, était décédé. Um Habiba a demandé un parfum qui contenait une senteur jaune (Khaluq) ou un autre parfum, et elle a d'abord parfumé une des filles avec, puis elle s'en est mis sur les joues et a dit : « Par Allah, je n'ai pas besoin de parfum, mais j'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : Il n'est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour un défunt plus de trois jours, sauf pour son mari, pour qui elle doit porter le deuil pendant quatre mois et dix jours. »
- Sahih al-Bukhari, n°5335
Rapporté par Zainab : Je suis allée voir Zainab bint Jahsh quand son frère est mort. Elle a demandé du parfum et en a utilisé, puis elle a dit : « Par Allah, je n'ai pas besoin de parfum, mais j'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire sur le minbar : Il n'est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil plus de trois jours, sauf pour son mari, pour qui elle doit porter le deuil pendant quatre mois et dix jours. »
- Sahih al-Bukhari, n°5336
Rapporté par Zainab : J'ai entendu ma mère, Um Salama, dire qu'une femme est venue voir le Messager d'Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Le mari de ma fille est décédé et elle souffre d'une maladie des yeux, peut-elle mettre du khôl sur ses yeux ? » Le Messager d'Allah (ﷺ) a répondu : « Non », deux ou trois fois. (Chaque fois qu'elle répétait sa question), il disait : « Non. » Puis le Messager d'Allah (ﷺ) a ajouté : « Ce n'est qu'une question de quatre mois et dix jours. À l'époque de l'ignorance avant l'islam, une veuve parmi vous jetait une boule de fumier quand une année s'était écoulée. »
- Sahih al-Bukhari, n°5337
Rapporté par Humaid : J’ai demandé à Zainab : « Que signifie ‘jeter une boule de fumier après qu’un an se soit écoulé’ ? » Zainab a répondu : « Quand une femme perdait son mari, elle vivait dans une petite pièce misérable, portait ses plus mauvais vêtements et ne mettait aucun parfum jusqu’à ce qu’un an soit passé. Ensuite, elle amenait un animal, par exemple un âne, un mouton ou un oiseau, et se frottait contre lui. L’animal contre lequel elle se frottait survivait rarement. Ce n’est qu’après cela qu’elle sortait de sa chambre, on lui donnait alors une boule de fumier qu’elle jetait, puis elle pouvait utiliser le parfum qu’elle voulait ou quelque chose de similaire. »
- Sahih al-Bukhari, n°5338
Rapporté par Um Salama : Une femme avait perdu son mari et ses proches s’inquiétaient pour ses yeux (qui étaient malades). Ils sont allés voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui ont demandé la permission de soigner ses yeux avec du khôl, mais il a dit : « Elle ne doit pas mettre de khôl sur ses yeux. (À l’époque préislamique de l’ignorance), une veuve parmi vous restait dans ses pires vêtements (ou dans la pire partie de sa maison), et quand un an était passé, si un chien passait près d’elle, elle jetait une boule de fumier. Non, (elle ne peut pas utiliser de khôl) avant que quatre mois et dix jours ne soient passés. »
- Sahih al-Bukhari, n°5339
Rapporté par Um Habiba : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il n’est pas permis à une femme musulmane qui croit en Allah et au Jour Dernier de porter le deuil plus de trois jours, sauf pour son mari, pour qui elle doit porter le deuil pendant quatre mois et dix jours. »
- Sahih al-Bukhari, n°5340
Rapporté par Um 'Atiyya : Nous avons reçu l’interdiction de porter le deuil plus de trois jours, sauf pour un mari
- Sahih al-Bukhari, n°5341
Rapporté par Um 'Atiyya : Nous avons reçu l’interdiction de porter le deuil plus de trois jours pour une personne décédée, sauf pour un mari, pour qui une femme doit porter le deuil pendant quatre mois et dix jours. Pendant cette période de deuil, il ne nous était pas permis de mettre du khôl dans nos yeux, ni de nous parfumer, ni de porter des vêtements teints, sauf un vêtement d’‘Asb (des habits spéciaux fabriqués au Yémen). Mais il nous était permis, quand l’une d’entre nous était purifiée de ses règles et prenait un bain, d’utiliser un peu d’un certain type d’encens. Et il nous était interdit de suivre les cortèges funèbres
- Sahih al-Bukhari, n°5342
Rapporté par Um 'Atiyya : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour Dernier de porter le deuil pour une personne décédée plus de trois jours, sauf pour son mari. Dans ce cas, elle ne doit ni mettre de khôl sur ses yeux, ni se parfumer, ni porter des vêtements teints, sauf un vêtement en ‘Asb. »
- Sahih al-Bukhari, n°5344
Rapporté par Mujahid : (à propos du verset) : « Si l’un de vous meurt et laisse des épouses derrière lui. » C’était la période de l’‘Idda que la veuve devait passer dans la maison de son défunt mari. Puis Allah a révélé : « Et ceux d’entre vous qui meurent et laissent des épouses doivent leur léguer une année d’entretien et de résidence sans les chasser. Mais si elles partent, il n’y a pas de faute sur vous pour ce qu’elles font d’elles-mêmes, à condition que ce soit honorable (c’est-à-dire un mariage licite) » (2.240). Mujahid a dit : Allah a ordonné qu’une veuve a le droit de rester sept mois et vingt jours avec la famille de son mari grâce au testament de celui-ci, afin qu’elle complète une année d’‘Idda. Mais la veuve a le droit de rester cette période supplémentaire ou de quitter la maison de son mari, comme l’indique la parole d’Allah : « Mais si elles partent, il n’y a pas de faute sur vous... » (2.240). Ibn ‘Abbas a dit : Ce verset a annulé l’obligation de passer la période de l’‘Idda dans la maison du défunt mari, et elle peut donc la passer où elle veut. Et Allah dit : « Sans les chasser. » ‘Ata a dit : Si elle le souhaite, elle peut passer sa période de l’‘Idda dans la maison de son mari et y vivre selon le testament de celui-ci, et si elle le souhaite, elle peut sortir de la maison de son mari, comme Allah dit : « Il n’y a pas de faute sur vous pour ce qu’elles font d’elles-mêmes. » (2.240). ‘Ata a ajouté : Ensuite, les versets sur l’héritage ont été révélés et l’obligation d’hébergement pour la veuve a été annulée, et elle peut passer sa période de l’‘Idda où elle veut, sans avoir droit à l’hébergement par la famille de son mari
- Sahih al-Bukhari, n°5345
Rapporté par Zainab bint Um Salama : Lorsque Um Habiba bint Abi Sufyan a appris la mort de son père, elle a demandé du parfum et en a mis sur ses bras, puis elle a dit : « Je n’ai pas besoin de parfum, mais j’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour Dernier de porter le deuil plus de trois jours, sauf pour son mari, pour qui la période de deuil est de quatre mois et dix jours. »
- Sahih al-Bukhari, n°5349
Rapporté par Sa`id bin Jubair : J’ai demandé à Ibn `Umar : « Si un homme accuse sa femme d’adultère, quel est le jugement ? » Il a répondu : « Le Prophète d’Allah a séparé le couple des Bani 'Ajlan (quand le mari a accusé sa femme d’adultère). Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Allah sait que l’un de vous deux ment ; l’un de vous veut-il se repentir ?’ Mais ils ont refusé. Il a répété : ‘Allah sait que l’un de vous deux ment ; l’un de vous veut-il se repentir ?’ Mais ils ont encore refusé, alors il les a séparés par le divorce. » Aiyub (un sous-narrateur) a dit : `Amr bin Dinar m’a dit : « Dans le récit, il y a quelque chose que je ne t’ai pas entendu mentionner, c’est-à-dire que le mari a dit : ‘Et mon argent (Mahr) ?’ Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Tu n’as pas le droit de reprendre cet argent, car si tu dis la vérité, tu as déjà eu des relations avec elle (et consommé le mariage), et si tu mens, tu as encore moins le droit de le reprendre.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°5350
Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète (ﷺ) a dit à ceux qui étaient impliqués dans une affaire de Lian : « Vos comptes sont avec Allah. L’un de vous deux ment. Toi (le mari), tu as un droit sur elle (ta femme). » Le mari a dit : « Mon argent, ô Messager d’Allah ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tu n’as pas le droit de reprendre cet argent. Si tu as dit la vérité, la dot que tu as payée était pour avoir des relations licites avec elle ; et si tu mens, tu as encore moins le droit de la reprendre. »
- Sahih al-Bukhari, n°5360
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si une femme donne en aumône une partie des biens de son mari sans sa permission, il recevra la moitié de la récompense. »
- Sahih al-Bukhari, n°5365
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Les meilleures femmes parmi celles qui montent les chameaux sont les femmes de Quraish. » (Un autre rapporteur a dit) Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les femmes vertueuses de Quraish sont celles qui sont bienveillantes envers leurs enfants et qui prennent soin des biens de leur mari. »
- Sahih al-Bukhari, n°5430
Rapporté par Qasim bin Muhammad : Trois traditions ont été établies à cause de Barira : `Aisha voulait l’acheter et l’affranchir, mais les maîtres de Barira ont dit : “Son wala’ sera pour nous.” `Aisha en a parlé au Messager d’Allah (ﷺ) qui a dit : « Tu peux accepter leur condition si tu veux, car le wala revient à celui qui affranchit l’esclave. » Barira a été affranchie, puis on lui a donné le choix de rester avec son mari ou de le quitter. Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) est entré chez `Aisha alors qu’une marmite de nourriture cuisait sur le feu. Le Prophète (ﷺ) a demandé à déjeuner, et on lui a servi du pain et un peu de nourriture préparée à la maison (par exemple une soupe). Il a demandé : « Ne vois-je pas de la viande qui cuit ? » Ils ont répondu : « Oui, ô Messager d’Allah ! Mais c’est de la viande donnée en aumône à Barira, et elle nous l’a offerte en cadeau. » Il a dit : « Pour Barira, c’est une aumône, mais pour nous, c’est un cadeau. »
- Sahih al-Bukhari, n°5706
Rapporté par Um Salama : Le mari d’une femme est décédé et ses yeux sont devenus douloureux. Les gens ont raconté son histoire au Prophète et lui ont demandé s’il était permis qu’elle utilise du khôl car ses yeux étaient en danger. Il a dit : « Avant, quand l’une d’entre vous perdait son mari, elle restait dans ses vêtements sales, dans une maison malsaine, pendant un an. Quand un chien passait, elle jetait une boule de fumier. Non, maintenant elle doit observer la période prescrite (‘idda) de quatre mois et dix jours. »
- Sahih al-Bukhari, n°5825
Rapporté par `Ikrima : Rifa`a a divorcé de sa femme, puis `AbdurRahman bin Az-Zubair Al-Qurazi l’a épousée. `Aisha a raconté que cette femme est venue la voir, portant un voile vert, et s’est plainte de son mari en lui montrant une marque verte sur sa peau causée par des coups. Les femmes avaient l’habitude de se soutenir entre elles, alors quand le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé, `Aisha a dit : « Je n’ai jamais vu de femmes souffrir autant que les croyantes. Regardez ! Sa peau est plus verte que ses vêtements ! » Quand `AbdurRahman a appris que sa femme était allée voir le Prophète, il est venu avec ses deux fils d’une autre épouse. Elle a dit : « Par Allah ! Je ne lui ai rien fait de mal, mais il est impuissant et m’est aussi inutile que ceci », en tenant et montrant la frange de son vêtement. `AbdurRahman a dit : « Par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Elle ment ! Je suis très fort et je peux la satisfaire, mais elle est désobéissante et veut retourner auprès de Rifa`a. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Si c’est ton intention, alors sache qu’il t’est interdit de te remarier avec Rifa`a tant que `AbdurRahman n’a pas eu de rapport sexuel avec toi. » Ensuite, le Prophète (ﷺ) a vu deux garçons avec `AbdurRahman et lui a demandé : « Ce sont tes fils ? » `AbdurRahman a répondu : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tu affirmes ce que tu affirmes (c’est-à-dire qu’il est impuissant) ? Mais par Allah, ces garçons lui ressemblent comme un corbeau ressemble à un autre corbeau. »
- Sahih al-Bukhari, n°5935
Rapporté par Asma (la fille d'Abu Bakr) : Une femme est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « J’ai marié ma fille à quelqu’un, mais elle est tombée malade et a perdu tous ses cheveux. À cause de cela, son mari ne l’aime plus. Puis-je lui mettre des faux cheveux ? » Le Prophète (ﷺ) a alors maudit la femme qui rallonge artificiellement ses cheveux ou ceux de quelqu’un d’autre, ou qui se fait rallonger les cheveux de façon artificielle
- Sahih al-Bukhari, n°6641
Rapporté par `Aisha : Hind bint `Utba bin Rabi`a a dit : « Ô Messager d’Allah ! (Avant que je n’embrasse l’islam), il n’y avait pas de famille sur terre que je souhaitais plus humilier que la tienne. Mais aujourd’hui, il n’y a pas de famille que je souhaite plus honorer que la tienne. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « J’ai pensé la même chose, par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main ! » Hind a dit : « Ô Messager d’Allah ! (Mon mari) Abu Sufyan est avare. Est-ce un péché si je prends de ses biens pour nourrir mes enfants ? » Le Prophète a répondu : « Non, à condition que tu prennes ce qui est nécessaire et juste pour toi et tes enfants. »
- Sahih al-Bukhari, n°6739
Rapporté par Ibn `Abbas : (Au début de l’Islam), l’héritage était donné aux enfants et le legs allait aux parents. Ensuite, Allah a annulé ce qu’Il a voulu de cet ordre et a décrété que le garçon reçoive une part équivalente à celle de deux filles, que chaque parent ait un sixième, que l’épouse ait un huitième (si le défunt a des enfants) ou un quart (s’il n’a pas d’enfants), et que le mari ait la moitié (si la défunte n’a pas d’enfants) ou un quart (si elle a des enfants)
- Sahih al-Bukhari, n°6740
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a jugé qu’un esclave homme ou femme devait être donné en Qisas dans une affaire d’avortement concernant une femme de la tribu de Bani Lihyan (comme prix du sang pour le fœtus). Mais la femme sur qui la peine avait été imposée est décédée, alors le Prophète (ﷺ) a ordonné que ses biens soient hérités par ses enfants et son mari, et que la peine soit payée par ses Asaba
- Sahih al-Bukhari, n°6751
Rapporté par `Aisha : J’ai acheté Barira (une esclave). Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Achète-la, car le Wala’ revient à celui qui affranchit. » Un jour, on lui a donné un mouton en aumône. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ce mouton est une aumône pour elle (Barira) et un cadeau pour nous. » Al-Hakam a dit : « Le mari de Barira était un homme libre. » Ibn `Abbas a dit : « Quand je l’ai vu, il était esclave. »
- Sahih al-Bukhari, n°6754
Rapporté par Al-Aswad : Aïcha a acheté Barira pour l’affranchir, mais ses maîtres ont posé comme condition que son Wala’ (droit de succession) leur revienne après sa mort. Aïcha a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! J’ai acheté Barira pour l’affranchir, mais ses maîtres veulent garder son Wala’. » Le Prophète ﷺ a dit : « Affranchis-la, car le Wala’ revient à celui qui affranchit (l’esclave) », ou il a dit : « à celui qui paie son prix. » Alors Aïcha l’a achetée et affranchie. Ensuite, le Prophète a donné à Barira le choix (de rester avec son mari ou de le quitter). Elle a dit : « Même s’il me donnait beaucoup d’argent, je ne resterais pas avec lui. » (Al-Aswad a ajouté : Son mari était un homme libre.) Le sous-narrateur a précisé : La chaîne de transmission de l’affirmation d’Al-Aswad est incomplète. L’affirmation d’Ibn `Abbas, c’est-à-dire « quand je l’ai vu, il était esclave », est plus authentique
- Sahih al-Bukhari, n°6758
Rapporté par Al-Aswad : Aïcha a dit : « J’ai acheté Barira et ses maîtres ont posé comme condition que le Wala’ soit pour eux. » Aïcha en a parlé au Prophète ﷺ, qui a dit : « Affranchis-la, car le Wala’ revient à celui qui donne l’argent (c’est-à-dire paie le prix pour affranchir l’esclave). » Aïcha a ajouté : « Je l’ai donc affranchie. Ensuite, le Prophète a appelé Barira et lui a donné le choix de retourner ou non auprès de son mari. Elle a dit : « Même s’il me donnait beaucoup d’argent, je ne resterais pas avec lui. » Elle a donc choisi de ne pas retourner avec son mari
- Sahih al-Bukhari, n°6854
Rapporté par Sahl bin Sa`d : J’ai assisté à une affaire de Lian (le cas d’un homme qui accuse sa femme d’adultère) quand j’avais quinze ans. Le Prophète (ﷺ) a ordonné qu’ils divorcent, et le mari a dit : « Si je la gardais, je serais un menteur. » Je me souviens aussi qu’Az-Zubair a dit : « (On a dit) que si cette femme donnait naissance à un enfant avec telle description, son mari aurait dit la vérité, mais si l’enfant avait telle autre description, ressemblant à un Wahra (un insecte rouge), il aurait menti. » J’ai aussi entendu Az-Zubair dire : « Finalement, elle a accouché d’un enfant dont la description ne plaisait pas à son mari. »
- Sahih al-Bukhari, n°6856
Rapporté par Ibn `Abbas : On a parlé du Lian en présence du Prophète. `Asim bin Adi a fait un commentaire à ce sujet, et quand il est parti, un homme de sa tribu est venu se plaindre qu’il avait vu un homme avec sa femme. `Asim a dit : « Je suis mis à l’épreuve à cause de ce que j’ai dit. » Il a donc emmené l’homme chez le Prophète (ﷺ), et l’homme lui a raconté ce qui s’était passé. Le mari était de teint jaune, mince, avec des cheveux raides, alors que l’homme qu’il accusait d’avoir été avec sa femme était brun-roux, avec des jambes épaisses et un corps corpulent. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Allah ! Montre la vérité. » Plus tard, la femme a accouché d’un enfant qui ressemblait à l’homme accusé. Le Prophète (ﷺ) leur a alors fait prêter serment de Lian. Quelqu’un a demandé à Ibn `Abbas lors d’une réunion : « Était-ce la même femme à propos de laquelle le Prophète (ﷺ) a dit : “Si je devais lapider une femme pour adultère sans témoins, j’aurais lapidé cette femme” ? » Ibn `Abbas a répondu : « Non, c’était une autre femme qui avait un comportement si suspect parmi les musulmans qu’on pouvait l’accuser d’adultère. »
- Sahih al-Bukhari, n°6909
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a donné un verdict concernant un fœtus avorté d’une femme des Bani Lihyan : la personne responsable devait donner un esclave homme ou femme (comme Diya). Mais la femme qui devait donner l’esclave est décédée, alors le Messager d’Allah (ﷺ) a décidé que son héritage serait partagé entre ses enfants et son mari, et que la Diya serait payée par ses proches (‘Asaba)
- Sahih al-Bukhari, n°6968
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « On ne doit pas marier une vierge sans lui demander son accord, et on ne doit pas marier une femme déjà mariée sans vérifier si elle est d’accord ou non. » On demanda : « Ô Messager d’Allah ! Comment la vierge exprime-t-elle son accord ? » Il répondit : « Par son silence. » Certaines personnes ont dit que si une vierge n’est pas consultée et n’est pas mariée, puis qu’un homme, par ruse, présente deux faux témoins affirmant qu’il l’a épousée avec son consentement et que le juge valide ce mariage, et que le mari sait que les témoins étaient faux, alors il n’y a pas de mal à ce qu’il consomme le mariage avec elle, et le mariage est considéré comme valable
- Sahih al-Bukhari, n°6970
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « On ne doit pas donner une esclave en mariage sans la consulter, et on ne doit pas marier une vierge sans obtenir sa permission. » Les gens demandèrent : « Comment exprime-t-elle sa permission ? » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Par son silence (quand on lui demande son avis). » Certaines personnes ont dit : « Si un homme, par ruse, présente deux faux témoins devant le juge pour affirmer qu’il a épousé une femme déjà mariée avec son accord, et que le juge valide ce mariage, et que le mari est certain de ne jamais l’avoir épousée auparavant, alors ce mariage sera considéré comme légal et il pourra vivre avec elle comme mari et femme. »
- Sahih al-Bukhari, n°6971
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il est indispensable d’avoir le consentement d’une vierge pour le mariage. » J’ai dit : « Une vierge est timide. » Le Prophète répondit : « Son silence signifie son accord. » Certaines personnes ont dit : « Si un homme tombe amoureux d’une orpheline esclave ou d’une vierge et qu’elle le refuse, puis qu’il ruse en amenant deux faux témoins pour affirmer qu’il l’a épousée, et qu’ensuite elle atteint la puberté et accepte de l’épouser, et que le juge accepte ce faux témoignage, et que le mari sait que les témoins étaient faux, il peut alors consommer le mariage. »
- Sahih al-Bukhari, n°7138
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « En vérité, chacun de vous est un gardien et chacun est responsable de ce dont il a la charge : Le dirigeant est le gardien de son peuple et il est responsable d’eux ; un homme est le gardien de sa famille et il en est responsable ; une femme est la gardienne du foyer de son mari et de ses enfants, et elle en est responsable ; et le serviteur est le gardien des biens de son maître et il en est responsable. Oui, chacun de vous est un gardien et responsable de ce dont il a la charge. »
- Sahih al-Bukhari, n°7165
Rapporté par Sahl bin Sa`d : J’ai été témoin d’un mari et de sa femme impliqués dans une affaire de Lian. Ensuite, le divorce a été prononcé. J’avais alors quinze ans
- Sunan Ibn Majah, n°188
Rapporté par 'Aishah رضي الله عنها : Louange à Allah dont l'ouïe englobe toutes les voix. La femme qui discutait au sujet de son mari (Al-Mujadilah) est venue voir le Prophète ﷺ alors que j'étais assise dans un coin de la maison, et elle s'est plainte de son mari, mais je n'ai pas entendu ce qu'elle disait. Puis Allah a révélé : « Allah a entendu la parole de celle qui discute avec toi au sujet de son mari. »
- Sunan Ibn Majah, n°971
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Il y a trois personnes dont la prière ne s’élève pas plus haut qu’une main au-dessus de leur tête : un homme qui dirige la prière alors que les gens ne l’aiment pas ; une femme dont le mari est fâché contre elle pendant la nuit ; et deux frères qui ont rompu leurs liens.”
- Sunan Ibn Majah, n°1336
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à un homme qui se lève la nuit pour prier, réveille sa femme et elle prie ; et si elle refuse, il lui asperge un peu d’eau sur le visage. Et qu’Allah fasse miséricorde à une femme qui se lève la nuit pour prier, réveille son mari et il prie ; et s’il refuse, elle lui asperge de l’eau sur le visage. »
- Sunan Ibn Majah, n°1590
Rapporté par Hamnah bint Jahsh : On lui a dit : « Ton frère a été tué. » Elle a dit : « Qu’Allah lui fasse miséricorde. Inna lillahi wa inna ilayhi raji’un (Nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournons). » On lui a dit : « Ton mari a été tué. » Elle a dit : « Ô tristesse ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La femme a un amour très fort pour son mari, plus que pour toute autre chose. »
- Sunan Ibn Majah, n°1761
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète (ﷺ) a dit : “Quand son mari est présent, aucune femme ne doit jeûner un jour en dehors du Ramadan sans sa permission.”
- Sunan Ibn Majah, n°1834
Rapporté par Zainab, l’épouse d’Abdullah : J’ai demandé au Messager d’Allah : “Est-ce que cela sera accepté comme aumône de ma part si je dépense pour mon mari et les orphelins dont je m’occupe ?” Le Messager d’Allah a dit : “Elle aura deux récompenses : la récompense de l’aumône et la récompense pour avoir maintenu les liens de parenté.”
- Sunan Ibn Majah, n°1835
Rapporté par Umm Salamah : Le Messager d’Allah nous a ordonné de donner l’aumône. Zainab, l’épouse d’Abdullah, a demandé : “Est-ce que cela sera accepté comme aumône de ma part si je donne à mon mari qui est pauvre, et aux enfants de mon frère qui sont orphelins, en dépensant telle ou telle somme pour eux, et dans toutes les circonstances ?” Il a répondu : “Oui.”
- Sunan Ibn Majah, n°1850
Rapporté par Hakim bin Muawiyah, de la part de son père : Un homme a demandé au Prophète (ﷺ) : “Quels sont les droits de la femme sur son mari ?” Il a répondu : “Qu’il la nourrisse comme il se nourrit lui-même, qu’il l’habille comme il s’habille lui-même ; qu’il ne la frappe pas au visage, ne la défigure pas, et ne l’abandonne pas sauf dans la maison (comme forme de discipline).” (Hassan)
- Sunan Ibn Majah, n°1853
Rapporté par Abdullah bin Abu Awfa : Lorsque Muadh bin Jabal est revenu du Sham, il s’est prosterné devant le Prophète ﷺ, qui lui a dit : « Qu’est-ce que c’est, ô Muadh ? » Il a répondu : « Je suis allé au Sham et j’ai vu les gens se prosterner devant leurs évêques et leurs notables, et j’ai voulu faire de même pour toi. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne fais pas cela. Si j’avais dû ordonner à quelqu’un de se prosterner devant un autre qu’Allah, j’aurais ordonné aux femmes de se prosterner devant leurs maris. Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main ! Aucune femme ne peut accomplir son devoir envers Allah tant qu’elle n’a pas accompli son devoir envers son mari. S’il lui demande (l’intimité), même si elle est sur sa selle de chameau, elle ne doit pas refuser. »
- Sunan Ibn Majah, n°1854
Rapporté par Musawir Al Himyari, de la part de sa mère : Elle a entendu Umm Salamah رضي الله عنها dire : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Toute femme qui meurt alors que son mari est satisfait d’elle entrera au Paradis.” »
- Sunan Ibn Majah, n°1900
Rapporté par Ibn Abbas : Aïcha a arrangé le mariage d’une de ses parentes parmi les Ansar. Le Messager d’Allah est venu et a dit : « Avez-vous emmené la jeune fille (chez son mari) ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Avez-vous envoyé quelqu’un avec elle pour chanter ? » Elle a répondu : « Non. » Le Messager d’Allah a dit : « Les Ansar sont un peuple sensible et romantique. Pourquoi ne pas envoyer quelqu’un avec elle pour dire : “Nous sommes venus à toi, nous sommes venus à toi, qu’Allah te bénisse ainsi que nous ?” »
- Sunan Ibn Majah, n°1917
Rapporté par Al-Harith d’après son père : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a épousé Umm Salamah, il est resté avec elle trois jours, puis il a dit : “Tu n’es pas insignifiante aux yeux de ton mari. Si tu veux, je resterai avec toi sept jours, mais alors je resterai aussi sept jours avec mes autres femmes.”
- Sunan Ibn Majah, n°1985
Rapporté par Iyas bin 'Abdullah bin Abu Dhubab : Le Prophète a dit : "Ne frappez pas les servantes d’Allah." Puis 'Umar est venu voir le Prophète et a dit : "Ô Messager d’Allah, les femmes deviennent audacieuses envers leurs maris ? Ordonne donc qu’on les frappe." Et elles ont été frappées. Ensuite, beaucoup de femmes sont allées voir la famille de Muhammad. Le lendemain, il a dit : "Hier soir, soixante-dix femmes sont venues voir la famille de Muhammad, chacune se plaignant de son mari. Vous ne trouverez pas que ceux-là sont les meilleurs d’entre vous
- Sunan Ibn Majah, n°1992
Rapporté par 'Aishah : Le Messager d’Allah lui a dit d’emmener une femme chez son mari avant qu’il ne lui ait rien donné (c’est-à-dire la dot). (Da'if)
- Sunan Ibn Majah, n°2006
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète a dit : "L’enfant appartient au lit (c’est-à-dire, il est attribué au mari) et l’adultère n’a aucun droit sur lui
- Sunan Ibn Majah, n°2008
Rapporté par Ibn 'Abbas : Une femme est venue voir le Prophète et s’est convertie à l’islam, puis un homme l’a épousée. Ensuite, son premier mari est venu et a dit : "Ô Messager d’Allah, je me suis converti avec elle, et elle savait que j’étais musulman." Alors le Messager d’Allah l’a retirée de son second mari et l’a rendue à son premier mari
- Sunan Ibn Majah, n°2014
Rapporté par Mu'adh bin Jabal : Le Messager d’Allah a dit : "Aucune femme n’ennuie son mari sans que sa femme parmi les houris (du Paradis) ne dise : 'Ne l’ennuie pas, qu’Allah te détruise, car il n’est qu’un invité temporaire chez toi et il va bientôt te quitter pour nous rejoindre
- Sunan Ibn Majah, n°2024
Rapporté par 'Amir Sha'bi : J’ai dit à Fatimah bint Qais : "Raconte-moi ton divorce." Elle a dit : "Mon mari m’a divorcée trois fois quand il partait pour le Yémen, et le Messager d’Allah ﷺ a permis cela
- Sunan Ibn Majah, n°2027
Rapporté par Abu Sanabil : Subai'ah Aslamiyyah bint Harith a accouché une vingtaine de jours après le décès de son mari. Quand ses saignements postnataux ont pris fin, elle s'est faite belle, et certaines personnes l'ont critiquée pour cela. On a parlé de son cas au Prophète (ﷺ), qui a dit : "Si elle fait cela, alors sa période d'attente est terminée
- Sunan Ibn Majah, n°2028
Rapporté par Masruq et 'Amr bin 'Utbah : Ils ont écrit à Subai'ah bint Harith pour lui demander des précisions sur son cas. Elle leur a répondu qu'elle avait accouché vingt-cinq jours après la mort de son mari. Ensuite, elle s'est préparée dans l'intention de se remarier. Abu Sanabil bin Ba'kak est passé et lui a dit : "Tu es pressée ; observe la période d'attente la plus longue, soit quatre mois et dix jours." "Je suis donc allée voir le Prophète (ﷺ) et j'ai dit : 'Ô Messager d'Allah (ﷺ), prie pour que je sois pardonnée.' Il a demandé : 'Pourquoi cela ?' Je lui ai expliqué ce qui s'était passé. Il a dit : 'Si tu trouves un homme pieux, alors marie-toi avec lui
- Sunan Ibn Majah, n°2031
Rapporté par Zainab bint Ka'b bin 'Ujrah, épouse d'Abu Sa'eed Al-Khudri : Sa sœur, Furai'ah bint Malik, a dit : "Mon mari est parti à la poursuite de certains de ses esclaves. Il les a rattrapés à la frontière de Qadumttl et ils l'ont tué. J'ai appris sa mort alors que j'étais dans une maison des Ansar, loin de la maison de ma famille et de mes frères. Je suis allée voir le Prophète (ﷺ) et j'ai dit : 'Ô Messager d'Allah (ﷺ), j'ai appris la mort de mon mari alors que je suis loin de ma famille et de mes frères. Il n'a laissé ni argent pour subvenir à mes besoins, ni héritage, ni maison dont je pourrais disposer. Si tu penses pouvoir m'autoriser à rejoindre ma famille et mes frères, c'est ce que je préfère et qui serait mieux pour moi à certains égards.' Il a dit : 'Fais-le si tu le souhaites.' Je suis donc sortie, contente de la décision d'Allah transmise par le Messager d'Allah (ﷺ), jusqu'à ce que, alors que j'étais à la mosquée ou dans un des appartements, il m'a appelée et a dit : 'Qu'as-tu dit ?' Je lui ai raconté mon histoire, et il a dit : 'Reste dans la maison où tu as appris la mort de ton mari, jusqu'à la fin de ta période d'attente.' Elle a dit : "J'ai donc observé la période d'attente là-bas, pendant quatre mois et dix jours
- Sunan Ibn Majah, n°2035
Rapporté par Abu Bakr bin Abu Jahm bin Sukhair Al-'Adawi : J'ai entendu Fatimah bint Qais dire que son mari l'avait divorcée trois fois, et le Messager d'Allah (ﷺ) n'a pas dit qu'elle avait droit à un logement ou à une pension
- Sunan Ibn Majah, n°2036
Rapporté par Sha'bi : Fatimah bint Qais a dit : "Mon mari m'a divorcée à l'époque du Messager d'Allah (ﷺ) trois fois. Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : 'Tu n'as pas droit à un logement ni à une pension
- Sunan Ibn Majah, n°2038
Rapporté par 'Amr bin Shu'aib, d'après son père, d'après son grand-père : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Si une femme affirme que son mari l'a divorcée et qu'elle présente un témoin de bonne réputation, on demande alors au mari de jurer. S'il jure, cela invalide le témoignage du témoin, mais s'il refuse, cela équivaut à un deuxième témoin et le divorce prend effet
- Sunan Ibn Majah, n°2055
Rapporté par Thawban : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Toute femme qui demande le divorce à son mari sans raison valable, le parfum du Paradis lui sera interdit
- Sunan Ibn Majah, n°2058
Rapporté par 'Ubadah bin Samit, de la part de Rubai' bint Mu'awwidh bin 'Afra' : Il a dit : "Je lui ai demandé : 'Raconte-moi ton hadith.' Elle a dit : 'J'ai obtenu le khul' de mon mari, puis je suis allée voir 'Uthman et je lui ai demandé : "Quelle période d'attente dois-je observer ?" Il a répondu : "Tu n'as pas à observer de période d'attente, sauf si tu as eu récemment des rapports avec lui, dans ce cas tu dois rester avec lui jusqu'à ce que tu aies tes règles." Il suivait ainsi la décision du Messager d'Allah (ﷺ) concernant Maryam Maghaliyyah, qui était mariée à Thabit bin Qais et avait obtenu le khul' de lui
- Sunan Ibn Majah, n°2063
Rapporté par 'Urwah bin Zubair, d'après Aïcha : Béni soit Celui dont l'ouïe englobe toute chose. J'ai entendu une partie des paroles de Khawlah bint Tha'labah, mais certaines de ses paroles ne m'étaient pas claires, lorsqu'elle s'est plainte au Messager d'Allah (ﷺ) au sujet de son mari, et a dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), il a pris ma jeunesse et j'ai porté ses enfants, mais quand j'ai vieilli et que je ne peux plus avoir d'enfants, il a prononcé le zihar sur moi ; Ô Allah, je me plains à Toi." Elle a continué à se plaindre jusqu'à ce que Jibril apporte ces versets : "Allah a certes entendu la parole de celle qui discute avec toi (Ô Muhammad) au sujet de son mari et se plaint à Allah..." (58:)
- Sunan Ibn Majah, n°2067
Rapporté par Ibn 'Abbas : Hilal bin Umayyah a accusé sa femme devant le Prophète (ﷺ) d'adultère avec Sharik bin Sahma'. Le Prophète a dit : "Apporte une preuve ou tu recevras la peine (le châtiment) sur ton dos." Hilal bin Umayyah a dit : "Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je dis la vérité, et Allah révélera quelque chose à mon sujet qui me préservera du châtiment." Puis ce verset a été révélé : "Et ceux qui accusent leurs épouses sans avoir d'autres témoins qu'eux-mêmes, le témoignage de l'un d'eux doit être de jurer quatre fois par Allah qu'il est du nombre des véridiques. Et la cinquième fois, qu'il invoque la malédiction d'Allah sur lui s'il ment. Mais elle évitera la punition si elle jure quatre fois par Allah qu'il ment, et la cinquième fois qu'elle invoque la colère d'Allah sur elle s'il dit la vérité." Le Prophète (ﷺ) s'est alors tourné et les a fait venir. Hilal bin Umayyah s'est levé et a témoigné, et le Prophète (ﷺ) a dit : "Allah sait que l'un de vous ment. L'un de vous veut-il se repentir ?" Puis elle s'est levée et a affirmé son innocence. À la cinquième fois, c'est-à-dire lorsqu'elle a invoqué la colère d'Allah sur elle si son mari disait la vérité, ils lui ont dit : "Cela invoquera la colère d'Allah." Ibn 'Abbas a dit : "Elle a hésité et reculé, au point que nous avons cru qu'elle allait se rétracter. Puis elle a dit : 'Par Allah, je ne déshonorerai jamais ma famille.' Ensuite, le Prophète (ﷺ) a dit : 'Attendez de voir. Si elle donne naissance à un enfant aux yeux noirs, aux grosses fesses et aux gros mollets, alors c'est le fils de Sharik bin Sahma'.' Et elle a donné naissance à un tel enfant. Le Prophète (ﷺ) a dit : 'Si l'affaire n'avait pas été tranchée par le Livre d'Allah, je l'aurais punie sévèrement
- Sunan Ibn Majah, n°2074
Rapporté par Aïcha : Elle a affranchi Barirah et le Messager d'Allah (ﷺ) lui a donné le choix, et elle (Barirah) avait un mari libre
- Sunan Ibn Majah, n°2075
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le mari de Barirah était un esclave nommé Mughith. C'est comme si je le voyais encore, marchant derrière elle en pleurant, les larmes coulant sur ses joues. Le Prophète (ﷺ) a dit à 'Abbas : "Ô Abbas, n'es-tu pas étonné de l'amour de Mughith pour Barirah, et de la haine de Barirah pour Mughith ?" Et le Prophète lui a dit : "Pourquoi ne le reprends-tu pas, c'est le père de ton enfant ?" Elle a répondu : "Ô Messager d'Allah, est-ce un ordre ?" Il a dit : "Non, c'est une intercession." Elle a dit : "Je n'ai pas besoin de lui
- Sunan Ibn Majah, n°2076
Rapporté par Aïcha : Trois traditions ont été établies à cause de Barirah : elle a eu le choix (de rester mariée ou non) lorsqu'elle a été affranchie, alors que son mari était esclave ; on lui donnait de la charité et elle l'offrait comme cadeau au Prophète (ﷺ), qui disait : "C'est une aumône pour elle et un cadeau pour nous" ; et il a dit : "Le 'Wala' revient à celui qui affranchit l'esclave
- Sunan Ibn Majah, n°2081
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : "Ô Messager d’Allah, mon maître m’a marié à sa servante, et maintenant il veut nous séparer." Le Messager d’Allah (ﷺ) monta sur le minbar et dit : "Ô gens, pourquoi l’un d’entre vous marie-t-il son esclave à sa servante, puis veut les séparer ? Le divorce appartient à celui qui tient le mollet (c’est-à-dire, le mari)
- Sunan Ibn Majah, n°2084
Rapporté par Humaid bin Nafi' : Il a entendu Zainab, la fille d’Umm Salamah, raconter qu’elle avait entendu Umm Salamah et Umm Habibah dire qu’une femme était venue voir le Prophète (ﷺ) et lui avait dit que le mari de sa fille était décédé, qu’elle souffrait d’une maladie des yeux et qu’elle voulait mettre du khôl comme remède. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "L’une d’entre vous jetterait la bouse d’une chamelle quand une année serait passée depuis la mort de son mari. Mais la période est de quatre mois et dix jours
- Sunan Ibn Majah, n°2085
Rapporté par 'Aishah : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Il n’est pas permis à une femme de porter le deuil pour un défunt plus de trois jours, sauf pour son mari
- Sunan Ibn Majah, n°2086
Rapporté par Hafsah, l’épouse du Prophète (ﷺ) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour un défunt plus de trois jours, sauf pour son mari
- Sunan Ibn Majah, n°2087
Rapporté par Umm 'Atiyyah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Aucun défunt ne doit être pleuré plus de trois jours, sauf qu’une femme doit porter le deuil pour son mari pendant quatre mois et dix jours. Elle ne doit pas porter de vêtements teints, sauf un vêtement d’‘Asb, et elle ne doit pas mettre de khôl ni de parfum, sauf au début de sa pureté, où elle peut appliquer un peu de Qust et d’Azfar
- Sunan Ibn Majah, n°2294
Rapporté par 'Aishah : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Quand une femme dépense" et mon père a dit : - "Quand une femme nourrit (les pauvres) avec ce qu'elle prend chez son mari, sans exagérer, elle aura sa récompense, et il sera aussi récompensé car il l'a gagné, et elle sera récompensée pour ce qu'elle a dépensé. Il en est de même pour le magasinier, sans que leur récompense ne soit diminuée
- Sunan Ibn Majah, n°2295
Rapporté par Shurahbil bin Muslim Al-Khawlani : J'ai entendu Abu Umamah Al-Bahili dire : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : "Aucune femme ne doit dépenser quoi que ce soit de sa maison sans la permission de son mari." Ils ont dit : "Ô Messager d'Allah, même pas de la nourriture ?" Il a dit : "C'est parmi le meilleur de nos biens
- Sunan Ibn Majah, n°2388
Rapporté par 'Amr bin Shu'aib, de son père : Il a transmis : « Il n’est pas permis à une femme de disposer de ses biens sans la permission de son mari, une fois qu’il l’a épousée. »
- Sunan Ibn Majah, n°2389
Rapporté par 'Abdullah bin Yahya, un des fils de Ka'b bin Malik, de son grand-père : Sa grand-mère Khairah, l’épouse de Ka'b bin Malik, est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) avec des bijoux qui lui appartenaient et a dit : Je donne ceci en aumône. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Il n’est pas permis à une femme de disposer de ses biens sans la permission de son mari. As-tu demandé la permission de Ka'b ? » Elle a répondu : « Oui. » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a fait venir Ka'b bin Malik, son mari, et lui a demandé : « As-tu donné à Khairah la permission de donner ses bijoux en aumône ? » Il a répondu : « Oui. » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a accepté son don
- Sunan Ibn Majah, n°2642
Rapporté par Sa'eed bin Musayyab : ‘Umar disait : “La compensation du sang revient aux proches parents masculins du côté paternel et la femme n’hérite rien de la compensation du sang de son mari,” jusqu’à ce qu’Ad-Dahhak bin Sufyan lui écrive pour lui dire que le Prophète (ﷺ) avait jugé que la femme d’Ashyam bin Dibabi devait hériter de la compensation du sang de son mari
- Sunan Ibn Majah, n°2648
Rapporté par Jabir : Le Messager d’Allah (ﷺ) a jugé que la compensation du sang devait être payée par les proches masculins du côté paternel du meurtrier, et les proches de la femme tuée ont dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ), son héritage est pour nous.” Il a dit : “Non, son héritage est pour son mari et ses enfants.”
- Sunan Ibn Majah, n°2736
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Amr : Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé, le jour de la conquête de La Mecque, et a dit : « Une femme hérite du prix du sang et des biens de son mari, et il hérite de son prix du sang et de ses biens, tant que l’un n’a pas tué l’autre. Si l’un a tué l’autre volontairement, il ou elle n’hérite rien du prix du sang ni des biens. Si l’un a tué l’autre par erreur, il ou elle hérite des biens, mais pas du prix du sang. »
- Sunan Ibn Majah, n°2776
Rapporté par Anas bin Malik : Sa tante maternelle, Umm Harim bint Milhan, a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dormi près de moi un jour, puis il s’est réveillé en souriant. J’ai dit : “Ô Messager d’Allah, qu’est-ce qui t’a fait sourire ?” Il a dit : “Des gens de ma communauté qui m’ont été montrés (en rêve), traversant la mer comme des rois sur des trônes.” J’ai dit : “Invoque Allah pour que je sois l’une d’eux.” Il a prié pour elle. Puis il s’est rendormi, puis a fait de même, et elle a répété sa demande, et il a répondu de la même façon. Elle a dit : “Prie Allah pour que je sois l’une d’eux”, et il a dit : “Tu seras parmi les premiers.” Elle est ensuite partie avec son mari, ‘Ubadah bin Samit, comme combattante, la première fois que les musulmans ont traversé la mer avec Mu’awiyah bin Abu Sufyan. Sur le chemin du retour, après la bataille, ils se sont arrêtés au Sham. Un animal a été amené pour qu’elle monte dessus, mais il l’a fait tomber, et elle est morte. »
- Sunan Ibn Majah, n°2898
Rapporté par Abu Sa’eed : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Aucune femme ne doit voyager une distance de trois jours ou plus, à moins d’être accompagnée de son père, de son frère, de son fils, de son mari ou d’un mahram.”
- Sunan Ibn Majah, n°3652
Rapporté par Abu Umamah : Une femme est venue voir le Prophète (ﷺ) et lui a dit que son mari était parti en expédition. Elle lui a demandé la permission de faire une image d’un palmier dans sa maison, mais il ne l’a pas autorisée, ou il le lui a interdit
- Sunan Ibn Majah, n°3750
Rapporté par Abu Malih Al-Hudhail : Des femmes du peuple de Hims ont demandé la permission d’entrer auprès de Aisha. Elle a dit : "Peut-être faites-vous partie de celles qui vont dans les bains publics ? J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : 'Toute femme qui enlève ses vêtements ailleurs que dans la maison de son mari a brisé la barrière entre elle et Allah
- Sunan Ibn Majah, n°4030
Rapporté par Ubayy ibn Ka’b : La nuit où il (ﷺ) a fait le voyage nocturne (Isra’), le Messager d’Allah (ﷺ) a senti un parfum agréable et a dit : « Ô Jibril, quel est ce bon parfum ? » Il a répondu : « C’est le parfum de la tombe de la coiffeuse, de ses deux fils et de son mari. » Puis il a raconté : « Cela a commencé quand Khadir, un noble parmi les Enfants d’Israël, passait devant un moine dans sa cellule. Le moine le rencontrait et lui enseignait l’Islam. Quand Khadir a atteint l’âge adulte, son père l’a marié à une femme. Il lui a enseigné et lui a fait promettre de ne l’enseigner à personne. Il ne touchait pas les femmes, alors il a divorcé, puis son père l’a marié à une autre femme, à qui il a aussi enseigné et fait promettre de ne rien dire à personne. L’une a gardé le secret, l’autre l’a révélé, alors il s’est enfui jusqu’à une île en mer. Deux hommes ramassaient du bois et l’ont vu. L’un a gardé le secret, l’autre l’a révélé et a dit : “J’ai vu Khadir.” On lui a demandé : “Qui d’autre l’a vu à part toi ?” Il a répondu : “Un tel.” (L’autre homme) a été interrogé mais il est resté silencieux. Selon leur religion, le menteur devait être tué. La femme qui avait gardé le secret s’est mariée, et alors qu’elle coiffait la fille du Pharaon, elle a laissé tomber le peigne et a dit : “Périsse Pharaon !” (La fille) l’a raconté à son père. La femme avait deux fils et un mari. (Pharaon) les a fait venir et a essayé de les faire renoncer à leur religion, mais ils ont refusé. Il a dit : “Je vais vous tuer.” Ils ont répondu : “Ce serait une bonté de ta part, si tu nous tues, de nous mettre dans une même tombe.” Il l’a fait. » Quand le Prophète (ﷺ) a fait le voyage nocturne (Isra’), il a senti ce parfum et a demandé à Jibril, qui lui a expliqué
- Muwatta Malik, n°138
Ourwa a dit: «la femme qui subit un écoulement du sang, fait une seule lotion, puis fait ses ablutions pour chaque prière». Malek a dit: «ce qui est suivi à Médine, c'est que la femme qui a un écoulement, quand elle peut prier, son mari a le droit d'avoir des rapports charnels avec elle, ainsi c'est le cas de la femme accouchée quand le sang cesse de couler après la période maximale qui suit l'accouchement. Mais si celle-ci verra le sang, son mari aura le droit de coiter avec elle, car elle sera considérée comme une femme qui subit un écoulement du sang». En commentant les propos de Hicham Ibn Ourwa (N° 108) Malek a dit: Ce sont les meilleures paroles que j'ai entendues à ce propos». Chapitre XXX De l'urine d'un nourisson
- Muwatta Malik, n°485
Ourwa a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab, étant en chaire, il récita une sourate où il y a eu une prosternation, dans un jour de Vendredi, puis descendit, fit une prosternation et les hommes firent de même. Omar récita la même sourate un autre jour de Vendredi, et comme les hommes s'apprêtèrent à se prosterner, il leur dit: «Doucement, Allah ne nous a pas prescrit cette prosternation à moins que nous voulons la faire». Il ne s'est pas prosterné et il a empêché les hommes de la faire». Malek dit: «L'imam n'a pas à quitter sa chaire pour faire une prosternation quand il récite un verset qui l'exige». Malek a dit: «nous considérons qu'il y a dans le Coran onze prosternations dont aucune ne se trouve dans les sourates du «Moufassal». Et Malek a dit: «Il ne convient à personne de réciter, après les prières de l'aurore, et de l'asr, du Coran renfermant une prosternation parce que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit toute prière faite après celle de l'aurore jusqu'au lever du soleil et après celle de l'asr jusqu'à son coucher. Et comme la prosternation fait partie de la prière, il est inconvenable de réciter du Coran, où il y a une prosternation en ces deux moments». On demanda à Malek au sujet de celui qui récite du Coran où il y a une prosternation alors que sa femme a ses menstrues: doit-elle se prosterner»? Il répondit: «ni l'homme, ni la femme n'auront à se prosterner, que quand ils sont en état de pureté». On demanda à Malek, , au sujet d'une femme qui récite du Coran, où il y a une prosternation, alors que son mari est à l'écoute; doit-il se prosterner avec elle II répondit: «Il n'aura pas à se prosterner, car à vrai dire; la prosternation n'est d'exigence que lorsque l'homme se trouve avec d'autres en présidant la prière, alors il récite le verset où il y a une prosternation, il se prosterne et les hommes la font avec lui. Mais au cas où un homme entend un tel verset récité par un autre qui n'est pas son imam, il ne doit pas faire la prosternation. Chapitre VI Les deux sourates «al-Ikhlas et al-Mulk
- Muwatta Malik, n°561
Oum Salama, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que l'Envoyé r d'Allah (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «celui qui est atteint par une affliction, et qui dit, comme Allah l'a ordonné: «Nous sommes à Allah, et c'est vers Lui que nous retournerons, Grand Allah! Accorde-moi la récompense en échange de mon affliction et donne-nous ce qui est de meilleur» Allah l'exaucera». (Inna lillahi wa inna ilayhi rajiun. Allahoumma' jurniy fi musiybatiy, wa a qibhiy khayran minha, illa faala 'llahu dhalika bihi.). Oum Salama ajouta: «Quand Abou Salama mourut, j'ai invoqué Allah par ces mots, puis je me suis dit: «Qui serait donc meilleur que Abou Salama»? Allah, alors lui destina l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) pour mari
- Muwatta Malik, n°562
Al-Kassem Ibn Mouhammad a raconté: «Une de mes femmes mourut; Mouhammad Ibn Ka'b Al-Quorzi vint me consoler et dit: «Parmi les hommes de Bani Israël, il y avait un homme versé dans la religion et un adorateur d'Allah. Il avait une femme dont il était émerveillé et l'aimait à la folie. Cette femme mourut, et son mari éprouva pour elle un grand chagrin et une peine insupportable à un tel point qu'il se renferma chez lui, s'isola des gens et nul n'entrait chez lui. Une femme entendant parler de lui, vint le trouver en disant: «J'ai besoin de lui, afin qu'il me conseille pour une affaire qui me préoccupe et rien ne me convaincra qu'un entretien direct avec lui». Les gens quittèrent la maison de cet homme, quant à la femme, elle resta à sa porte. On fit savoir à l'homme qu'une femme vint le consulter au sujet d'une affaire personnelle et insiste à te voir personnellement; alors que les gens étaient partis, elle resta, ne quittant pas la porte». L'homme dit: «Qu'elle entre». Elle entra chez lui et dit: «Je viens te demander ton avis sur un problème»; il lui demanda: «quel est ce problème»? Elle reprit: «J'avais emprunté de ma voisine des bijoux que je portais souvent et depuis longtemps, même je les prêtais quelquefois. On vient maintenant réclamer les bijoux, devrai-je les leur rendre»? Il rétorqua: «Par Allah! Oui». Elle reprit: «Mais, ça fait longtemps, que je les ai fardés»! Il lui répondit: «Ils ont, maintenant, plus de droit de les réclamer, du moment qu'ils te les ont prêtés depuis un bon temps»! La femme dit alors à l'homme «Que Allah te fasse miséricorde! Tu regrettes d'avoir rendu à Allah, ce qu'Il t'a prêté; puis qu'Il le reprenne, bien qu'Il en ait plus de droit que toi»? L'homme pensa aux paroles de la femme, se rendit compte de son état, et d'Allah qui fit que ces paroles soient d'une grande utilité pour lui». Chapitre XV De ceux qui fouillent les sépulcres
- Muwatta Malik, n°643
Ata Ibn Yassar a rapporté qu'un homme a embrassé sa femme alors qu'il jeûnait, en Ramadan. Se trouvant profondément chagriné, il demanda à sa femme de se renseigner à ce sujet. Elle se rendit chez Oum Salama, l'épouse du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à qui, elle fit part de son état. Oum Salama lui répondit: «Il arrivait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) embrassait ses femmes, alors qu'il jeûnait». Revenant chez elle, la femme rapporta à son mari, ce qu'elle a entendu dire, ce qui allait exciter son chagrin, et il dit: «nous ne sommes pas comme l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à qui Allah rendit licite ce qu'il voulut». Sa femme retourna, de nouveau chez Oum Salama, chez qui se trouvait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam).r Il demanda à Oum Salama: «Qu'a-t-elle, cette femme»? Elle le mit au courant de son interrogation. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répliqua: «Ne lui as-tu pas dit, que je fais de pareil». «Je lui ai dit cela, dit Oum Salama; mais une fois de retour chez son mari, lui rapportant ma réponse, cela redouble son chagrin, et il dit: nous ne sommes pas comme l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), à qui Allah rendit licite ce qu'il voulut». Apprenant cela, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam),r tout en colère, s'écria: «Par Allah! Je redoute Allah plus que quiconque, , et je connait bien ses prescriptions»
- Muwatta Malik, n°860
Yahia Ibn Sa'id a entendu Sa'id Ibn al-Moussaiab dire (en parlant aux fidèles): «que pensez-vous d'un homme qui, en état d'ihram, a eu des rapports avec sa femme»? Comme leur réponse fut suspendue, Sa'id poursuivit: «Un homme qui tout en étant en ihram a eu des rapports avec sa femme; il envoya consulter les hommes versés à Médine. Quelques uns ont dit: «ils doivent se séparer jusqu'à l'année qui suit». Sa'id dit: «qu'ils accomplissent les rites du pèlerinage qui leur manques; terminant, qu'ils rentrent chez eux » S'ils sont aptes à faire, l'année qui suit, le pèlerinage, qu'ils l'accomplisent et qu'ils avancent une offrande. Ils feront la talbiat du lieu où ils avaient commencé leur pèlerinage gâché, l'année précédente, et se sépareront jusqu'à ce que leur pèlerinage soit achevé». - Malek a ajouté: «Ils avanceront pour offrande, une chamelle». - Malek a dit au sujet de l'homme, qui a eu des rapports avec sa femme, au cours du pèlerinage, alors qu'il était à distance entre le déferlement de Arafa et le fait de jeter les cailloux, «qu'il doit offrir un sacrifice, et faire l'année qui suit, un pèlerinage». Et il a ajouté: «S'il a eu des rapports avec sa femme, après avoir lancé les cailloux, il aura à faire une visite pieuse, et une offrande, sans qu'il ait en revanche un pèlerinage ultérieur». - Malek a aussi dit: «celui, qui gâche son pèlerinage ou sa visite pieuse, à cause de ses rapports avec sa femme, il doit une offrande même s'il n'y a pas eu une éjaculation. S'il y en a eu une, il doit de même une offrande». - Malek a finalement dit: «Au cas où l'homme éjacule sans qu'il ait des rapports charnels (ayant pensé ou ragardé sa femme) il ne doit rien. Si l'homme enbrasse sa femme sans qu'il n'y ait éjaculation, il ne doit qu'une offrande. D'autre part, la femme avec qui son mari a eu des rapports charnels, alors qu'elle faisait une visite pieuse ou un pèlerinage, obéissant par là à ses ordres, elle doit une offrande, et un pèlerinage ultérieur, si ces rapports ont eu lieu soit au cours du pèlerinage, ou au cours d'une visite pieuse. Elle doit une autre visite pieuse, rattrapant celle qui a été gâchée, et une offrande». Chapitre XLIX De l'offrande de celui qui manque un pèlerinage
- Muwatta Malik, n°1020
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit' «Celui qui fait un serment puis il trouve qu'il y avait mieux à faire, qu'il expie son serment, et qu'il fasse ce qui est mieux». Malek a dit: «Celui qui dit: «J'ai un vœu à faire, et qu'il ne le désigne pas, il a à expier son serment». Malek pousuivit: «Pour l'affirmation du serment où l'homme jure sur une chose plusieurs fois en répétant son serment comme le cas où il dit: «Je ne lui manquerai rien de tel ou tel, répétant cela pour deux, ou trois ou plusieurs fois. L'expiation, dans ce cas, dit-il, sera celle du serment. Que l'homme dise: «Par Allah, je ne mangerais pas ce plat, je ne mettrais pas tel vêtement, je n'entrerais pas dans cette maison, jurant de tout cela, une seule fois, il ne doit qu'une seule expiation. Mais qu'un homme dise à sa femme «Tu es divorcée, si tu t'habilles de ce vêtement, ou que je t'autorise d'aller à la mosquée, cela constitue une suite de propos où il doit revenir sur une de deux choses: devoir renvoyer sa femme, sans être accusé d'avoir commis après cela, dans ce qu'il a fait, un viol du serment, car en tout cela, il n'y a qu'un seul viol de serment». Malek dit finalement: «Ce qui est de suivi, c'est qu'une femme puisse faire vœu, sans avoir l'autorisation de son mari, et cela pour une chose, tant que cela ne concerne pas son corps, autrement elle doit s'en acquitter, et sans causer par là du mal à son mari. Si il y a la du mal pour lui, son mari peut l'empêcher, et de ce serment elle doit s'en acquitter». Chapitre VIII L'expiation du serment
- Muwatta Malik, n°1074
• Hicham Ibn Ourwa a rapporté que son père Ourwa Al-Zoubair sacrifiait aux noms de ses enfants, mâles et femelles, un mouton pour chacun». Malek a dit au sujet de Al-'aqiqa: «Celui qui veut faire sacrifice au nom de ses enfants, qu'il le fasse d'un mouton pour chacun d'eux, mâle soit-il on femelle. Bien que ce sacrifice ne soit pas d'obligation cependant c'est une bonne tradition qui jusque là, est toujours suivie. Ainsi, celui qui fait Al-'âqiqa au nom de son enfant, ceci est considéré comme un rite et un sacrifice. Et il n'est pas permis que le mouton soit borgne, ou maigre ou fracturé ou malade. Rien de sa viande ne sera à vendre, ni sa peau, et ses os sont à fracturer. La famille qui a fait ce sacrifice, peut manger de cette chair, peut faire même une aumône, mais l'enfant au nom de qui ce sacrifice a été fait, ne peut pas toucher de son sang». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 27 Le Livre des successions Chapitre Premier De la succession des réservataires (1089) - Malek a dit: «Ce qui est traditionnellement pratiqué, et que j'ai vu les hommes versés dans la religion appliquer pour la question de la destination de l'héritage à un fils, et qui lui provient d'un père ou d'une mère c'est que: lorsque l'un d'eux meurt en laissant des enfants mâles et femelles, le garçon aura la part de deux filles; si les filles en sont plus que deux, elles auront les deux tiers de l'héritage, et s'il n'y a qu'une seule, elle aura la moitié. Au cas ou d'autres partenaires se présentent (selon les prescriptions d'Allah), ayant droit à l'héritage et que parmi eux se trouve un garçon, on commence par donner à ceux qui en ont le droit, puis on partagera ce qui reste entre eux, chacun selon la part qui lui revient. Les enfants du fils, mâles soient-ils ou femelles, auront la part du propre fils, privant par là les autres successeurs. Au cas où se trouvent de propres fils et des enfants d'un propre fils (décédé), et que les propres fils aient des garçons, ces derniers n'auront pas à faire part de l'héritage avec les enfants du décédé. Si le décédé n'a pas un garçon, mais deux filles ou plus, les filles de son fils mort, n'auront pas part à l'héritage avec ses filles, sauf s'il se trouve avec elles, un garçon qui jouit tout comme elles de la même parenté ou de plus loin, laissant un reste de l'héritage qui en sera réparti entre elles de telle façon que la part du garçon sera égale à celle de deux filles; mais si rien n'en reste ils n'auront droit à aucune part. Si le décédé n'a qu'une seule fille, elle a droit à la moitié de l'héritage, quant à la fille de son fils, une soit-elle ou plus, elle recevra (tout comme les autres), chacune le sixième. Mais au cas où il y a avec elles un garçon, elles n'auront plus rien même pas un sixième. Mais si après que l'héritage en soit partagé, il en reste quelque part, ceci doit-être donné au garçon et aux filles du fils de telle sorte que la part du garçon -soit égale à celle de deux filles; d'autre part, celui qui jouit d'une parenté lointaine, n'a droit à rien. Au cas où le partage de l'héritage eut lieu, et qu'il n'en reste rien, ils n'auront aucune part, et cela est en conformité aux paroles d'Allah Béni et Très-Haut dans son Livre: «Quant à vos enfants. Allah vous ordonne d'attribuer au garçon une part égale à celle de deux filles. Si les filles sont plus que deux, les deux tiers de l'héritage leur reviendront; s'il n'y en a qu'une, la moitié lui appartiendra». Coran IV, 11. Chapitre II De l'héritage de l'homme lui provenant de sa femme et celui de la femme lui provenant de son mari (1090) - Malek a dit: «Et de l'héritage de l'homme qui lui provient de sa femme morte, ne laissant ni un fils, ni un enfant d'un fils ou d'un autre, est de la moitié. Mais si la femme laisse un fils ou un enfant d'un fils, qu'il soit mâle ou femelle, son mari recevra la quart, et cela après avoir fait ou un testament ou des dettes qui auront été acquittées». Quant à l'héritage de la femme qui lui provient de son mari mort, ne laissant ni un fils, ni un enfant d'un fils, il en est le quart. Mais s'il laisse un fils, ou un enfant d'un fils, garçon soit-il ou fille, sa femme aura le huitième après que ses legs et ses dettes en fussent acquittés. Cela par référence aux paroles d'Allah Béni et Très-Haut dans son Livre: «Si vos épouses n'ont pas d'enfants, la moitié de ce qu'elles vous ont laissé vous revient. Si elles ont un enfant, le quart de ce qu'elles vous ont laissé vous revient, après que leurs legs ou leurs dettes auront été acquittés. Si vous n'avez pas d'enfants, le quart de ce que vous avez laissé reviendra à vos épouses. Si vous avez en enfant, le huitième de ce que vous avez laissé leur appartient, après que vos legs ou vos dettes auront été acquittés» Coran IV, 12. Chapitre III L'héritage du père et de la mère leur provenant de leur enfant (1091) - Malek a dit: «Ce qui est incontestablement suivi et que j'ai vu les hommes versés appliquer à Médine au sujet de l'héritage du père lui revenant de son fils ou de sa fille est ce qui suit au cas de la mort du fils ou de la fille, laissant un enfant mâle ou un fils d'un enfant mâle, la part du père est d'un sixième de l'héritage d'après ce qui est prescrit par Allah; si le fils ou la fille morts, ne laissant ni un fils, ni un enfant d'un fils et qu'il soit mâle, on commence par faire don des parts aux ayants-droits (autrement dit les réservataires), et si ce qui reste est du sixième ou plus, il est de la part du père. Si ce qui reste n'est pas équivalent au sixième, ou qu'il le dépasse, le père a droit au sixième selon les formes prescrites». Pour l'héritage de la mère qui lui revient de son fils ou de sa fille morte: «Si l'un ou l'autre a un enfant ou un fils d'un enfant mâle ou femelle avec des frères, deux ou plus, mâles soient-ils ou femelles germains, ou même d'un père ou d'une mère, la part de la mère est du sixième». Si le décédé ne laisse ni un enfant, ni un fils d'un enfant, ni deux frères ou plus, la mère a droit au tiers, sauf si deux autres cas se présentent à savoir: - Dans l'un des cas, où l'homme meurt, en laissant sa femme et ses père et mère; sa femme a droit au quart, sa mère au tiers de ce qui reste et qui est le quart du capital». - Dans l'autre, où la femme meurt, en laissant son mari et ses père et mère; son mari a droit à la moitié, sa mère au tiers de ce qui reste et qui est le sixième du capitale». Cela est conforme aux paroles d'Allah Béni et Très-Haut dans son Livre: «Si le défunt a laissé un fils, un sixième de l'héritage reviendra à chacun de ses père et mère. S'il n'a pas d'enfants et que ses parents héritent de lui: Le tiers reviendra à sa mère. S'il a des frères: Le sixième reviendra à sa mère» Coran IV, 11 . Et la tradition suivie est à de considérer que les frères sont deux ou plus». Chapitre IV L’héritage revenant aux frères utérins (1092) - Malek a dit: «Ce qui est suivi à Médine, c'est que les frères utérins n'auront pas part à l'héritage s'il se trouve un fils, ou des enfants d'un fils, qu'ils soient mâles ou femelles; les frères utérins ne méritent rien de l'héritage en présence d'un grand-père (le père du père); mais ils héritent dans n'importe quel autre cas de telle façon que chacun ait le sixième de l'héritage, mâle soit-il ou femelle, s'ils sont deux; au cas où ils sont plus que deux, ils seront partenaires, recevant tous le tiers de l'héritage réparti entre eux, de façon que la part du garçon soit égale à celle de deux filles. Cela, est conforme à ce qui est dit par Allah Béni et Très-Haut dans son Livre: «Quand un homme ou une femme, n'ayant ni parents, ni enfants, laisse un héritage, s'il a un frère ou une sœur: le sixième reviendra à chacun d'entre eux. S'ils sont plusieurs, ils se répartiront le tiers de l'héritage» Coran IV, 12. Pour ce cas, mâle et femelle sont à un même pied d'égalité». Chapitre V L'héritage des frères germains (1093) - Malek a dit: «Ce qui est suivi à Médine, c'est que les frères germains n'auront pas part à l'héritage en présence d'un fils, ou d'un enfant d'un fils ou du père. Mais ils héritent avec les filles, et les filles d'un fils, le reste de l'héritage, à moins qu'il ne se trouve en vie un père du père, et qu'ils en soient des agnats. On commence par répartir l'héritage à ceux qui sont les réservataires, et s'il en reste de l'héritage, il sera de la part des frères et sœurs germains, le partageant entre eux selon qui est prescrit dans Le Livre d'Allah à savoir, que le garçon aura une part égale à celle de deux filles; et s'il n'en reste rien de l'héritage, ils n'auront rien». Malek a dit: «Si le décédé ne laisse ni un père, ni un grand-père (père du père), ni un fils, ni un enfant d'un fils, qu'il soit mâle ou femelle, sa sœur germaine aura la moitié de l'héritage; si ses sœurs sont plus que deux et qu'elles soient germaines, elles auront les deux tiers; si elles ont un frère, ces sœurs, étant deux ou plus, elles n'auront rien de l'héritage. On commence par donner les parts de l'héritage aux réservataires; s'il en reste de cet héritage, il sera réparti entre les frères et sœurs germains, en faisant que, la part du garçon en soit égale à celle de deux filles. A excepter un seul cas où ils ne recevront rien, étant des partenaires avec les fils de la mère, dans leur part qui est le tiers. Pour ce cas il s'agit du fait qu'une femme meurt en laissant un mari, une mère, des frères et sœurs utérins, des frères et sœurs germains, son mari aura la moitié, sa mère le tiers, ses frères et sœurs utérins le tiers; pour ce qui reste, il sera la part des frères et sœurs germains qui seront des partenaires avec les fils de la mère, du tiers, de façon que le garçon aura une part égale à celle de la fille. étant tous frères et sœurs de la mère décédée, d'ailleurs ils ont hérité de par leur renvoi à la mère. Allah Béni et Très-Haut a dit dans son Livre: «Quand un homme ou une femme n'ayant ni parents, ni enfants, laisse un héritage: S'il a un frère ou une sœur: Le sixième en reviendra à chacun d'entre eux. S'ils sont plusieurs: Ils se répartiront le tiers de l'héritage». Coran IV, 12. Pour cela, ils sont des partenaires dans cette part prescrite, parce qu'ils sont tous des frères et sœurs de la part le la mère». Chapitre VI L'héritage des frères consanguins (1094) - Malek a dit: «Ce qui est suivi à Médine, au cas où un homme meurt, ne laissant que des frères et sœurs consanguins, sans qu'il ait avec eux des enfants germains, les consanguins auront leur part de la succession tout comme s'ils étaient des enfants germains, à savoir au même titre des mâles et des femelles; cependant les consanguins n'auront rien de l'héritage des enfants utérins s'ils existent, car les consanguins en sont de pareils aux enfants germains, mais loin d'être rapprochés aux enfants utérins qui en sont engendrés de la même mère». Malek a dit: «Si, à la réunion des frères et sœurs germains, et avec eux, les frères consanguins, on se rend compte que pour les premiers, il y a un mâle, les frères consanguins n'auront aucune part de l'héritage. Si les héritiers germains en sont une femme, ou plus qu'une femelle, n'ayant pas avec elles un mâle, la sœur germaine reçoit la moitié de l'héritage, et les sœurs consanguines auront le sixième, complétant les deux tiers. S'il se trouve un mâle avec les sœurs consanguines (du père), celles-ci n'auront plus part à l'héritage. On commence l'héritage, et ce qui reste de l'héritage sera réparti entre frères et sœurs consanguins (du père) de façon que le mâle aura une part égale à celle de deux femelles; s'il n'en reste rien des legs, ils n'auront rien. Si les héritières en sont deux sœurs germaines ou plus, elles recevront les deux tiers de ce qui est légué, et les sœurs consanguines n'auront aucun droit à l'héritage, sauf si avec elles, se trouve un frère consanguin, dans ce cas on commence par donner aux propres héritiers leurs parts, et ce qui reste de l'héritage revient aux consanguins (du père) de façon que le mâle aura deux fois la part d'une femelle. Si rien ne reste de l'héritage, ils n'auront rien. D'autre part, les frères et sœurs utérins, les germains, les consanguins, si chacun d'eux, en est un, il aura le sixième, s'ils sont deux et au-delà, ils auront le tiers, en rappelant que la part du mâle sera égale à celle de la femelle, étant tous deux, à un même pied d'égalité». Chapitre VII L'héritage du grand-père
- Muwatta Malik, n°1083
Mouhammad Ibn Abi Bakr Ibn Hazm a rapporté qu'il a entendu fréquemment son père dire: «Omar Ibn Al-Khattab disait: «Je m'étonne du statut de la tante paternelle: elle lègue son héritage, mais n'a droit à aucune part pour hériter». Chapitre XI L'héritage de ceux qui constituent «Al âssaba” (1) «Al âssaba» est le pluriel du terme «asseb» désignant, tout héritier mâle ayant droit à l'héritage, soit-il partiel une fois les réservataires ont reçu leurs parts s'ils existent, ou total si ces derniers n'existent pas. Au sujet de «Al-assaba», Malek a dit: «La norme suivie à Médine, et qui est loin d'être contestée, et que j'ai vu les hommes versés appliquer est la suivante: - Le frère germain a la primauté d'hériter que le frère consanguin. - Le frère consanguin a plus le droit d'hériter que les fils du frère germain. - les fils du frère germain ont à hériter avant ceux du frère consanguin. - les fils du frère consanguin priment dans l'héritage les petits fils du germain. - les petits fils du frère consanguin devancent dans la succession l'oncle paternel germain. - L'oncle paternel consanguin hérite avant les cousins germains. - Le cousin paternel consanguin prime dans l'héritage l'oncle, le paternel germain du père. Malek a ajouté: «Toute question qui m'a été posée au sujet de l'héritage dit: «Al-'âssaba», sera expliquée comme suit: «S'il se trouve au décédé plusieurs agnats, et que l'un d'eux soit proche au décédé du côté du père quant aux autres, l'héritage lui revient vu sa descendance et non son ascendance. Si cet agnat est fils d'un consanguin, mais plus proche du décédé que les fils d'un germain, c'est plutôt à lui que revient l'héritage qu'à eux. S'ils sont tous exégaux de part leur descendance remontant à un seul père, et qu'ils soient les fils d'un consanguin ou d'un germain, que l'héritage en soit également réparti entre eux. Si le père de certains agnats, est le frère germain du père du mort, et si d'autres agnats se trouvent, dont le père est le frère consanguin du père du mort, l'héritage doit revenir aux premiers, car Allah Béni et Très Haut a dit: «Cependant ceux qui sont liés par la parenté sont plus proches les uns des autres d'après le Livre d'Allah. Allah est en vérité, celui qui sait tout» Coran VIII, 75. Malek a dit: «Et le grand père, père du père, a beaucoup plus droit à l'héritage que les fils du frère germain, plus même que l'oncle paternel germain. Le fils du frère germain a plus de droit au patronage des affranchis plus que le grand-père». Chapitre XII Ceux à qui ne revient pas l’héritage Malek a dit: «Ce qui est suivi, et incontestable, et que j'ai vu même les hommes versés appliquer à Médine c'est que l'héritage ne revient aucunement ni au fils d'un frère utérin, ni au grand-père père de la mère, ni à l'oncle paternel qui est un frère utérin, ni à l'oncle maternel, ni à la grand-mère mère du père de la femme, ni à la fille du frère germain, ni à la tante paternelle ni à la tante maternelle». Malek a ajouté: «Aussi, toute femme telle qu'elle a été mentionnée dans le Coran, dont le rapport de parenté au mort est si loin, n'héritera rien. Il en est de même pour toutes les autres femmes, mises à l'écart, celles qui en sont mentionnées dans le Coran. Allah a, d'ailleurs, mentionné dans son Livre les héritages qui suivent: - L'héritage de la mère lui revenant de son fils. - Celui des filles de leur père. - Celui de la femme de son mari. - Celui des sœurs germaines. - Celui des sœurs consanguines. - Celui des sœurs utérines. - Et la grand-mère recevra, selon ce qui a été décidé de par le Prophète r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). - Finalement, la femme hérite de l'esclave qu'elle avait affranchie car Allah Béni et Très-Haut a dit: «Au sujet des esclaves»: «Ils sont vos frères en religion, ils sont des vôtres» Coran XXXIII ,5. Chapitre XIII L'héritage de ceux qui sont partisans d'une autre religion
- Muwatta Malik, n°1093
Abdel-Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté que, son père, interprétant ce verset: «II n'y aura aucune faute à vous reprocher, si vous faites allusion à une demande en mariage, ou si vous ne parlez à personne de votre intention. Allah sait que vous pensez à ces femmes cependant, ne leur promettez rien en secret: Dites-leur simplement les paroles qui conviennent» Coran II, 235. Il disait: «Que l'homme dise à une femme, alors qu'elle est dans la période d'attente suivant la mort de son mari «Tu m'es si chère, je désire ta personne, et que Allah amène vers toi du bien et des bienfaits» ou encore d'autres paroles du même sens. Chapitre II Demander le consentement de la fille vierge, et de la veuve pour les épouser
- Muwatta Malik, n°1101
On rapporta à Malek que Omar Ibn Abdel-Aziz, au cours de son califat, donna expressément ordre à ses préfets, que tout homme, père ou autre soit-il, donnant une fille à marier, doit formuler le montant d'une dot, qui est du droit de la femme, si elle le désire». Malek a dit: «Une fille donnée par son père, pour un mariage, de telle façon qu'il leur formule une donation avec la dot, cette donation est considérée à terme d'un contrat de mariage, la fille peut la revendiquer si elle le veut, même si son mari l'avait quittée, et avant même qu'il en soit effectivement son mari, son mari aura droit à la moitié de cette donation faisant partie du contrat». - Malek a aussi dit: «Un homme qui fera épouser, encore jeune son fils, et que ce dernier ne possède pas de biens, c'est au père, dans ce cas de se charger de la dot, si son fils, le jour de son mariage ne possède pas de biens. Mais, si le fils possède des biens, c'est lui qui doit formuler une dot, sauf si son père s'était engagé, lui-même de se charger de la dot. Et ce mariage est légal au fils, même s'il est si jeune, et qu'il soit sous la tutelle du père». - Pour l'homme, renvoyant sa femme vierge, sans qu'il ait eu des rapports avec elle, et que le père de cette femme, renonce à la moitié de la dot, Malek a dit: «Cela est permis au mari, le tenant du père de la femme», il a ajouté: «Car Allah Béni et Très-Haut a dit dans Son livre (le sens): «A moins qu'elles n'y renoncent» entendant par là, les femmes avec qui les maris ont eu des rapports charnels, ou : «Ou que celui qui détient le contrat de mariage ne se désiste» et c'est le père qui avait donné en mariage sa fille vierge, ou le maître de l'esclave. Et Malek qui continue: «C'est ce qui est suivi à Médine». - Au sujet de la femme juive ou chrétienne épousant un juif ou un chrétien, mais qu'elle ait embrassé l'Islam, avant son mariage, Malek a dit: «Elle n'a droit à aucune dot». - Malek finalement a dit: «Je n'envisage pas que la dot d'une femme donnée en mariage, soit de moins d'un quart de dinar, étant la valeur minimum d'un objet volé qui par sanction, coûte que la main du voleur soit coupée». Chapitre IV L'abaissement du rideau
- Muwatta Malik, n°1107
On rapporta à Malek que Sa'id Ibn al-Moussaiab fut questionne au sujet de la femme qui formule à son mari, l'ordre de ne plus la faire sortir de son pays»? Il répondit: «II pourra la faire sortir, s'il le veut». - Malek a dit: «Ce qui est traditionnellement suivi, quand un homme formule à la femme l'ordre, dans le contrat de mariage, de ne pas épouser une autre, ni d'avoir des captives, cela n'est pas trop à considérer sauf s'il y a un serment du divorce ou d'affranchissement, s'il fera l'un ou l'autre, dans ce cas, il est à son engagement». Chapitre VII Le mariage de celui qui rend un mariage licite et ce qui est similaire
- Muwatta Malik, n°1108
Al Zoubair Ibn Abdel-Rahman Ibn al-Zoubair a rapporté que Rifa'a Ibn Simwai avait divorcé d'avec sa femme, Tamima Bint Wahb, au temps de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) par trois fois. Cette femme épousa Abdel-Rahman Ibn Al-Zoubair qui ne put la cohabiter, ni la toucher, ainsi il la répudia. Comme Rifa'a, son premier mari voulut l'avoir de nouveau en mariage, et qu'il l'avait répudiée, il fit part de cela à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui le lui interdit en lui disant: «Tu ne pourras te marier avec elle, avant qu'elle n'ait goûté le petit miel (à savoir, avoir des rapports charnels avec son second mari)»
- Muwatta Malik, n°1109
Al-Kassem Ibn Mouhammad a rapporté qu'on demanda Aicha, femme du Prophète r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet d'un homme qui avait définitivement divorcé sa femme, celle-ci étant remariée avec un autre qui l’a répudié, sans avoir des relations charnelles avec elle. Est-il permis à son premier mari, de l'avoir de nouveau»? Aicha répondit: «non, pas avant qu'il n'ait goûté son petit miel (c.à.d le second mari)
- Muwatta Malik, n°1110
On rapporta à Malek qu'on demanda Al-Kassem Ibn Mouhammad au sujet d'un homme qui a définitivement répudié sa femme, puis un autre l'avait épousée, mais qui mourut avant d'avoir des rapports charnels avec elle. Sera-t-il permis à son premier de l'avoir de nouveau»? Al-Kassem Ibn Mouhammad répondit: «Son premier mari n'a pas le droit de l'avoir». Malek a dit: «au sujet de ce qui est «licite», que l'homme qui se marie avec une femme, qu'il avait auparavant répudiée», il ne peut pas maintenir ce mariage avant qu'il n'ait épousé à nouveau. S'il a consommé ce mariage, il devra lui payer sa dot». Chapitre VIII Les femmes qu'on ne peut avoir en mariage ensemble
- Muwatta Malik, n°1112
Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Sa'id Ibn Al -Moussaiab disait: «On interdit à l'homme d'épouser une femme alors qu'il est le mari de sa tante paternelle ou maternelle, et d'épouser une captive enceinte d'un homme autre que lui». Chapitre IX Le mariage interdit de l'homme avec la mère de sa femme
- Muwatta Malik, n°1118
Sa'id Ibn Al-Moussaiab et Souleiman Ibn Yassar ont rapporté que Toulaiha Al-Assadia était la femme de Rouchaid Al-Thaqafi qui l'avait répudiée. Comme elle s'est mariée, alors qu'elle était dans sa période d'attente, Omar Ibn Al-Khattab la frappa de son petit fouet, le fit de même pour son mari, et sépara entre eux. Ensuite Omar dit: «Toute femme qui s'est mariée, tout en étant dans sa période d'attente, et que son mari n'a pas encore eu des rapports avec elle, on séparera entre eux, jusqu'à ce qu'elle ait complété là période de son premier mariage, après quoi l'autre en sera considéré comme un prétendant qui veut bien se fiancer avec elle. Or, s'il avait eu des rapports avec elle, on les sépare, puis elle aura à compléter sa période d'attente du premier mariage et une autre du deuxième mariage, et elle ne se mariera plus de cet homme». - Malek a rapporté que Sa'id Ibn Al-Moussaiab a dit à ce sujet: «Et cette femme aura droit à la dot pour la satisfaction dont l'homme s'est permis d'elle». - Malek a ajouté: «Ce qui est de suivi, au sujet d'une femme libre dont le mari est mort, c'est de vivre en viduité pour quatre mois et dix jours. Elle n'aura pas à se marier si elle se doute de ses menstrues, attendant que le cas soit régulier en ôtant tout doute, si elle craint d'être enceinte». Chapitre XII Le mariage d'avec une esclave alors qu'on est le mari d'une femme libre
- Muwatta Malik, n°1132
On rapporta à Malek que Ibn Chéhab et Al-Kassem Ibn Mouhammad disaient: «Si l'homme libre se marie d'une esclave et a eu des rapports avec elle, elle l'engage dans le mariage». Malek a dit: «Et toute personne que j'ai connue disait pareillement, que l'esclave engage l'homme libre dans le mariage. S'il se marie d'elle, en ayant des rapports charnels, elle l'engage dans le mariage». Malek a ajouté: «Un esclave qui se marie d'une femme libre en ayant avec elle des rapports, il l'engage en mariage. Mais une femme libre qui se marie d'un esclave ne l'engage pas en mariage, à moins qu'il ne soit libéré, et une fois qu'il l'est, elle pourra l'avoir en tant que mari. Mais s'il se sépare d'elle avant qu'il ne soit libéré, il n'est pas engagé pour le mariage, attendant qu'il soit libéré et qu'il se marie d'une femme (libre soit-elle ou esclave). - Malek a aussi dit: «Si une femme esclave se trouve l'épouse d'un homme libre, qui se sépare d'elle, avant qu'il ne la libère, son mariage d'avec elle, ne peut la rendre une femme de bonne condition, tant qu'elle n'est pas libérée et que son mari la cohabite après sa libération, et c'est le cas qui engage cette esclave dans le mariage. Encore que, une esclave mariée d'avec un homme libre, et libérée tout en étant sa femme, avant même qu'il ne sépare d'elle, il la rend une femme de bonne condition s'il se sépare d'elle, il la rend une femme de bonne condition s'il la libère tant qu'elle est sa femme, et qu'il ait eu des rapports avec elle, après qu'il l'eût libéré». - Malek a finalement dit: «La femme libre chrétienne ou juive, et la femme esclave musulmane, engagent l'homme libre dans le mariage, s'il se marie avec l'une d'elles, et avec qui, il a eu des rapports». Chapitre XVIII Le mariage de la jouissance
- Muwatta Malik, n°1136
Malek a rapporté de Ibn Chéhab au sujet des femmes, qui, du temps de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), avaient suivi l'Islam tout en étant dans leurs pays, et sans qu'elles soient même émigrées, alors que leurs maris, quand elles avaient suivi l'Islam, étaient des impies. On cite entre autres, la fille de Al-Walid Ibn Al-Moughira qui était la femme de Safwan Ibn Oumayya. Elle avait suivi l'Islam le jour de la conquête (de la Mecque) alors que son mari Safwan Ibn Oumayya avait fui le pays de l'Islam. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui envoya son cousin Wahb Ibn Oumair, lui donnant son propre vêtement à titre de sécurité pour Safwan Ibn Oumayya, et l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'invita à la conversion à l'Islam et de venir le trouver, en lui laissant le choix de répondre à cette invitation ou qu'il ait deux mois pour délibérer. Quand Safwan fut arrivé, auprès de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), mettant son vêtement, il l'appela devant tout le monde, en disant: «O Mouhammad! c'est bien, Wahb Ibn Oumair qui m'apporta ton vêtement prétendant que tu m'as convoqué auprès de toi en me proposant deux choix: soit que je réponde à ton invitation (pour suivre l'Islam) ou que j'aie deux mois pour que je me décide». L'Envoyé r d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'écria: «Descends, Abou Wahb (surnon de Safwan),ce dernier répondit: «Non par Allah, je ne descendrai avant que tu n'éclaircis cette affaire». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répliqua: «Je t'accorde plutôt quatre mois pour que tu te décides». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) partit en expédition pour Hounain et descendit chez la tribu Hawazin. Il fit demander à Safwan de lui prêter un bouclier et un casque. Safwan lui répondit: «Dois-je te les donner de bon gré ou malgré moi». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répliqua: «Plutôt de bon gré», alors Safwan lui prêta le bouclier et le casque qu'il avait, puis sortit accompagnant l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), tout en étant impie, et vécut en témoin la bataille à Hounain et à Taëf, en refusant l'Islam, alors que sa femme l'avait déjà suivi (l'Islam), sans que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne fasse se séparer Safwan et sa femme jusqu'à ce qu'il suive l'Islam et sa femme demeura chez lui dans le but d'un mariage»
- Muwatta Malik, n°1137
Malek a rapporté que Ibn Chéhab a dit: «Un mois s'est déroulé entre la conversion de Safwan à l'Islam, et celle de sa femme». • Ibn Chéhab continua: «Et on ne nous a jamais rapporté qu'une femme avait émigré vers Allah et Son Envoyé, alors que son mari restait chez les impies, sans que son émigration n'ait séparé entre elle et son mari, sauf si son mari ait fait émigration, avant que la période d'attente de sa femme ne fusse terminée»
- Muwatta Malik, n°1138
Ibn Chéhab a rapporté que Oum Hakim Bint Al-Hareth Ibn Hicham était la femme de Ikrima Ibn Abu-Jahl, et suivi l'Islam, le jour de la conquête de la Mecque, son mari Ikrima s'enfuya du pays de l'Islam, et se rendit au Yemen,Oum Hakim partie rejoindre son mari au Yemen où elle l’invita à se convertir à l'Islam et il s'y convertit. Il vint auprès de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'an de la conquête de la Mecque, le voyant, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'accueillit avec joie, sans même qu'il ait mis son manteau Safwan lui fit un serment d'allégeance et l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) conserva leur mariage». - Malek a dit: «Si l'homme suit l'Islam avant sa femme, et qu'il l'invite à s'y convertir, alors qu'elle s'y refusera, ils doivent être séparés, car Allah Béni et Très-Haut a dit dans Son Livre: «Ne retenez pas en les épousant celles qui sont incroyantes» Coran LX, 10. Chapitre XXI Le repas de noces
- Muwatta Malik, n°1179
Al-Kassem Ibn Mouhammad a rapporté que Aicha, la mère des croyants, a dit: «Au sujet de Barira, il y avait trois jugements dont l'un d'eux exigeait son affranchissement. Lui donnant le choix, elle opta pour garder son mari». Alors, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Le patronage est du droit de celui qui a affranchi». Puis l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) Sur lui 1a grâce et la paix d'Allah entra alors qu'une marmite pleine de viande, bouillait. On lui servit du pain et de la nourriture qui se trouvait à la maison (de Aicha). L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «N'ai-je pas vu une marmite où se trouvait de la viande»? On lui répondit: «Oui, certes, Ô Envoyé d'Allah, mais cette viande est une aumône faite à Barira, et toi, tu ne manges pas de ce qui est une aumône». Alors, L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Elle est une aumône pour Barira, et pour nous un cadeau»
- Muwatta Malik, n°1180
Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar disait au sujet de l'esclave mariée avec un esclave et elle est affranchie, l'esclave aura à elle le choix de garder son mari, ou de divorcer d'avec lui, tant que ce dernier ne l'aura pas touchée» (après être affranchie). Malek a dit: «Si son mari l'a touché, et qu'elle prétend ignorer, d'avoir eu à elle le choix, elle est dans ce cas, accusée, et l'on ne croit pas à ce qu'elle a prétendu de l'ignorance. Et il ne lui revient plus le choix de divorcer d'avec son mari après qu'il l'ait touchée»
- Muwatta Malik, n°1181
Ourwa Ibn Al-Zoubair a rapporté qu'une esclave d'appartenance à Bani Adii, connue par Zabra' lui a raconté qu'elle en était elle-même esclave. Affranchie, continue-t-elle, Hafsa, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me convoqua et me dit: «Je vais te dire une nouvelle, et je n'aime pas que tu prennes décision de ton sort. C'est à toi que revient la décision, sauf si ton mari t'a touché. Car, si c'est le cas, tu n'auras plus rien pour décider». Je lui répondis: «Je suis pour le divorce, le divorce et le divorce». Ainsi-, elle s'est divorcée d'avec lui, pour trois fois»
- Muwatta Malik, n°1183
Malek a rapporté qu'il a entendu Ibn Chéhab dire: «Si l'homme donne à sa femme le droit de choisir, (entre le fait ou de rester avec lui ou d'être séparée) et qu'elle choisira de rester avec son mari, ce cas n'est pas pris pour un cas de divorce». - Malek a dit: «C'est ce que j'ai de mieux entendu dire». - Au sujet de celle à qui l'on donne le choix, Malek a dit: «Si son mari lui donne le droit de choisir, et qu'elle choisira sa propre personne, cela est un divorce fait pour trois fois. Et si son mari lui dit: «Je ne t'ai donné, que pour une fois, le droit de choisir, ce qu'il a dit, n'est pas à considérer». Et c'est le meilleur avis». - Malek a finalement dit: «Si son mari lui donne le choix, et qu'elle se dise: «J'ai donc accepté une seule fois», et que son mari le refuse en disant: «Plutôt, je te donne le choix pour trois fois», et qu'elle se montre refusant sauf pour une, elle reste chez lui en tant que mariée, et par conséquent, ce n'est plus une séparation» si Allah le veut». Chapitre XI Au sujet du «khol”(1) (1) Le Khol est le fait, qu'une femme demande à son mari, de se libérer du lien conjugal, et en échange, elle lui abandonnera tous ses droits
- Muwatta Malik, n°1184
Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Amra Bint Abdul Rahman lui a raconté que Habiba Bint Sahl Al Ansari s'était mariée d'avec Thabet Ibn Qais Ibn Chammas. En sortant pour la prière de l'aurore, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vit à sa porte, Habiba Bint Sahl, alors qu'il faisait encore nuit. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Qui est-ce»? Elle répondit: «C'est moi, Habiba Bint Sahl, Ô Envoyé d'Allah». Il répliqua: «Qu'as-tu»? Elle lui dit: «Ni moi, ni Thabet Ibn Qais, nous nous entendons comme époux». Quand son mari Thabet Ibn Qais fut venu, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Voici Habiba Bint Sahl, qui vient de me raconter, ce que Allah a voulu qu'il en soit», Habiba dit: «Ô Envoyé d'Allah, tout ce qu'il m'a donné, je l'ai chez moi». S'adressant à Thabet Ibn Oais, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) lui dit: «Reprends tout ce que tu lui as donné», Thabet le reprit et Habiba demeura chez ses parents (séparée de son mari)»
- Muwatta Malik, n°1185
Nafe' a rapporté qu'une esclave de Safia Bint Abi Oubaid s'est divorcée d'avec son mari, lui remettant tous ses droits. Abdallah Ibn Omar ne se montra pas contre». Malek a dit, au sujet de la femme qui, pour avoir le divorce d'avec son mari, lui remet tous ses droits, que, s'il s'avère qu'il lui cause préjudice, qu'il l'oppresse, et qu'il est connu pour sa sévérité, le divorce est un droit, et il a à lui rendre ce qu'elle lui a remis». Malek a dit:«Et c'est ce que j'entendais, et qui était de suivi à Médine». Malek a ajouté: «II n'y a pas de mal à ce que la femme, qui voulant le divorce d'avec son mari, qu'elle lui remette plus qu'il lui a donné». Chapitre XII Du divorce de celle qui est pour le Khôl
- Muwatta Malik, n°1193
Ata' Ibn Yassar a rapporté: «Un homme vint demander Abdallah Ibn Amr Ibn Al'As au sujet d'un homme qui a divorcé d'avec sa femme pour trois fois, avant qu'il ne l'ait touchée». Ata' dit: «Ce n'est que pour une fois que se fait le divorce d'avec une vierge». Abdallah Ibn Amr Ibn Al'As protesta et dit à Ata: «Tu n'es qu'un rapporteur de hadiths. Le divorce fait pour une seule fois impose un nouveau mariage et une nouvelle dot. Mais le divorce fait pour trois fois, la femme sera interdite au mari jusqu'à ce qu'elle soit mariée d'avec un autre homme que son mari (puis divorcée)»
- Muwatta Malik, n°1194
Boukair Ibn Abdallah Ibn Al-Achaj a rapporté que Mou'awia Ibn Abi Ayach Al-Ansari était assis en compagnie de Abdallah Ibn Al-Zoubair et Assem Ibn Omar Ibn Al-Khattab, quand Mouhammad Ibn lyas Ibn Al-Boukair vint les trouver et leur dit: «Un homme des bédouins divorca d'avec sa femme pour trois fois, avant qu'il n'ait eu des rapports avec elle, ainsi que pensez-vous à son sujet»? Abdallah Ibn Al-Zoubair dit: «Nous ne pouvons pas décider de cette affaire, vas donc chez Abdallah Ibn Abbas et Abou Houraira, que je viens de laisser chez Aicha, et pose leur la question puis reviens nous rapporter la réponse». Il partit et leur posa la question. Ibn Abbas dit à Abou Houraira: «O Abou Houraira, réponds-lui, voici une question difficile qu'on t'a avancée». Abou Houraira répondit: «Un divorce fait une fois, impose un nouveau mariage et une nouvelle dot, et celui qui est fait trois fois, rendra la femme interdite à son mari, jusqu'à ce qu'elle soit mariée d'avec un autre homme que lui (et divorcée)». Malek a dit: «Telle était la tradition suivie à Médine. Quant à la femme qui avait été déjà mariée d'avec un homme sans qu'il ait eu des rapports avec elle, elle sera traitée comme la vierge: divorcée d'une seule fois, elle doit de nouveau se marier et avoir une nouvelle dot, divorcée de trois fois, elle sera prohibée pour son mari jusqu'à ce qu'elle soit mariée d'avec un autre homme que lui (puis divorcée)». Chapitre XVI L'homme malade qui divorce sa femme
- Muwatta Malik, n°1209
Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar disait: «Si le possesseur d'un'esclave lui permet de se marier, ce dernier aura à lui le droit du divorce, et aucun autre homme ne lui arrachera ce droit. Il n'y a là pas de mal à ce que le possesseur de l'esclave se marie avec la fille de son esclave mâle ou de son esclave femelle,». Chapitre XIX Des dépenses nécessaires dont une esclave enceinte et divorcée, peut recevoir - Malek a dit: «II n'est pas obligatoire pour un homme libre, ou pour un esclave, divorçés d'une esclave ou une captive, ni à un esclave qui à divorçé définitivement une femme libre, de donner une portion alimentaire à la femme même si elle est enceinte, du moment qu'il ne peut plus l'avoir à nouveau». - Malek a aussi dit: «II ne revient pas à un homme libre de se charger d'une nourrice pour son enfant alors qu'il est esclave chez d'autres gens. Il n'est pas permis à un esclave de dépenser de ses biens pour ce qui appartient à son maître, sauf si ce dernier le lui autorise». Chapitre XX La période d'attente de celle dont le sort du mari est inconnu
- Muwatta Malik, n°1210
Sa'id Ibn Al-Moussaiab a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab a dit:, «Toute femme qui a perdu son mari sans savoir quel est son sort, doit se mettre en attente pour quatre ans, puis doit observer sa période d'attente pour quatre mois et dix jours, et après cela, elle pourra se marier». - Malek a dit: «Si la femme, après que sa période d'attente est terminée, se marie et que son mari ait ou non, eu avec elle des rapports, son mari précédent ne pourra pas la reprendre». - Malek a ajouté: «Telle est la tradition suivie, mais si son premier mari la rejoint, avant qu'elle ne se marie, il aura le plus le droit de l'avoir de nouveau». - Malek a dit aussi: «Je me suis rendu compte des gens qui ont protesté contre ce que d'autres ont rapporté, à propos de ce que Omar a dit: «Le premier mari étant présent, (sa femme étant toujours non mariée) il aura le choix d'être ou pour la dot à verser, ou pour avoir de nouveau sa femme». - Malek a finalement dit: «On m'a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab a dit: «Pour la femme dont le mari a divorcé d'elle, tout en étant absent, puis, qu'il la veuille de nouveau sans qu'elle apprenne sa décision, bien qu'elle ait auparavant reçu son divorce d'avec lui, et qu'elle ait été mariée à nouveau, subséquemment, que l'autre mari ait eu ou non des rapports avec elle, le premier mari qui avait déjà divorcé d'avec elle, ne pourra plus l'avoir de nouveau. - «C'est ce que j'ai de mieux entendu, au sujet du mari disparu, a dit Malek». Chapitre XXI Les menstrues, de la période de viduité d'une femme divorcée, et du divorce avec la femme qui a ses menstrues
- Muwatta Malik, n°1215
On rapporta à Malek que Al-Kassem Ibn Mouhammad, Salem Ibn Abdallah, Abou Bakr Ibn Abddul-Rahman, Soulaiman Ibn Yassar et Ibn Chéhab disaient: «Si la femme divorcée a ses menstrues pour la troisième fois, elle sera définitivement séparée de son mari aucun d'eux n'héritera l'autre, et il ne peut plus de nouveau l'avoir»
- Muwatta Malik, n°1224
Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Sa'id Ibn Al-Moussaiab fut questionné au sujet d'une femme dont le mari divorça d'elle alors qu'elle habitait une maison louée: A qui revient de payer le prix de la location? Sa'id Ibn Al-Moussaiab répondit: «C'est au mari de payer la location (tant que sa femme est dans sa période d'attente). L'homme dit: «Si l'homme ne possède pas des moyens pour payer»? Sa'id répondit: «La femme s'en chargera». L'homme finalement dit: «Si la femme est incapable de payer»? Sa'id de répondre: «Cela revient au gouverneur». Chapitre XXIII La pension alimentaire de la femme divorcée
- Muwatta Malik, n°1236
Ibn Chéhab a rapporté qu'il a entendu, Sa'id Ibn Al Moussaiab, Houmaid Ibn Abdul Rahman Ibn Awf, Oubaidallah Ibn Abdallah Ibn Outba Ibn Mass'oud, et Soulaiman Ibn Yassar, dire, rapportant ce que Abou Houraira a dit: «J'ai entendu Omar Ibn Al-Khattab dire: «Toute femme dont le mari a divorcé d'elle pour une ou deux fois, puis il laisse passer la période de idda rendant sa femme divorcée Après quoi la femme se marie avec un autre, qui décède ou divorçe d'elle, de façon que son premier mari se marie de nouveau avec elle, dans ce cas, il ne lui reste qu'une mention de divorce pour que son divorce d'avec elle soit définitf et qu'elle lui soit par la suite interdite». - Malek a dit: «C'est bien, la sounna suivie, qui n'est pas à contester»
- Muwatta Malik, n°1243
Abou Salama Ibn Abdul Rahman a rapporté: «On demanda à Abdallah Ibn Abbas et Abou Houraira au sujet de la femme enceinte dont le mari meurt»? Ibn Abbas répondit: «Elle doit passer la période d'attente la plus longue» (On entend là, la période de deuil qui est de quatre mois et dix jours, ou attendre l'accouchement). Et Abou Houraira a dit à son tour: «Au cas, où elle accouche, elle pourra se marier de nouveau». Abou Salama Ibn Abdul-Rahman entra chez Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui demanda à ce sujet. Oum Salama, répondit alors: «Soubai'a Al-Aslamia avait accouché une quinzaine de jours après la mort de son mari, deux hommes la demandèrent en mariage: L'un jeune, l'autre vieux, comme elle préférait le jeune, le vieux s'écria: «Tu ne peux pas encore te marier», les parents de la femme étant absents, il espérait qu'une fois qu'ils seraient présents, ils le préfrèront au jeune. Soubai'a vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui lui dit: «Tu es libre et tu pourras te marier avec celui que tu préfères»
- Muwatta Malik, n°1244
Nafe' a rapporté qu'on demanda Abdallah Ibn Omar au sujet de la femme dont le mari meurt alors qu'elle est enceinte? Abdallah Ibn Omar répondit: «Si elle accouche, elle pourra se marier». Un homme des Ansars, se trouvant chez lui, lui raconta que Omar Ibn Al-Khattab avait dit: «La femme qui accouche alors que son mari mari mort est encore sur son lit, et n'est pas encore enterré, elle pourra se marier de nouveau»
- Muwatta Malik, n°1245
Al-Miswar Ibn Makkrama a rapporté que Soubai'a Al-Aslamia avait accouché quelques jours après la mort de son mari. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Tu es libre, et tu pourras ainsi te marier de nouveau»
- Muwatta Malik, n°1246
Soulaiman Ibn Yassar a rapporté que Abdallah Ibn Abbas et Abou Salama Ibn Abdul Rahman se disputèrent sur le cas de la femme qui accouche quelques jours après la mort de son mari. Ainsi, Abou Salama dit: «Si elle accouche, elle pourra se remarier», et Ibn Abbas dit: «Elle a à fixer la période d'attente la plus longue (c.f. 1250-92). Arrivant, Abou Houraira dit: «Moi, j'approuve, le fils de mon frère désignant Abou Salama. Cela fait, ils envoyèrent Kouraib, l'esclave de Abdallah Ibn Abbas auprès de Oum Salama, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui demanda à ce sujet. Kouraib revint et leur rapporta qu'elle avait dit: «Soubai'a avait accouché quelques jours après la mort de son mari. Elle demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à ce sujet, il lui répondit: «Tu pourras te marier d'avec celui que tu voudras. Chapitre XXXI Le séjour de la veuve dans la maison jusqu'au jour où elle pourra se marier
- Muwatta Malik, n°1247
Zainab Bint Ka'b Ibn Oujra a rapporté que Al Fourai'a Bint Malek Ibn Sinan, la Sœur de Abou Sa'id Al-Khoudri lui a raconté qu'elle est allée chez l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui demander si elle pouvait retourner chez sa famille les Bani Khoudra, parce que son mari était parti à la poursuite de ses esclaves marrons, et en arrivant tout près de «Al-Kadoum» (lieu situé à six miles de Médine), ils le tuèrent. Elle continua: «Je demandai à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) si je pouvais retourner chez ma famille,les Bani Khoudra vu que nom mari ne m'avait pas laissée dans une demeure qui lui appartenait, ni de quoi vivre». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me répondit: «Oui certainement», elle reprit: «Je parti et en atteignant la cours, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) m'appela, ou plutôt ordonna qu'on m'appelle, et me demanda: «Que viens-tu me raconter»? Je lui répétais l'histoire où j'avais fait allusion à l'affaire de mon mari, alors il dit: «Reste chez toi jusqu'à ce que, ce qui est prescrit soit expiré». Puis elle dit: «Je restai chez moi pour quatre mois et dix jours» et quand Osman Ibn Affan envoya me chercher, pour me demander à ce sujet, je le lui ai raconté. Il se conforma aux instructions de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et les suivit»
- Muwatta Malik, n°1249
Sa'id Ibn Al- Moussaiab a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab renvoyait les femmes dont les maris étaient morts dans le désert«Al-Baida», et leur interdisait d'accomplir le pèlerinage». (. . ) 98 - Yahia Ibn Sa'id a rapporté qu'on lui fit apprendre que Al-Saib Ibn Khabbab mourut, et sa femme vint auprès de Abdallah Ibn Omar lui dire que son mari était mort, lui laissant un terrain cultivé à «Qanate», et lui demanda s'il etait convenable d'y séjourner ? Comme Abdallah le lui interdit, elle quitta la Médine le avant l'aube, pour être de bon matin à ce terrain, et resta jusqu'au soir, temps où elle rentrait à Médine, pour passer la nuit dans sa maison»
- Muwatta Malik, n°1263
Houmaid Ibn Nafe' a rapporté que Zainab Ibn Abi Salama lui a raconté trois hadiths, disant: «J'étais chez Oum Habiba, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) juste à la mort de son père Abou Soufian Ibn Harb. Oum Habiba apporta un parfum renfermant du «Soufra -Khoulouq» ou quelque chose de pareille. Puis elle frotta de ce parfum une de ses servantes et passa sa main sur ses joues en disant: «Par Allah, je n' ai pas besoin de me parfumer, cependant j'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «II n'est pas licite pour une femme croyant en Allah et au jour de la résurrection, d'être en deuil pour plus de trois jours, excepté le cas de son mari, où son deuil devra être de quatre mois et de dix jours». (Tel était le premier hadith)
- Muwatta Malik, n°1264
Zainab (racontant le second hadith) dit: «Puis j'étais chez Zainab Ibn Jahch, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), à la mort de son frère, elle demanda qu'on lui apporte du parfum ce par quoi elle se parfume. Puis elle dit: «Par Allah, je n'ai pas besoin de ce parfum, néanmoins, j'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «II n'est pas du droit d'une femme croyant en Allah et au jour de la résurrection, de s'endeuiller pour plus que trois jours, sauf si le décédé est son mari, où le deuil pourra couvrir quatre mois et dix jours»
- Muwatta Malik, n°1265
(Au cours du troisième hadith) Zainab a dit: «J'ai entendu Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Une femme vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah, ma fille vient de ne perdre son mari, et ses yeux sont douloureux peut-elle les enduire du Kohol»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Non», reprenant le «non» pour deux ou trois fois, entendant par là «Un non définitif», puis il dit: «Le deuil en est pour quatre mois et dix jours. Et durant la période préislamique, l'une des femmes jetait un crottin après le passage d'un an». Houmaid Ibn Nafe' continua: «Je demandai Zainab: «Pourquoi la femme jetait un crottin après le passage d'un an»? Elle répondit: «quand la femme perdait son mari, elle demeurait dans un endroit à meubles médiocres, et mettait des habits en loque, sans toucher ni à un parfum ni à rien de pareil, jusqu'à ce qu'un an en soit écoulé. Puis elle demandait d'avoir une bête un âne soit-il ou un mouton ou un oiseau, contre la peau de quoi elle se frottait le corps. Et il était peu fréquent que la bête puisse survivre, puis la femme sortait, et on lui donné un crottin, elle le jetait devant elle, à la suite de quoi, elle pouvait toucher au parfum ou à autre chose pareille»
- Muwatta Malik, n°1266
Aicha et Hafsa, les femmes du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ont rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «II n'est pas licite pour une femme croyant en Allah et au jour du jugement dernier, de s'endeuiller pour un mort, pour plus que trois nuits excepté, que le mort soit son mari»
- Muwatta Malik, n°1267
On rapporta à Malek que Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit à une femme, s'endeuillant pour son mari, et souffrant d'une douleur aux yeux: «Enduis-toi les yeux du Kohol durant la nuit et ôte-le, le jour»
- Muwatta Malik, n°1268
On rapporta à Malek que Salem Ibn Abdallah et Soulaiman Ibn Yassar disaient au sujet de la femme dont le mari meurt: «Si elle risque qu'une ophtalmie lui touche les yeux, ou qu'elle s'endolore d'un mal quelconque, elle peut, à la rigueur, s'enduire les yeux du Kohol, ou même d'un remède, même si un parfum y est renfermé». Malek a dit: «S'il est d'une nécessité, le Kohol ou autre remède y sont permis, car la religion est facile à pratiquer»
- Muwatta Malik, n°1269
Nafe' a rapporté que Safia Bint Abi Oubaid souffrait d'une douleur aux yeux, étant en deuil à la mort de son mari Abdallah Ibn Omar. Elle ne s'est pas servie du Kohol bien que ses yeux allaient être fermés par la saleté. Malek a dit: «La femme dont la mari est perdu, peut se servir de l'huile et de la graisse de sésame, ou d'autre produit pareil à moins qu'ils ne renferment du parfum». Malek a aussi dit: «La femme dont le mari meurt ne doit jamais mettre des bijoux de parure, à savoir une bague, ou un bracelet de cheville ou autre bijou. Elle ne mettra pas non plus des vêtements à tissu de couleurs ou de broderie, sauf si ces vêtements en sont d'un tissu grossier ou de couleur noire. Elle ne se peignera encore qu'avec du lotus ou quelque chose de pareille, à savoir avec ce qui ne laissera pas des traces sur sa tête»
- Muwatta Malik, n°1270
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) entra chez Oum Salama alors qu'elle s'endeuillait à la mort de son mari Abou Salama. Ayant mis les traces du tamarin sur ses yeux, il lui dit: «Que fais-tu, ô Oum Salama»? «Ce n'est que du tamarin, ô Envoyé d'Allah», répondit-elle. Il riposta: «Mets-le la nuit et essuye les le jour». Malek a dit: «Le fait de s'endeuiller, pour une femme qui n'a pas encore atteint l'âge de puberté, à la mort de son mari, est pareil à celui d'une femme adulte, et aura même à s'interdire de tout ce dont la femme adulte est interdite». Malek a encore dit: «Une femme esclave, s'endeuillera, à la mort de son mari, pour deux mois et cinq nuits, durée de sa période d'attente». Malek a finalement dit: «Une esclave mère, ne s'endeuillera pas à la mort de son maître, et c'est aussi le cas d'une captive de guerre à la mort de son possesseur, car le deuil n'est d'obligation que pour les femmes libres»
- Muwatta Malik, n°1276
Amr Ibn Al-Charid a rapporté que Abdallah Ibn Abbas, interrogé au sujet d'un homme qui avait deux femmes dont l'une d'elles avait allaité un garçon et l'autre une fille, si ce garçon peut se marier d'avec cette fille»? Il répondit; «Non, car le mari est le même»
- Muwatta Malik, n°1295
Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar disait: «L'homme ne devrait pas cohabiter une esclave, sauf qu'il puisse la vendre, qu'il puisse faire d'elle une donation, qu'il puisse même la retenir, ou encore qu'il puisse faire d'elle ce qu'il veut». - Malek a dit: «Concernant celui qui s'achète une esclave à condition de n'avoir, ni le droit de la vendre, ni de faire d'elle un don, ni d'autre faire pareil, il n'est pas permis à son acheteur de la cohabiter, par conséquent, il n'aura même pas le droit ni de la vendre, ni de l'offrir comme donation, du moment qu'elle n'est pas absolument sa propre possession car il se trouve une condition qui le prive de disposer de cette esclave au complet, ainsi, une telle vente est à détestable». Chapitre VI L'interdiction qu'un homme cohabite une esclave ayant déjà un mari
- Muwatta Malik, n°1296
Ibn Chéhab a rapporté que Abdallah Ibn Amer avait offert comme présent, une esclave à Osman Ibn Affan, ayant un mari, et qu'il l'avait achetée à Basra. Osman lui dit: «Je ne la toucherai pas tant qu'elle ne s'est pas séparée de son mari». Alors Ibn Amer s'est entendu avec le mari de cette esclave le compensa, et il se sépara d'elle»
- Muwatta Malik, n°1408
On rapporta à Malek que Abou Salama Ibn Abdul Rahman et Soulaiman Ibn Yassar ont été interrogé si l'on pouvait juger d'aprés le serment du plaintif et, un témoin»? Ils répondirent: «Oui». * Malek a dit: Le précédent dans la sounna prescrit que l'on juge d'après le serment du plaintif et le témoignage d'un seul homme, ainsi si le plaintif fait un serment avec son témoin, il est confirmé dans son droit. Ainsi, si le plaintif renonce au serment et le refuse, on demande à l'accusé de le faire, si ce dernier fait serment, il est jugé innocent, et s'il refuse de le faire, cela donne complètement raison au plaintif,». * Cependant cette sounna est suivie pour tout ce qui est des biens privés; ce qui n'est pas le cas pour tout ce qui concerne la délimitation (d'une terre), ni le mariage, ni le divorce, ni l'affranchissement, ni le vol, ni la diffamation. Ainsi, si l'on veut dire: «L'affranchissement fait partie des biens, on aura tort, car s'il en est ainsi, l'esclave et son témoin celui-ci étant présent auraient fait un serment, que son maître l'a affranchi. D'autre part si l'esclave avait fait présenté un témoin, qui atteste qu'il est le propriétaire de l'argent, et qu'ils fassent tous deux serment, il aura pleinement son droit, tout comme le cas d'un homme libre». ' * Ainsi, il est de la sounna suivie à Médine, au cas où un esclave présente un témoin, qui atteste qu'il a été affranchi, de porter le maître de cet esclave à faire serment qu'il ne l'a pas affranchi si cela est fait, ce que l'esclave a prétendu être n'est plus considéré». * II en est de même pour la sounna suivie concernant le divorce, ainsi si la femme présente un témoin, attestant grâce à lui, que son mari l'a divorcé , on portera son mari à faire serment qu'il ne l'a pas divorcé; s'il le fait, elle ne sera pas divorcée». * Malek pousuit et dit:"Il y a une seule sounna, , concernant le divorce et l'affranchissement, soutenus par le témoignage d'un seul homme; le serment sera fait par le mari de la femme, et par le maître de l'esclave, du moment que l'affranchissement est l'une des lois prescrites et on ne tolère pas à ce sujet le témoignage de la femme, car si l'esclave est affranchi, sa personne sera intègre,et sera de ce fait soumis aux mêmes peines prescrites, tout comme un homme libre; s'il commet l'adultère, alors qu'il est marié, il sera lapidé; s'il tue, il sera tué; il a finalement le droit de faire hériter ses successeurs. Si l'on proteste en disant: «Si jamais un homme a affranchi son esclave, et qu'un autre vint, revendiquer au maître de cet esclave, une dette que ce dernier lui doit, de telle manière, qu'il ait pour témoins, qu'il lui doit une dette, un homme et deux femmes. Au cas où l'esclave ne possède aucun bien, et que l'homme insiste de devoir avoir sa dette, le maître sera porté à tenir cette dette en charge afin de la payer, et par conséquent l'affranchissement ne sera plus considéré. Cet homme qui est venu revendiquer sa dette, a cherché à rendre le témoignage des femmes, un témoignage toléré au sujet de l'affranchissement; or leur témoignage ne tient compte que de la question de la dette. Le cas de cet homme est pareil à celui qui, affranchissant son esclave, un homme vient, soutenu par un témoin, jurant réclamer une dette que lui doit cet esclave. S'il se trouve que cette dette est due, l'affranchissement ne sera plus considéré. Ou encore qu'un homme qui, ayant avec le maître d'un esclave un litige financier, vient prétendre qu'il a une dette que le maître de l'esclave doit le lui payer, l'on dira à ce maître: «Jure que tu ne lui dois pas, ce qu'il prétend avoir chez toi»; s'il renonce et refuse de jurer, l'on demandera au plaintif de faire ce serment, qui, par conséquent, en le faisant, met en preuve qu'il a droit à cette dette du maître de l'esclave. Ce qui fait que l'affranchissement de l'esclave n'est plus considéré, si il est prouvé que le maître doit une dette à l'homme en question». - Il en est de même pour le cas d'un homme qui épouse une esclave; devenu sa femme, le maître de cette dernière vient dire à l'homme: «Tu as acheté mon esclave pour tant de dinars»; le mari reniant cela, le maître de l'esclave fait appel à un homme et deux femmes témoignant et justifiant ses paroles. Ainsi la vente est maintenue, le maître aura son droit, la femme esclave sera illicite pour son mari, et se séparera de lui. Le témoignage des femmes, dans le cas d'un divorce, n'est pas admis». - Un autre exemple: Qu'un homme accuse un homme libre d'une calomnie, ce qui fait qu'il finit par être soumis à la peine prescrite. Il appelle un homme et deux femmes témoignant et certifiant ses paroles que l'homme accusé est un esclave. Ainsi, l'homme qui a tissé la calomnie, fuit la peine prescrite. Le témoignage des femmes n'est plus admis concernant la calomnie». - Ce qui est encore pareil à ce cas, où l'on souligne la divergence entre les juges et qui est de la sounna suivie, c'est quand deux femmes témoignent qu'un enfant est né vivant, et de ce fait, il a droit à l'héritage, et léguera par la suite ses biens à ses successeurs. Si le garçon meurt, et que les femmes qui ont été témoins, se trouvent non accompagnées d'un homme, et n'ayant pas fait serment, et que l'héritage en soit une grande fortune constituée d'or, d'argent, de demeures, de jardins, d'esclaves ou d'autres biens encore, par conséquent les deux femmes qui avaient déjà témoigné, d'un dirham ou de plus ou même de moins leur témoignage n'est pas à considérer, si elles ne sont pas soutenues, par un homme témoin et un serment à faire». - Il y en a, parmi les gens, qui disent, qu'un serment fait par un seul homme témoin, n'est pas considéré, justifiant leur protestation, en s'appuyant sur ce qui est dit par Allah Béni et Très Haut (le sens): «Demandez le témoignage de deux témoins parmi vos hommes. Si vous ne trouvez pas deux hommes, choisissez un homme et deux femmes, parmi ceux que vous agréez comme témoins» (Coran II,282). Malek a dit: «si on ne fait pas appel à un homme et deux femmes pour témoigner l'homme plaintif n'aura droit à rien et par conséquent, on ne doit pas lui demander de faire un serment avec son témoin, l'homme plaintif n'aura droit à rien et par conséquent, on ne doit pas lui demander de faire un serment avec son témoin». Il est de l'argument de celui qui a dit ce hadith, de lui dire: «Que penses-tu d'un homme qui prétend avoir une dette d'un autre, ne demandera-t-on pas à ce dernier de jurer qu'il ne doit rien, ainsi la prétention de l'autre sera refusée; S'il renonce à jurer, on demandera au plaintif de faire ce serment, et alors, son droit sera affirmé. D'ailleurs, cela n'est contesté par personne ni non plus dans aucun pays. Cependant, à quel verset du Livre d'Allah, s'est-il référé? S'il veut bien affirmer cela, qu'il le fasse en désignant son témoin qui fera le serment, même si cela n'a pas été mentionné dans le Livre d'Allah. Et, il est suffisant de suivre la tradition qui a été adoptée par nos ancêtres. Mais l'homme veut bien savoir ce qui est juste et ce qui est argumenté. Et, c'est là une explication de ce qui pourra troubler l'esprit, si Allah le veut». Chapitre V Le jugement concernant l'homme qui meurt et laisse une dette à rembourser et une autre dette qui lui esr due et n'ayant à ce sujet qu'un seul témoin (1431) - Malek a dit: «Quand un homme meurt, et qu'on lui doit une dette, et qu'il n'a à ce sujet qu'un seul témoin, et d'autre part qu'il doit aux gens une dette, n'ayant encore là qu'un seul témoin, puis que ses héritiers refusent de faire, avec leur témoin, un serment, de ne pas devoir une telle dette, on demande aux créanciers de faire serment pour récupérer ce qu'ils doivent. Dans ce cas,s'il reste une partie de la succession, les héritiers n'en auront aucun droit car ils ont été appelés à faire un serment et l'ont refusé, sauf qu'ils disent: «Selon nous, notre défunt n'a rien laissé comme héritage», et l'on se rend compte qu'ils ont refusé de faire un serment à cause de cela. Ainsi, à mon avis, ils doivent faire un tel serment et prendre le reste une fois que la dette est payée». Chapitre VI Le jugement concernant un procès
- Muwatta Malik, n°1422
Abdallah Ibn Abi Oumaya a rapporté qu'une femme, ayant perdu son mari, a passé une viduité de quatre mois et dix jours, puis cette période s'étant écoulée, elle se maria avec un homme chez qui, elle demeura pour quatre mois et demi, et mit au monde, un enfant après une grossesse de neuf mois». Son mari se rendit chez Omar Ibn Al-Khattab à qui il fit part de cela; Omar, alors convoqua des femmes âgées, qui furent témoins d'une telle situation à l'époque antéislamique, et leur demanda de le renseigner à ce sujet. L'une d'elles dit: «Moi, je peux te renseigner au sujet de cette femme; son mari mourut alors qu'elle était enceinte, puis elle eu un écoulement du sang, mais son enfant resta stable dans son giron. Aussitôt que son deuxième mari ait eu des rapports avec elle, l'enfant ayant goûté les spermes, se ravifie et grossit». Omar considérant ce qui était avancé par cette femme, sépara entre la femme sujet discuté et son mari, en disant: «On ne m'a rapporté à votre sujet (s'adressant au groupe des femmes) que du bien, puis rattacha l'enfant au premier mari»
- Muwatta Malik, n°1425
On rapporta à Malek, que Omar Ibn Al-Khattab ou Osman Ibn Affan, avait jugé le cas d'une esclave, qui invita un homme à l'adultère, en lui disant qu'elle était libre, il se maria avec elle et lui donna plusieurs enfants: «Que l'homme rançonne ses enfants avec ce qui est équivalent». Malek à ce propos, à dit: «Et les rançonner à la valeur de leur prix est plus juste, dans ce cas, si Allah le veut». Chapitre XXII Le jugement relatif au sujet de l'héritage de l'enfant reconnu (1453) -Malek a dit: - Ce que nous suivons chez nous (à Médine), est ce qui s'ensuit: «quand un homme meurt, et que l'un de ses nombreux fils, dise: «Mon père a reconnu tel, être son fils»; cette parenté n'est jamais prise en considération, à partir du témoignage d'une seule personne. D'autre part, celui qui fait une telle reconnaissance, aura à donner de sa part reçue de l'héritage paternel, une part pareille à celui qu'il a reconnu être fils de son père». • Interprétant cela, Malek a dit: «Considérons qu'un homme meurt en laissant deux fils, et une somme de six-cent dinars, où chacun aura trois cent dinars pour part. L'un d'eux, témoignant que son père lui avait, avant sa mort, déclaré que untel est son fils, il devra donner de sa part, cent dinars au fils en question. Une telle somme constitue la moitié de la part de l'enfant reconnu; d'autre part si l'autre frère avait fait le même témoignage, l'enfant devrait avoir encore cent dinars, recevant ainsi sa part complète de l'héritage, et par conséquent sa parenté en serait évidente (soulignons que, l'héritage étant ainsi partagé, chacun aura eu sa part équitable à savoir deux cent dinars). Son cas est similaire à celui d'une femme qui avoue que son père ou son mari, doit une dette, et que les autres héritiers la renient; ainsi, elle devra s'acquitter de cette dette au créancier, proportionnellement à-ce quelle recevra comme part de l'héritage, s'il est fait que la dette reviendra à tous les héritiers: par exemple, si elle hérite le huitième de l'héritage en tant qu'épouse, elle doit s'acquitter du huitième de la dette au créancier; et si elle hérite la moitié en tant que fille unique, elle paiera la moitié de la dette. Telle est la norme que l'on doit appliquer aux femmes reconnaissant la dette». Si encore, un homme avoue pareillement, à la femme, que son père devait une dette quelconque, le créancier est porté à faire un serment avec son témoin, et aura de ce fait toute la dette. Cependant ce cas n'est pas pris au même titre que celui de la femme, du moment que le témoignage de l'homme est toléré; ainsi celui-ci ayant reconnu la dette, l'on demande au créancier de faire un serment avec son témoin, et aura donc tout son droit. Si le créancier reruse de faire ce serment, il aura de l'héritage de celui qui lui a reconnu la dette, une part qui est proportionnelle, à la part revenant au successeur de l'héritage; quant aux autres, ils auraient renié cette dette». Chapitre XXIII Le jugement fait au sujet des mères-esclaves des enfants
- Muwatta Malik, n°1484
• Rabi'a Ibn Abdul Rahman a rapporté que Al-Zoubair Ibn Al-Awam avait acheté un esclave et l'avait affranchi. Cet esclave, avait des enfants d'une femme libre, et Al-Zoubair l'ayant affranchi, lui dit: «Ces enfants sont mes affranchis», et de leur part, les proches de la mère les réclament comme étant des leurs. Portant leurs accusations à Osman Ibn Affan, il donna à Al-Zoubair le droit de les patronner». (......) 22 - On rapporta à Malek, que Sa'id Ibn Al-Moussaiab, demanda au sujet d'un esclave qui a des enfants d'une femme libre, à qui doit-on donner de droit de les patronner? Sa'id répondit: «Si leur père meurt, avant d'être libéré, le droit de leur patronage revient aux proches de leur mère». - Malek a dit: «Ce cas, est à rapprocher, à celui d'un enfant adultérin, qui, rattaché aux proches de sa mère, le patronnent, l'héritent même s'il meurt, et lui payent encore la compensation légale ou le prix du sang au cas où il commettra un crime ou un délit. Cependant si son père le reconnaît (en tant que fils), cet enfant sera rattaché à lui et à ses proches, et de ce fait pourront l'hériter, tout comme ils lui paieront la compensation légale ou le prix du sang, s'il avait commis un crime ou un délit, d'autre part, son père sera soumis à la peine prèscrite (à savoir qu'il sera flagellé». - Malek de continuer: «Il en est de même pour le cas d'une femme libre Arabe, pratiquant l'adultère; si son mari lui porte, à ce sujet, accusation et appelle la malediction sur elle, et ne reconnaît pas le fils mis au monde,. Cependant l'héritage de cet enfant à sa mort, reviendra aux musulmans, après qu'on ait écarté la part de la mère et de ses frères utérins, sauf si le père ne rattache l'enfant en question, à lui. Car cet enfant, avant qu'il ne soit reconnu par son père, il avait été subordonné au patronage des proches de sa mère, vu qu'il n'avait ni appartenance, ni «assaba». Ainsi, grâce à la reconnaissance du père, son appartenance est revenue à son «assaba». - Malek d'ajouter: «ce qui est suivi, chez nous (à Médine), au sujet d'un enfant dont le père est un esclave, et la mère est libre, et qu'il se trouve que le père de l'esclave est libre, c'est que le grand-père, à savoir, le père de l'esclave, peut emporter le droit de patronner des enfants libres, nés d'une femme libre; par conséquent, ce grand-père peut les hériter, tant que leur père est toujours esclave. Cependant sî le père esclave, est affranchi, le droit du patronage des enfants revient aux proches du père, et s'il meurt tout en étant esclave, leur patronage et héritage reviennent au grand-père. Si l'esclave a deux enfants libres, et que l'un d'eux meurt alors que le père est esclave, le grand-père emporte le droit et du patronage et de l'héritage». - D'autre part, au sujet d'une esclave, qui se trouve affranchie alors qu'elle est enceinte, alors que son mari est esclave, puis qu'il soit affranchi après qu'elle ait mis au monde son enfant, Malek a dit: «Le patronage du nouveau-né est du droit de celui qui avait affranchi sa mère, car ce nourrisson aurait été sujet à l'esclavage, si sa mère n'avait pas auparavant été affranchie, d'autant plus, qu'il n'est pas considéré à un même pied d'égalité que celui, qui était toujours dans le giron de sa mère, après son affranchissement; car s'il en était ainsi, et que son père n'est plus esclave, celui-ci emporte le droit de le patronner». - Finalement, Malek a dit: «Pour l'esclave qui demande à son maître de lui permettre l'affranchissement d'un autre esclave qui lui appartient, et que son maître le lui accorde: le droit du patronage revient au maître de l'esclave et non plus à l'esclave qui avait été affranchi». Chapitre XII Le sujet de l'héritage du «Walaa»
- Muwatta Malik, n°1486
Abdallah Ibn Abi Bakr Ibn Hazm a rapporté d'après son père, qu'étant assis chez Aban Ibn Osman, un groupe de Bani Jouhaina, et un autre de Bani Khazraj, lui soumirent leurs différents, à l'occasion de quoi, on lui apprit qu'une femme de Jouhaina qui était la femme de Al-Hareth Ibn Al-Khazraj appelé Ibrahim Ibn Koulaib, mourut, en laissant des biens et des affranchis. Ainsi, son fils et son mari l'héritent; puis son fils décéda, ses héritiers dirent: «c'est à nous, que revient le Walaa (1) des affranchis du moment que c'est le fils qui jouissait de ce droit». Les hommes des Jouhaina répondirent: «Non, il n'en est pas ainsi, car les héritiers ne sont que des affranchis de la mère, qui était des nôtres; or son fils étant mort, le Walaa est de notre droit, et nous devons les hériter». Ainsi Aban, accorda aux hommes de Jouhaina le Walaa». (1) Le Walaa se dit de tout droit de patronage, à la tenue de celui qui fait un affranchissement, en procédant à des moyens multiples tel le contrat, ou posthume, ou autre
- Muwatta Malik, n°1491
Houmaid Ibn Qais al-Makki a rapporté qu'Ibn al-Moutawakel avait un moukatab, qui mourut à la Mecque, laissant à sa charge quelques termes du prix de son affranchissement aussi bien que les dettes qu'il devait aux gens, et laissant encore une fille. Le préfet de la Mecque, tombant dans l'embarras, en voulant juger de cette affaire, il envoya demander par écrit à ce sujet, à Abdul Malek Ibn Marwan, qui à son tour lui répondit par écrit: «Acquitte tout d'abord les dettes des créanciers, puis complète ce qui reste du prix de son affranchissement, et finalement, partage à égalité ce qui reste de ses biens, entre sa fille et son maître». (1) «Le moukatab» se dit de l'esclave, qui doit obtenir de son maître, un affranchissement, ayant conclu avec lui un contrat à titre de quoi il lui versera une somme déterminée et qui s'étend selon les termes de ce contrat. L'on a donné à ce genre de contrat, le nom de «kitaba». - Malek a dit: «ce qui est suivi (chez nous) à Médine, c'est que le maître de l'esclave n'est en aucun cas obligé de conclure un contrat avec son esclave, si celui-ci le lui demande. Et je n'ai pas entendu même aucun imam obliger un maître à conclure un tel contrat avec son esclave. Encore, il m'est arrivé de savoir que, demandé à ce sujet, un homme versé dans la religion de répondre: «Allah Béni et Très Haut a dit (le sens): «…..Rédigez un contrat d'affranchissement pour ceux de vos esclaves qui le désirent, si vous reconnaissez en eux des qualités…..» (Coran XXIV, verset 33), encore cet homme récitait les deux versets suivants (le sens): «….chassez lorsque vous êtes revenus à l'état profane….» (CoranV,2) et: «….lorsque la prière est achevée, dispersez-vous dans le pays, et recherchez la grâce d'Allah » (Coran LXII,10). Interprétant cela, Malek a dit: «Cela, est une tolérance de la part d'Allah, accordée aux gens bien qu'elle n'est pas obligatoire. - Malek a dit: «J'ai entendu quelques hommes versés dans la religion, dire au sujet du verset suivant: «…et donnez-leur des biens que Allah vous a accordés…» (Coran XXIV.33), que l'on sous-entend, que l'homme peut conclure un contrat d'affranchissement avec son esclave, puis peut lui faire une remise d'une somme déterminée à la fin de l'acquittement. C'est d'ailleurs, ce que j'ai entendu, les hommes versés dans la religion, dire et qui a été suivi par les gens à Médine. On m'a même rapporté que Abdallah Ibn Omar avait conclu un contrat d'affranchissement avec son esclave à titre d'une somme qui est de trente et cinq mille dirhams, et à la suite, il lui a fait une remise de cinq mille». - D'autre part Malek a ajouté: «Ce qui est suivi à Médine, au sujet de l'esclave avec qui son maître avait conclu un contrat d'affranchissement, c'est que ce dernier libérera les biens de l'affranchi, ce qui ne le sera pas pour ses enfants, sauf si le maître les avait, encore eux, inclus dans le contrat». - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire au sujet du "moukatab", qui avait conclu un contrat d'affranchissement avec son maître, tout en ayant à lui une esclave enceinte, dont il ignorait l'affaire, aussi bien que son maître, lors du contrat, que l'enfant une fois né, ne fera pas partie du contrat, et sera de ce fait, esclave du maître; quant à la femme esclave, elle est déjà libérée car, elle était partie intégrante des biens du moukatab». -A propos d'un homme qui, héritant de sa femme morte, aussi bien que le fils de celle-ci, un moukatab, Malek a dit: «Si le moukatab meurt avant qu'il ne se soit acquitté de sa Kitaba, l'homme et le fils se partageront son héritage selon ce qui est prescrit dans le Livre d'Allah; mais si le moukatab avait, au complet, versé le prix de son affranchissement, tout son héritage reviendra au fils sans que rien ne soit donné au mari». - A propos du moukatab qui conclut avec son esclave une Kitaba, Malek a dit: «On vérifie ce contrat, ainsi si cela a été fait de la part du Moukattab pour se montrer aimable à l'égard de son esclave, et pour vouloir lui alléger son œuvre, cela n'est pas toléré. Mais si ce contrat a été fait par désir, ou par besoin d'argent, ou même encore pour avoir l'avantage et l'aide, cela est toléré. -Au sujet de l'homme, qui a conclu avec son esclave (femelle) un contrat, Malek a dit: «Si, pour avoir eu des rapports avec elle, elle est devenue enceinte, elle aura à choisir: ou qu'elle soit la mère de l'enfant, ou qu'elle soit affranchie, une fois sa Kitaba, fût accomplie. S'il se trouve qu'elle n'est pas enceinte, elle est à sa kitaba». - Malek a dit: «ce qui est suivi chez nous (à Médine) au cas où un esclave est d'appartenance à deux hommes, c'est qu'il n'est pas toléré que l'un d'eux conclut une Kitaba, alors que son partenaire veut ou non le lui permettre, du moment que les deux doivent se concerter sur la Kitaba, car ceci constitue pour l'esclave un affranchissement complet. Si, cette Kitaba est faite par l'un des deux partenaires, l'esclave sera à moitié affranchi, et l'on ne peut porter l'autre partenaire à affranchir l'autre moitié; par conséquent, ce sera une contradiction avec les paroles de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui a dit: «Celui qui affranchit la part qu'il possède au sujet d'un esclave, doit l'affranchir au complet si cela lui est possible, après avoir fait l'évalution de l'esclave». - Malek de continuer: «si le partenaire ignore la Kitaba de l'autre attendant que l'esclave ait accompli le paiement de sa Kitaba ou même avant, l'on doit lui rendre ce qu'il avait déj à payé, et les deux partenaires se partageront la somme déjà payée entre eux proportionnellement à leur part; par conséquent la Kitaba sera annulée, et l'esclave restera commun aux deux partenaires». - Pour l'affranchi contractuel qui est d'appartenance à deux hommes, et il est fait que l'un d'eux a accordé à l'esclave un délai pour s'acquitter, quant à l'autre, il le lui a refusé, ce dernier est porté, dit Malek, à fixer ce qui est de son droit, surtout si l'esclave meurt, laissant une somme qui ne lui permet pas de s'acquitter totalement». Pour ce qui est toujours de ce sujet Malek a dit: «les deux partenaires recevront ce qui leur est dû, d'une façon proportionnelle, chacun sa part; quant à ce qui est du reste du prix de l'affranchissement qui est à titre d'un surplus laissé par l'esclave, il sera partagé entre les deux partenaires à égalité. Si l'esclave, n'avait pas au complet versé toute la somme, et que celui qui avait refusé de lui accorder un délai ait reçu plus que son partenaire, de la somme en question, le prix de l'esclave sera partagé à égalité entre les deux partenaires, et la somme déjà reçue par l'un des partenaires n'est pas à rembourser, car il ne l'a reçue qu'après la concertation de son partenaire. D'autre part, si l'un des deux partenaires avait fait remise de ce qu'il doit, et que l'autre avait reçu une somme en plus, ce dernier ne doit rien à l'égard du premier qui n'avait d'ailleurs reçu que ce qui lui était dû; quant au prix de l'esclave, il est à répartir à égalité entre les deux. Ce cas est à comparer à celui où l'on a une dette de laquelle un seul débiteur doit s'acquitter à deux hommes où l'un d'eux lui avait accordé un délai, alors que l'autre avait déjà partiellement récupéré ce qui est de son droit, et qu'il est fait que le débiteur fasse faillite; ainsi le créancier qui avait déjà reçu une partie de la dette, ne doit rembourser à l'autre aucune somme». Chapitre II De la garantie du prix de l'affranchissement
- Muwatta Malik, n°1508
Abou Waquid Al-Laithi a rapporté qu'un homme vint trouver Omar Ibn Al-Khattab, qui était au Cham (Syrie), et lui apprit avoir trouvé un homme avec sa femme. Omar Ibn Al-Khattab envoya de sa part, Abou Waqid Al-Laithi auprès de la femme pour l'interroger à ce sujet. Il fut chez elle, alors que certaines femmes s'y trouvaient, et il lui rapporta, ce que son mari avait appris à Omar. Par la suite il l'informa qu'elle ne serait pas juger sur les paroles de son mari seulement et suggéra de démentir les dires de son mari, afin qu'elle n'avoue pas son délit. Comme la femme le refusa, et avoua son délit, Omar ordonna de la lapider»
- Muwatta Malik, n°1532
Malek a rapporté que Abou Al Zinad lui a raconté qu'un préfet de Omar Ibn Abdul Aziz avait retenu des hommes, sans qu'ils aient tué quelqu'un (mais pour avoir volé). Il voulait ou leur couper les mains ou les tuer; ainsi il apprit ceci par écrit à Omar Ibn Abdul Aziz qui lui répondit: «Tu auras à choisir la peine la plus légère pour les punir». - Malek a dit: «ce qui est suivi chez nous (à Médine) au sujet de celui qui vole ce que les gens ont exposé au marché, et dont les propriétaires ont bien gardé et réuni des objets, on doit lui couper la main si l'objet volé est d'un prix qui exige que la coupure soit faite et que cela soit fait le jour ou la nuit, encore que le propriétaire est présent auprès de ses objets ou non». - Au sujet de celui qui vole ce qui exige la coupure de la main, puis que l'on trouve sur lui l'objet volé, et qu'on le rend à son propriétaire, on lui coupe toujours la main» dit Malek et poursuivant, il dit: «Si l'on conteste cela en disant: «Comment lui couper la main, et que l'objet volé a déjà été rendu à son propriétaire? «En fait, son cas est pareil à celui d'un ivrogne dont on sent l'odeur du vin sans qu'il en soit ivre; ainsi on le soumet à la peine prescrite, répondit Malek». Ainsi donc, on soumet à la peine prescrite l'ivrogne qui même s'il boit sans qu'il devienne ivre, du fait qu'il ne l'a bu que pour être ivre. De même on coupe la main du voleur pour l'objet qu'il a volé même s'il ne l'a pas utilisé, et qu'il soit remis à son propriétaire; ainsi, le volant, il avait l'intention de le garder». - Concernant le groupe de gens qui entrent dans une maison et la volent puis sortent tous, en portant ensemble ce qu'ils ont touvé à savoir, ou une caisse, ou une civière ou un panier ou autre chose pareille, qu'ils font sortir de leur place où ils sont gardés, et que le prix de l'objet volé exige qu'il y ait soumission à la peine prescrite, car il est de trois dirhams, il faut qu'on leur coupe les mains». Si chacun d'eux sorte en ayant sur lui un objet dont le prix est de trois dirhams et plus, on lui coupera la main. Quant à celui, qui vole un objet de moins que trois dirhams, il n'aura pas la main coupée». - Et Malek de poursuivre: «Ce qui est suivi chez nous (à Médine) au cas où un homme possède une maison où il y vit seul, et qu'elle soit fermée, c'est que l'on ne coupe pas la main du voleur s'il vole quelque chose de cette maison qu'après l'a fait sortir. Mais au cas où la maison a plusieurs habitants, et où chacun ferme sa propre porte, le voleur qui vole quelque chose de cette maison, en la faisant sortir, aura la main coupée, car il l'a faite déplacer d'un lieu gardé à un autre qui est aussi gardé; donc on doit lui couper la main». - Malek de continuer: «Ce qui est suivi chez nous (à Médine), quand un esclave vole les effets de son maître, et qu'il ne soit ni de ses serviteurs, ni de ceux à qui l'on confie de garder la demeure, mais qui, en secret, a volé ce qui exige, qu'on lui coupe la main, ou ne la lui coupe pas. Il en est de même pour une esclave, qui vole les effets de son maître: «Quant à l'esclave, qui n'est ni des serviteurs, ni de ceux à qui l'on a confié de garder la maison, et qui vole les effets de la femme de son maître, ce qui exige qu'on lui coupe la main, on lui coupe la main». De même s'il s'agit de l'esclave d'une femme, au cas où elle n'est ni de ses servantes, ni non plus une de son mari, ni encore de ceux à qui l'on a confié la maison, et qu'elle entre clandestinement, volant les effets de la femme de son maître, on ne lui coupe pas la main si l'objet volé est d'une valeur exigeant que cela soit fait». Tel est aussi le cas de l'esclave d'une femme qui ne fait pas partie de ses servantes ni de celles à qui on confie la demeure, qui entre clandestinement et vole des effets de sa maîtresse dont la valeur exige la coupure, on ne lui coupe pas la main». - Malek d'ajouter: de même pour l'homme qui vole les effets de sa femme, ou que la femme vole les effets de son mari, ce qui exige que leurs mains en soient coupées, au cas où chacun d'eux a volé les effets de l'autre, d'une maison qui est autre que celle où ils vivent, on leur coupe la main si l'objet volé est d'une valeur qui exige que cela soit fait». - Malek de dire encore: «Au cas où on vole, à un petit enfant et au muet, leurs effets, ou ce qui se trouve dans leurs maisons, on coupe la main à celui qui a commis le vol. Mais si l'enfant et le muet sont en dehors de leur maison, et qu'ils soient volés, l'on ne coupe pas la main à celui qui les a volés. D'ailleurs leur cas est pareil à celui des fruits qui sont encore sur l'arbre ou encore des troupeaux égarés dans les montagnes». - Malek finalement a dit: «Ce qui est suivi à Médine, au sujet de celui qui déterre les cadavres, c'est de lui couper la main au cas où l'objet volé est d'une valeur exigeant cette peine». Car, explique Malek: «La tombe est place sacrée tout comme la maison, et où l'on n'applique la peine qu'une fois que le déterreur en ait fait sortir des objets volés de la tombe». Chapitre XI Ce qui n'exige pas la coupure de la main
- Muwatta Malik, n°1560
Yahia ibn Sa'id a rapporté que Sa'id Ibn Al Moussaiab disait:«Le prix du sang de la femme est du tiers de celui d'un homme, mais la dyia est la même s'il s'agit d'un doigt amputé ou une dent cassée, ou encore des mêmes blessures dites moudiha et mounakkila». (......) 10 - Malek a rapporté que Ibn Chéhab et Ourwa Ibn al Zoubair disaient pareillement à Sa'id Ibn Al Moussaiab au sujet du prix du sang d'une femme, à savoir qu'il est du tiers de celui de l'homme. Et si ce prix atteint déjà le tiers, la dyia sera de la moitié de celle de l'homme». Interprétant ceci, Malek a dit: «Ainsi pour les blessures dites la «moudiha» et la «mounakkila», la dyia est la même que celle de l'homme; mais pour ce qui est de la «jaifa» et la «ma'mouma» , et autres blessures pareilles, soumises au tiers du prix du sang, la dyia de la femme sera la moitié de celle de l'homme». (......) 11 - Malek a rapporté qu'il a entendu Ibn Chéhab dire: «Il est de la sounna qu'un homme causant une blessure à sa femme, qu'il lui paie la dyia convenable à cette blessure, sans qu'il soit soumis à la peine prescrite». - Malek aussi a dit: «Or il en est tel au cas où cette blessure est involontairement causée par l'homme, en frappant sa femme avec un fouet et en lui crevant un œil par exemple». (1) «jaifa»: c'est une blessure atteignant l'intérieur du corps. (2) «mounakkila»: une blessure avec luxation. (3) «moudiha»: une blessure sans fracture. (4) «la m'amouma»: c'est une fracture à la tête atteignant le crâne. - Malek a finalement dit: «Concernant la femme qui a un mari et des enfants qui ne sont ni de ses "acebs" ni de son peuple, son mari, surtout si il est d'une autre tribu, n'aura pas à verser un prix du sang au cas d'un délit, ni à l'égard de cette femme, ni à l'égard de ses enfants qui ne sont pas de sa tribu à lui, ni encore à l'égard de ses frères utérins qui ne sont ni de ses "acebs" ni de son peuple, car ceux-là ont droit à l'héritage de cette femme. Quant aux proches, ils avaient, et du temps de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), à payer le prix du sang, jusqu'à nos jours. Il en est de même pour les affranchis de la femme dont leur héritage revient aux enfants de la femme même s'ils ne sont pas de sa tribu. Et le prix du sang d'un crime involontairement commis par les affranchis, devra être payé par la tribu de la femme». (2) «l'aceb»: est le mâle qui hérite d'un mort, le reste de l'héritage, après que les réservataires aient eu leur part; ou encore qui hérite tout s'il n'y a pas de réservataires. Chapitre VII Le prix du sang du fœtus
- Muwatta Malik, n°1585
Ibn Chéhab a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab, s'adressa, alors qu'il était à Mina, aux gens disant: «Celui qui en possède un savoir à propos de la dyia, qu'il me l'apprenne». Al-Dahhak Ibn Soufian surgit et dit: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) m'a incité par écrit de faire hériter la femme de Achiam al-Dibabi sa part de la dyia de son mari». Omar lui dit: «Entre sous ta tente, et attends mon arrivée». Aussitôt que Omar se présenta,. Al-Dahhak lui apprend ce qui est du sujet de la dyia; dès lors, Omar se décida de l'affaire de la dyia. - Et Ibn Chéhab ajouta: «Le meurtre de Achiam fut accompli involontairement»
- Muwatta Malik, n°1706
On demanda à Malek: «la femme pourra-t-elle manger avec quelqu'un d'autre que Zou-mahram (à savoir celui avec qui elle ne peut se marier), ou encore avec son domestique? Il répondit: «il n'y a pas de mal à cela, si l'homme avec qui elle mangera est tel qu'on l'a souligné. Et Malek de continuer: «la femme peut ainsi manger avec son mari ou avec celui qui mange avec lui, ou encore avec son frère, mais il est répugné qu'une femme en soit toute seule avec l'homme dont les rapports avec lui sont illicites. Chapitre XI Au sujet de la viande mangée
- Sahih Muslim, n°2364
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand une femme donne en aumône une partie de la nourriture de sa maison, sans causer de tort, elle a une récompense pour ce qu’elle a donné, et son mari a une récompense pour ce qu’il a gagné. Il en est de même pour le dépositaire. Aucun d’eux ne verra sa récompense diminuée à cause de l’autre. »
- Sahih Muslim, n°2365
Rapporté par Mansur avec la même chaîne de transmetteurs, avec cette variante : « de la nourriture de son mari. »
- Sahih Muslim, n°2366
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand une femme dépense (en aumône) une partie des biens de son mari sans causer de tort, elle aura une récompense, et lui aussi pour ce qu’il a gagné, et elle pour avoir dépensé (pour Allah), et le dépositaire aussi aura une récompense, sans que cela ne diminue la récompense de chacun. »
- Sahih Muslim, n°3002
Rapporté par Asma bint Abu Bakr رضي الله عنها : Nous sommes parties (vers La Mecque) en état d’Ihram. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui a avec lui l’animal destiné au sacrifice doit rester en état d’Ihram, mais celui qui n’a pas l’animal peut sortir de l’état d’Ihram. » Comme je n’avais pas d’animal avec moi, je suis sortie de l’état d’Ihram. Mais Zubair (mon mari), lui, avait l’animal et il est resté en état d’Ihram. Asma a ajouté : J’ai remis mes vêtements, puis je suis sortie et je me suis assise près de Zubair. Il m’a alors dit : « Éloigne-toi de moi. » Je lui ai répondu : « As-tu peur que je me jette sur toi ? »
- Sahih Muslim, n°3037
Rapporté par ‘Ataa : J’ai entendu Ibn ‘Abbas رضي الله عنه nous raconter que le Messager d’Allah ﷺ a dit à une femme des Ansar (Ibn ‘Abbas avait mentionné son nom mais je l’ai oublié) : « Qu’est-ce qui t’a empêchée de faire le Hajj avec nous ? » Elle a répondu : « Nous n’avons que deux chameaux pour transporter l’eau. Mon mari et mon fils en ont pris un pour le Hajj, et il ne nous en reste qu’un pour l’eau. » Le Prophète ﷺ a alors dit : « Quand le mois de Ramadan arrive, fais la ‘Umra, car une ‘Umra pendant ce mois équivaut à un Hajj (en récompense). »
- Sahih Muslim, n°3263
Rapporté par Qaza‘ah : J’ai entendu un hadith d’Abu Sa‘id رضي الله عنه qui m’a beaucoup marqué, alors je lui ai demandé : « L’as-tu entendu toi-même du Messager d’Allah ﷺ ? » Il répondit : « Puis-je rapporter quoi que ce soit du Messager d’Allah ﷺ sans l’avoir entendu ? » Il dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Ne partez en voyage (pour un acte d’adoration) que vers trois mosquées : cette mosquée-ci (à Médine), la Mosquée sacrée (à La Mecque) et la Mosquée al-Aqsa (à Jérusalem).” J’ai aussi entendu : “Une femme ne doit pas voyager deux jours sans être accompagnée de son mari ou d’un Mahram.” »
- Sahih Muslim, n°3264
Rapporté par Abu Sa‘id al-Khudri رضي الله عنه : J’ai entendu quatre choses du Messager d’Allah ﷺ qui m’ont profondément marqué, dont ceci : il a interdit à une femme d’entreprendre un voyage de plus de deux jours sans son mari ou un Mahram. Il a ensuite rapporté le reste du hadith
- Sahih Muslim, n°3270
Rapporté par Abu Sa‘id al-Khudri رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’est pas permis à une femme croyant en Allah et au Jour dernier d’entreprendre un voyage de trois jours ou plus, sauf si elle est accompagnée de son père, de son fils, de son mari, de son frère ou d’un autre Mahram. »
- Sahih Muslim, n°3473
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Une femme sans mari (divorcée ou veuve) ne doit pas être mariée sans qu’on la consulte, et une vierge ne doit pas être mariée sans qu’on demande son accord. » On demanda au Prophète ﷺ : « Comment demander l’accord d’une vierge ? » Il répondit : « Son silence vaut consentement. »
- Sahih Muslim, n°3476
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Une femme sans mari a plus de droit sur elle-même que son tuteur, et il faut demander l’accord d’une vierge ; son silence vaut consentement. »
- Sahih Muslim, n°3529
Rapporté par Aishah (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a été interrogé au sujet d’une femme qui a été épousée puis divorcée par un homme, puis qui s’est remariée avec un autre, et qui a été divorcée avant qu’il n’y ait eu de rapport intime : est-ce que son premier mari peut la reprendre dans ce cas ? Le Prophète ﷺ a répondu : « Non, pas avant qu’il n’ait goûté sa douceur. »
- Sahih Muslim, n°3531
Rapporté par Aishah (la mère des croyants) رضي الله عنها : Un homme a divorcé de sa femme par trois répudiations. Un autre l’a épousée, puis l’a divorcée sans avoir eu de rapport avec elle. Ensuite, le premier mari a voulu la reprendre. C’est à propos de ce cas qu’on a interrogé le Messager d’Allah ﷺ, qui a répondu : « Non, tant que le second mari n’a pas goûté sa douceur comme l’avait fait le premier. »
- Sahih Muslim, n°3538
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand une femme passe la nuit loin du lit de son mari, les anges la maudissent jusqu’au matin. »
- Sahih Muslim, n°3540
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, quand un homme appelle son épouse à son lit et qu’elle ne répond pas, Celui qui est dans le ciel est mécontent d’elle jusqu’à ce que son mari soit satisfait d’elle. »
- Sahih Muslim, n°3574
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Aflah, le frère d’Abu’l Qulais رضي الله عنه, est venu demander la permission d’entrer chez elle. Le reste du hadith est identique, sauf que le Prophète ﷺ a dit : « C’est ton oncle. Que ta main soit couverte de poussière. » Abu’l Qulais était le mari de la femme qui avait allaité Aïcha رضي الله عنها
- Sahih Muslim, n°3621
Rapporté par ‘Abd al-Malik ibn Abu Bakr ibn ‘Abd al-Rahman ibn al-Harith ibn Hisham, d’après son père, d’après Umm Salama رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ a épousé Umm Salama, il est resté avec elle trois nuits et a dit : « Ton mari ne te sous-estime pas. Si tu veux, je peux rester une semaine avec toi, mais si je reste une semaine, je devrai aussi rester une semaine avec chacune de mes épouses. »
- Sahih Muslim, n°3622
Rapporté par Ibn Abu Bakr ibn ‘Abd al-Rahman : Quand le Messager d’Allah ﷺ a épousé Umm Salama et qu’elle a passé la nuit avec lui, à l’aube, il lui a dit : « Ton mari ne te sous-estime pas. Si tu veux, je peux rester une semaine avec toi, ou si tu préfères, trois nuits, puis je viendrai te voir à ton tour. » Elle a dit : « Reste trois nuits. »
- Sahih Muslim, n°3623
Rapporté par Abu Bakr ibn ‘Abd al-Rahman : Quand le Messager d’Allah ﷺ a épousé Umm Salama et qu’il lui a rendu visite, alors qu’il s’apprêtait à partir, elle a attrapé son vêtement. Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Si tu veux, je peux prolonger mon séjour avec toi, mais je devrai alors calculer ce temps et le passer aussi avec mes autres épouses. Pour une femme vierge, le mari doit rester une semaine, et pour une femme déjà mariée, c’est trois jours. »
- Sahih Muslim, n°3640
Rapporté par Jabir ibn ‘Abdullah رضي الله عنهما : Nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ lors d’une expédition. Au retour, j’ai pressé mon chameau car il était lent. Un cavalier m’a rattrapé et a frappé mon chameau avec un bâton à pointe de fer. Mon chameau s’est alors mis à avancer comme jamais. En me retournant, j’ai vu que c’était le Messager d’Allah ﷺ. Il m’a dit : « Jabir, pourquoi es-tu pressé ? » J’ai répondu : « Ô Messager d’Allah, je viens de me marier. » Il a demandé : « Avec une vierge ou une femme déjà mariée ? » J’ai répondu : « Avec une femme déjà mariée. » Il a dit : « Pourquoi pas une jeune fille, pour que tu puisses t’amuser avec elle et qu’elle s’amuse avec toi ? » Quand nous sommes arrivés près de Médine, il a dit : « Attends, que nous entrions de nuit (c’est-à-dire le soir), afin que la femme aux cheveux ébouriffés ait le temps de se coiffer, et que celle dont le mari était absent puisse se préparer ; ainsi, quand tu entres, tu profites de la compagnie de ton épouse. »
- Sahih Muslim, n°3650
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si ce n’était pas pour Ève, aucune femme n’aurait jamais été infidèle envers son mari. »
- Sahih Muslim, n°3651
Rapporté par Hammam b. Munabbih : Voici quelques-uns des hadiths qu’Abu Huraira رضي الله عنه nous a transmis du Messager d’Allah ﷺ, dont celui-ci : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si ce n’était pas pour les Enfants d’Israël, la nourriture ne se serait pas abîmée et les repas ne seraient pas devenus mauvais ; et si ce n’était pas pour Ève, aucune femme n’aurait jamais été infidèle envers son mari. »
- Sahih Muslim, n°3698
Rapporté par Fatima bint Qais رضي الله عنها : Son mari l’a divorcée du vivant du Prophète d’Allah ﷺ et lui a donné une pension très modeste. En voyant cela, elle a dit : « Par Allah, je vais en informer le Messager d’Allah ﷺ. Si j’ai droit à une pension, j’accepterai ce qui me suffit, sinon je n’accepterai rien de lui. » Elle a raconté cela au Messager d’Allah ﷺ qui a dit : « Tu n’as droit ni à une pension ni à un logement. »
- Sahih Muslim, n°3699
Rapporté par Fatima bint Qais رضي الله عنها : Son mari al-Makhzulmi l’a divorcée et a refusé de lui verser une pension. Elle est donc allée voir le Messager d’Allah ﷺ pour l’en informer. Il lui a dit : « Tu n’as pas droit à une pension. Il vaut mieux que tu ailles vivre dans la maison de Ibn Umm Maktum, car il est aveugle et tu pourras être à l’aise chez lui (c’est-à-dire que tu n’auras pas de difficulté à respecter la pudeur). »
- Sahih Muslim, n°3705
Rapporté par Sha'bi : Je suis allé voir Fatima bint Qais et je lui ai demandé quel avait été le jugement du Messager d’Allah ﷺ concernant le logement et la pension pendant la 'idda. Elle a dit que son mari l’avait divorcée par un divorce irrévocable. Elle a ajouté : « J’ai plaidé devant le Messager d’Allah ﷺ pour avoir un logement et une pension, mais il ne m’a rien accordé de tout cela, et il m’a ordonné de passer ma 'idda dans la maison de Ibn Umm Maktum. »
- Sahih Muslim, n°3707
Rapporté par Sha'bi : Nous avons rendu visite à Fatima bint Qais et elle nous a servi des dattes fraîches et une boisson à base de farine d’orge. Je lui ai demandé : « Où une femme divorcée par trois prononcés doit-elle passer sa période de 'idda ? » Elle a répondu : « Mon mari m’a divorcée par trois prononcés, et le Messager d’Allah ﷺ m’a permis de passer ma 'idda chez ma famille (chez mes parents). »
- Sahih Muslim, n°3709
Rapporté par Fatima bint Qais رضي الله عنها : Mon mari m’a divorcée par trois prononcés. J’ai décidé de déménager (de sa maison vers un autre endroit). Je suis donc allée voir le Messager d’Allah ﷺ, et il m’a dit : « Va dans la maison de ton cousin 'Amr ibn Umm Maktum et passe ta période de 'idda là-bas. »
- Sahih Muslim, n°3712
Rapporté par Fatima bint Qais رضي الله عنها : Son mari l’a divorcée par trois prononcés et le Messager d’Allah ﷺ ne lui a pas accordé de logement ni de pension. Elle a ajouté : « Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : “Quand ta période de 'idda sera terminée, informe-moi.” Je l’ai donc informé. (À ce moment-là) Mu’awiya, Abu Jahm et Usama ibn Zaid m’avaient demandé en mariage. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Quant à Mu’awiya, il est pauvre et sans biens. Quant à Abu Jahm, il frappe beaucoup les femmes, mais Usama ibn Zaid…” » Elle a fait un geste de la main (pour montrer qu’elle n’était pas favorable à l’idée d’épouser Usama). Mais le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Obéir à Allah et à Son Messager est meilleur pour toi. » Elle a dit : « Je l’ai donc épousé, et j’ai été enviée. »
- Sahih Muslim, n°3713
Rapporté par Fatima bint Qais رضي الله عنها : Mon mari Abu 'Amr ibn Hafs ibn al-Mughira a envoyé 'Ayyash ibn Abu Rabi'a pour me remettre le divorce, et il m’a aussi envoyé cinq mesures de dattes et cinq mesures d’orge. J’ai dit : « Je n’ai droit qu’à cela comme pension, et je ne peux même pas passer ma 'idda dans votre maison ? » Il a répondu : « Non. » Elle a dit : « Je me suis préparée et je suis allée voir le Messager d’Allah ﷺ. » Il a demandé : « Combien de prononcés de divorce as-tu reçus ? » J’ai répondu : « Trois. » Il a confirmé ce que 'Ayyash ibn Abu Rabi'a avait dit : « Tu n’as pas droit à une pension. Passe ta 'idda dans la maison de ton cousin, Ibn Umm Maktum. Il est aveugle et tu pourras être à l’aise devant lui. Quand ta 'idda sera terminée, informe-moi. » Elle a dit : « Mu’awiya et Abu’l-Jahm رضي الله عنهما faisaient partie de ceux qui m’avaient demandée en mariage. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Mu’awiya est pauvre et sans ressources, et Abu’l-Jahm est très dur avec les femmes (ou il frappe les femmes, ou quelque chose de ce genre), tu devrais choisir Usama ibn Zaid (comme époux). »
- Sahih Muslim, n°3715
Rapporté par Abu Bakr : Moi et Abu Salama sommes allés voir Fatima bint Qais رضي الله عنها à l’époque de Ibn Zubair رضي الله عنه et elle nous a raconté que son mari lui avait donné un divorce irrévocable. (Le reste du hadith est le même)
- Sahih Muslim, n°3716
Rapporté par Fatima bint Qais رضي الله عنها : Mon mari m’a divorcée par trois prononcés et le Messager d’Allah ﷺ ne m’a accordé ni logement ni pension
- Sahih Muslim, n°3717
Rapporté par Hisham, d’après son père : Yahya ibn Sa'id ibn al-'As a épousé la fille de 'Abd al-Rahman ibn al-Hakam, puis il l’a divorcée et l’a fait sortir de sa maison. 'Urwa رضي الله عنه a critiqué cette action des membres de la famille de son ex-mari. Ils ont dit : « En vérité, Fatima aussi est sortie (de la maison de son ex-mari). » 'Urwa a dit : « Je suis allé voir 'Aïsha رضي الله عنها et je lui ai parlé de cela, et elle a dit : “Il n’y a rien de bon pour Fatima bint Qais رضي الله عنها à en parler.” »
- Sahih Muslim, n°3718
Rapporté par Fatima bint Qais رضي الله عنها : Elle a dit : « Ô Messager d’Allah, mon mari m’a divorcée par trois prononcés et j’ai peur d’avoir des difficultés. » Il lui a donc ordonné de déménager, et elle a ainsi changé de maison
- Sahih Muslim, n°3720
Rapporté par Ibn al-Qasim, d’après son père : 'Urwa ibn Zubair رضي الله عنه a dit à 'Aïsha رضي الله عنها : « N’as-tu pas vu que telle fille de al-Hakam a été divorcée par son mari par un divorce irrévocable, et elle a quitté la maison de son mari ? » 'Aïsha رضي الله عنها a répondu : « C’était mal de sa part. » Il (Urwa) a dit : « N’as-tu pas entendu les paroles de Fatima ? » Elle a répondu : « Il n’y a rien de bon pour elle à en parler. »
- Sahih Muslim, n°3722
Rapporté par ‘Ubaidullah ibn ‘Abdullah ibn ‘Utba (ibn Mas‘ud) : Son père écrivit à ‘Umar ibn ‘Abdullah ibn al-Arqam al-Zuhri pour qu’il se rende auprès de Subai‘ah bint al-Harith al-Aslamiyya رضي الله عنها et lui demande un avis juridique que le Messager d’Allah ﷺ lui avait donné lorsqu’elle l’avait interrogé (concernant la fin de la période d’attente après l’accouchement). ‘Umar ibn ‘Abdullah écrivit à ‘Abdullah ibn ‘Utba pour l’informer que Subai‘ah lui avait raconté qu’elle était mariée à Sa‘d ibn Khaula, qui appartenait à la tribu de ‘Amir ibn Lu’ayy et avait participé à la bataille de Badr. Il mourut lors du pèlerinage d’adieu alors qu’elle était enceinte. Peu de temps après sa mort, elle donna naissance à un enfant. Une fois la période post-accouchement terminée, elle se fit belle pour ceux qui souhaitaient la demander en mariage. ‘Abd al-Sunabil ibn Ba’kak (des Banu ‘Abd al-Dar) vint la voir et lui dit : « Pourquoi t’es-tu embellie ? Peut-être veux-tu te remarier. Par Allah, tu ne peux pas te remarier avant que quatre mois et dix jours ne soient passés. » Après cela, je me suis habillée et, le soir venu, je suis allée voir le Messager d’Allah ﷺ pour lui demander son avis. Il m’a donné un avis religieux disant que j’avais le droit de me remarier après avoir accouché, et il m’a conseillé de me remarier si je le souhaitais. Ibn Shihab a dit : « Je ne vois aucun mal à ce qu’une femme se remarie après avoir accouché, même si elle saigne encore après l’accouchement, sauf que son mari ne doit pas avoir de rapports avec elle tant qu’elle n’est pas purifiée. »
- Sahih Muslim, n°3723
Rapporté par Abu Salama ibn ‘Abd al-Rahman et Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Ils se sont réunis dans la maison d’Abu Huraira رضي الله عنه et ont discuté du cas d’une femme qui accouche quelques nuits après la mort de son mari. Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit : « Sa période d’attente est celle qui est la plus longue des deux (entre quatre mois et dix jours, ou la naissance de l’enfant, selon ce qui dure le plus longtemps). » Mais Abu Salama a dit : « Sa période d’attente se termine à la naissance de l’enfant. » Ils débattaient à ce sujet, alors Abu Huraira رضي الله عنه a dit : « Je suis l’avis de mon neveu (c’est-à-dire Abu Salama). » Ils ont envoyé Kuraib (l’affranchi d’Ibn ‘Abbas) demander à Umm Salama رضي الله عنها. Il est revenu et leur a rapporté qu’Umm Salama رضي الله عنها a dit que Subai‘ah al-Aslamiyya avait accouché après la mort de son mari, alors que peu de nuits s’étaient écoulées, et qu’elle en avait parlé au Messager d’Allah ﷺ, qui lui avait ordonné de se remarier
- Sahih Muslim, n°3728
Rapporté par Zainab bint Abu Salama رضي الله عنها : Je suis allée voir Umm Habiba, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, lorsque son père Abu Sufyan est décédé. Umm Habiba a demandé un parfum jaune, ou quelque chose de similaire, et l’a appliqué sur une jeune fille, puis s’en est mise sur les joues. Elle a dit : « Par Allah, je n’ai besoin d’aucun parfum, mais j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire sur le minbar : “Il n’est pas permis à une femme croyant en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour un défunt plus de trois jours, sauf pour son mari, où cela est permis pendant quatre mois et dix jours.” » Zainab a dit : « Je suis ensuite allée voir Zainab bint Jahsh رضي الله عنها lorsque son frère est décédé. Elle a demandé du parfum, en a mis sur elle-même et a dit : “Par Allah, je n’en ai pas besoin, mais j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire sur le minbar : ‘Il n’est pas permis à une femme croyant en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour un défunt plus de trois jours, sauf pour son mari, pour qui elle peut porter le deuil pendant quatre mois et dix jours.’” » Zainab رضي الله عنها a dit : « J’ai entendu ma mère Umm Salama رضي الله عنها dire : Une femme est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : ‘Ô Messager d’Allah, ma fille a perdu son mari et a un problème à l’œil. Peut-on lui mettre du khôl ?’ Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : ‘Non’ (il l’a répété deux ou trois fois, disant seulement ‘Non’ à chaque fois). Puis il a dit : ‘Ce n’est que quatre mois et dix jours, alors qu’avant l’islam, aucune d’entre vous ne se débarrassait de la saleté avant qu’une année ne soit passée.’ » Humaid a demandé à Zainab : « Qu’est-ce que ce fait de jeter la saleté après un an ? » Zainab a expliqué : « Quand une femme perdait son mari, elle s’isolait dans une cabane, portait ses pires vêtements, n’utilisait ni parfum ni rien de ce genre jusqu’à ce qu’un an soit passé. Ensuite, on lui amenait un animal comme un âne, une chèvre ou un oiseau, elle posait sa main dessus, et parfois l’animal mourait. Après cela, elle sortait de chez elle, on lui donnait de la saleté qu’elle jetait, puis elle pouvait utiliser du parfum ou autre chose si elle le voulait. »
- Sahih Muslim, n°3729
Rapporté par Zainab bint Umm Salama رضي الله عنها : Une parente d’Umm Habiba رضي الله عنها est décédée. Umm Habiba a demandé un parfum jaune et s’en est mis sur l’avant-bras, puis a dit : « Je le fais car j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Il n’est pas permis à une femme croyant en Allah et au Jour dernier de porter le deuil plus de trois jours, sauf pour son mari, pour qui elle peut porter le deuil pendant quatre mois et dix jours.” »
- Sahih Muslim, n°3732
Rapporté par Zainab bint Umm Salama رضي الله عنها d’après sa mère : Une femme a perdu son mari. Comme elle avait des problèmes aux yeux, sa famille craignait pour elle et est allée demander au Messager d’Allah ﷺ la permission d’utiliser du khôl. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’une d’entre vous passait un an enfermée dans une cabane, vêtue de ses pires habits. À la fin de cette période, elle jetait de la saleté sur le chien qui passait, puis elle sortait de sa période d’attente. Ne peut-elle pas patienter quatre mois et dix jours ? »
- Sahih Muslim, n°3734
Rapporté par Zainab bint Abu Salama : Quand la nouvelle de la mort d’Abu Sufyan est parvenue à Umm Habiba, elle a demandé du parfum jaune le troisième jour, s’en est mis sur les avant-bras et les joues, puis a dit : « Je n’en avais pas vraiment besoin, mais j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Il n’est pas permis aux femmes croyant en Allah et au Jour dernier de s’abstenir de s’embellir plus de trois jours, sauf en cas de décès du mari, où elle doit s’abstenir de s’embellir pendant quatre mois et dix jours.” »
- Sahih Muslim, n°3735
Rapporté par Safiyya bint Abu ‘Ubaid d’après Hafsa ou ‘Aïsha رضي الله عنهما ou d’après les deux : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’est pas permis à une femme croyant en Allah et au Jour dernier (ou croyant en Allah et en Son Messager) de porter le deuil pour un défunt plus de trois jours, sauf en cas de décès de son mari. »
- Sahih Muslim, n°3737
Rapporté par Safiyya bint Abu ‘Ubaid : Elle a entendu Hafsa, fille de ‘Umar رضي الله عنهما et épouse du Prophète d’Allah ﷺ, rapporter un hadith similaire du Messager d’Allah ﷺ, avec cette précision : « Elle doit s’abstenir de s’embellir (en cas de décès de son mari) pendant quatre mois et dix jours. »
- Sahih Muslim, n°3739
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’est pas permis à une femme croyant en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour un défunt plus de trois jours, sauf en cas de décès de son mari. »
- Sahih Muslim, n°3740
Rapporté par Umm ‘Atiyya رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Une femme ne doit pas porter le deuil pour un défunt plus de trois jours, sauf pour son mari, où cela dure quatre mois et dix jours. Elle ne doit pas porter de vêtements teints, sauf ceux faits de fil déjà teint, ni utiliser de khôl, ni toucher au parfum, sauf un peu de parfum ou d’encens après s’être purifiée de ses menstrues. »
- Sahih Muslim, n°3742
Rapporté par Umm ‘Atiyya رضي الله عنها : On nous a interdit de porter le deuil pour un défunt plus de trois jours, sauf pour le mari (où cela est permis pendant quatre mois et dix jours). Pendant cette période, nous ne devions ni utiliser de khôl, ni toucher au parfum, ni porter de vêtements teints, mais il était permis à une femme, après s’être purifiée de ses menstrues, d’utiliser un peu d’encens ou de parfum
- Sahih Muslim, n°3746
Rapporté par Sa‘id ibn Jubair : On m’a interrogé sur ceux qui invoquent la malédiction (li’an) à l’époque de Mus‘ab ibn Zubair, pour savoir s’ils pouvaient se séparer ainsi. Je ne savais pas quoi répondre. Je suis donc allé chez Ibn ‘Umar رضي الله عنهما à La Mecque. J’ai demandé à son serviteur de demander la permission d’entrer. Il m’a dit qu’Ibn ‘Umar se reposait. Il m’a entendu et a dit : « Es-tu Ibn Jubair ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Entre. Par Allah, il doit y avoir une raison importante pour que tu viennes à cette heure. » Je suis entré et je l’ai trouvé allongé sur une couverture, appuyé sur un oreiller rempli de fibres de palmier. J’ai dit : « Ô Abu ‘Abd al-Rahman, doit-il y avoir séparation entre ceux qui invoquent la malédiction ? » Il a dit : « Gloire à Allah, oui. Le premier à avoir posé cette question fut un tel, qui a dit : ‘Ô Messager d’Allah, dis-moi : si l’un de nous trouve sa femme commettre l’adultère, que doit-il faire ? S’il parle, c’est grave, et s’il se tait, c’est aussi grave (et il ne peut pas supporter cela).’ Le Prophète d’Allah ﷺ est resté silencieux un moment. Plus tard, cet homme est revenu et a dit : ‘J’ai été confronté à ce cas dont je t’ai parlé.’ Allah le Très-Haut a alors révélé les versets de la sourate An-Nur : “Ceux qui accusent leurs épouses…” (verset 6), et il les lui a récités, l’a conseillé, exhorté, et lui a dit que le châtiment d’ici-bas est moins douloureux que celui de l’au-delà. Il a répondu : ‘Non, par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ai pas menti contre elle.’ Le Prophète ﷺ a alors fait venir la femme, l’a exhortée, conseillée, et lui a dit que le châtiment d’ici-bas est moins douloureux que celui de l’au-delà. Elle a répondu : ‘Non, par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, il ment.’ L’homme a commencé à jurer par Allah quatre fois qu’il était du nombre des véridiques, et à la cinquième fois il a dit : ‘Que la malédiction d’Allah soit sur lui s’il est parmi les menteurs.’ Ensuite, la femme a juré quatre fois par Allah que son mari était du nombre des menteurs, et à la cinquième fois elle a dit : ‘Que la malédiction soit sur elle si son mari est du nombre des véridiques.’ Le Prophète ﷺ a alors prononcé la séparation entre eux. »
- Sahih Muslim, n°3758
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : On a parlé du li'an en présence du Messager d’Allah ﷺ. Asim b. 'Adi a fait une remarque à ce sujet puis s’est éloigné. Un homme de sa tribu est venu se plaindre qu’il avait trouvé un homme avec sa femme. Asim a dit : « Je suis pris à mon propre mot. » Il l’a emmené voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a raconté l’histoire. L’homme accusé était maigre, de couleur jaunâtre, avec les cheveux raides, tandis que l’autre homme avait des jambes épaisses, la peau couleur blé et était corpulent. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ô Allah, rends cette affaire claire. » Quand la femme a accouché, l’enfant ressemblait à l’homme que son mari avait vu avec elle. Le Messager d’Allah ﷺ leur a demandé d’invoquer la malédiction. Quelqu’un a demandé à Ibn Abbas رضي الله عنهما : « Est-ce la femme à propos de laquelle le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Si je devais lapider quelqu’un sans preuve, je l’aurais lapidée” ? » Ibn Abbas رضي الله عنهما a répondu : « Non, ce n’est pas elle. Celle dont il parlait était une femme qui répandait ouvertement le mal dans la société. »
- Sahih Muslim, n°3780
Rapporté par Hisham b. ‘Urwa : Un hadith semblable a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs, sauf que dans le hadith transmis par Jart, il est précisé : Le mari de Barira était un esclave, alors le Messager d’Allah ﷺ donna à Barira le choix (de rester mariée ou de rompre ce lien). Elle choisit de se séparer (et d’obtenir aussi la liberté de cette union). S’il avait été libre, il ne lui aurait pas donné ce choix. Dans le hadith rapporté par cette chaîne, ces mots : « Amma ba’dou » ne sont pas mentionnés
- Sahih Muslim, n°3782
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Elle avait acheté Barira auprès des gens des Ansar, mais ils avaient posé la condition que le droit d’héritage leur reviendrait. Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Le droit d’héritage revient à celui qui fait le bien (qui affranchit). » Le Messager d’Allah ﷺ lui donna aussi le choix (de rester mariée ou de rompre son mariage). Son mari était un esclave. Barira offrit aussi de la viande à Aïcha comme cadeau. Le Messager d’Allah ﷺ dit : « J’aimerais que tu nous prépares un plat avec cette viande. » Aïcha répondit : « C’est une aumône donnée à Barira. » Il dit : « C’est une aumône pour elle et un cadeau pour nous. »
- Sahih Muslim, n°3783
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Elle voulait acheter Barira pour l’affranchir. Les vendeurs posèrent la condition que le droit d’héritage leur reviendrait. Aïcha en parla au Messager d’Allah ﷺ, qui lui dit : « Achète-la et affranchis-la, car le droit d’héritage revient à celui qui affranchit. » Le Messager d’Allah ﷺ reçut de la viande en cadeau. Ses Compagnons lui dirent : « C’est une aumône donnée à Barira. » Il répondit : « C’est une aumône pour elle, mais un cadeau pour nous. » Et Barira eut le choix (de rester mariée ou de rompre son mariage). Abd al-Rahman dit : Son mari était un homme libre. Shu’ba dit : J’ai alors demandé à l’un des rapporteurs si le mari de Barira était un homme libre ou un esclave, il répondit : « Je ne sais pas. »
- Sahih Muslim, n°3785
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le mari de Barira était un esclave
- Sahih Muslim, n°3786
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : Trois pratiques (sunan) ont été connues à propos de Barira. Elle a eu le choix concernant son mari lorsqu’elle a été affranchie. Elle a reçu de la viande en aumône. Le Messager d’Allah ﷺ me rendit visite alors qu’un pot en terre cuite avec de la viande cuisait sur le feu. Il demanda à manger et on lui donna du pain avec de la viande ordinaire (habituellement cuisinée à la maison). Il dit alors : « Ne vois-je pas un pot en terre cuite sur le feu avec de la viande dedans ? » Ils répondirent : « Oui, Messager d’Allah, il y a de la viande dedans qui a été donnée en aumône à Barira. Nous n’avons pas jugé bon de te la donner à manger. » Il dit : « C’est une aumône pour elle, mais un cadeau pour nous. » Le Messager d’Allah ﷺ a aussi dit : « Le droit d’héritage revient à celui qui affranchit. »
- Sahih Muslim, n°3816
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit d’aller à la rencontre des caravanes pour faire du commerce avec elles, et le fait qu’un citadin vende pour un homme du désert, ainsi que le fait qu’une femme cherche à obtenir le divorce de sa sœur (pour épouser son mari), la surenchère, l’attachement des pis des animaux, et d’acheter en opposition à son frère
- Sahih Muslim, n°4187
Rapporté par Jabir (qu’Allah soit satisfait de lui) : L’épouse de Bashir a dit à son mari : « Offre ton esclave à mon fils comme cadeau, et prends le Messager d’Allah ﷺ comme témoin pour moi. » Il est allé voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « La fille d’untel (son épouse Amra bint Rawaha) m’a demandé d’offrir mon esclave à son fils, et de prendre le Messager d’Allah ﷺ comme témoin. » Le Prophète ﷺ demanda : « Nu'man a-t-il des frères ? » Bashir répondit : « Oui. » Il demanda : « As-tu donné aux autres comme tu as donné à lui ? » Il répondit : « Non. » Le Prophète ﷺ dit alors : « Ce n’est pas juste ; et en vérité, je ne peux être témoin que de ce qui est juste. »
- Sahih Muslim, n°4390
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a jugé, dans le cas de la fausse couche d’une femme de Banu Lihyan, que l’auteur et ses proches devaient donner en compensation un esclave ou une esclave de bonne qualité. La femme pour qui la compensation avait été décidée est décédée, et le Messager d’Allah ﷺ a jugé que son héritage revenait à ses fils et à son mari, et que le paiement du prix du sang incombait à la famille de celui qui l’avait frappée
- Sahih Muslim, n°4580
Rapporté par Urwa ibn Zubair رضي الله عنه, d’après Aïsha رضي الله عنها : Elle lui a appris que Fatima, fille du Messager d’Allah ﷺ, a envoyé quelqu’un auprès d’Abu Bakr pour lui demander sa part de l’héritage laissé par le Messager d’Allah ﷺ, des biens qu’Allah lui avait accordés à Médine et Fadak, et du cinquième des revenus annuels de Khaybar. Abu Bakr a répondu : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous (prophètes) n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône.” La famille du Messager d’Allah ﷺ vivra des revenus de ces biens, mais, par Allah, je ne changerai rien à la façon dont le Messager d’Allah ﷺ faisait l’aumône de ces biens. Je ferai exactement comme lui. » Abu Bakr a donc refusé de donner quoi que ce soit à Fatima, qui s’est fâchée contre lui pour cela. Elle l’a évité et ne lui a plus parlé jusqu’à la fin de sa vie. Elle a vécu six mois après la mort du Messager d’Allah ﷺ. Quand elle est décédée, son mari Ali ibn Abu Talib l’a enterrée de nuit. Il n’a pas informé Abu Bakr de sa mort et a lui-même dirigé la prière funéraire. Du vivant de Fatima, Ali était bien considéré par les gens. Après sa mort, il a ressenti de la froideur de la part des gens. Il a donc cherché à se réconcilier avec Abu Bakr et à lui prêter allégeance. Il ne l’avait pas encore fait pendant ces mois. Il a envoyé quelqu’un demander à Abu Bakr de venir le voir seul (refusant la présence d’Omar). Omar a dit à Abu Bakr : « Par Allah, tu n’iras pas seul. » Abu Bakr a répondu : « Que peuvent-ils me faire ? Par Allah, j’irai. » Et il y est allé seul. Ali a récité le Tashahhud (comme au début d’un sermon), puis a dit : « Nous reconnaissons ta vertu morale et ce qu’Allah t’a accordé. Nous n’envions pas la faveur (le califat) qu’Allah t’a donnée ; mais tu as agi seul (pour devenir calife) sans nous consulter, alors que nous pensions avoir un droit à cause de notre lien avec le Messager d’Allah ﷺ. » Il a continué à parler ainsi jusqu’à ce qu’Abu Bakr en ait les larmes aux yeux. Abu Bakr a alors dit : « Par Allah, le lien du Messager d’Allah ﷺ m’est plus cher que celui de ma propre famille. Concernant le différend entre nous sur ces biens, je n’ai pas dévié du droit chemin et je n’ai rien fait d’autre que ce que faisait le Messager d’Allah ﷺ. » Ali a alors dit à Abu Bakr : « Cet après-midi sera le moment de te prêter allégeance. » Quand Abu Bakr eut terminé la prière du zuhr, il monta sur le minbar, récita le Tashahhud, expliqua la situation d’Ali, son retard à prêter allégeance et l’excuse qu’il lui avait donnée. Ensuite, il demanda pardon à Allah. Puis Ali ibn Abu Talib récita le Tashahhud, loua les mérites d’Abu Bakr et dit que son action n’était pas motivée par la jalousie ni par le refus d’accepter la haute position qu’Allah avait donnée à Abu Bakr, mais qu’ils pensaient devoir avoir une part dans le gouvernement, et que la décision avait été prise sans les consulter, ce qui les avait contrariés. (D’où le retard dans l’allégeance.) Les musulmans furent satisfaits de cette explication et dirent : « Tu as bien agi. » Les musulmans furent de nouveau favorables à Ali après qu’il ait adopté la bonne attitude
- Sahih Muslim, n°4724
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Prophète ﷺ a dit : « Sachez que chacun de vous est un berger et chacun de vous est responsable de son troupeau. Le calife est berger pour le peuple et il sera interrogé sur ses administrés (sur la façon dont il a géré leurs affaires). Un homme est responsable des membres de sa famille et il sera interrogé sur eux (sur la manière dont il a veillé à leur bien-être matériel et moral). Une femme est responsable du foyer de son mari et de ses enfants, et elle sera interrogée sur eux (sur la façon dont elle a géré la maison et élevé les enfants). Un esclave est responsable des biens de son maître et il sera interrogé sur cela (sur la façon dont il a protégé ce qui lui était confié). Soyez attentifs : chacun de vous est un responsable et chacun de vous sera interrogé sur ce qui lui a été confié. »
- Sahih Muslim, n°4964
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Nous avons accompagné le Messager d’Allah ﷺ lors d’une expédition. Quand nous sommes revenus à Médine et que nous allions entrer chez nous, il a dit : « Attendez et entrez chez vous plus tard dans la soirée, afin qu’une femme aux cheveux en désordre ait eu le temps de se coiffer, et qu’une femme dont le mari était absent ait eu le temps de s’épiler. »
- Sahih Muslim, n°4965
Rapporté par Jabir رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si l’un d’entre vous revient d’un voyage la nuit, il ne doit pas entrer chez lui comme un visiteur nocturne, mais attendre qu’une femme dont le mari était absent ait eu le temps de s’épiler et qu’une femme aux cheveux en désordre ait eu le temps de se coiffer. »
- Sahih Muslim, n°5313
Rapporté par Abu Huraira : Un jour, le Messager d’Allah ﷺ est sorti de chez lui, de jour ou de nuit, et il a trouvé Abu Bakr et Omar dehors aussi. Il leur a demandé : « Qu’est-ce qui vous a fait sortir à cette heure-ci ? » Ils ont répondu : « Messager d’Allah, c’est la faim. » Il a dit : « Par Celui qui détient ma vie, ce qui vous a fait sortir m’a aussi fait sortir. Levez-vous. » Ils se sont levés et sont allés chez un Ansari, qui n’était pas chez lui. Sa femme les a accueillis, et le Messager d’Allah ﷺ lui a demandé où était son mari. Elle a répondu qu’il était parti chercher de l’eau fraîche. Quand l’Ansari est revenu et a vu le Messager d’Allah ﷺ et ses deux compagnons, il a dit : « Louange à Allah, personne n’a d’invités plus honorables que moi aujourd’hui. » Il leur a apporté des dattes mûres, des dattes sèches et fraîches, puis a pris un couteau pour sacrifier un mouton. Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Fais attention à ne pas tuer une bête laitière. » Il a sacrifié un mouton, et après qu’ils aient mangé et bu à satiété, le Messager d’Allah ﷺ a dit à Abu Bakr et Omar : « Par Celui qui détient ma vie, vous serez interrogés sur ce bienfait le Jour du Jugement. C’est la faim qui vous a fait sortir, puis vous n’êtes pas rentrés chez vous avant de recevoir ce bienfait. »
- Sahih Muslim, n°5323
Rapporté par Anas b. Malik : Je suis allé rendre visite au Messager d’Allah ﷺ un jour et je l’ai trouvé assis avec ses compagnons, en train de leur parler, et il avait attaché son ventre avec une bande. Usama a dit : « Je ne sais pas s’il y avait une pierre sur son ventre ou non. » J’ai demandé à certains de ses compagnons pourquoi le Messager d’Allah ﷺ avait bandé son ventre. Ils ont répondu : « (Il a fait cela pour soulager) sa faim. » Je suis allé voir Abu Talha, le mari d’Umm Sulaim, la fille de Milhan, et je lui ai dit : « Père, j’ai vu le Messager d’Allah ﷺ avec le ventre bandé. J’ai demandé à certains de ses compagnons la raison et ils m’ont dit que c’était à cause de la faim. » Abu Talha est allé voir ma mère et lui a dit : « Y a-t-il quelque chose à manger ? » Elle a répondu : « Oui, j’ai quelques morceaux de pain et des dattes. Si le Messager d’Allah ﷺ vient seul, nous pourrons le rassasier, mais s’il vient avec quelqu’un d’autre, cela ne suffira pas pour tous. » Le reste du hadith est identique
- Sahih Muslim, n°5567
Rapporté par Asma, fille d’Abu Bakr : Une femme vint voir le Messager d’Allah ﷺ et lui dit : « J’ai marié ma fille, mais elle a perdu ses cheveux. Son mari aime les cheveux longs. Puis-je lui ajouter des faux cheveux ? » Le Prophète ﷺ le lui a interdit
- Sahih Muslim, n°5583
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Une femme a demandé : « Ô Messager d’Allah, puis-je dire à ma coépouse que mon mari m’a donné telle ou telle chose alors qu’en réalité il ne me l’a pas donnée ? » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Celle qui affirme avoir reçu ce qu’on ne lui a pas donné est comme celle qui porte un vêtement de mensonge. »
- Sahih Muslim, n°5584
Rapporté par Asma’ : Une femme vint voir le Messager d’Allah ﷺ et dit : « J’ai une coépouse. Est-ce mal si je lui fais croire que j’ai reçu quelque chose de mon mari alors qu’en réalité il ne me l’a pas donné ? » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Celle qui crée une telle illusion d’avoir reçu ce qu’on ne lui a pas donné est comme celle qui porte un vêtement de mensonge. »
- Sahih Muslim, n°5673
Rapporté par Jabir رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Faites attention, personne ne doit passer la nuit avec une femme mariée, sauf s’il est son mari ou un de ses mahrams. »
- Sahih Muslim, n°5674
Rapporté par ‘Uqba ibn ‘Amir رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Prenez garde à entrer dans les maisons et à vous retrouver seuls avec des femmes. » Un homme parmi les Ansar demanda : « Ô Messager d’Allah, qu’en est-il du frère du mari ? » Il ﷺ répondit : « Le frère du mari, c’est comme la mort. »
- Sahih Muslim, n°5676
Rapporté par Ibn Wahb : J’ai entendu Laith ibn Sa‘d dire : « Al-Hamw désigne le frère du mari ou un parent du mari, comme un cousin, etc. »
- Sahih Muslim, n°5692
Rapporté par Asma’ bint Abu Bakr رضي الله عنها : Elle a dit qu’elle était mariée à Zubair رضي الله عنه, qui n’avait ni terre, ni richesse, ni esclave, rien d’autre qu’un cheval. Elle a ajouté : « Je m’occupais de son cheval, je lui donnais à manger, je le soignais, et je moulinais des dattes pour son chameau. Je menais aussi le chameau paître, j’allais chercher de l’eau, je réparais le seau en cuir et je pétrissais la farine. Mais je n’étais pas douée pour faire le pain, alors mes voisines le faisaient pour moi, ce sont des femmes sincères. Un jour, je portais sur ma tête des noyaux de dattes depuis le terrain que le Messager d’Allah ﷺ avait donné à Zubair, à deux miles de Médine. Un jour, alors que je portais ces noyaux, j’ai rencontré le Messager d’Allah ﷺ avec un groupe de ses compagnons. Il m’a appelée et a dit (au chameau) de s’asseoir pour que je monte derrière lui. (J’ai raconté cela à mon mari :) J’ai eu honte et j’ai pensé à ta jalousie. Il a dit : “Par Allah, porter les noyaux de dattes sur ta tête est plus difficile que de monter avec lui.” » Elle a ajouté : « J’ai vécu ainsi jusqu’à ce qu’Abu Bakr m’envoie une servante qui s’est occupée du cheval, et j’ai eu l’impression d’être libérée. »
- Sahih Muslim, n°6305
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Un jour, onze femmes se sont réunies et se sont promis de tout dire sur leurs maris, sans rien cacher. La première a dit : « Mon mari est comme la viande d’un chameau maigre posée en haut d’une colline difficile à gravir : ni assez bonne pour qu’on veuille la prendre, ni facile d’accès. » La deuxième a dit : « Mon mari est tellement mauvais que j’ai peur de ne pas réussir à décrire tous ses défauts, visibles ou cachés. » La troisième a dit : « Mon mari est très grand, mais sans intelligence. Si je parle, il me divorce ; si je me tais, il me laisse dans l’incertitude, ni vraiment abandonnée, ni vraiment épouse. » La quatrième a dit : « Mon mari est comme une nuit à Tihama : ni trop froide, ni trop chaude, il ne fait ni peur ni peine. » La cinquième a dit : « Mon mari est comme un léopard quand il rentre à la maison, et comme un lion quand il sort. Il ne demande jamais ce qu’il a laissé à la maison. » La sixième a dit : « Mon mari mange tout sans rien laisser, boit tout sans rien laisser, et quand il se couche, il s’enroule dans sa couverture et ne me touche pas, sans se soucier de ma tristesse. » La septième a dit : « Mon mari est lourd, sans éclat, impuissant, malade de toutes sortes de maux, et si brutal qu’il peut me casser la tête ou me blesser, voire les deux. » La huitième a dit : « Mon mari est doux comme une plante parfumée et aussi tendre qu’un lièvre. » La neuvième a dit : « Mon mari est le maître d’une grande maison, très grand, avec des tas de cendres devant sa porte, et sa maison est près du lieu de rassemblement et de l’auberge. » La dixième a dit : « Mon mari s’appelle Malik, et quel homme remarquable ! Il possède plus de troupeaux de chameaux que de pâturages pour eux. Quand ils entendent la musique, ils savent qu’ils vont être abattus. » La onzième a dit : « Mon mari est Abou Zara’. Quel homme merveilleux ! Il m’a offert de lourds bijoux et m’a tellement nourrie que je suis devenue bien portante. Il m’a trouvée parmi des bergers au flanc de la montagne et il a fait de moi la propriétaire de chevaux, de chameaux, de terres et de réserves de grains. Il ne me reproche rien. Je dors et me lève quand je veux, et je bois à ma soif. La mère d’Abou Zara’, quelle femme formidable ! Sa maison est pleine de provisions et très spacieuse. Le fils d’Abou Zara’, son lit est aussi doux qu’une jeune branche de palmier ou qu’une épée sortie de son fourreau, et il se contente d’un petit morceau de viande. La fille d’Abou Zara’, quelle fille exemplaire ! Obéissante à son père et à sa mère, bien portante, et source de jalousie pour la coépouse. La servante d’Abou Zara’, quelle bonne servante ! Elle ne révèle rien de nos affaires, ne gaspille pas nos provisions et garde tout précieusement. Elle ne laisse pas la maison se remplir de déchets. Un jour, Abou Zara’ est sorti alors que le lait était en train d’être baratté. Il a rencontré une femme avec deux enfants, aussi vifs que des léopards, jouant avec sa poitrine sous sa tunique. Il m’a alors divorcée et a épousé cette femme. Plus tard, j’ai épousé un autre homme, un chef, bon cavalier et archer, qui m’a couverte de cadeaux et m’a dit : “Oumm Zara’, profite de tout et envoie-en à tes parents.” Mais même si je réunissais tous ses cadeaux, ils ne vaudraient pas le plus petit cadeau d’Abou Zara’. » Aïcha a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Je suis pour toi comme Abou Zara’ l’était pour Oumm Zara’. »
- Sahih Muslim, n°6633
Rapporté par Humaid b. 'Abd al-Rahman b. 'Auf, d’après sa mère Umm Kulthum, fille de 'Uqba b. Abu Mu'ait, qui faisait partie des premières émigrantes ayant prêté allégeance au Messager d’Allah ﷺ : Elle a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « N’est pas menteur celui qui cherche à réconcilier les gens et qui dit de bonnes choses pour éviter les disputes, ou qui transmet de bonnes paroles. » Ibn Shihab a dit qu’il n’a entendu d’exception concernant le mensonge dans les paroles des gens que dans trois cas : pendant la guerre, pour réconcilier des personnes, et dans ce qu’un mari rapporte à sa femme ou une femme à son mari (en déformant les paroles pour ramener la paix entre eux)
- Sahih Muslim, n°6771
Rapporté par Abdullah رضي الله عنه : Umm Habiba, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, a dit : « Ô Allah, permets-moi de profiter de mon mari, le Messager d’Allah ﷺ, de mon père Abou Soufyan et de mon frère Mu’awiya. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Tu as demandé à Allah des durées de vie déjà fixées, des jours déjà comptés et des subsistances dont la part est déterminée. Allah n’avance rien avant son terme, et Il ne retarde rien au-delà de son terme. Si tu avais demandé à Allah de te protéger du châtiment de l’Enfer ou du châtiment de la tombe, cela aurait été meilleur pour toi. » Il ajouta : On parla devant lui des singes, et Mis’ar (un des rapporteurs) dit : Je pense qu’il a aussi mentionné les porcs, qui avaient subi une métamorphose. Le Prophète ﷺ dit alors : « En vérité, Allah n’a pas fait survivre la descendance de ceux qui ont subi une métamorphose. Les singes et les porcs existaient déjà avant cela. »
- Sahih Muslim, n°6773
Rapporté par Ibn Mas’oud رضي الله عنه : Umm Habiba a dit : « Ô Allah, permets-moi de profiter de mon mari, le Messager d’Allah ﷺ, de mon père Abou Soufyan et de mon frère Mu’awiya. » Le Messager d’Allah ﷺ lui répondit : « Tu as demandé à Allah des durées de vie déjà fixées, des pas déjà déterminés et des subsistances dont la part est fixée. Rien n’arrivera avant son terme, et rien ne sera retardé au-delà de son moment. Si tu avais demandé à Allah la protection contre le châtiment de l’Enfer et de la tombe, cela aurait été meilleur pour toi. » Quelqu’un demanda : « Ô Messager d’Allah, qu’en est-il des singes et des porcs qui ont subi une métamorphose ? » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « En vérité, Allah, le Très-Haut, n’a jamais détruit un peuple ni ne l’a châtié tout en laissant sa descendance survivre. Les singes et les porcs existaient déjà avant cela (avant que les négateurs de la vérité ne soient châtiés et transformés). » Ce hadith a aussi été rapporté par Sufyan à travers une autre chaîne, avec une légère différence dans les mots
- Sahih Muslim, n°6928
Rapporté par Umm Darda’ رضي الله عنها : Mon mari m’a rapporté qu’il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Celui qui invoque pour son frère en son absence, l’Ange chargé de transmettre l’invocation à son Seigneur dit : “Amine, et que ce soit aussi pour toi.” »
- Sahih Muslim, n°7021
Rapporté par Sa'id b. Musayyib, 'Urwa b. Zubair, 'Alqama b. Waqqas et 'Ubaidullah b. Abdullah b. 'Utba b. Mas'ud : Tous ont rapporté l’histoire de la fausse accusation portée contre 'Aïsha رضي الله عنها, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ. Les calomniateurs ont dit ce qu’ils avaient à dire, mais Allah l’a innocentée. Chacun a rapporté une partie du hadith, certains plus que d’autres, et j’ai essayé de retenir tout ce qu’ils m’ont raconté, certains confirmant les propos des autres. (En résumé :) 'Aïsha رضي الله عنها a dit : Chaque fois que le Messager d’Allah ﷺ voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses épouses et emmenait celle sur qui le sort tombait. Un jour, il tira au sort pour une expédition et ce fut moi qui fus choisie. C’était après la révélation du verset sur le voile. On me transportait dans une litière et on me déposait à chaque halte. Au retour, alors que nous approchions de Médine, le Prophète ﷺ ordonna de repartir une nuit. Je me levai pour satisfaire un besoin à l’écart du camp. En revenant, je remarquai que mon collier s’était cassé. Je retournai le chercher, ce qui me retarda. Ceux qui s’occupaient de ma litière pensèrent que j’étais dedans, car les femmes étaient légères et jeunes à l’époque, et ils ne remarquèrent pas mon absence. Ils firent avancer le chameau et partirent. Je retrouvai mon collier après le départ de l’armée. Je revins à l’endroit du camp, pensant qu’on reviendrait me chercher. Je m’assis et m’endormis. Safwan b. Mu'attal, qui avait pris du retard, me trouva endormie, me reconnut et dit : « Inna lillahi wa inna ilayhi raji'un. » Je me couvris la tête. Par Allah, il ne m’adressa pas un mot, sauf cette invocation. Il fit agenouiller son chameau, j’y montai et il me conduisit jusqu’à l’armée. Ceux qui doutaient de moi, dont le plus connu était 'Abdullah b. Ubayy, le grand hypocrite, en profitèrent pour calomnier. À Médine, je tombai malade un mois, sans rien savoir de tout cela, sauf que le Prophète ﷺ était moins affectueux. Je pleurais beaucoup. Un jour, Umm Mistah, une parente, me parla de la rumeur. Je demandai à aller chez mes parents pour vérifier. Ma mère me consola, disant que les coépouses parlaient souvent des femmes aimées de leur mari. Je pleurai toute la nuit. Comme la révélation tardait, le Prophète ﷺ consulta 'Ali et Usama. Usama défendit mon innocence. 'Ali dit : « Il n’y a pas de gêne pour toi, il y a d’autres femmes. Demande à Barira, la servante. » Barira témoigna que je n’avais rien fait de mal, sauf m’endormir en pétrissant la pâte, que la brebis mangeait. Le Prophète ﷺ monta en chaire et demanda : « Qui me soutiendra contre cet homme qui m’a blessé au sujet de ma famille ? » Sa’d b. Mu’adh se leva pour défendre l’honneur du Prophète ﷺ. Les tribus Aus et Khazraj faillirent se disputer, mais le Prophète ﷺ calma la situation. Je continuai à pleurer. Une femme des Ansar vint me voir et pleura avec moi. Le Prophète ﷺ vint, s’assit, récita la shahada, puis dit : « Voici ce qu’on dit sur toi. Si tu es innocente, Allah te défendra. Si tu as commis une faute, demande pardon à Allah. » Mes larmes cessèrent. Je demandai à mon père puis à ma mère de répondre pour moi, mais ils ne surent que dire. Je dis alors : « Si je dis que je suis innocente, vous ne me croirez pas ; si j’avoue, alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Je n’ai d’autre choix que de dire comme le père de Youssouf : “La belle patience. C’est Allah qu’il faut implorer contre ce que vous dites.” » Je me couchai. Par Allah, je savais que j’étais innocente, mais je ne pensais pas qu’Allah révélerait un verset à mon sujet. Je croyais qu’Il inspirerait le Prophète ﷺ en rêve. Mais Allah fit descendre la révélation alors que le Prophète ﷺ était encore assis. Il transpira abondamment. Quand ce fut fini, il sourit et dit : « 'Aïsha, réjouis-toi, Allah t’a innocentée. » Ma mère me dit de me lever remercier le Prophète ﷺ, mais je répondis : « Par Allah, je ne remercierai que Lui. » Allah révéla : « En vérité, ceux qui ont propagé la calomnie sont un groupe parmi vous… » et dix versets à propos de mon innocence. Abu Bakr, qui soutenait Mistah, jura de ne plus rien lui donner, mais Allah révéla : « Que ceux qui ont des moyens ne jurent pas de ne plus aider leurs proches… Ne souhaitez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? » Abu Bakr dit : « Oui, je veux qu’Allah me pardonne », et il continua à aider Mistah. Le Prophète ﷺ interrogea Zaynab bint Jahsh à mon sujet, et elle répondit : « Je ne dis que ce que j’ai vu ou entendu. Je ne connais que du bien d’elle. » Même si elle était ma rivale, Allah l’a préservée de la calomnie à cause de sa piété. Sa sœur Hamna, cependant, s’est opposée à elle et a été perdue avec les autres
- Sahih Muslim, n°7106
Rapporté par Jabir : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Iblis place son trône sur l’eau, puis il envoie des groupes pour semer la discorde. Ceux qui sont les plus proches de lui en rang sont ceux qui sont les plus connus pour créer des divisions. L’un d’eux vient et dit : “J’ai fait ceci et cela.” Et il lui répond : “Tu n’as rien fait.” Puis l’un d’eux vient et dit : “Je n’ai pas laissé untel jusqu’à ce que je sème la discorde entre un mari et sa femme.” Alors Satan s’approche de lui et dit : “Tu as bien fait.” A'mash a dit : Il l’embrasse alors
- Sahih Muslim, n°7110
Rapporté par Aïsha (l’épouse du Messager d’Allah ﷺ) رضي الله عنها : Un jour, le Messager d’Allah ﷺ est sorti de chez elle pendant la nuit et elle a ressenti de la jalousie. Puis il est revenu et a vu dans quel état elle était. Il a dit : « Aïsha, qu’est-ce qui t’arrive ? Es-tu jalouse ? » Elle a répondu : « Comment une femme comme moi ne serait-elle pas jalouse d’un mari comme toi ? » Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « C’est ton diable qui est venu vers toi. » Elle a demandé : « Ô Messager d’Allah, ai-je un diable avec moi ? » Il a répondu : « Oui. » Elle a dit : « Est-ce que chacun a un diable attaché à lui ? » Il a répondu : « Oui. » (Aïsha) a encore demandé : « Ô Messager d’Allah, même toi ? » Il a dit : « Oui, mais mon Seigneur m’a aidé contre lui et je suis totalement protégé de ses ruses. »
- Sahih Muslim, n°7387
Rapporté par Al-Sha’bi رضي الله عنه : Nous avons rendu visite à Fatima bint Qais, qui nous a servi des dattes fraîches (rutab) et de l’orge. Je lui ai demandé, à propos de la femme qui a reçu trois divorces, combien de temps elle doit attendre. Elle a dit : « Mon mari m’a donné trois divorces, et le Messager d’Allah ﷺ m’a permis de passer ma période d’attente dans ma famille. » (C’est durant cette période) qu’on a annoncé la prière dans la grande mosquée. J’y suis allée, j’étais au premier rang des femmes, juste derrière le dernier rang des hommes, et j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ faire un sermon assis sur le minbar. Il a dit : « Le cousin de Tamim (Dari) a navigué sur l’océan… » Le reste du hadith est le même, avec cette précision : « (Il me semble) voir le Messager d’Allah ﷺ pointer sa canne vers la terre en disant : “C’est Taiba, c’est-à-dire Médine.” »
- Sahih Muslim, n°7531
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : À propos des paroles d’Allah : « Ce qui vous est récité dans le Livre à propos des orphelines à qui vous ne donnez pas ce qui leur est prescrit alors que vous souhaitez les épouser », cela a été révélé à propos d’une orpheline sous la responsabilité d’un homme, qui partageait ses biens avec lui. Il hésitait à l’épouser lui-même et ne voulait pas non plus la marier à un autre, de peur que ce mari ne partage ses biens, empêchant ainsi l’orpheline de se marier, ni avec lui, ni avec un autre
- Sahih Muslim, n°7532
Rapporté par Hisham d’après Aïsha رضي الله عنها : À propos des paroles d’Allah : « Ils te demandent un avis religieux sur les femmes, dis : Allah vous donne un avis à leur sujet » (4 : 126), cela concerne une orpheline sous la responsabilité d’un homme, qui partage même ses palmiers avec lui en tant qu’héritière. Il hésite à la marier à un autre de peur que ce mari ne prenne part à ses biens, et il la laisse ainsi sans solution
- Sahih Muslim, n°7537
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : À propos du verset : « Et si une femme craint de la part de son mari un mauvais traitement ou qu’il se détourne d’elle » (4 : 128), cela a été révélé à propos d’une femme qui vivait longtemps avec un homme (comme épouse) et que celui-ci voulait la divorcer. Elle lui disait alors : « Ne me divorce pas, garde-moi (comme épouse dans ta maison) et tu peux vivre avec une autre épouse. » C’est dans ce contexte que ce verset a été révélé
- Sahih Muslim, n°7538
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : À propos de ces paroles d’Allah, le Très-Haut et Glorieux : « Et si une femme craint de la part de son mari un mauvais traitement ou qu’il se détourne d’elle », cela a été révélé à propos d’une femme qui vivait avec un homme et peut-être qu’il ne voulait pas continuer la relation, alors qu’elle avait eu des rapports avec lui et avait eu un enfant de lui. Elle ne voulait pas être divorcée, alors elle lui disait : « Je t’autorise à vivre avec l’autre épouse. »
- Sunan an-Nasa'i, n°279
Rapporté par Shuraih : Il a demandé à 'Aishah : "Est-ce qu'une femme peut manger avec son mari pendant qu'elle a ses règles ?" Elle a répondu : "Oui. Le Messager d'Allah (ﷺ) m'appelait pour manger avec lui alors que j'avais mes règles. Il prenait un os sur lequel il restait un peu de viande et insistait pour que je le prenne en premier, alors j'en grignotais un peu puis je le reposais. Ensuite, il le prenait et en grignotait à l'endroit où j'avais mis ma bouche. Puis il demandait à boire et insistait pour que je boive avant lui. Je buvais donc, puis il prenait le récipient et buvait à l'endroit où j'avais mis ma bouche
- Sunan an-Nasa'i, n°377
Rapporté par Shuraih : Il a demandé à ‘Aïcha : « Une femme peut-elle manger avec son mari pendant ses règles ? » Elle a répondu : « Oui. Le Messager d’Allah (ﷺ) m’appelait pour manger avec lui alors que j’étais indisposée. Il prenait un os où il restait un peu de viande et insistait pour que je le prenne en premier, alors j’en grignotais un peu puis je le reposais. Ensuite, il le prenait et grignotait là où j’avais mis ma bouche. Puis il demandait à boire et voulait que je boive avant lui. Je buvais, puis il prenait le récipient et buvait à l’endroit où j’avais posé mes lèvres. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1610
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Qu’Allah fasse miséricorde à un homme qui se lève la nuit pour prier, puis réveille sa femme et elle prie ; et si elle refuse, il lui asperge de l’eau sur le visage. Et qu’Allah fasse miséricorde à une femme qui se lève la nuit pour prier, puis réveille son mari et il prie ; et s’il refuse, elle lui asperge de l’eau sur le visage
- Sunan an-Nasa'i, n°2389
Rapporté par Mujahid : 'Abdullah bin 'Amr m'a dit : Mon père m'a marié à une femme d'une famille noble, et il venait la voir pour lui demander des nouvelles de son mari. Elle disait : "Quel homme formidable ! Il ne vient jamais dans mon lit. Depuis notre mariage, il ne m'a jamais approchée." Il en a parlé au Prophète ﷺ qui a dit : "Amène-le-moi." Il l'a donc amené, et (le Prophète) a demandé : "Comment jeûnes-tu ?" J'ai répondu : "Tous les jours." Il a dit : "Jeûne trois jours chaque mois." J'ai dit : "Je peux faire plus." Il a dit : "Jeûne deux jours et romps ton jeûne un jour." J'ai dit : "Je peux faire plus." Il a dit : "Pratique le meilleur des jeûnes, celui de Dawud, paix sur lui : un jour de jeûne, un jour de rupture." 'Ata a ajouté : "Quelqu'un qui l'a entendu m'a dit qu'Ibn 'Umar a rapporté que le Prophète ﷺ a dit : Celui qui jeûne tous les jours de sa vie, alors il n'a pas vraiment jeûné
- Sunan an-Nasa'i, n°2390
Rapporté par 'Abdullah bin 'Amr : Mon père m'a marié à une femme et il est venu la voir et lui a demandé : "Que penses-tu de ton mari ?" Elle a répondu : "Quel homme formidable ! Il ne dort pas la nuit et il ne rompt pas son jeûne le jour." Il s'est fâché contre moi et a dit : "Je t'ai marié à une femme musulmane et tu la négliges." Je n'ai pas fait attention à ses paroles à cause de mon énergie et de mon amour pour l'adoration. Le Prophète ﷺ en a entendu parler et a dit : "Mais moi, je prie et je dors, je jeûne et je romps mon jeûne. Donc, prie et dors, jeûne et romps ton jeûne." Il a dit : "Jeûne trois jours chaque mois." J'ai dit : "Je peux faire plus." Il a dit : "Pratique le jeûne de Dawud, paix sur lui : jeûne un jour et romps ton jeûne un jour." J'ai dit : "Je peux faire plus." Il a dit : "Lis le Coran une fois par mois." Finalement, c'est devenu tous les quinze jours, et j'ai encore dit : "Je peux faire plus
- Sunan an-Nasa'i, n°2539
Rapporté par 'Aishah رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : "Quand une femme donne en aumône de la maison de son mari, elle aura une récompense, son mari aura une récompense similaire, et le gardien aura aussi une récompense similaire, sans que cela ne diminue la récompense de chacun. Le mari sera récompensé pour ce qu’il a gagné et elle sera récompensée pour ce qu’elle a dépensé
- Sunan an-Nasa'i, n°2540
Rapporté par 'Abdullah bin 'Amr : Quand le Messager d’Allah ﷺ a conquis La Mecque, il s’est levé pour s’adresser aux gens et a dit dans son sermon : "Il n’est pas permis à une femme de donner quoi que ce soit sans la permission de son mari." (Récit abrégé)
- Sunan an-Nasa'i, n°2614
Rapporté par ‘Aishah : Elle voulait acheter Barirah et l’affranchir, mais on a exigé que l’allégeance de Barirah (wala’) leur revienne. Elle en a parlé au Messager d’Allah et il a dit : « Achète-la et affranchis-la, car l’allégeance revient à celui qui affranchit l’esclave. » Barirah a eu le choix quand elle a été affranchie. On a apporté de la viande au Messager d’Allah et on a dit : « Ceci a été donné en aumône à Barirah. » Il a dit : « C’est une aumône pour elle et un cadeau pour nous. » Son mari était un homme libre
- Sunan an-Nasa'i, n°3222
Rapporté par 'Ubaidullah bin 'Abdullah bin 'Utbah : Il a été rapporté de 'Ubaidullah bin 'Abdullah bin 'Utbah qu'à l'époque de Marwan, 'Abdullah bin 'Amr bin 'Uthman, qui était un jeune homme, a prononcé un divorce définitif à l'encontre de la fille de Sa'eed bin Zaid, dont la mère était Bint Qais. Sa tante maternelle, Fatimah bint Qais, lui a envoyé un message lui disant de quitter la maison de 'Abdullah bin 'Amr. Marwan a appris cela et a envoyé un message à la fille de Sa'eed, lui demandant de retourner chez elle et pourquoi elle était partie avant la fin de son 'Iddah ? Elle lui a répondu que sa tante maternelle le lui avait conseillé. Fatimah bint Qais a dit qu'elle avait été mariée à Abu 'Amr bin Hafs, et quand le Messager d'Allah ﷺ a nommé 'Ali bin Abi Talib gouverneur du Yémen, il est parti avec lui et lui a envoyé un message disant qu'elle était divorcée par la troisième Talaq. Il a demandé à Al-Harith bin Hisham et 'Ayyash bin Abi Rai'ah de subvenir à ses besoins. Elle leur a demandé ce que son mari leur avait dit de dépenser pour elle, et ils ont répondu : "Par Allah, elle n'a droit à rien de notre part, sauf si elle est enceinte, et elle ne peut pas entrer chez nous sans notre permission." Elle a dit qu'elle est allée voir le Messager d'Allah ﷺ et lui a raconté cela, et il a confirmé qu'ils avaient raison. Fatimah a dit : "Où dois-je aller, ô Messager d'Allah ?" Il a dit : "Va chez Ibn Umm Maktum, l'aveugle qu'Allah, Le Puissant et Sublime, a mentionné dans Son Livre." Fatimah a dit : "J'ai donc fait mon 'Iddah là-bas. C'était un homme aveugle, donc j'enlevais mes vêtements chez lui, jusqu'à ce que le Messager d'Allah ﷺ me marie à Usamah bin Zaid." Marwan l'a critiquée pour cela et a dit : "Je n'ai jamais entendu ce hadith de quelqu'un d'autre que toi. Je continuerai à suivre la règle que les gens ont suivie
- Sunan an-Nasa'i, n°3231
Rapporté par Abu Hurairah : On a demandé au Messager d'Allah : "Quelle est la meilleure femme ?" Il a répondu : "Celle qui rend son mari heureux quand il la regarde, qui lui obéit quand il lui demande quelque chose, et qui ne fait rien contre sa volonté concernant sa personne ou ses biens
- Sunan an-Nasa'i, n°3244
Rapporté par Muhammad bin 'Abdur-Rahman bin Thawban : Ils ont interrogé Fatimah bint Qais sur son histoire et elle a dit : "Mon mari m'a divorcée trois fois, et il me donnait à manger une nourriture qui n'était pas bonne." Elle a dit : "Par Allah, si j'avais droit à une pension et à un logement, je les aurais réclamés et je n'aurais pas accepté cela." Le représentant a dit : "Tu n'as pas droit à un logement ni à une pension." Elle a dit : "Je suis allée voir le Prophète et je lui ai expliqué la situation, et il m'a dit : 'Tu n'as pas droit à un logement ni à une pension ; observe ta 'Iddah dans la maison d'untel.' Elle a dit : 'Ses compagnons venaient chez elle.' Puis il a dit : 'Observe ta 'Iddah dans la maison d'Ibn Umm Maktum, qui est aveugle, et quand ta 'Iddah sera terminée, préviens-moi.'" Elle a dit : "Quand ma 'Iddah s'est terminée, je l'ai informé. Le Messager d'Allah a dit : 'Qui t'a demandée en mariage ?' J'ai répondu : 'Mu'awiyah et un autre homme des Quraysh.' Il a dit : 'Quant à Mu'awiyah, c'est un jeune des Quraysh qui n'a rien, et l'autre est un mauvais homme sans aucun bien. Épouse plutôt Usamah bin Zaid.'" Elle a dit : "Je n'aimais pas cette idée." Mais il lui a répété trois fois, alors elle l'a épousé
- Sunan an-Nasa'i, n°3248
Rapporté par 'Umar : Hafsah bint 'Umar est devenue veuve quand (son mari) Khunais — c'est-à-dire bin Hudhafah — est décédé. Il était l'un des compagnons du Prophète qui avait participé à Badr, et il est mort à Médine. J'ai rencontré 'Uthman bin 'Affan et je lui ai proposé Hafsah en mariage. J'ai dit : "Si tu veux, je te marie à Hafsah." Il a répondu : "Je vais y réfléchir." Quelques jours plus tard, je l'ai revu et il m'a dit : "Je ne veux pas me marier pour l'instant." 'Umar a dit : "Ensuite, j'ai rencontré Abu Bakr As-Siddiq, رضي الله عنه, et je lui ai dit : 'Si tu veux, je te marie à Hafsah.' Il ne m'a pas répondu, et j'ai été plus peiné par son silence que par la réponse de 'Uthman, رضي الله عنه. Plusieurs jours ont passé, puis le Messager d'Allah a demandé Hafsah en mariage, et je la lui ai donnée. Abu Bakr m'a rencontré et a dit : 'Peut-être as-tu été contrarié lorsque tu m'as proposé Hafsah et que je ne t'ai pas répondu ?' J'ai dit : 'Oui.' Il a dit : 'La seule raison pour laquelle je ne t'ai pas répondu, c'est que j'avais entendu le Messager d'Allah parler d'elle, et je ne voulais pas révéler son secret ; s'il ne l'avait pas épousée, alors je l'aurais fait
- Sunan an-Nasa'i, n°3259
Rapporté par Umar bin Al-Khattab, رضي الله عنه : Hafsah bint 'Umar est devenue veuve quand (son mari) Khunais bin Hudhafah As-Sahmi est décédé. Il était l’un des compagnons du Prophète ﷺ et il est mort à Médine. Umar a dit : "Je suis allé voir 'Uthman bin 'Affan et je lui ai proposé Hafsah en mariage. Je lui ai dit : 'Si tu veux, je te marie à Hafsah bint 'Umar.' Il a répondu : 'Je vais réfléchir.' Quelques jours plus tard, je l’ai revu et il m’a dit : 'Il semble que je ne souhaite pas me marier en ce moment.'" Umar a poursuivi : "Ensuite, j’ai rencontré Abu Bakr As-Siddiq, رضي الله عنه, et je lui ai dit : 'Si tu veux, je te marie à Hafsah bint 'Umar.' Abu Bakr est resté silencieux et ne m’a rien répondu, et cela m’a plus contrarié que la réponse de 'Uthman. Plusieurs jours ont passé, puis le Messager d’Allah ﷺ a demandé Hafsah en mariage et je la lui ai donnée. Abu Bakr m’a rencontré et m’a dit : 'Peut-être as-tu été contrarié quand tu m’as proposé Hafsah en mariage et que je ne t’ai pas répondu ?' J’ai dit : 'Oui.' Il a dit : 'Rien ne m’a empêché de te répondre, sauf que j’avais entendu le Messager d’Allah ﷺ parler d’elle, et je ne voulais pas dévoiler le secret du Messager d’Allah. S’il l’avait laissée, je l’aurais épousée
- Sunan an-Nasa'i, n°3403
Rapporté par Fatimah bint Qais : Je suis allée voir le Prophète et j'ai dit : "Je suis la fille d'Ali Khalid et mon mari, un tel, m'a envoyé un message pour me divorcer. J'ai demandé à sa famille de la nourriture et un logement mais ils ont refusé." Ils ont dit : "Ô Messager d'Allah, il lui a envoyé un message pour la divorcer trois fois." Elle a dit : "Le Messager d'Allah a dit : 'La femme a encore droit à la nourriture et au logement si le mari peut encore la reprendre
- Sunan an-Nasa'i, n°3407
Rapporté par 'Aishah : Le Messager d'Allah a été interrogé au sujet d'un homme qui a divorcé de sa femme, puis elle s'est mariée avec un autre homme qui a eu un entretien privé avec elle puis l'a divorcée, avant d'avoir eu des rapports avec elle. Est-il permis qu'elle se remarie avec le premier mari ? Le Messager d'Allah a dit : "Non, pas avant que le second ait goûté à sa douceur et qu'elle ait goûté à sa douceur
- Sunan an-Nasa'i, n°3411
Rapporté par 'Aishah : La femme de Rifa'ah est venue voir le Messager d'Allah et a dit : "Mon mari m'a divorcée de façon irrévocable. Ensuite, je me suis mariée avec 'Abdur-Rahman bin Az-Zabir et ce qu'il a, c'est comme la frange d'un vêtement." Le Messager d'Allah a souri et a dit : "Peut-être veux-tu retourner auprès de Rifa'ah ? Non, pas avant qu'il ait goûté à ta douceur et que tu aies goûté à sa douceur
- Sunan an-Nasa'i, n°3413
Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas : Al-Ghumaisa ou Ar-Rumaisa' est venue se plaindre au Prophète que son mari n'avait pas de rapports avec elle. Peu après, son mari est venu et a dit : "Ô Messager d'Allah, elle ment ; il a des rapports avec elle, mais elle veut retourner auprès de son premier mari." Le Messager d'Allah a dit : "Elle ne peut pas faire cela avant d'avoir goûté à sa douceur
- Sunan an-Nasa'i, n°3414
Rapporté par Ibn 'Umar : Le Prophète a dit, à propos d'un homme qui avait une femme et l'a divorcée, puis elle s'est mariée avec un autre homme qui l'a divorcée avant de consommer le mariage avec elle, et on a demandé si elle pouvait retourner auprès de son premier mari : "Non, pas avant qu'elle ait goûté à sa douceur
- Sunan an-Nasa'i, n°3418
Rapporté par Abu Bakr, fils d'Abu Al-Jahm : J'ai entendu Fatimah bint Qais dire : "Mon mari m'a envoyé un message pour me divorcer, alors j'ai mis mes vêtements et je suis allée voir le Prophète. Il a dit : 'Combien de fois t'a-t-il divorcée ?' J'ai dit : 'Trois fois.' Il a dit : 'Tu n'as pas droit à une pension. Observe ta période de 'Iddah dans la maison de ton cousin paternel Ibn Umm Maktum, car il est aveugle et tu peux enlever tes vêtements là-bas. Et quand ta 'Iddah sera terminée, préviens-moi.'" Ceci est un résumé
- Sunan an-Nasa'i, n°3447
Rapporté par 'Aishah, l'épouse du Prophète ﷺ : Trois pratiques ont été établies à cause de Barirah. L'une d'elles est qu'elle a été affranchie et a eu le choix concernant son mari ; le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Al Wala' revient à celui qui affranchit l'esclave" ; et le Messager d'Allah ﷺ est entré alors qu'on faisait cuire de la viande dans une marmite, mais on lui a apporté du pain et des condiments. Il a dit : "Ne vois-je pas une marmite où de la viande est cuite ?" Ils ont répondu : "Oui, ô Messager d'Allah, c'est de la viande donnée en aumône à Barirah et tu ne manges pas des aliments donnés en aumône." Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "C'est une aumône pour elle et un cadeau pour nous
- Sunan an-Nasa'i, n°3449
Rapporté par 'Aishah : J'ai acheté Barirah et ses maîtres ont exigé que son Wala' leur revienne. J'en ai parlé au Prophète ﷺ et il a dit : "Affranchis-la, et Al-Wala' revient à celui qui paie l'argent." Je l'ai donc affranchie et le Messager d'Allah ﷺ l'a appelée et lui a donné le choix concernant son mari. Elle a dit : "Même si tu me donnais telle ou telle chose, je ne resterais pas avec lui", alors elle a choisi sa liberté et son mari était un homme libre
- Sunan an-Nasa'i, n°3450
Rapporté par 'Aishah : Elle voulait acheter Barirah, mais ses maîtres ont exigé que son Wala' leur revienne. Elle en a parlé au Prophète ﷺ et il a dit : "Achète-la et affranchis-la, car Al-Wala' revient à celui qui affranchit l'esclave." On a apporté de la viande et on a dit : "C'est de la viande donnée en aumône à Barirah." Il a dit : "C'est une aumône pour elle et un cadeau pour nous." Et le Messager d'Allah ﷺ lui a donné le choix, et son mari était un homme libre
- Sunan an-Nasa'i, n°3451
Rapporté par 'Aishah : Barirah avait conclu un contrat pour être affranchie contre neuf Awaq, une Uqiyyah à payer chaque année. Elle est venue demander de l'aide à 'Aishah qui a dit : "Non, sauf s'ils acceptent de recevoir la somme en une seule fois, et que le Wala' soit pour moi." Barirah est allée parler à ses maîtres mais ils ont insisté pour garder le Wala'. Elle est revenue voir 'Aishah et le Messager d'Allah ﷺ est arrivé, et elle lui a raconté ce que ses maîtres avaient dit. Elle a dit : "Non, par Allah, pas si le Wala' ne me revient pas." Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Qu'est-ce que c'est ?" Elle a expliqué : "Ô Messager d'Allah, Barirah est venue me demander de l'aider pour son contrat d'affranchissement, et j'ai dit non, sauf s'ils acceptent la somme en une fois et que le Wala' soit pour moi. Elle en a parlé à ses maîtres et ils ont insisté pour garder le Wala'." Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Achète-la, et précise que le Wala' revient à celui qui affranchit l'esclave." Puis il s'est levé et a dit aux gens : "Qu'ont donc les gens à poser des conditions qui ne sont pas dans le Livre d'Allah, le Tout-Puissant et Majestueux ? Ils disent : 'J'affranchis untel mais le Wala' me revient.' Toute condition qui n'est pas dans le Livre d'Allah, le Tout-Puissant et Majestueux, est une condition nulle, même s'il y en a cent." Et le Messager d'Allah ﷺ lui a donné le choix concernant son mari qui était encore esclave, et elle a choisi sa liberté. 'Urwah a dit : "S'il avait été libre, le Messager d'Allah ﷺ ne lui aurait pas donné le choix
- Sunan an-Nasa'i, n°3452
Rapporté par 'Aishah رضي الله عنها : Le mari de Barirah était un esclave
- Sunan an-Nasa'i, n°3453
Rapporté par 'Aishah رضي الله عنها : J'ai acheté Barirah à certains des Ansar qui avaient posé comme condition que son Wala' leur revienne. Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Le Wala' revient à celui qui affranchit l'esclave." Le Messager d'Allah ﷺ lui a donné le choix, car son mari était un esclave. Barirah m'a offert de la viande en cadeau, et le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Pourquoi ne m'en donnes-tu pas ?" 'Aishah répondit : "C'était une aumône donnée à Barirah." Il dit : "C'est une aumône pour elle, et un cadeau pour nous
- Sunan an-Nasa'i, n°3454
Rapporté par Yahya bin Abi Bukair Al-Karmani : Shu'bah nous a rapporté, d'après 'Abdur-Rahman bin Al-Qasim, de son père, de 'Aishah رضي الله عنها. (Shu'bah précisa : "'Abdur-Rahman était l'exécuteur testamentaire de son père.") Shu'bah dit : "J'avais peur de lui demander : 'As-tu entendu cela de ton père ?'" — 'Aishah رضي الله عنها a dit : "J'ai interrogé le Messager d'Allah ﷺ à propos de Barirah, car je voulais l'acheter mais il était stipulé que le Wala' reviendrait à ses anciens maîtres. Il a dit : 'Achète-la, car le Wala' revient à celui qui affranchit l'esclave.' Et on lui a donné le choix, car son mari était un esclave." Puis il ajouta : "Je ne sais pas." — "On a ensuite apporté de la viande au Messager d'Allah ﷺ, et on lui a dit : 'C'est de la viande donnée en aumône à Barirah.' Il a dit : 'C'est une aumône pour elle et un cadeau pour nous
- Sunan an-Nasa'i, n°3460
Rapporté par 'Aishah رضي الله عنها : Louange à Allah dont l'ouïe englobe toutes les voix. Khawlah est venue se plaindre de son mari au Messager d'Allah ﷺ, mais je n'entendais pas ce qu'elle disait. Puis Allah, le Puissant et Majestueux, a révélé : "Allah a certes entendu la parole de celle qui discute avec toi au sujet de son mari et se plaint à Allah. Et Allah entend votre conversation
- Sunan an-Nasa'i, n°3462
Rapporté par Yahya bin Sa'eed, d'après 'Amrah bint 'Abdur-Rahman, qui lui a raconté au sujet de Habibah bint Sahl : Elle était mariée à Thabit bin Qais bin Shammas. Le Messager d'Allah ﷺ est sorti pour la prière du matin et a trouvé Habibah bint Sahl devant sa porte à la fin de la nuit. Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Qui est là ?" Elle répondit : "Je suis Habibah bint Sahl, ô Messager d'Allah." Il demanda : "Qu'y a-t-il ?" Elle répondit : "Je ne peux pas vivre avec Thabit bin Qais" — son mari. Quand Thabit bin Qais arriva, le Messager d'Allah ﷺ lui dit : "Voici Habibah bint Sahl et elle a dit ce qu'Allah a voulu qu'elle dise." Habibah dit : "Ô Messager d'Allah, tout ce qu'il m'a donné est avec moi." Le Messager d'Allah ﷺ dit : "Prends-le d'elle." Il le prit donc, et elle retourna vivre avec sa famille
- Sunan an-Nasa'i, n°3470
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : On a parlé du Li'an en présence du Messager d'Allah ﷺ, et 'Asim bin 'Adiyy a dit quelque chose à ce sujet, puis il est parti. Un homme de son peuple est venu se plaindre d'avoir trouvé un homme avec sa femme. 'Asim dit : "C'est à cause de ce que j'ai dit que j'ai été mis à l'épreuve." Il l'emmena voir le Messager d'Allah ﷺ et lui raconta la situation dans laquelle il avait trouvé sa femme. Cet homme était pâle, mince et avait les cheveux raides, tandis que celui qu'il accusait d'être avec sa femme était foncé et bien bâti. Le Messager d'Allah ﷺ dit : "Ô Allah, éclaire-moi." Puis elle donna naissance à un enfant qui ressemblait à l'homme que son mari disait avoir trouvé avec elle. Le Messager d'Allah ﷺ fit alors la procédure du Li'an entre eux." Un homme dans l'assemblée demanda à Ibn 'Abbas : "Est-ce d'elle que le Messager d'Allah ﷺ a dit : 'Si j'avais dû lapider quelqu'un sans preuve, j'aurais lapidé celle-ci ?'" Ibn 'Abbas répondit : "Non, c'était une femme qui causait des problèmes même après être devenue musulmane
- Sunan an-Nasa'i, n°3471
Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas رضي الله عنه : On a parlé du Li'an en présence du Messager d'Allah ﷺ, et 'Asim bin 'Adiyy a dit quelque chose à ce sujet, puis il est parti. Un homme de son peuple l'a rencontré et lui a dit qu'il avait trouvé un homme avec sa femme. Il l'a emmené voir le Messager d'Allah ﷺ et lui a raconté la situation dans laquelle il avait trouvé sa femme. Cet homme était pâle, mince et avait les cheveux raides, tandis que celui qu'il accusait d'être avec sa femme était foncé, bien bâti et avait les cheveux très crépus. Le Messager d'Allah ﷺ dit : "Ô Allah, éclaire-moi." Puis elle donna naissance à un enfant qui ressemblait à l'homme que son mari disait avoir trouvé avec elle. Le Messager d'Allah ﷺ fit alors la procédure du Li'an entre eux." Un homme dans l'assemblée demanda à Ibn 'Abbas : "Est-ce d'elle que le Messager d'Allah ﷺ a dit : 'Si j'avais dû lapider quelqu'un sans preuve, j'aurais lapidé celle-ci ?'" Ibn 'Abbas répondit : "Non, c'était une femme qui causait des problèmes même après être devenue musulmane
- Sunan an-Nasa'i, n°3496
Rapporté par Abu Maimunah : Alors que j’étais avec Abu Hurairah, il a dit : "Une femme est venue voir le Messager d’Allah et a dit : Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ! Mon mari veut emmener mon fils, mais il m’aide et m’apporte de l’eau du puits d’Abu ‘Inabah." Son mari est venu et a dit : "Qui va me prendre mon fils ?" Le Messager d’Allah a dit : "Ô garçon, voici ton père et voici ta mère ; prends la main de celui que tu veux." Il a pris la main de sa mère et elle est partie avec lui
- Sunan an-Nasa'i, n°3498
Rapporté par Ubadah bin Al-Walid bin ‘Ubadah bin As-Samit, d’après Rubayy’ bint Mu’awwidh : Il a dit : "Je lui ai dit : Raconte-moi ton hadith." Elle a dit : "J’ai été séparée de mon mari par le khul‘, puis je suis allée voir ‘Uthman et je lui ai demandé : Quelle ‘iddah dois-je observer ? Il a dit : Tu n’as pas à observer de ‘iddah, sauf si tu as eu des rapports récemment, auquel cas tu dois rester jusqu’à avoir tes règles. Il a dit : Je suis la décision du Messager d’Allah concernant Mariam Al-Maghaliyyah, qui était mariée à Thabit bin Qais et a été séparée de lui par khul‘
- Sunan an-Nasa'i, n°3500
Rapporté par Zainab bint Umm Salamah : Umm Habibah a dit : "J’ai entendu le Messager d’Allah dire : Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour quelqu’un qui meurt plus de trois jours, sauf pour son mari ; (elle porte le deuil pour lui) pendant quatre mois et dix jours
- Sunan an-Nasa'i, n°3501
Rapporté par Zainab bint Umm Salamah – J’ai demandé : "De sa mère ?" Il a répondu : "Oui" – "que le Prophète a été interrogé au sujet d’une femme dont le mari était décédé, mais on s’inquiétait pour ses yeux – pouvait-elle utiliser du khôl ?" Il a dit : "L’une d’entre vous restait chez elle, portant ses vêtements les plus simples, pendant un an, puis elle sortait. Non, (la période de deuil est) de quatre mois et dix jours
- Sunan an-Nasa'i, n°3502
Rapporté par Zainab bint Umm Salamah : Umm Salamah et Umm Habibah ont dit : Une femme est venue voir le Prophète ﷺ et a dit : "Le mari de ma fille est décédé et je m’inquiète pour ses yeux. Puis-je lui appliquer du khôl ?" Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "L’une d’entre vous restait en deuil pendant un an. Désormais, la période de deuil est de quatre mois et dix jours. Et quand cette année était passée, elle sortait et jetait un morceau de fumier derrière elle
- Sunan an-Nasa'i, n°3503
Rapporté par Safiyyah bint Abi 'Ubaid : Elle a entendu Hafsah bint 'Umar, l’épouse du Prophète ﷺ, raconter que le Prophète ﷺ a dit : "Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour Dernier de porter le deuil de quelqu’un plus de trois jours, sauf pour son mari ; elle doit alors observer un deuil de quatre mois et dix jours
- Sunan an-Nasa'i, n°3504
Rapporté par Safiyyah bint Abi 'Ubaid, de la part d’une des épouses du Prophète ﷺ, et d’Umm Salamah : Le Prophète ﷺ a dit : "Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour Dernier de porter le deuil de quelqu’un plus de trois jours, sauf pour son mari ; elle doit alors observer un deuil de quatre mois et dix jours
- Sunan an-Nasa'i, n°3506
Rapporté par Al-Miswar bin Makhramah : Subai'ah Al-Aslamiyyah a accouché un jour après la mort de son mari. Elle est allée voir le Messager d’Allah ﷺ pour demander la permission de se remarier, il lui a donné la permission et elle s’est remariée
- Sunan an-Nasa'i, n°3508
Rapporté par Abu As-Sanabil : "Subai'ah a accouché vingt-trois ou vingt-cinq jours après la mort de son mari, et à la fin de sa période de Nifas, elle a exprimé le souhait de se remarier et on l’a critiquée pour cela. On en a parlé au Messager d’Allah ﷺ et il a dit : 'Rien ne l’en empêche ; sa période est terminée
- Sunan an-Nasa'i, n°3509
Rapporté par Abu Salamah : "Abu Hurairah et Ibn 'Abbas étaient en désaccord au sujet de la veuve qui accouche après la mort de son mari. Abu Hurairah disait : 'Elle peut se remarier.' Ibn 'Abbas disait : '(Elle doit attendre) la plus longue des deux périodes.' Ils ont envoyé un message à Umm Salamah qui a dit : 'Le mari de Subai'ah est mort et elle a accouché quinze jours – soit une demi-lune – après le décès de son mari.' Elle a dit : 'Deux hommes lui ont fait une demande en mariage, et elle penchait pour l’un d’eux. Quand ils ont vu qu’elle était décidée, ils lui ont dit : Ce n’est pas permis pour toi de te remarier. Elle est allée voir le Messager d’Allah ﷺ et il a dit : "Il t’est permis de te remarier, alors épouse qui tu veux
- Sunan an-Nasa'i, n°3510
Rapporté par Abu Salamah : "On a demandé à Ibn 'Abbas et Abu Hurairah au sujet d’une femme dont le mari meurt alors qu’elle est enceinte. Ibn 'Abbas a dit : '(Elle doit attendre) la plus longue des deux périodes.' Abu Hurairah a dit : 'Quand elle accouche, elle peut se remarier.' Abu Salamah est allé voir Umm Salamah pour lui demander, et elle a dit : 'Subai'ah Al-Aslamiyyah a accouché une demi-lune après la mort de son mari, et deux hommes lui ont fait une demande en mariage. L’un était jeune, l’autre âgé, et elle penchait pour le jeune. L’homme âgé a dit : Ce n’est pas permis pour toi de te remarier. Sa famille n’était pas là, et il espérait que si elle consultait sa famille, ils la marieraient avec lui. Elle est allée voir le Messager d’Allah ﷺ et il a dit : "Il t’est permis de te remarier, alors épouse qui tu veux
- Sunan an-Nasa'i, n°3511
Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : "On a demandé à Ibn 'Abbas au sujet d’une femme qui accouche un jour après la mort de son mari : 'Peut-elle se remarier ?' Il a répondu : 'Non, pas avant la fin de la plus longue des deux périodes.' Il a dit : 'Allah dit : Et pour celles qui sont enceintes (qu’elles soient divorcées ou veuves), leur 'Idda est jusqu’à ce qu’elles accouchent.' Il a ajouté : 'Cela ne concerne que le divorce.' Abu Hurairah a dit : 'Je suis d’accord avec le fils de mon frère' – c’est-à-dire Abu Salamah. Il a envoyé son esclave Kuraib et lui a dit : 'Va demander à Umm Salamah : Est-ce que c’était la Sunna du Messager d’Allah ?' Il est revenu et a dit : 'Oui, Subai'ah Al-Aslamiyyah a accouché vingt jours après la mort de son mari, et le Messager d’Allah ﷺ lui a dit de se remarier, et Abu As-Sanabil faisait partie de ceux qui lui ont fait une demande en mariage
- Sunan an-Nasa'i, n°3512
Rapporté par Sulaiman bin Yasir : Abu Hurairah, Ibn 'Abbas et Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman discutaient de la période de 'Idda d’une femme dont le mari meurt, et qui accouche après la mort de son mari. Ibn 'Abbas a dit : "Elle doit observer la plus longue des deux périodes." Abu Salamah a dit : "Non, elle peut se remarier dès qu’elle a accouché." Abu Hurairah a dit : "Je suis d’accord avec le fils de mon frère." Ils ont donc envoyé un message à Umm Salamah, l’épouse du Prophète ﷺ, et elle a dit : "Subai'ah Al-Aslamiyyah a accouché peu après la mort de son mari ; elle a consulté le Messager d’Allah ﷺ et il lui a dit de se remarier
- Sunan an-Nasa'i, n°3513
Rapporté par Umm Salamah : "Subai'ah a accouché quelques jours après la mort de son mari, et le Messager d’Allah ﷺ lui a dit de se remarier
- Sunan an-Nasa'i, n°3514
Rapporté par Sulaiman bin Yasar : 'Abdullah bin 'Abbas et Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman étaient en désaccord au sujet d’une femme qui a accouché un jour après la mort de son mari. 'Abdullah bin 'Abbas a dit : "(Elle doit attendre) la plus longue des deux périodes." Abu Salamah a dit : "Quand elle a accouché, il lui est permis de se remarier." Abu Hurairah est arrivé et a dit : "Je suis d’accord avec le fils de mon frère" – c’est-à-dire Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman. Ils ont envoyé Kuraib, l’esclave affranchi d’Ibn 'Abbas, demander à Umm Salamah à ce sujet. Il est revenu et leur a dit qu’elle avait dit : "Subai'ah a accouché un jour après la mort de son mari ;" elle en a parlé au Messager d’Allah ﷺ et il a dit : "Il t’est permis de te remarier
- Sunan an-Nasa'i, n°3515
Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : "Ibn 'Abbas, Abu Hurairah et moi étions ensemble, et Ibn 'Abbas a dit : 'Si une femme accouche après la mort de son mari, sa 'Idda est la plus longue des deux périodes.'" Abu Salamah a dit : "Nous avons envoyé Kuraib demander à Umm Salamah à ce sujet. Il est revenu et nous a dit de sa part que le mari de Subai'ah était mort et qu’elle avait accouché quelques jours après sa mort, et le Messager d’Allah ﷺ lui a dit de se remarier
- Sunan an-Nasa'i, n°3516
Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : Zainab bint Abi Salamah lui a raconté, de la part de sa mère Umm Salamah, l’épouse du Prophète ﷺ : "Une femme de la tribu d’Aslam, appelée Subai'ah, était mariée et son mari est mort alors qu’elle était enceinte. Abu As-Sanabil bin Ba'kak lui a fait une demande en mariage mais elle a refusé. Il a dit : 'Tu ne peux pas te remarier avant d’avoir observé la plus longue des deux périodes.' Environ vingt jours plus tard, elle a accouché. Elle est allée voir le Messager d’Allah ﷺ et il lui a dit : 'Remarie-toi
- Sunan an-Nasa'i, n°3517
Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : "Alors qu’Abu Hurairah et moi étions avec Ibn 'Abbas, une femme est venue et a dit que son mari était mort alors qu’elle était enceinte, puis elle a accouché moins de quatre mois après la mort de son mari. Ibn 'Abbas a dit : '(Tu dois attendre) la plus longue des deux périodes.'" Abu Salamah a dit : "Un Compagnon du Prophète m’a raconté que Subai'ah Al-Aslamiyyah est allée voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit que son mari était mort alors qu’elle était enceinte, et qu’elle avait accouché moins de quatre mois après sa mort. Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit de se remarier. Abu Hurairah a dit : 'Et j’en suis témoin
- Sunan an-Nasa'i, n°3518
Rapporté par Ubaidullah bin 'Abdullah : Son père a écrit à 'Umar bin 'Abdullah bin Arqam Az-Zuhri pour lui demander d’aller voir Subai'ah bint Al-Harith Al-Aslamiyyah et de l’interroger sur son hadith et sur ce que le Messager d’Allah ﷺ lui avait dit quand elle l’avait consulté. 'Umar bin 'Abdullah a écrit à 'Abdullah bin 'Utbah pour lui dire que Subai'ah lui avait raconté qu’elle était mariée à Sahl bin Khawlah – qui faisait partie de Banu 'Amir bin Lu-ayy et avait assisté à Badr – et que son mari était mort pendant le Pèlerinage d’Adieu alors qu’elle était enceinte. Elle a accouché peu après sa mort, et à la fin de sa période de Nifas, elle s’est parée pour recevoir des demandes en mariage. Abu As-Sanabil bin Ba'kak – un homme de Banu 'Abd Ad-Dar – est venu la voir et lui a dit : "Pourquoi te vois-je parée ? Peut-être veux-tu te remarier, mais par Allah tu ne te remarieras pas avant que quatre mois et dix jours soient passés." Subai'ah a dit : "Quand il m’a dit cela, j’ai mis mes vêtements le soir et je suis allée voir le Messager d’Allah ﷺ pour lui demander. Il a jugé qu’il m’était permis de me remarier dès que j’ai accouché, et il m’a dit de me remarier si je le voulais
- Sunan an-Nasa'i, n°3519
Rapporté par Yazid bin Abi Habib : Muhammad bin Muslim Az-Zuhri lui a écrit pour lui rapporter que 'Ubaidullah bin 'Abdullah lui avait dit que Zufar bin Aws bin Al-Hadathan An-Nasri lui avait raconté qu’Abu As-Sanabil bin Ba'kak bin As-Sabbaq avait dit à Subai'ah Al-Aslamiyyah : "Il ne t’est pas permis de te remarier avant que quatre mois et dix jours, la plus longue des deux périodes, soient passés." Elle est allée voir le Messager d’Allah ﷺ pour lui demander à ce sujet. Elle a dit que le Messager d’Allah ﷺ a jugé qu’elle pouvait se remarier dès qu’elle avait accouché. Elle était enceinte de neuf mois quand son mari est mort, et elle était mariée à Sa'd bin Khawlah, qui est décédé pendant le Pèlerinage d’Adieu avec le Messager d’Allah ﷺ. Elle a épousé un jeune homme de son peuple après avoir accouché
- Sunan an-Nasa'i, n°3520
Rapporté par 'Ubaidullah bin 'Abdullah : 'Abdullah bin 'Utbah a écrit à 'Umar bin 'Abdullah bin Al-Arqam Az-Zuhri pour lui dire : "Va voir Subai'ah bint Al-Harith Al-Aslamiyyah et demande-lui ce que le Messager d’Allah ﷺ a jugé concernant sa grossesse." Il a dit : "'Umar bin 'Abdullah est allé la voir et l’a interrogée. Elle lui a raconté qu’elle était mariée à Sa'd bin Khawlah, un Compagnon du Messager d’Allah ﷺ qui avait assisté à Badr. Il est mort pendant le Pèlerinage d’Adieu, et elle a accouché avant que quatre mois et dix jours ne soient passés depuis la mort de son mari. À la fin de sa période de Nifas, Abu As-Sanabil – un homme de Banu 'Abd Ad-Dar – est venu la voir et a vu qu’elle s’était parée. Il a dit : 'Peut-être veux-tu te remarier avant que quatre mois et dix jours ne soient passés ?' Elle a dit : 'Quand j’ai entendu cela d’Abu As-Sanabil, je suis allée voir le Messager d’Allah ﷺ et je lui ai raconté mon histoire. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Il t’est permis de te remarier dès que tu as accouché
- Sunan an-Nasa'i, n°3522
Rapporté par 'Alqamah bin Qais : Ibn Mas'ud a dit : "Celui qui veut, je suis prêt à le rencontrer et à invoquer la malédiction d’Allah sur ceux qui mentent. Le verset : 'Et pour celles qui sont enceintes (qu’elles soient divorcées ou veuves), leur 'Idda est jusqu’à ce qu’elles accouchent.' n’a été révélé qu’après le verset concernant les femmes dont le mari est décédé. Quand une femme dont le mari est mort accouche, il lui est permis de se remarier." Ceci est la formulation de Maimun (un des rapporteurs)
- Sunan an-Nasa'i, n°3525
Rapporté par 'Aishah رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Il n’est pas permis à une femme de porter le deuil de quelqu’un plus de trois jours, sauf pour son mari
- Sunan an-Nasa'i, n°3526
Rapporté par 'Aishah رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : "Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour Dernier de porter le deuil plus de trois jours, sauf pour son mari
- Sunan an-Nasa'i, n°3527
Rapporté par Zainab bint Abi Salamah : Umm Habibah a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire ceci sur ce minbar : “Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et en Son Messager de porter le deuil de quelqu’un qui est décédé plus de trois jours, sauf pour son mari, (pour qui la période de deuil est) de quatre mois et dix jours.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°3528
Rapporté par Al-Fari'ah bint Malik : Son mari est parti à la poursuite de certains esclaves et ils l’ont tué. Shu'bah et Ibn Juraij ont dit : « Elle habitait dans une maison isolée. Elle est venue avec ses frères voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a expliqué la situation, et il lui a accordé une permission. Quand elle s’apprêtait à partir, il l’a rappelée et lui a dit : “Reste dans ta maison jusqu’à ce que le délai prescrit soit accompli.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°3529
Rapporté par Al-Furai'ah bint Malik : Son mari avait embauché des esclaves pour travailler pour lui et ils l’ont tué. Elle en a parlé au Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Je ne vis pas dans une maison qui lui appartient, et je ne reçois pas de pension de sa part ; dois-je aller chez ma famille avec mes deux orphelins et rester avec eux ? » Il a dit : « Fais-le. » Puis il a demandé : « Qu’as-tu dit ? » Elle a répété, et il a dit : « Observe ta ‘Idda là où tu as appris la nouvelle. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3530
Rapporté par Furai'ah : Son mari est parti à la poursuite de certains de ses esclaves et il a été tué à la lisière d’Al-Qadum. Elle a dit : « Je suis allée voir le Prophète ﷺ et je lui ai parlé de mon intention de rejoindre ma famille. » Elle lui a expliqué sa situation. Elle a dit : « Il m’a donné la permission, puis, alors que je partais, il m’a rappelée et a dit : “Reste avec ta famille jusqu’à ce que le délai prescrit soit accompli.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°3532
Rapporté par Furai'ah bint Malik, la sœur d’Abu Sa’eed Al-Khudri : « Mon mari est mort à Al-Qadum, alors je suis allée voir le Prophète ﷺ et je lui ai dit que notre maison était isolée. » Il lui a donné la permission puis l’a rappelée et a dit : « Reste dans ta maison pendant quatre mois et dix jours, jusqu’à ce que le délai prescrit soit accompli. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3533
Rapporté par Humaid bin Nafi' : Zainab bint Abi Salamah lui a raconté ces trois hadiths. Zainab a dit : « Je suis entrée chez Umm Habibah, l’épouse du Prophète ﷺ, quand son père Abu Sufyan bin Harb est décédé. Umm Habibah a demandé du parfum et en a mis sur une jeune fille, puis elle en a mis sur ses joues. Ensuite elle a dit : “Par Allah, je n’ai aucun besoin de parfum mais j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil de quelqu’un qui est décédé plus de trois jours, sauf pour son mari, (pour qui la période de deuil est) de quatre mois et dix jours.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°3534
Rapporté par Umm 'Atiyyah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Aucune femme ne doit porter le deuil de quelqu’un qui est décédé plus de trois jours, sauf pour son mari, pour qui elle doit porter le deuil pendant quatre mois et dix jours. Elle ne doit pas porter de vêtements teints ou à motifs, ni mettre de khôl, ni se coiffer, et elle ne doit pas mettre de parfum sauf pour se purifier après ses règles, où elle peut utiliser un peu de Qust ou d’Azfar. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3535
Rapporté par Safiyyah bint Shaibah, d’après Umm Salamah, l’épouse du Prophète ﷺ : Le Prophète ﷺ a dit : « La femme dont le mari est décédé ne doit pas porter de vêtements teints au carthame ou à l’argile rouge, et elle ne doit pas utiliser de teinture ni de khôl. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3536
Rapporté par Umm 'Atiyyah : Le Prophète ﷺ a dit : « Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil de quelqu’un qui est décédé plus de trois jours, sauf pour son mari ; elle ne doit pas utiliser de khôl, ni de teinture, ni porter de vêtements teints. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3537
Rapporté par Umm Hakim bint Asid, d’après sa mère : Son mari est décédé et elle avait un problème à l’œil, alors elle a mis du khôl pour soigner ses yeux. Elle a envoyé une esclave affranchie demander à Umm Salamah au sujet de l’utilisation du khôl. Umm Salamah a dit : « N’utilise pas de khôl sauf si c’est indispensable. Le Messager d’Allah ﷺ est entré chez moi quand Abu Salamah est décédé et j’avais mis du jus d’aloès sur mes yeux. Il a dit : “Qu’est-ce que c’est, Umm Salamah ?” J’ai répondu : “C’est du jus d’aloès, ô Messager d’Allah, il n’y a pas de parfum dedans.” Il a dit : “Cela rend le visage éclatant, alors n’en mets que la nuit, et ne te coiffe pas avec du parfum ou du henné, car c’est une teinture.” J’ai demandé : “Avec quoi puis-je me coiffer, ô Messager d’Allah ?” Il a dit : “Avec des feuilles de jujubier – couvre ta tête avec.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°3538
Rapporté par Zainab bint Abi Salamah, d’après sa mère Umm Salamah : Une femme des Quraish est venue et a dit : « Ô Messager d’Allah, les yeux de ma fille sont enflammés ; puis-je lui mettre du khôl ? » (Le mari de la fille était décédé) alors (le Prophète ﷺ) a dit : « Pas avant que quatre mois et dix jours ne soient passés. » Puis elle a dit : « J’ai peur pour sa vue. » Il a dit : « Non, pas avant que quatre mois et dix jours ne soient passés. À l’époque de la Jahiliyyah, l’une d’entre vous portait le deuil de son mari pendant un an, puis, quand l’année était passée, elle jetait un morceau de fumier. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3539
Rapporté par Zainab bint Abi Salamah, d’après sa mère : Une femme est venue voir le Prophète ﷺ et l’a interrogé au sujet de sa fille dont le mari était décédé et qui était malade. Il a dit : « L’une d’entre vous portait le deuil pendant un an, puis jetait un morceau de fumier quand l’année était passée. Maintenant, la période de deuil est de quatre mois et dix jours. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3540
Rapporté par Zainab bint Abi Salamah, d’après Umm Salamah : Une femme des Quraish est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Le mari de ma fille est décédé, et je m’inquiète pour ses yeux ; elle a besoin de khôl. » Il a dit : « L’une d’entre vous jetait un morceau de fumier après qu’un an soit passé. Maintenant, la période de deuil est de quatre mois et dix jours. » J’ai demandé à Zainab : « Que signifie “après qu’un an soit passé” ? » Elle a répondu : « À l’époque de la Jahiliyyah, si le mari d’une femme mourait, elle allait dans la pire pièce qu’elle avait et y restait, puis, quand un an était passé, elle sortait et jetait un morceau de fumier derrière elle. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3541
Rapporté par Zainab : Une femme a demandé à Umm Salamah et Umm Habibah si elle pouvait mettre du khôl pendant sa ‘Idda après le décès de son mari. Elle a dit : « Une femme est venue voir le Prophète ﷺ et l’a interrogé à ce sujet, et il a dit : “À l’époque de la Jahiliyyah, si le mari d’une femme mourait, l’une d’entre vous restait (en deuil) pendant un an, puis elle jetait un morceau de fumier et sortait. Maintenant, la période de deuil est de quatre mois et dix jours, jusqu’à ce que le délai prescrit soit accompli.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°3542
Rapporté par Hafsah, d’après Umm 'Atiyyah, d’après le Prophète ﷺ : Il a accordé une permission à la femme dont le mari est décédé d’utiliser du Qust et de l’Azfar pour se purifier après ses règles
- Sunan an-Nasa'i, n°3545
Rapporté par Abdur-Rahman bin 'Asim : Fatimah bint Qais – qui était mariée à un homme de Banu Makhzum – lui a dit que son mari l’a divorcée trois fois. Il est parti en expédition militaire et a demandé à son représentant de lui donner une pension. Elle a trouvé cela insuffisant, alors elle est allée voir l’une des épouses du Prophète ﷺ, et le Messager d’Allah ﷺ est arrivé pendant qu’elle était là. Elle a dit : « Ô Messager d’Allah, voici Fatimah bint Qais qui a été divorcée par untel. Il lui a envoyé une pension mais elle l’a refusée. Il a dit que ce n’était pas une obligation (mais un geste de sa part). » Il a dit : « Il dit la vérité. » Le Prophète ﷺ a dit : « Va chez Umm Kulthum et observe ta ‘Idda dans sa maison. » Puis il a dit : « Umm Kulthum reçoit beaucoup de visiteurs. Va chez ‘Abdullah bin Umm Maktum car il est aveugle. » Elle est donc allée chez ‘Abdullah et a observé sa ‘Idda dans sa maison, jusqu’à la fin de sa période. Ensuite, Abu Al-Jahm et Mu’awiyah bin Abi Sufyan lui ont fait une demande en mariage. Elle est donc venue consulter le Messager d’Allah ﷺ à leur sujet. Il a dit : « Quant à Abu Al-Jahm, c’est un homme dont je crains les coups de bâton pour toi. Quant à Mu’awiyah, il n’a pas d’argent. » Elle a donc épousé Usamah bin Zaid après cela
- Sunan an-Nasa'i, n°3547
Rapporté par Hisham, d’après son père : Fatimah a dit : « J’ai dit : “Ô Messager d’Allah ! Mon mari m’a divorcée trois fois et j’ai peur que ma maison soit forcée.” Alors il lui a dit de partir. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3548
Rapporté par Ash-Sha'bi : « Je suis allé voir Fatimah bint Qais et je lui ai demandé la décision du Messager d’Allah ﷺ à son sujet. Elle a dit que son mari l’a divorcée de façon irrévocable, et qu’elle avait porté son différend avec lui, concernant le logement et la pension, devant le Messager d’Allah ﷺ. Elle a dit : “Il ne m’a pas accordé (le droit à) un logement ni une pension, et il m’a dit d’observer ma ‘Idda dans la maison d’Ibn Umm Maktum.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°3549
Rapporté par Fatimah bint Qais : « Mon mari m’a divorcée et je voulais déménager, alors je suis allée voir le Messager d’Allah ﷺ et il a dit : “Va dans la maison de ton cousin paternel ‘Amr bin Umm Maktum, et observe ta ‘Idda là-bas.” » Al-Aswad lui a lancé un caillou et a dit : « Malheur à toi ! Pourquoi donnes-tu un tel avis ? ‘Umar a dit : “Si tu amènes deux témoins qui attestent avoir entendu cela du Messager d’Allah ﷺ, nous te croirons, sinon, nous ne délaisserons pas le Livre d’Allah pour la parole d’une femme.” “Et ne les faites pas sortir de leurs maisons (celles de leur mari) et elles ne doivent pas partir, sauf en cas d’indécence manifeste.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°3551
Rapporté par Abu Bakr bin Hafs : Abu Salamah et moi sommes entrés chez Fatimah bint Qais, qui a dit : "Mon mari m’a divorcée et il ne m’a donné ni logement ni pension." Elle a ajouté : "Il m’a laissée avec dix mesures (Aqfizah) de nourriture chez un de ses cousins : cinq de blé et cinq de dattes. Je suis allée voir le Messager d’Allah et je lui ai raconté cela. Il a dit : 'Il a dit la vérité.' Et il m’a ordonné de faire ma 'Iddah dans la maison d’untel." Son mari l’avait divorcée de façon définitive
- Sunan an-Nasa'i, n°3552
Rapporté par Ubaidullah bin 'Abdullah bin 'Utbah : 'Abdullah bin 'Amr bin 'Uthman a divorcé de façon définitive la fille de Sa’eed bin Zaid – dont la mère était Hamnah bint Qais. Sa tante maternelle, Fatimah bint Qais, lui a conseillé de quitter la maison de 'Abdullah bin 'Amr. Marwan l’a appris et lui a demandé de retourner chez elle jusqu’à la fin de sa 'Iddah. Elle lui a répondu que sa tante Fatimah lui avait donné cet avis religieux, en disant que le Messager d’Allah lui avait donné la même consigne quand Abu 'Amr bin Hafs Al-Makhzumi l’avait divorcée. Marwan a envoyé Qabisah bin Dhu’aib demander à Fatimah. Elle a expliqué qu’elle était mariée à Abu 'Amr quand le Messager d’Allah avait nommé 'Ali bin Abi Talib gouverneur du Yémen, et qu’il était parti avec lui. Ensuite, il lui avait envoyé un message pour la divorcer, et c’était un divorce définitif. Il lui avait dit de demander à Al-Harith bin Hisham et 'Ayyash la pension que son mari lui avait allouée. Ils ont dit : "Par Allah, elle n’a droit à aucune pension. Elle ne peut rien réclamer de nous sauf si elle est enceinte, et elle n’a pas le droit de rester dans notre maison sauf si nous l’y autorisons." Fatimah a dit qu’elle était allée voir le Messager d’Allah pour lui raconter cela, et il a confirmé qu’ils avaient dit la vérité. Elle a demandé : "Où dois-je aller, ô Messager d’Allah ?" Il a répondu : "Va dans la maison d’Ibn Umm Maktum" – qui était l’aveugle dont Allah a parlé dans Son Livre. Elle s’est installée chez lui et pouvait enlever ses vêtements d’extérieur. Ensuite, le Messager d’Allah l’a mariée à Usamah bin Zaid
- Sunan an-Nasa'i, n°3756
Rapporté par ‘Amr bin Shu’aib, de son père, de son grand-père : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’est pas permis à une femme de faire un don de ses biens, une fois que son mari a autorité sur elle. » Ceci est la formulation de Muhammad
- Sunan an-Nasa'i, n°3757
Rapporté par ‘Amr bin Shu’aib, de son père, que son grand-père a dit : « Lorsque le Messager d’Allah ﷺ a conquis La Mecque, il s’est levé pour s’adresser aux gens et a dit dans son sermon : “Il n’est pas permis à une femme de faire un don, sauf avec la permission de son mari.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°4642
Rapporté par 'Aishah : "J'ai acheté Barirah et ses maîtres ont posé la condition que sa loyauté (Wala) leur revienne. J'en ai parlé au Prophète et il a dit : 'Libère-la, et la loyauté revient à celui qui paie l'argent.' Elle a dit : 'Alors je l'ai affranchie. Le Messager d'Allah l'a appelée et lui a donné le choix concernant son mari, et elle a choisi de rester seule. Son mari était un homme libre
- Sunan an-Nasa'i, n°4817
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d'Allah a jugé qu'un esclave homme ou femme devait être donné (comme Diyah) à une femme de Banu Lihyah dont l'enfant était mort après une fausse couche. Ensuite, la femme à qui l'esclave devait être donné est décédée, et le Messager d'Allah a jugé que son héritage revenait à ses enfants et à son mari, et que la Diyah devait être payée par ses proches ('Asabah)
- Sunan an-Nasa'i, n°5104
Rapporté par Ibn 'Awn, d'après Ash-Sha'bi, d'après Al-Harith : Le Messager d'Allah ﷺ a maudit celui qui consomme le riba, celui qui le paie, celui qui l'écrit et celui qui en est témoin ; la femme qui fait des tatouages et celle qui les fait faire — il a dit : « Sauf si c'est pour un traitement » ; il a dit : « Oui » — l'homme qui épouse une femme pour la divorcer afin qu'elle retourne à son premier mari et l'homme (le premier mari) pour qui cela est fait ; et celui qui retient la zakat. Et il interdisait de se lamenter lors des deuils, mais il n'a pas dit « maudit »
- Sunan an-Nasa'i, n°5142
Rapporté par Abu Hurairah : J’étais assis avec le Prophète ﷺ lorsqu’une femme est venue et a dit : « Ô Messager d’Allah, deux bracelets en or. » Il a dit : « Deux bracelets de feu. » Elle a dit : « Ô Messager d’Allah, un collier en or. » Il a dit : « Un collier de feu. » Elle a dit : « Deux boucles d’oreilles en or. » Il a dit : « Deux boucles d’oreilles de feu. » Elle portait deux bracelets en or, alors elle les a enlevés et a dit : « Ô Messager d’Allah, si une femme ne s’embellit pas pour son mari, elle ne lui plaira plus. » Il a dit : « Qu’est-ce qui empêche l’une d’entre vous de faire des boucles d’oreilles en argent et de les teindre en jaune avec du safran ou un peu d’Abir ? » Ceci est la version d’Ibn Harb
- Sunan an-Nasa'i, n°5417
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le mari de Barirah était un esclave appelé Mughith. C'est comme si je le voyais marcher derrière elle en pleurant, les larmes coulant sur sa barbe. Le Prophète ﷺ a dit à Al-'Abbas : « Ô 'Abbas, n'es-tu pas étonné de l'amour de Mughith pour Barirah et de la haine de Barirah pour Mughith ? » Le Messager d'Allah ﷺ lui a dit : « Pourquoi ne le reprends-tu pas, c'est le père de ton enfant ? » Elle a dit : « Ô Messager d'Allah, est-ce un ordre ? » Il a répondu : « J'intercède seulement. » Elle a dit : « Je n'ai pas besoin de lui. »
Profil symbolique du prénom Maryam
Personnalité associée au prénom Maryam
Traits dominants
- Données non disponibles
Relations et comportement social
Variantes du prénom Maryam
Orthographes internationales
| Variante | Langues et régions |
|---|---|
| maaria | Finnois |
| maarja | Estonien |
| maddi | Basque |
| maija | Letton |
| mair | Gallois |
| máire | Irlandais |
| màiri | Gaélique écossais |
| malea | Allemand |
| maleah | Anglais |
| malia | Allemand, Anglais, Hawaïen |
| maliyah | Anglais |
| mara | Croate, Hongrois, Serbe |
| māra | Letton |
| maree | Anglais |
| marely | Espagnol (Amérique latine) |
| mareye | Wallon |
| mari | Arménien, Breton, Danois, Estonien, Gallois, Géorgien, Norvégien, Suédois |
| maria | Allemand, Anglais, Arménien, Basque, Biblique grec, Biblique latin, Bulgare, Catalan, Corse, Danois, Estonien, Finnois, Frison, Féroïen, Grec, Italien, Norvégien, Néerlandais, Occitan, Polonais, Portugais, Roumain, Russe, Sarde, Suédois, Ukrainien, Vieux slave |
| maría | Espagnol, Galicien, Islandais |
| mária | Hongrois, Slovaque |
| mariah | Anglais |
| mariam | Arabe, Arménien, Biblique grec, Géorgien, Malais |
| mariama | Afrique de l'Ouest |
| mariamne | Histoire |
| mariamu | Swahili |
| mariana | Portugais |
| mariane | Portugais |
| marie | Albanais, Allemand, Anglais, Danois, Français, Norvégien, Néerlandais, Suédois, Tchèque |
| mariem | Arabe maghrébin |
| mariia | Russe, Ukrainien |
| marija | Croate, Letton, Lituanien, Macédonien, Maltais, Serbe, Slovène |
| marije | Néerlandais |
| maritza | Espagnol (Amérique latine) |
| mariya | Biélorusse, Bulgare, Russe, Ukrainien |
| mariyam | Maldivien, Ourdou |
| märiyam | Kazakh |
| marja | Finnois, Néerlandais, Sorabe |
| márjá | Sami |
| marje | Estonien, Finnois |
| marjo | Finnois, Néerlandais |
| marju | Estonien |
| mary | Anglais, Biblique |
| marya | Russe |
| maryam | Arabe, Bachkir, Indonésien, Ourdou, Persan, Tatar |
| märyam | Tatar |
| märyäm | Bachkir |
| maryamu | Haoussa |
| maryan | Somali |
| maryia | Biélorusse |
| maura | Anglais, Irlandais |
| meeri | Finnois |
| mele | Samoan, Tongien |
| mere | Fidjien, Maori |
| meri | Arménien, Grec, Géorgien |
| meriem | Arabe maghrébin |
| merjem | Bosniaque |
| merjema | Bosniaque |
| meryem | Ouïghour, Turc |
| məryəm | Azéri |
| mhairi | Écossais |
| miren | Basque |
| miriam | Allemand, Anglais, Biblique, Danois, Hébreu, Italien, Norvégien, Polonais, Portugais, Slovaque, Suédois, Tchèque |
| míriam | Espagnol |
| miriama | Fidjien, Maori, Slovaque |
| mirian | Espagnol |
| miriana | Italien |
| mirjam | Allemand, Estonien, Finnois, Néerlandais, Slovène |
| mirjami | Finnois |
| miryam | Biblique hébreu, Espagnol, Hébreu |
| moira | Anglais, Irlandais, Écossais |
| moire | Gaélique écossais |
| moirrey | Mannois |
| mora | Anglais |
| moyra | Irlandais, Écossais |
| muire | Irlandais |
| myriam | Français |
| voirrey | Mannois |
Personnalités connues portant le prénom Maryam
- Maryam — nom de la mère de Jésus dans la religion islamique
- Maryam Mirzakhani (Mathématicien)
Popularité du prénom Maryam
Dans le monde musulman
En France
Variante: Marie · 2 257 630 Maria · 143 500 Myriam · 99 545 Maryam · 11 455 Mariam · 11 420 Mary · 6 905 Meriem · 6 235 Meryem · 4 645 Malia · 3 845 Mariama · 3 710 Mariane · 2 355 Mariana · 2 220 Miriam · 1 830 Meriam · 1 575 Mariem · 1 445 Mariya · 1 305 Mara · 1 095 Marya · 955 Miryam · 945 Moïra · 760 Moira · 505 Miren · 425 Mari · 370 Mariah · 290 Maddi · 220 Malïa · 180 Mériem · 140 Maritza · 135 Mariyam · 135 Marija · 110 Maliyah · 105 Miriana · 90 Marja · 55 Mériam · 50 Maura · 40 Maire · 30 Malea · 20 Meri · 20 Merjem · 15 Méryem · 15 Moyra · 15 Maija · 10 Marïa · 10 Maléa · 5 Mariia · 5 Mârya · 5 Méri · 5
Le prénom Marie a été donné à 2 257 630 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 1ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Grand Est 301 200
- Auvergne-Rhône-Alpes 280 515
- Nouvelle-Aquitaine 250 615
- Bretagne 249 840
- La Réunion 202 530
- Pays de la Loire 166 015
- Occitanie 158 525
- Hauts-de-France 156 745
Voir plus (10 régions)
- Île-de-France 121 675
- Bourgogne-Franche-Comté 96 000
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 90 575
- Normandie 61 455
- Centre-Val de Loire 50 735
- Corse 32 385
- Martinique 22 300
- Guadeloupe 14 195
- Guyane 2 050
- Mayotte 85
Le prénom Maria a été donné à 143 500 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 152ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Auvergne-Rhône-Alpes 21 940
- Occitanie 20 620
- Île-de-France 18 950
- Bretagne 14 870
- Grand Est 13 985
- Hauts-de-France 13 190
- Nouvelle-Aquitaine 12 650
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 850
Voir plus (10 régions)
- Pays de la Loire 5 525
- Bourgogne-Franche-Comté 5 335
- Normandie 4 920
- Centre-Val de Loire 3 135
- La Réunion 1 120
- Corse 455
- Guyane 355
- Guadeloupe 270
- Martinique 175
- Mayotte 65
Le prénom Myriam a été donné à 99 545 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 225ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 20 400
- Auvergne-Rhône-Alpes 12 680
- Grand Est 10 570
- Hauts-de-France 10 360
- Occitanie 9 410
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 7 525
- Nouvelle-Aquitaine 6 560
- Pays de la Loire 4 740
Voir plus (10 régions)
- Bourgogne-Franche-Comté 4 295
- Normandie 4 045
- Bretagne 3 830
- Centre-Val de Loire 2 315
- La Réunion 750
- Guadeloupe 675
- Martinique 650
- Corse 280
- Guyane 210
- Mayotte 20
Le prénom Maryam a été donné à 11 455 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 843ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 5 015
- Auvergne-Rhône-Alpes 1 200
- Hauts-de-France 1 070
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 790
- Grand Est 745
- Occitanie 675
- Centre-Val de Loire 355
- Normandie 345
Voir plus (7 régions)
- Bourgogne-Franche-Comté 295
- Nouvelle-Aquitaine 280
- Pays de la Loire 225
- Bretagne 105
- La Réunion 70
- Corse 60
- Mayotte 20
Le prénom Mariam a été donné à 11 420 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 844ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 6 605
- Auvergne-Rhône-Alpes 695
- Hauts-de-France 660
- Grand Est 585
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 550
- Occitanie 460
- Nouvelle-Aquitaine 340
- Centre-Val de Loire 305
Voir plus (7 régions)
- Normandie 300
- Pays de la Loire 225
- Bourgogne-Franche-Comté 195
- Bretagne 105
- Mayotte 50
- La Réunion 10
- Corse 5
Le prénom Mary a été donné à 6 905 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 1 121ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 1 090
- Hauts-de-France 725
- Grand Est 665
- Auvergne-Rhône-Alpes 570
- Nouvelle-Aquitaine 545
- Centre-Val de Loire 520
- Occitanie 385
- Normandie 360
Voir plus (7 régions)
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 315
- Bretagne 285
- Pays de la Loire 270
- Bourgogne-Franche-Comté 240
- La Réunion 90
- Martinique 40
- Mayotte 5
Le prénom Meriem a été donné à 6 235 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 1 173ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 2 040
- Auvergne-Rhône-Alpes 1 110
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 645
- Hauts-de-France 560
- Grand Est 555
- Occitanie 425
- Bourgogne-Franche-Comté 270
- Nouvelle-Aquitaine 175
Voir plus (4 régions)
- Normandie 120
- Centre-Val de Loire 100
- Pays de la Loire 70
- Bretagne 15
Le prénom Meryem a été donné à 4 645 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 1 378ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 1 330
- Auvergne-Rhône-Alpes 895
- Grand Est 655
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 300
- Bourgogne-Franche-Comté 255
- Hauts-de-France 255
- Centre-Val de Loire 205
- Occitanie 200
Voir plus (4 régions)
- Nouvelle-Aquitaine 125
- Normandie 115
- Pays de la Loire 60
- Bretagne 50
Le prénom Malia a été donné à 3 845 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 1 539ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 680
- Nouvelle-Aquitaine 400
- Auvergne-Rhône-Alpes 395
- Occitanie 335
- Grand Est 260
- Pays de la Loire 260
- Hauts-de-France 255
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 250
Voir plus (9 régions)
- Normandie 195
- Bretagne 145
- La Réunion 130
- Bourgogne-Franche-Comté 125
- Centre-Val de Loire 90
- Guadeloupe 70
- Martinique 65
- Mayotte 25
- Guyane 10
Le prénom Mariama a été donné à 3 710 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 1 571ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 1 730
- Auvergne-Rhône-Alpes 295
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 185
- Pays de la Loire 175
- Nouvelle-Aquitaine 170
- Hauts-de-France 160
- Mayotte 155
- Normandie 125
Voir plus (6 régions)
- Grand Est 125
- Centre-Val de Loire 110
- Occitanie 105
- Bretagne 35
- Bourgogne-Franche-Comté 20
- La Réunion 15
Le prénom Mariane a été donné à 2 355 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 2 077ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 395
- Auvergne-Rhône-Alpes 275
- Hauts-de-France 230
- Nouvelle-Aquitaine 195
- Grand Est 135
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 120
- Occitanie 115
- Normandie 95
Voir plus (9 régions)
- Bourgogne-Franche-Comté 75
- Bretagne 75
- Guadeloupe 50
- Pays de la Loire 40
- Centre-Val de Loire 30
- Mayotte 15
- La Réunion 10
- Martinique 5
- Guyane 5
Le prénom Mariana a été donné à 2 220 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 2 145ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 625
- Auvergne-Rhône-Alpes 210
- Nouvelle-Aquitaine 155
- Occitanie 145
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 135
- Hauts-de-France 115
- Guyane 95
- Grand Est 75
Voir plus (9 régions)
- Centre-Val de Loire 60
- Mayotte 55
- Normandie 40
- Corse 25
- La Réunion 20
- Bourgogne-Franche-Comté 15
- Pays de la Loire 15
- Bretagne 15
- Guadeloupe 5
Le prénom Miriam a été donné à 1 830 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 2 431ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 600
- Auvergne-Rhône-Alpes 235
- Grand Est 170
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 165
- Occitanie 55
- Hauts-de-France 50
- Nouvelle-Aquitaine 20
- Mayotte 20
Voir plus (4 régions)
- Centre-Val de Loire 15
- Normandie 15
- Pays de la Loire 15
- Bourgogne-Franche-Comté 10
Le prénom Meriam a été donné à 1 575 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 2 658ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 640
- Auvergne-Rhône-Alpes 190
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 150
- Hauts-de-France 115
- Grand Est 95
- Occitanie 80
- Bourgogne-Franche-Comté 15
- Normandie 10
Voir plus (2 régions)
- Centre-Val de Loire 5
- Nouvelle-Aquitaine 5
Le prénom Mariem a été donné à 1 445 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 2 806ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 540
- Auvergne-Rhône-Alpes 180
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 180
- Hauts-de-France 70
- Occitanie 55
- Grand Est 45
- Nouvelle-Aquitaine 30
- Pays de la Loire 15
Voir plus (3 régions)
- Normandie 10
- Centre-Val de Loire 5
- Bourgogne-Franche-Comté 5
Le prénom Mariya a été donné à 1 305 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 2 963ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 360
- Auvergne-Rhône-Alpes 245
- Hauts-de-France 140
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 125
- Grand Est 115
- Occitanie 70
- Bourgogne-Franche-Comté 60
- Pays de la Loire 40
Voir plus (4 régions)
- Nouvelle-Aquitaine 30
- Normandie 20
- Centre-Val de Loire 10
- Bretagne 10
Le prénom Mara a été donné à 1 095 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 3 248ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 375
- Auvergne-Rhône-Alpes 105
- Grand Est 80
- Nouvelle-Aquitaine 60
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 55
- Occitanie 50
- Pays de la Loire 25
- Bourgogne-Franche-Comté 15
Voir plus (4 régions)
- Hauts-de-France 15
- Centre-Val de Loire 10
- Normandie 5
- Bretagne 5
Le prénom Marya a été donné à 955 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 3 519ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 230
- Auvergne-Rhône-Alpes 155
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 125
- Hauts-de-France 100
- Grand Est 65
- Occitanie 45
- Bourgogne-Franche-Comté 30
- Nouvelle-Aquitaine 30
Voir plus (5 régions)
- Centre-Val de Loire 15
- Normandie 15
- Pays de la Loire 10
- Bretagne 5
- Mayotte 5
Le prénom Miryam a été donné à 945 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 3 548ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 290
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 90
- Auvergne-Rhône-Alpes 70
- Occitanie 35
- Hauts-de-France 25
- Bourgogne-Franche-Comté 5
- Grand Est 5
- Pays de la Loire 5
Voir plus (1 régions)
- Bretagne 5
Le prénom Moïra a été donné à 760 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 4 052ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 155
- Bretagne 80
- Auvergne-Rhône-Alpes 75
- Grand Est 55
- Pays de la Loire 55
- Nouvelle-Aquitaine 50
- Occitanie 40
- Hauts-de-France 35
Voir plus (5 régions)
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 30
- La Réunion 30
- Centre-Val de Loire 25
- Normandie 25
- Bourgogne-Franche-Comté 10
Le prénom Moira a été donné à 505 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 5 173ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 105
- Auvergne-Rhône-Alpes 40
- Bretagne 25
- Nouvelle-Aquitaine 20
- Occitanie 20
- Centre-Val de Loire 10
- Hauts-de-France 10
- La Réunion 10
Voir plus (4 régions)
- Normandie 5
- Grand Est 5
- Pays de la Loire 5
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 5
Le prénom Miren a été donné à 425 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 5 754ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Nouvelle-Aquitaine 305
- Île-de-France 10
Le prénom Mari a été donné à 370 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 6 290ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Bretagne 75
- Île-de-France 65
- Centre-Val de Loire 10
- Grand Est 10
- Bourgogne-Franche-Comté 5
- Auvergne-Rhône-Alpes 5
Le prénom Mariah a été donné à 290 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 7 299ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 60
- Auvergne-Rhône-Alpes 15
- Bourgogne-Franche-Comté 10
- Hauts-de-France 10
- Occitanie 10
- Normandie 5
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 5
- La Réunion 5
Le prénom Maddi a été donné à 220 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 8 539ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Nouvelle-Aquitaine 155
- Île-de-France 5
Le prénom Malïa a été donné à 180 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 9 518ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 25
- Nouvelle-Aquitaine 20
- Auvergne-Rhône-Alpes 15
- Normandie 10
- Grand Est 10
- Pays de la Loire 10
- Occitanie 10
- La Réunion 10
Voir plus (5 régions)
- Centre-Val de Loire 5
- Hauts-de-France 5
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 5
- Guadeloupe 5
- Martinique 5
Le prénom Mériem a été donné à 140 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 11 017ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 25
- Auvergne-Rhône-Alpes 15
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 5
Le prénom Maritza a été donné à 135 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 11 201ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Guadeloupe 10
Le prénom Mariyam a été donné à 135 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 11 202ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 65
Le prénom Marija a été donné à 110 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 12 428ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 60
Le prénom Maliyah a été donné à 105 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 12 724ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 30
- Hauts-de-France 5
Le prénom Miriana a été donné à 90 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 13 790ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 5
- Auvergne-Rhône-Alpes 5
Le prénom Marja a été donné à 55 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 17 498ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Hauts-de-France 10
Le prénom Mériam a été donné à 50 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 18 252ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 15
Le prénom Maura a été donné à 40 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 20 117ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Maire a été donné à 30 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 22 498ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Malea a été donné à 20 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 26 223ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Meri a été donné à 20 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 26 367ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Merjem a été donné à 15 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 29 191ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Grand Est 5
Le prénom Méryem a été donné à 15 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 29 193ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Hauts-de-France 5
Le prénom Moyra a été donné à 15 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 29 300ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Maija a été donné à 10 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 33 288ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Marïa a été donné à 10 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 33 393ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Maléa a été donné à 5 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 43 094ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Mariia a été donné à 5 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 43 402ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Mârya a été donné à 5 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 43 474ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Méri a été donné à 5 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 43 814ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
FAQ sur le prénom Maryam
Quelle est la translittération arabe du prénom Marie ?
La translittération arabe mentionnée pour ce prénom est مريم.
Quelle est la popularité du prénom Marie en France ?
Marie est classée au premier rang de popularité en France avec un total de 2 257 630 naissances.
Dans quelles langues le prénom Marie est-il utilisé ?
Selon les données disponibles, il est utilisé en grec biblique, géorgien, arménien, malais et arabe.
Sources
Avertissement
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils religieux, juridiques ou culturels définitifs. Les significations, origines et interprétations des prénoms peuvent varier selon les traditions islamiques, les écoles de pensée, les régions géographiques et les contextes culturels.
Pour toute question spécifique concernant le choix d'un prénom en islam, sa licéité ou sa signification dans un contexte particulier, nous vous encourageons à consulter un imam, un savant religieux qualifié ou des sources spécialisées reconnues.